#Polyclinique Montréal
16/10/2009
Une nouvelles unité de soins palliatifs
" C'est l'engagement d'une équipe qui donne de la qualité de vie dans ce qu'il reste à vivre. "
Une nouvelle unité de soins palliatifs à la polyclinique Montréal
Dans la nouvelle unité de soins palliatifs de la polyclinique Montréal, à Carcassonne, le personnel est soignant et militant.
Ouverte au mois de décembre 2008 elle sera inaugurée prochainement. Les 10 chambres en rez-de-chaussée sont claires, le soleil inonde les lits, une porte ouverte laisse échapper une odeur fleurie, la numéro 4 attend un patient (bientôt elle sera nommée) qui doit rentrer dans les prochains jours, la grande terrasse est toute propre, la frondaison des arbres rentre presque dans la pièce spacieuse par la grande baie vitrée, un peu comme à la maison. Un peu plus loin dans le couloir la salle à manger avec une grande table, pour les repas de famille, derrière une jolie cuisine fonctionnelle, vert anis, o๠tout est prévu pour cuisiner de bons petits plats.
Tout est calme et reposant
Derrière, on fera un salon des familles avec des canapés, table basse une télévision, des plantes vertes. Ici tout est calme, reposant, étudié pour le confort du patient, oui nous sommes bien dans l'unité de soins palliatifs, nouvellement créée à la clinique Montréal. " Il y a en deux en Languedoc- Roussillon, une au CHU de Montpellier et la nôtre ici à Carcassonne, à la polyclinique Montréal, avec 10 lits, nous l'avons ouverte en décembre 2008, nous ne travaillons qu'avec des gens formés aux soins palliatifs, 3 médecins, le fondateur de ce lieu Dominique Blet, médecin chef du service, Laurent Jaulin le responsable de l'équipe mobile, Jean-Charles Gaston le responsable de l'unité de soins. 7 infirmières, 7 aides soignants, 1 cadre infirmier, une psychologue, une assistante sociale, un acupuncteur bénévole, une secrétaire, mais aussi des bénévoles accompagnants formés. " explique le responsable de l'unité de soins Jean-Charles Gaston.
Réhumaniser la mort à l'hôpital
Des accompagnants omniprésents, comme Sally Newman la responsable audoise de l'ASP (accompagnement soutien présence) qui a proposé à l'équipe de la nouvelle unité et a deux soignantes en particulier, Anne-Marie Bizeau, infirmière et Anne-Marie Grembi, aide soignantes, d'aller passer trois jours au Christopher's Hospice à Londres. Un voyage initiatique au cœur du soin palliatif pour en ramener des idées dans la perspective de réhumaniser la mort à l'hôpital. Et comme le Père Noà«l, les deux jeunes femmes sont revenues la hotte pleine.
Toutes les thérapies complémentaires sont les bienvenues
Avec la complicité de toute l'équipe elles voudraient mettre en place des ateliers de cuisine, de théà¢tre, de peinture, des séances de la musicothérapie, de réflexologie, de l'hypnose, ici toutes les thérapies complémentaires sont les bienvenues, pas de tabou, pour quoi ne pas faire rentrer des écoles de coiffure, de dessin, d'esthétique, il faut redonner du sens, de la douceur, comme alléger le passage, rapprivoiser la fin de vie, avant la mort. Anne-Marie dans un sourire sans limite, rassure : " Nous soignons des personnes vivantes et non des personnes mourantes, c'est là toute la différence. "
L'engagement d'une équipe
Dans la nouvelle unité de soins palliatifs de la clinique Montréal, à Carcassonne, le personnel est soignant et militant. " C'est l'engagement d'une équipe qui donne de la qualité de vie dans ce qu'il reste à vivre. Nous ne promettons pas d'être parfait mais c'est sà»r, nous ferons de notre mieux " confirme Jean-Charles Gaston le responsable de la nouvelle unité.
© La Dépêche du 16 octobre 2009 - www.ladepeche.fr



