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Les établissements Elsan de Poitiers se préparent avant le pic de l’épidémie de coronavirus. Leur directeur détaille les moyens mis en place.

Si le CHU de Poitiers se prépare et anticipe le pic de l’épidémie de coronavirus, les établissements privés du groupe Elsan ont eux aussi modifié leur organisation. « Ils se sont organisés pour prendre une part de prise en charge », explique Pierre-Alexis Buaillon, le directeur des quatre établissements.  Au niveau de l’hospitalisation à domicile (HAD), « il a fallu la renforcer en passant de 85 à 110 patients avec tous les protocoles nécessaires ».

La clinique Saint-Charles, établissement de soins de suite et de réadaptation, a, de son côté, vu son nombre de lits augmenter, « pour délester la Polyclinique qui va prendre des hospitalisations ». Pour le directeur, la clinique Saint-Charles est « un soutien à la Polyclinique ». Au niveau de la clinique du Fief de Grimoire, la maternité reste en activité et un zonage spécial a été mis en place dans le but de ne pas mélanger les mamans présentant des symptômes liés au Covid-19 et les autres.

Pour la Polyclinique : « Nous avons adapté les locaux pour cloisonner une filière urgences Covid et une autre pour les urgences non Covid, détaille Pierre-Alexis Buaillon. Nous avons aussi créé une unité d’hospitalisation Covid avec 28 lits. Enfin, nous avons transformé notre salle de réveil en réanimation avec 16 postes dédiés. »
Pour autant, aucun de ces lits n’est occupé. « Pour le moment, on n’est pas du tout sollicités », commente le directeur. Une préparation qui reste donc sensiblement la même que dans n’importe quel hôpital public. « Nous sommes là dans un rôle de soutien et de partenariat avec le CHU, dans le cas où il viendrait à être saturé ou débordé. On fait le même métier, il est normal qu’on ait la même organisation et la même préparation. La clinique reste à disposition du CHU pour le soutenir, notamment sur la chirurgie d’urgence. »

Pour cette nouvelle organisation, les établissements Elsan, comme les autres établissements ou centres hospitaliers, ont annulé toutes les interventions non urgentes, ce qui représente « concrètement, une baisse d’activité de l’ordre de 80-90 % ». Si le pic de l’épidémie est attendu dans les semaines à venir, Pierre-Alexis Buaillon ne redoute pas cet épisode car ses équipes ont eu le temps de se préparer. « Une des chances de la région, c’est que jusqu’à présent elle a été épargnée, ce qui lui a laissé le temps de s’organiser. Les équipes sont prêtes », termine-t-il.

Actuellement, deux patients confirmés Covid-19 sont traités par Elsan à Poitiers.

Copyright - La Nouvelle République - Louis-Bertrand Brutin  

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