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#Coronavirus#Vie des établissements/salariés#Polyclinique du Parc - Caen

06/04/2020

Plongée au cœur de la polyclinique

La polyclinique du Parc a réorganisé tous ses services. Comme l’hôpital privé Saint-Martin et la clinique de la Miséricorde, elle vient en appui du CHU de Caen.

« Il y a deux jours, nous étions en phase 4 du dispositif Covid-19, mais avec l’arrivée, jeudi, du patient de l’hôpital de Melun (Seine-et-Marne), nous sommes passés en phase 8 d’un coup », explique sur le parking, le Dr Goullay de Rugy, chirurgien ORL et président de la Commission médicale d’établissement (CME) de la polyclinique du Parc à Caen, hier.

Dans le cadre du Groupement hospitalier de territoire, la clinique fait partie, avec l’hôpital privé Saint- Martin et la clinique de la Miséricorde, des trois établissements de santé privés intégrés au dispositif de soutien au CHU de Caen et géré par l’Agence régionale de santé (ARS). À l’entrée principale de la polyclinique, deux personnes masquées et gantées prennent votre température : « Si elle n’est pas bonne, vous n’entrez pas. » Il faut ensuite se nettoyer les mains à la solution hydroalcoolique. Les distributeurs de boissons et de friandises sont ceinturés de plastique « pour éviter que les visiteurs se regroupent autour », ajoute le Dr Leseigneur, vice président de la CME, chargé de la logistique et du réapprovisionnement en médicaments, masques…

Même contrôle de température avant d’entrer dans les urgences dédiées aux patients non atteints par le Covid- 19. « Nous avons séparé les urgences en deux secteurs bien distincts. Si un patient est suspecté d’avoir le Covid, il est aussitôt redirigé vers l’autre partie des urgences », poursuit Marc Goullay de Rugy. Un monsieur avec une béquille attend de savoir s’il s’est cassé quelque chose. Une responsable du service surveille que les distances entre les personnes soient respectées au milieu d’infirmières et de médecins qui se croisent. Au milieu du couloir, une grande bâche bloque l’accès à droite : « C’est du polyane, une matière qui ne laisse pas passer le virus. Derrière, se trouvent les urgences Covid- 19 », précise le président de la CME.

Du côté de la radiologie, où un des deux scanners a été réservé pour les patients Covid, une infirmière demande, de loin, de ne plus bouger. Elle escorte une patiente masquée et en blouse et fait en sorte qu’elle ne croise personne et ne touche à rien. Les ascenseurs aussi ont été séparés en deux secteurs. Un peu plus loin, une porte fermée affiche clairement qu’il n’est pas question d’y entrer. Derrière, une unité de soins a été transformée en unité de réanimation de cinq lits. « Nous attendons un deuxième patient de la région parisienne, explique Violaine d’Ans, anesthésiste-réanimatrice et coordinatrice de la réanimation. Mais nous ne savons pas quand. Pour la personne arrivée jeudi, nous n’avons été prévenus qu’une demi-heure avant. » C’est le Samu 14 qui décide où vont les patients, et cela dépend de leur état à l’arrivée. « Certains souffrent du voyage. » Les patients les plus graves sont dirigés vers le CHU de Caen. Pour éviter toute contamination du personnel, une équipe spécifique est dédiée à la réanimation. « Nous avons aussi séparé les gardes pour la réanimation de celles de la maternité. » Une unité pour les patients Covid plus sous surveillance particulière mais ne nécessitant de réanimation pour l’instant a également été ouverte. « Nous avons aussi quinze lits pour les personnes moins fortement atteintes par le virus. » La polyclinique du Parc envisage aussi de créer une unité de soins palliatifs pour les personnes non éligibles à la réanimation. Dans les étages, on croise plus de personnes. Les patients nécessitant une chimiothérapie accèdent toujours aux unités de soins via un circuit sécurisé. Pour les pathologies habituelles, « nous faisons des téléconsultations. Et si cela s’avère vraiment nécessaire, une consultation au Parc est possible dans le respect des mesures sanitaires ».

Dans la salle d’attente des consultations, une seule dame attend.

(c) Ouest France - Nathalie Travadon.