4 femmes sur 5 en France déclarent négliger leur santé : ELSAN agit pour inverser cette tendance
Lutte contre la mésinformation et programme « Au féminin »
4 femmes sur 5 en France déclarent négliger leur santé1. « La grande majorité des femmes ne va chez le médecin que lorsqu’une situation devient difficilement supportable », observe le Dr Myriam Combes, directrice de la stratégie et des relations médicales d’ELSAN.
Un constat qui se traduit dans les faits : les femmes sont encore trop souvent diagnostiquées tardivement, notamment dans les domaines cardio-vasculaire, de la santé mentale ou des douleurs chroniques.
Les raisons sont multiples. Il existe bien sûr des contraintes d’accès aux soins ; pénurie de professionnels, délais d’attente, mais aussi des facteurs organisationnels et sociaux : manque de temps, charge mentale, priorisation de la santé des proches, banalisation de certains symptômes ou encore circulation d’informations inexactes.
Selon une étude récente, 57 % des femmes auraient même déjà pris une décision de santé basée sur une fausse information, principalement issue d’Internet ou des réseaux sociaux².
« La santé des femmes reste marquée par un déficit d’information structurée, auquel s’ajoute un phénomène de mésinformation. Certaines données pourtant établies demeurent méconnues, et en l’absence de repères clairs et valides, des idées reçues persistent, pouvant retarder l’accès à un diagnostic précoce » poursuit le Dr Myriam Combes.
Autre facteur d’explication : en France, une vision encore trop parcellaire de la santé de la femme, dominée par une seule période de la vie des femmes, autrement dit la maternité. Alors même que la santé des femmes recouvre des besoins spécifiques et variés, qui évoluent tout au long de la vie : adolescence, fertilité, grossesse, post-partum, péri ménopause, ménopause, post ménopause…
L’ensemble de ces facteurs – culturels, informationnels, structurels - ont des conséquences qui peuvent être parfois dramatiques pour les femmes, à titre individuel (ex : 7,3 % des cancers du sein sont diagnostiqués à un stade métastatique3), tout en pesant lourd sur les dépenses de santé au plan national.
ELSAN, leader de l’hospitalisation privée en France, souhaite s’attaquer aux racines du problème en adressant deux sujets clés :
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L’information des femmes sur leur santé ;
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L’offre de soins dédiés à la santé des femmes.
« Nous voulons agir à deux niveaux. D’une part, lutter contre la mésinformation en matière de santé des femmes, mais aussi renforcer l’accès à une information claire, fiable et structurée. Car lorsque les femmes disposent de repères valides, elles comprennent pleinement les enjeux de leur prise en charge, pour elles-mêmes comme pour leur entourage.
D’autre part, nous pensons qu’il faut proposer une vision globale de la santé des femmes et proposer dans un même lieu une offre de soins complète qui accompagne les femmes à différentes étapes de leur vie et selon leurs besoins de santé » explique le Dr Myriam Combes.
Une démarche pour lutter contre la mésinformation
A compter du 5 mars, ELSAN lance une campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, Instagram…) pour « débugger » certaines idées reçues concernant la santé des femmes : informer pour permettre aux femmes de mieux se connaître.
Exemples :
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« Les maladies cardiovasculaires concernent surtout les hommes » alors qu’il s’agit de la première cause de mortalité chez les femmes en France ;
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« La fatigue, c’est normal quand on est une femme » alors qu’une fatigue persistante doit être évaluée médicalement ;
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Ou encore « Le frottis n’est utile que si on a des symptômes », alors qu’il est recommandé de faire un frottis régulièrement entre 25 et 65 ans dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus.
Pour aller plus loin, la campagne s’appuie sur ELSAN Care, le site d’information santé du Groupe ELSAN. Les internautes y trouveront ainsi des fiches détaillées concernant l’endométriose, l’ostéoporose ou encore les cancers féminins et une section dédiée « Santé des femmes : vrai / faux ».
ELSAN Care figure parmi les sites d’information santé les plus fréquentés de France. Tous les mois, il est consulté plus de 4 millions de fois pour des recherches d’information sur des pathologies (données Semrush).
Une offre de soins dédiée « santé des femmes » dans les établissements ELSAN
Le programme « Au féminin », lancé il y un an, vise à renforcer l’offre de soins dédiée à la santé des femmes dans les établissements du Groupe.
Idée maîtresse de ce programme : faire bénéficier aux femmes, au sein d’un même lieu, d’une prise en charge globale de l’ensemble de leurs problématiques de santé, grâce à des parcours de soins personnalisés et coordonnées, avec des spécialistes à leur écoute.
« Avec le programme « Au féminin », nous cherchons à améliorer la coordination entre les professionnels, faciliter l’orientation des patientes, renforcer la prévention et permettre des dépistages plus précoces » explique Anne Villeneuve, cheffe de projet « ELSAN au féminin ».
L’exemple de la Clinique de L’Estrée
À Stains, la Clinique de L’Estrée illustre concrètement la philosophie du programme « Au féminin » en développant une offre structurée combinant prévention, consultations spécialisées, maternité, coordination des parcours et hospitalisation de jour.
L’établissement s’appuie notamment sur un centre de santé dédié à la femme, proposant des consultations de suivi gynécologique et de prévention animées par des sages-femmes et des professionnels spécialisés, accompagnant les patientes de l’adolescence jusqu’à la préménopause.
En complément, l’établissement a récemment ouvert l’Institut Au Féminin, une offre d’hospitalisation de jour (HDJ) permettant de regrouper, sur une demi-journée ou une journée complète, examens, consultations spécialisées et accompagnement personnalisé.
À ce jour, plus d’une dizaine de prises en charge en HDJ sont proposées aux patientes, couvrant des pathologies majeures telles que l’endométriose, la dépression post-partum, le cancer du sein, les fibromes ou encore la ménopause. « En 2025, l’HDJ endométriose de la Clinique de L’Estrée a pris en charge plus de 600 patientes. Et plus de 700 jeunes filles et femmes ont été sensibilisées à cette pathologie dans les collèges, lycées et collectivités », précise le Dr Myriam Combes.
L’HDJ ante-partum, lancé fin décembre, intègre également un accompagnement sur les violences faites aux femmes ainsi que sur l’accès aux droits et aux ressources, en lien avec une assistante sociale. D’autres HDJ sont en développement, notamment autour de l’addictologie et du syndrome des ovaires polykystiques.
La Seine‑Saint‑Denis est le premier désert médical de France4 : un quart des habitants n’a en effet pas de médecin traitant. Dans ce contexte, le programme « au féminin » de la Clinique de L’Estrée joue un rôle essentiel. Il contribue notamment à repérer plus tôt des maladies graves, souvent silencieuses, permettant ainsi de proposer des traitements efficaces et d’améliorer durablement la qualité de vie des femmes.
1 Enquête Elabe pour Axa Prévention - 2021
2 Enquête réalisée pour Femmes de Santé par CSA Research - Enquête menée en ligne du 10 septembre au 29 octobre 2025
3 Données publiées sur le site de l’Institut Nationale du Cancer (INCa) : https://www.cancer.fr/professionnels-de-sante/statistiques-et-chiffres-sur-les-cancers/epidemiologie-des-cancers/cancer-du-sein
4 https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/la-seine-saint-denis-premier-desert-medical-de-france-1778095
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