Laser MonaLisa Touch : une révolution contre les sécheresses vulvaires

Une carence en oestrogène due à la ménopause ou aux traitements du cancer est la principale cause de l’atrophie vaginale, plus connue sous le nom de sécheresse vaginale : les muqueuses s’amincissent, deviennent plus fragiles, moins lubrifiées et élastiques. Les rapports sexuels deviennent alors douloureux, parfois impossible. Parce que le docteur David T. opère depuis dix ans des patientes atteintes de cancers gynécologiques (seins, utérus, ovaires) à la polyclinique Majorelle de Nancy, il sait quelles sont les conséquences désastreuses qu’induisent la radiothérapie et la chimiothérapie.
« Je souhaitais offrir une prise en charge globale à mes patientes, et pas seulement l’aspect uniquement chirurgical que je traite au quotidien. Proposer de la kinésithérapie, des séances de psychologie notamment et aussi ce laser MonaLisa Touch, dont j’ai entendu parler et qui m’a paru fondamental pour aider les femmes », explique le chirurgien gynécologue.
D’autant que tous les cancers peuvent avoir des conséquences sur la sécheresse des muqueuses vaginales et que la ménopause peut aussi en être la cause. « C’est la double sentence : la maladie, les brûlures, l’absence de rapports sexuels… En plus, pour toutes les femmes qui ont eu un cancer, les crèmes hormonales sont contre-indiquées. Et puis, pour celles ménopausées c’est encore autre chose : là, il y a un vrai tabou, un isolement même parfois… »
Unique en Lorraine et désormais disponible à Nancy, le laser MonaLisa Touch a été inventé par un chirurgien italien et développé par le laboratoire Deka, basé à Florence. Il va régénérer les muqueuses vaginales et vulvaires en trois séances espacées d’un mois. Comment ? En faisant des milliers de micros-trous sur la vulve et le vagin qui permettront une nouvelle lubrification. Le traitement est indolore, dure environ dix minutes et se fait en cabinet de consultation sans anesthésie.
« Selon les nombreuses études réalisées à travers le monde depuis dix ans, 85% des patientes sont satisfaites du résultat dès la première séance, qu’elles soient ménopausées ou qu’elles aient subi un traitement anticancéreux. Pour moi, cet appareil est vraiment révolutionnaire, mais pas encore assez connu. Depuis cet été, j’ai traité une quinzaine de patientes et toutes sont très satisfaites, d’autant que le résultat est définitif : il n’y a pas besoin de recommencer le traitement », conclut le médecin.
© Nancy Femmes – Décembre 2018
