Nx:Aller au contenu principal
Actualités
Actualités
  1. Accueil
  2. /

    nos actualites
  3. /

    À Vannes, Isabelle a bénéficié d'une technique de reconstruction mammaire innovante Réservé aux abonnés

#Actualité médicale#Chirurgie

18/10/2022

À Vannes, Isabelle a bénéficié d'une technique de reconstruction mammaire innovante Réservé aux abonnés

L'hôpital privé Océane à Vannes, propose aux femmes ayant subi une mastectomie une nouvelle technique de reconstruction mammaire. Isabelle en a bénéficié en juillet dernier.

« J'ai vraiment l'impression d'avoir un sein ». Deux mois et demi après sa reconstruction mammaire, Isabelle, 49 ans, raconte sa victoire sur le cancer avec le sourire et des yeux pétillants. En juillet dernier, elle a bénéficié d'une opération innovante. À l'hôpital privé Océane, le docteur Luc Valentin l'a prise en charge. Gynécologue, il propose depuis un an et demi une reconstruction mammaire grâce à ce que les praticiens appellent « le minidorsal lipofillé ».

Une opération peu douloureuse

En langage décodé, « cela consiste à prélever une partie du muscle du grand dorsal », explique le médecin. Le lambeau est ensuite ramené au niveau de la loge de la mastectomie. De la graisse est prélevée sur la patiente avant d'être injectée dans le muscle, pour obtenir du volume ». L'opération dure trois heures.

Cette technique se différencie de ce qui se pratique habituellement, par le fait de ne prélever qu'une partie du muscle du grand dorsal, au lieu de l'enlever dans son entièreté. L'avantage ? « C'est moins douloureux, la patiente perd moins de force », assure le médecin.

Deux mois et demi après l'intervention, Isabelle confie avoir eu « un peu mal pendant deux jours ». Aujourd'hui, elle assume une poitrine équilibrée, même si, confie-t-elle, son sein droit a « un peu fondu ». C'est l'un des inconvénients de cette opération : le sein perd un peu de volume après la reconstruction. Une nouvelle intervention est possible pour compenser.

« Je ne voulais pas de corps étranger »

Le parcours de cette Morbihannaise face au cancer a été rapide. Le 7 avril dernier, son médecin traitant perçoit une grosseur. Dès le lendemain, elle passe une mammographie, suivie d'une échographie et d'une biopsie. Le verdict est confirmé, le cancer est là. Fin avril, puis fin mai, elle doit passer par deux opérations pour éradiquer ce cancer. Sans passer par la case traitement.

Elle réunit les conditions pour bénéficier de la technique chirurgicale innovante : une mastectomie totale et un seul de ses deux seins touchés. Le docteur Valentin lui propose les différentes options : celle de la prothèse mammaire, d'une prothèse dans le soutien-gorge et cette opération. « Je ne voulais pas de corps étranger et la deuxième option m'aurait fait me sentir handicapée explique Isabelle. J'ai 49 ans, ma vie n'est pas terminée, alors j'ai fait ce choix ». Comme elle, le docteur Valentin a opéré une quinzaine de femmes selon cette technique.

Elle ne le regrette pas : « Si je devais faire le deuxième, je le referais de cette façon sans hésiter ». En partie cachée sous son bras, sa cicatrice est certes visible, mais elle l'accepte. Suite aux premières interventions, Isabelle a perdu son mamelon. L'étape suivante, elle y pense, consistera peut-être en un tatouage pour le redessiner. La dernière touche à cette reconstruction

Le télégramme, publié le 14 octobre par Fanny Coconnier