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17/09/2026
Septembre Turquoise : mieux connaître les cancers gynécologiques pour mieux les prévenir
Chaque année, Septembre Turquoise est l’occasion de sensibiliser les femmes aux cancers gynécologiques. Prévention, dépistage, suivi gynécologique et vigilance face aux symptômes : quels sont les bons réflexes pour prendre soin de sa santé ?

Les cancers gynécologiques regroupent plusieurs cancers qui peuvent toucher les organes de l'appareil reproducteur féminin : le col de l’utérus, l’endomètre, les ovaires, la vulve et le vagin. Ils sont différents les uns des autres et ne bénéficient pas tous d’un dépistage organisé.
La prévention et la détection précoce jouent toutefois un rôle essentiel. Le dépistage permet notamment d’identifier certaines lésions précancéreuses avant qu’elles n’évoluent vers un cancer, tandis que l’attention portée aux symptômes inhabituels peut permettre de consulter plus rapidement.
Septembre Turquoise : qu’est-ce que c’est ?
Septembre Turquoise est le mois de sensibilisation aux cancers gynécologiques. Cette campagne est l’occasion de mieux faire connaître ces cancers, leurs facteurs de risque, les possibilités de prévention et les signes qui doivent conduire à consulter.
Les cancers gynécologiques ne sont pas une seule maladie. Ils concernent plusieurs organes et présentent des caractéristiques différentes.
Parmi les principaux cancers gynécologiques, on retrouve :
- Le cancer du col de l’utérus, notamment lié aux infections persistantes par certains papillomavirus humains (HPV)
- Le cancer de l’endomètre, qui se développe dans la muqueuse intérieure de l’utérus
- Le cancer de l’ovaire
- Le cancer de la vulve
- Le cancer du vagin
Le cancer de l’endomètre est actuellement le cancer gynécologique le plus fréquent en France. Il survient principalement après la ménopause
Cancer du col de l’utérus : prévention et dépistage sont essentiels
Le cancer du col de l’utérus présente une particularité importante : il peut être largement prévenu grâce à la vaccination contre les HPV et au dépistage.
En France, le dépistage du cancer du col de l’utérus concerne les femmes de 25 à 65 ans, y compris lorsqu’elles sont vaccinées contre les HPV, sauf situations particulières nécessitant un suivi spécifique.
Entre 25 et 30 ans, le dépistage repose sur deux examens cytologiques réalisés à un an d’intervalle puis, si les résultats sont normaux, sur un examen tous les trois ans.
Entre 30 et 65 ans, le test HPV est réalisé tous les cinq ans lorsque le résultat précédent est négatif.
Le dépistage permet de détecter des anomalies ou des lésions précancéreuses avant l’apparition d’un cancer. Selon l’Institut national du cancer, 9 cancers du col de l’utérus sur 10 pourraient être évités grâce au dépistage.
Et la vaccination contre les HPV ?
La vaccination contre les papillomavirus humains constitue un moyen complémentaire de prévention du cancer du col de l’utérus. Elle est recommandée chez les filles et les garçons de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible pour les personnes non vaccinés jusqu’à 26 ans.
Vaccination et dépistage sont complémentaires : la vaccination ne remplace pas le dépistage.
Quels sont les signes qui doivent alerter ?
Tous les symptômes gynécologiques ne sont évidemment pas liés à un cancer. De nombreuses manifestations sont fréquentes et peuvent avoir des causes bénignes.
Cependant, un symptôme nouveau, inhabituel, persistant ou inexpliqué mérite d’être évoqué avec un professionnel de santé.
Parmi les signes qui doivent inciter à consulter, on peut notamment citer :
- des saignements vaginaux inhabituels, notamment après les rapports ou après la ménopause
- des douleurs pelviennes persistantes
- des douleurs pendant les rapports sexuels
- des modifications inhabituelles du cycle ou des saignements en dehors des règles
- des ballonnements ou une augmentation persistante du volume abdominal
- des troubles urinaires ou digestifs inhabituels et persistants
- une fatigue inhabituelle ou une perte de poids inexpliquée
Ces symptômes ne signifient pas nécessairement qu’un cancer est présent. Ils peuvent être liés à de nombreuses autres pathologies. Mais lorsqu’ils persistent ou apparaissent de manière inhabituelle, il est important de ne pas les banaliser.
Un cas particulier : les saignements après la ménopause
Après la ménopause, tout saignement vaginal inhabituel doit faire l’objet d’une consultation médicale.
Les saignements après la ménopause constituent notamment un signe d’alerte important du cancer de l’endomètre. Celui-ci est généralement diagnostiqué à la suite de symptômes, notamment des saignements vaginaux après la ménopause ou en dehors des règles chez les femmes non ménopausées.
Peut-on prévenir les cancers gynécologiques ?
Il n’est pas possible d’éviter tous les cancers gynécologiques, mais plusieurs actions permettent de réduire certains risques ou de favoriser une détection précoce.
1. Respecter les recommandations de dépistage
Le dépistage du cancer du col de l’utérus constitue un moyen majeur de prévention. Il permet d’identifier des lésions précancéreuses et de les prendre en charge avant leur éventuelle évolution vers un cancer.
2. Vérifier sa vaccination contre les HPV
Les infections persistantes par certains HPV sont à l’origine de la grande majorité des cancers du col de l’utérus. La vaccination permet de prévenir les infections par les principaux HPV responsables de cancers.
3. Ne pas négliger son suivi gynécologique
Un suivi gynécologique permet de faire le point sur sa santé et, selon l’âge, les antécédents et les éventuels facteurs de risque, de bénéficier des examens adaptés.
4. Être attentive aux changements inhabituels
Il ne s’agit pas de s’inquiéter au moindre symptôme, mais d’écouter son corps et de consulter lorsque quelque chose change durablement ou vous semble inhabituel.
5. Connaître ses facteurs de risque
Certains facteurs peuvent augmenter le risque de développer certains cancers gynécologiques. Par exemple, pour le cancer de l’endomètre, le surpoids ou l’obésité, le diabète, certains traitements comme le tamoxifène ou, plus rarement, certaines prédispositions génétiques peuvent constituer des facteurs de risque. La présence d’un facteur de risque ne signifie toutefois pas qu’un cancer va nécessairement se développer.
Quand faut-il consulter un gynécologue ?
Il est recommandé de consulter lorsqu’un symptôme gynécologique est nouveau, inhabituel, persistant ou inexpliqué, notamment en cas de saignements anormaux, de douleurs pelviennes persistantes ou de symptômes qui vous inquiètent.
Une consultation ne signifie pas qu’un cancer est suspecté ou diagnostiqué. Elle permet avant tout de faire le point, rechercher la cause des symptômes et, si nécessaire, proposer les examens complémentaires adaptés.
Dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus, le prélèvement peut notamment être réalisé par un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme.
La prise en charge des cancers gynécologiques à la Polyclinique Majorelle
À la Polyclinique Majorelle à Nancy (54), les patientes peuvent être accompagnées par une équipe de gynécologues-obstétriciens dans le cadre de leur suivi gynécologique et de la prise en charge des pathologies gynécologiques.
L’équipe comprend notamment :
- Dr Julie Buhler, gynécologue-obstétricien
- Dr Elise Lardin, gynécologue-obstétricien
- Dr May, gynécologue-obstétricien
- Dr David Tisserant, gynécologue-obstétricien
Pour une consultation, un suivi ou une demande d’avis, vous pouvez prendre rendez-vous directement en ligne auprès de l’un des praticiens :
Prendre rendez-vous avec le Dr Julie Buhler
Prendre rendez-vous avec le Dr Elise Lardin
Prendre rendez-vous avec le Dr May
Prendre rendez-vous avec le Dr David Tisserant
Vous avez un doute, un symptôme inhabituel ou souhaitez faire le point sur votre suivi gynécologique ? N’attendez pas pour en parler à un professionnel de santé.
Sources et références
- Institut national du cancer (INCa) – Informations sur les cancers du col de l’utérus, le dépistage, les symptômes et la prévention. Dépistage du cancer du col de l’utérus – Institut national du cancer
- Institut national du cancer (INCa) – Informations sur le cancer du col de l’utérus et les signes qui doivent conduire à consulter. Je m’informe sur le cancer du col de l’utérus
- Assurance Maladie – Dépistage organisé du cancer du col de l’utérus et modalités selon l’âge. Dépistage organisé du cancer du col de l’utérus
- Haute Autorité de Santé (HAS) – Recommandations relatives au dépistage du cancer du col de l’utérus et à l’utilisation du test HPV. Dépistage du cancer du col de l’utérus : recommandations de la HAS
- Santé publique France – Données et informations sur la prévention du cancer du col de l’utérus, la vaccination contre les HPV et le dépistage. Prévention du cancer du col de l’utérus en France
FAQ Septembre Turquoise
Les principaux cancers gynécologiques sont les cancers du col de l’utérus, de l’endomètre, de l’ovaire, de la vulve et du vagin. Ils présentent des facteurs de risque, des symptômes et des modalités de diagnostic différents.
Les symptômes peuvent varier selon le cancer. Des saignements vaginaux inhabituels, des douleurs pelviennes persistantes, des douleurs pendant les rapports ou des symptômes digestifs ou urinaires inhabituels doivent notamment conduire à consulter s’ils persistent ou apparaissent de façon inhabituelle.
En France, le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé de 25 à 65 ans. Le rythme dépend de l’âge : tous les trois ans entre 25 et 30 ans après deux premiers tests normaux à un an d’intervalle, puis tous les cinq ans entre 30 et 65 ans lorsque le test HPV est négatif.
Oui. La vaccination contre les HPV réduit le risque d’infection par les principaux papillomavirus responsables de cancers et constitue un moyen important de prévention du cancer du col de l’utérus. Elle ne remplace toutefois pas le dépistage, qui reste recommandé selon les modalités prévues.
Un saignement vaginal après la ménopause n’est pas à banaliser. Il doit être signalé à un professionnel de santé afin d’en rechercher la cause, notamment parce qu’il peut constituer un signe d’alerte du cancer de l’endomètre.



