La polyclinique du Parc a lancé un nouveau parcours de soins en chirurgie orthopédique.
Nouveau parcours de soins à la polyclinique du Parc
La polyclinique du Parc a lancé un nouveau parcours de soins en chirurgie orthopédique. Ce programme de réhabilitation améliorée permet aux patients de mieux récupérer après l’opération.
Entretien
Samuel Kowalczyk, directeur général de la polyclinique du Parc.
Quelles sont les nouveautés à la polyclinique du Parc ?
Nous avons lancé un nouveau parcours de soins en chirurgie orthopédique, pour la prothèse de hanche ou de genou. Il s’agit d’un programme de Réhabilitation améliorée après chirurgie (Raac). Et nous avons nommé un médecin généraliste chargé de ce suivi. Désormais, le patient voit le chirurgien avant l’opération, puis le médecin généraliste dédié à ce parcours.
Quel est le rôle de ce médecin généraliste ?
Lors de cette consultation, il fait le point sur leur situation médicale et sociale. Et ce afin de savoir notamment s’ils sont seuls une fois rentré chez eux. Il regarde aussi si le patient a besoin ou non d’examens complémentaires etc.
Et quinze jours avant l’opération, le patient rencontre à nouveau ce médecin mais aussi l’anesthésiste, le kinésithérapeute et l’infirmier. Cela permet de lui expliquer comment l’opération va se passer mais aussi de donner des consignes pour l’avant et l’après, ainsi que les signes qui doivent alerter le patient après l’opération. Et nous leur remettons un livret avec des exercices de réadaptation.
Une fois en convalescence, les patients peuvent contacter le médecin.
Quel est l’intérêt de ce parcours ?
Les études montrent que les patients bien préparés à une intervention chirurgicale récupèrent mieux. L’objectif est d’améliorer la récupération du patient pour retrouver une autonomie rapide. Nous voulons développer cela pour d’autres chirurgies.
Où en êtes-vous des travaux des bâtiments ?
Nous avons lancé des travaux d’extension en 2019, avec la construction d’un bâtiment d’une surface totale de 5 400 m², répartis sur quatre niveaux. Trois niveaux de l’extension sur quatre sont montés et nous y avons ouvert en mars 2020 les nouveaux soins externes.
Avec cette extension, nous disposerons ainsi de soixante lits en plus et de quatre salles de bloc opératoire supplémentaires. La radiologie sera aussi étendue, avec un scanner et une IRM et une extension de la médecine nucléaire (Tep scan). Nous allons également créer un jardin thérapeutique en terrasse ainsi qu’une cuisine thérapeutique et une salle de sport pour les patients.
L’ouverture est prévue en septembre 2021. Cela permettra aussi de créer une soixantaine de postes à l’horizon 2023. Nous recherchons en priorité des infirmiers de bloc opératoire, des infirmiers et aides-soignants.
Qu’est-ce que cela va apporter ?
Cela nous permettra d’être plus innovants sur les plateaux techniques et les parcours de soins. Et de répondre ainsi aux besoins en santé du territoire pour les quinze prochaines années. Tout ceci va aussi nous permettre d’affirmer la compétence du centre Tubiana en cancérologie et pourquoi pas devenir centre pivot dans le futur Projet régional de santé. Et dès le 19 octobre, nous ouvrons le service de rhumatologie.
Vous sentez-vous prêts pour une deuxième vague de Covid-19 ?
Nous avons conservé nos circuits protégés, les tests PCR et la caméra thermique. Et nous pouvons ouvrir, comme lors de la première vague, cinq lits de réanimation dans le cadre de la coopération public-privé. Nous sommes également pourvus en masques et en matériel. Et nous sommes, comme les consignes nationales le préconisent, en mesure d’assurer les soins et les opérations pour les patients Covid et non Covid et ce en toute sécurité pour tous.
©Ouest France le 24 septembre- Propos recueillis par Nathalie Travadon
