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#Cancer du pancréas#Chimiothérapie#Oncologie#Radiothérapie#Centre de Cancérologie Les Dentellières - Valenciennes

20/10/2024

Cancer du pancréas - symptômes diagnostic et traitements

Le cancer du pancréas est une pathologie insidieuse, souvent détectée à un stade avancé en raison de l’absence de symptômes précoces. 

Cette maladie grave peut cependant provoquer certains signes qui doivent mettre la puce à l’oreille et motiver une consultation médicale. Une prise en charge efficace repose sur la mise en place précoce d’un traitement.

Douleur du haut du ventre ou du dos, ventre gonflé, perte de poids, jaunisse, diabète d’apparition récente. Cet article fait le point sur les signes qui doivent alerter, les examens qui permettent de confirmer le diagnostic et les traitements proposés, notamment au Centre de cancérologie Les Dentellières à Valenciennes.

Cancer du pancréas, symptomes, diagnostic et traitements

En bref, les symptômes du cancer du pancréas

Les premiers signes sont souvent discrets. Ceux qui doivent faire consulter, surtout lorsqu'ils persistent ou s'associent, sont les suivants :

  • Une perte de poids et une perte d'appétit inexpliquées,
  • Une fatigue inhabituelle ou une faiblesse générale,
  • Des douleurs du haut du ventre ou du dos,
  • Des troubles de la digestion,
  • Une jaunisse, souvent accompagnée de démangeaisons,
  • Un diabète qui apparaît ou se déséquilibre sans raison, surtout après 50 ans.

Une jaunisse impose de consulter rapidement. Pour les autres signes, c'est leur durée et leur association qui comptent.

Qu’est-ce qu’un cancer du pancréas ?

Le cancer du pancréas se développe lorsque des cellules anormales se multiplient de manière incontrôlée dans le pancréas, une glande située derrière l’estomac. Le pancréas joue un rôle crucial dans la digestion et la régulation de la glycémie par la production d’enzymes digestives et d’hormones telles que l’insuline.

Le pancréas a donc deux fonctions distinctes. Sa partie exocrine fabrique le suc pancréatique, déversé dans le duodénum pour digérer les graisses, les protéines et les sucres. Sa partie endocrine, organisée en petits îlots de cellules, libère dans le sang l’insuline et le glucagon qui régulent la glycémie. Cette double fonction explique pourquoi une tumeur du pancréas peut se manifester à la fois par des troubles digestifs et par une perturbation du diabète.

L’anatomie du pancréas est complexe. Il est composé de trois parties : la tête, le corps et la queue. La majorité des cancers pancréatiques se développent dans la tête du pancréas. On distingue principalement deux types de cancer du pancréas : l’adénocarcinome, qui représente la grande majorité des cas, et les tumeurs neuroendocrines, plus rares.

L’adénocarcinome canalaire naît des cellules qui tapissent les canaux du pancréas exocrine et représente environ 90 % des cancers du pancréas. Les tumeurs neuroendocrines se développent à partir des cellules productrices d’hormones. Leur évolution est souvent plus lente et leur prise en charge différente, c’est pourquoi le reste de cet article concerne principalement l’adénocarcinome.

Les facteurs de risque d’une tumeur pancréatique peuvent inclure le tabagisme, l’obésité, la pancréatite chronique ou les antécédents familiaux de cancer. Les mutations génétiques et les antécédents héréditaires peuvent également augmenter le risque de développer cette maladie.

Le cancer du pancréas en France, quelques chiffres

Selon l’Institut national du cancer, près de 16 000 nouveaux cas de cancer du pancréas ont été estimés en France en 2023. Son incidence progresse, en particulier chez la femme, avec une hausse du taux d’incidence de 2,1 % par an entre 2010 et 2023 d’après le Panorama des cancers en France publié par l’INCa en 2024.

Le pronostic reste réservé. Pour les personnes diagnostiquées entre 2010 et 2015, la survie nette standardisée est de 39 % à un an et de 11 % à cinq ans, selon Santé publique France et le réseau des registres Francim. Cette survie a doublé entre 1990 et 2015 et varie fortement avec l’âge, de 19 % à cinq ans pour un diagnostic à 50 ans à 5 % pour un diagnostic à 80 ans. Ces chiffres soulignent l’intérêt de ne pas banaliser des symptômes persistants, car seule une tumeur découverte à un stade localisé peut être opérée.

Facteurs de risque et lésions précancéreuses du pancréas

Un facteur de risque augmente la probabilité de développer la maladie sans la rendre certaine. À l’inverse, de nombreuses personnes atteintes d’un cancer du pancréas ne présentent aucun facteur de risque identifié. Ces repères servent surtout à être plus attentif lorsque des symptômes persistent.

Les facteurs liés au mode de vie

Le tabagisme est le principal facteur de risque évitable du cancer du pancréas. Le risque diminue progressivement après l’arrêt, ce qui fait de l’arrêt du tabac la mesure de prévention la plus efficace. Le surpoids et l’obésité sont également associés à une augmentation du risque, tout comme une consommation d’alcool importante et prolongée, en grande partie par l’intermédiaire de la pancréatite chronique qu’elle provoque.

Les facteurs médicaux

L’âge est un facteur majeur, la maladie survenant surtout après 60 ans. La pancréatite chronique, quelle qu’en soit la cause, entretient une inflammation qui favorise la transformation des cellules. Un diabète de type 2 ancien est associé à un risque modérément accru. Un diabète d’apparition récente après 50 ans pose une question différente, car il peut être une conséquence de la tumeur plutôt qu’une cause, comme détaillé plus bas dans cet article.

Les prédispositions familiales et génétiques

Une minorité de cancers du pancréas survient dans un contexte héréditaire. On parle de forme familiale lorsque plusieurs apparentés proches ont été atteints. Certaines altérations génétiques sont connues pour augmenter le risque, notamment les mutations des gènes BRCA2, BRCA1 et PALB2, le syndrome de Lynch, le syndrome de Peutz-Jeghers ou certaines formes de mélanome familial. En présence de plusieurs cas dans une famille, une consultation d’oncogénétique peut être proposée pour évaluer l’intérêt d’un test et d’une surveillance adaptée.

Les lésions précancéreuses et les kystes du pancréas

La découverte d’un kyste du pancréas sur une imagerie réalisée pour une autre raison est fréquente et, dans la grande majorité des cas, sans gravité. Certains kystes nécessitent cependant une surveillance, en particulier les tumeurs intracanalaires papillaires et mucineuses du pancréas (TIPMP) et les cystadénomes mucineux, qui peuvent évoluer lentement vers un cancer. Leur prise en charge repose sur une surveillance par IRM ou écho-endoscopie à un rythme défini par le spécialiste, et parfois sur une chirurgie préventive lorsque des signes d’évolution apparaissent.

Cancer du pancréas : les symptômes possibles

Le cancer du pancréas est souvent qualifié de cancer silencieux. Les premiers symptômes du cancer du pancréas sont donc généralement absents ou très discrets, rendant le diagnostic précoce difficile, ce qui pose la question de  Cependant, certains signes peuvent alerter.

Les symptômes peuvent inclure des  ou dorsales persistantes, souvent liées à la pression de la tumeur sur les organes adjacents. Une perte de poids inexpliquée et une diminution de l’appétit sont fréquentes. La jaunisse, caractérisée par un jaunissement de la peau et des yeux, peut survenir si la tumeur obstrue le canal biliaire.

Des troubles digestifs comme les nausées, les vomissements, un ventre gonflé et les changements dans les selles, notamment une diarrhée grasse, peuvent également être des indicateurs. Bien que ces symptômes puissent être associés à d’autres maladies moins graves, leur persistance doit inciter à consulter un médecin.

Les symptômes du cancer du pancréas ne diffèrent pas selon que la personne est une femme ou un homme. Les mêmes signes doivent alerter dans les deux cas. La hausse régulière du nombre de cas chez la femme observée en France justifie simplement de ne pas écarter cette hypothèse au motif du sexe.

Ventre gonflé et troubles digestifs quand consulter ?

Un ventre gonflé est un symptôme très fréquent et, dans la grande majorité des cas, il n’a rien de grave. Il peut être lié à l’alimentation, au stress, à une constipation, à un syndrome de l’intestin irritable, à un reflux, ou à une infection digestive passagère. Ce qui change la lecture clinique, ce n’est pas le ballonnement isolé, c’est sa durée et surtout ce qui l’accompagne.

Quand le gonflement s’installe sur plusieurs semaines, qu’il devient plus marqué après les repas, qu’il s’associe à une sensation de digestion lente, à une satiété rapide, à des nausées, à des vomissements, ou à une perte d’appétit, cela mérite un avis médical. Dans le cadre d’une atteinte pancréatique, les symptômes digestifs peuvent aussi être expliqués par une diminution des enzymes digestives, ce qui entraîne une digestion moins efficace, en particulier des graisses.

Certaines personnes décrivent alors des selles plus volumineuses, parfois plus claires, malodorantes, qui flottent, ou difficiles à évacuer, avec une impression que les troubles digestifs ne ressemblent pas à ceux habituels. La difficulté est que ces signes ne sont pas spécifiques, ils peuvent aussi s’observer avec d’autres maladies du tube digestif ou de la vésicule biliaire. La bonne approche est donc de raisonner sur l’évolution.

Un ballonnement qui va et vient selon les repas et s’améliore rapidement est plutôt rassurant. À l’inverse, un ballonnement qui progresse, qui s’accompagne d’un amaigrissement, d’une fatigue inhabituelle, ou d’une gêne persistante du haut de l’abdomen doit être exploré. Il ne s’agit pas de s’alarmer, mais d’éviter de banaliser un tableau qui persiste, surtout si les mesures simples ne changent rien, comme l’adaptation alimentaire ou le traitement d’une constipation.

En pratique, une première consultation permet de rechercher une cause simple et de vérifier l’absence de signe de gravité. Le ou la médecin peut proposer des examens de première intention et orienter ensuite vers une imagerie plus précise si nécessaire. Il est aussi utile de consulter plus rapidement si l’un des éléments suivants apparaît :

  • Une perte de poids involontaire,
  • Des vomissements répétés,
  • Des douleurs du haut du ventre qui durent ou qui réveillent la nuit,
  • Une fatigue marquée qui s’installe,
  • Une dégradation rapide de l’état général.

Ces repères permettent de trier les situations bénignes, très fréquentes, et celles qui justifient un bilan plus complet.

Ventre gonflé et ascite, un signe de maladie avancée

Un ventre qui gonfle de façon continue, sans lien avec les repas, avec une sensation de tension et une prise de tour de taille alors que le poids du reste du corps diminue, peut traduire une ascite. Il s’agit d’une accumulation de liquide dans la cavité abdominale. Dans le cancer du pancréas, l’ascite apparaît le plus souvent à un stade avancé, lorsque la maladie a atteint le péritoine, la membrane qui tapisse l’intérieur de l’abdomen. Ce tableau, décrit dans notre article consacré à la , justifie une consultation rapide. Une ponction peut soulager l’inconfort et permettre l’analyse du liquide.

Digestion des graisses et selles grasses

Lorsque la tumeur bloque le canal pancréatique, le suc digestif n’atteint plus correctement l’intestin. Les graisses sont alors mal absorbées et se retrouvent dans les selles, ce que les médecins appellent une stéatorrhée. Les selles deviennent abondantes, luisantes, collent à la cuvette et sont difficiles à évacuer par la chasse d’eau. Cette malabsorption contribue à l’amaigrissement et aux ballonnements. Elle peut être corrigée par des extraits pancréatiques pris pendant les repas, sur prescription médicale.

Quels sont les premiers symptômes du cancer du pancréas ?

Le cancer du pancréas est fréquemment diagnostiqué à un stade avancé parce que les premiers signes sont soit absents, soit facilement attribués à d'autres causes. Il n'existe pas de symptôme précoce unique et caractéristique, mais plusieurs signaux peuvent apparaître de façon progressive et méritent d'être pris en compte ensemble plutôt qu'isolément.

La fatigue inhabituelle et la perte d'appétit figurent parmi les manifestations les plus précoces. Elles sont souvent banalisées dans un premier temps, d'autant qu'elles ne s'accompagnent pas forcément de douleur. Une perte de poids involontaire, même modérée au départ, est un élément qui doit attirer l'attention, surtout si elle s'installe sans modification du mode de vie.

Des troubles digestifs discrets peuvent également précéder le diagnostic : digestion lente après les repas, sensation de gêne dans le haut de l'abdomen, modification du transit ou des selles. Ces signes sont peu spécifiques pris isolément, mais leur persistance sur plusieurs semaines sans cause évidente justifie une consultation.

Un autre signal précoce parfois méconnu est l'apparition d'un diabète après 50 ans, ou la déstabilisation inexpliquée d'un diabète connu. Le pancréas jouant un rôle central dans la régulation de la glycémie, une atteinte de la glande peut se manifester par une perturbation de l'équilibre glycémique avant même que la tumeur ne soit visible à l'imagerie standard.

Ces premiers signes ne permettent pas à eux seuls de poser un diagnostic, mais leur association, leur persistance ou leur aggravation progressive constituent des motifs valables pour consulter et initier un bilan.

Symptômes du cancer du pancréas : signaux d'alerte vs signes banaux

SymptômeCaractère rassurantCaractère inquiétant
Ventre gonfléLié aux repas / disparaît vitePersiste plusieurs semaines / s'aggrave
Douleur abdominalePassagère / soulagéePersistante / irradie vers le dos
FatigueContextuelle / transitoireInhabituelle / s'installe durablement
Perte de poidsExpliquée par l'alimentationInvolontaire / sans cause identifiée
DiabèteConnu et équilibréNouveau après 50 ans / déséquilibré
Selles modifiéesOccasionnelles / liées au repasGrasses / décolorées / persistantes
Jaunisse—Toujours à explorer rapidement

D’autres signes moins connus

Certaines manifestations sont moins souvent citées mais peuvent révéler la maladie. Une phlébite, c’est-à-dire un caillot dans une veine de la jambe, ou une embolie pulmonaire survenant sans cause évidente peut être liée à un cancer, dont le cancer du pancréas, car certaines tumeurs rendent le sang plus coagulable. Des vomissements répétés après les repas peuvent traduire une compression du duodénum par la tumeur, qui gêne le passage des aliments. Des démangeaisons généralisées accompagnent fréquemment la jaunisse, parfois même avant que le jaunissement de la peau ne soit visible.

Cancer du pancréas chez la femme, des symptômes différents ?

Non. Les symptômes du cancer du pancréas sont les mêmes chez la femme et chez l'homme. Douleurs du haut du ventre ou du dos, perte de poids, fatigue, troubles digestifs, jaunisse ou diabète récent doivent alerter de la même façon. Ce n'est pas pour autant un cancer d'homme. 

En France, 7 668 femmes ont reçu ce diagnostic en 2023, pour 8 323 hommes, selon l'Institut national du cancer. Entre 2010 et 2023, la progression a été de 2,1 % par an chez les femmes, contre 1,6 % chez les hommes. Un ventre gonflé ou des douleurs abdominales ont le plus souvent une cause bénigne. C'est leur persistance, et leur association à d'autres signes, qui doit faire consulter.

Signes du cancer du pancréas les plus évocateurs au quotidien

Le cancer du pancréas est souvent qualifié de discret au début, parce que les premiers signes peuvent être absents ou se confondre avec des troubles digestifs courants. 

Malgré tout, certains symptômes sont plus évocateurs lorsqu’ils apparaissent sans explication claire, qu’ils s’installent progressivement, et qu’ils s’associent entre eux. La jaunisse en fait partie. Elle correspond à un jaunissement de la peau et du blanc des yeux, lié à une obstruction des voies biliaires lorsque la tumeur est située dans la tête du pancréas. Elle peut s’accompagner d’urines foncées, de selles décolorées, et de démangeaisons diffuses. Ce tableau doit conduire à consulter rapidement, car il nécessite des examens et une prise en charge sans tarder, même lorsque la personne ne ressent pas de douleur importante. Les douleurs constituent un autre signal fréquent. 

Elles siègent souvent dans le haut de l’abdomen, avec une irradiation vers le dos, parfois majorée en position allongée et parfois atténuée en se penchant en avant. Là encore, ce n’est pas la douleur isolée qui oriente, mais sa persistance, sa progression, et son association à d’autres signes comme une perte de poids, une fatigue inhabituelle, ou une baisse de l’appétit. L’amaigrissement involontaire et l’anorexie sont en effet des éléments régulièrement rapportés, car l’organisme supporte moins bien l’alimentation, et parce que la maladie modifie le métabolisme de façon globale. Un signe important, souvent méconnu, concerne la glycémie. 

Un diabète qui apparaît après 50 ans, ou un diabète déjà connu qui devient plus difficile à équilibrer sans raison évidente, peut faire partie des situations qui incitent à vérifier le pancréas, surtout s’il s’associe à une perte de poids ou à des douleurs persistantes. Cela ne veut pas dire que tout diabète révèle un cancer, mais que dans un tableau global, c’est un élément à prendre en compte. Enfin, les facteurs de risque aident à contextualiser sans conclure à eux seuls. 

Le tabagisme, le surpoids, l’obésité, certaines pancréatites chroniques, et des antécédents familiaux ou génétiques augmentent la probabilité, ce qui justifie d’être plus attentif en cas de symptômes persistants. L'objectif de ces repères est simple, et une consultation en permet d'orienter rapidement vers les examens adaptés.  

Favoriser une consultation au bon moment, accélérer le diagnostic quand c’est nécessaire, et permettre une prise en charge adaptée, qui peut associer selon les cas chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie.

Douleur au pancréas, où a-t-on mal et quand penser à un cancer ?

Le pancréas se situe en profondeur, derrière l'estomac. Une douleur d'origine pancréatique se ressent donc dans le haut du ventre, au creux de l'estomac ou légèrement à gauche, et irradie souvent vers le dos. 

Une douleur au pancréas n'est pas synonyme de cancer. Une pancréatite aiguë, par exemple, provoque une douleur brutale et intense qui impose une consultation en urgence. 

Dans le cancer du pancréas, la douleur s'installe plutôt progressivement. Elle est sourde et persistante, parfois plus forte la nuit en position allongée, parfois soulagée en se penchant en avant. Elle s'accompagne souvent d'autres signes, comme une perte de poids, une fatigue ou une jaunisse. 

La douleur a la même localisation chez la femme et chez l'homme. Une douleur du haut du ventre qui dure plusieurs semaines, qui revient ou qui réveille la nuit mérite un avis médical, même sans autre symptôme.

Cancer du pancréas : douleurs au dos, quand faire le lien ?

Une douleur dorsale persistante, localisée entre les omoplates ou dans le bas du dos, est un symptôme que les patients rapportent fréquemment au moment du diagnostic, souvent après plusieurs semaines d'évolution. Elle est liée à la localisation anatomique du pancréas, situé en arrière de la cavité abdominale, au contact de structures nerveuses du rachis.

Ce type de douleur est souvent décrit comme profond, sourd, peu modifié par les antalgiques habituels, et parfois plus intense la nuit en position allongée. Il s'atténue parfois en position assise penchée en avant, ce qui est relativement caractéristique. La difficulté est que ces douleurs sont fréquemment interprétées comme d'origine musculaire ou vertébrale, ce qui retarde la consultation spécialisée.

Le lien avec le pancréas doit être évoqué lorsque la douleur dorsale s'associe à d'autres éléments : perte de poids, jaunisse, troubles digestifs, fatigue ou modification de la glycémie. Isolée, elle ne suffit pas à orienter vers un cancer pancréatique, mais dans un contexte global avec des  persistantes, elle constitue un argument pour demander une imagerie abdominale.

Une douleur dorsale d’origine mécanique, liée à un faux mouvement ou à une arthrose, varie généralement avec les mouvements et s’améliore au repos. La douleur d’origine pancréatique se comporte souvent à l’inverse. Elle persiste au repos, peut réveiller la nuit et ne dépend pas de la position du dos, à l’exception du soulagement parfois obtenu penché en avant. Ce contraste est un repère utile à signaler au médecin.

Lorsque la tumeur envahit les nerfs situés autour du pancréas, en particulier le plexus cœliaque, la douleur peut devenir intense et difficile à soulager. Des solutions spécifiques existent, comme l’adaptation des antalgiques par une équipe spécialisée de la douleur ou une infiltration de ce plexus nerveux, que l’équipe soignante peut proposer dans le cadre des soins de support.

Tête, corps ou queue du pancréas, des symptômes différents

La localisation de la tumeur dans le pancréas influence fortement les symptômes et le moment où ils apparaissent.

LocalisationSymptômes les plus fréquentsParticularité
Tête du pancréasJaunisse, urines foncées, selles décolorées, démangeaisons, perte de poidsLa plus fréquente. La jaunisse peut révéler la tumeur relativement tôt
Corps du pancréasDouleur du haut du ventre irradiant dans le dos, perte de poidsSymptômes souvent tardifs
Queue du pancréasPeu de symptômes pendant longtemps, douleur à gauche, perte de poidsDécouverte fréquente à un stade avancé

Une tumeur de la tête du pancréas comprime rapidement le canal cholédoque, qui transporte la bile du foie vers l’intestin et traverse la tête de la glande. Cette compression explique la jaunisse, parfois sans douleur. Une tumeur du corps ou de la queue, plus éloignée de ces canaux, peut grossir longtemps sans gêne notable. C’est pourquoi ces localisations sont plus souvent découvertes à un stade où la chirurgie n’est plus possible. La localisation détermine aussi le type d’opération envisageable, comme détaillé dans la partie consacrée aux traitements.

Comment savoir si l’on a un cancer du pancréas ? (Diagnostic)

Le diagnostic du cancer du pancréas repose sur plusieurs examens.

Échographie abdominale

Après un examen clinique, une échographie abdominale est prescrite. Elle permet d’observer le pancréas et de détecter d’éventuelles anomalies grâce à une sonde à ultrasons. Si une tumeur est détectée, ou si les images obtenues ne sont pas suffisantes, un scanner est indiqué.

Parcours diagnostique du cancer du pancréas : étapes clés

ÉtapeExamenObjectif principalAnesthésie requise
1Échographie abdominaleDétecter une anomalie pancréatiqueNon
2Scanner abdominalConfirmer la tumeur et sa localisationNon
3IRMPréciser les détails / contrôler le foieNon
4Écho-endoscopieExaminer et biopsier la tumeurOui (générale)
5BiopsieCaractériser les cellules tumoralesNon (guidée)
6Prise de sangÉvaluer l'état général du patientNon

Scanner

C’est l’examen clé. Il permet de visualiser de façon précise le pancréas et les organes qui l’entourent. Les images obtenues permettent de confirmer ou non la présence d’une tumeur maligne et de connaître sa localisation exacte et son volume.

Si le diagnostic de cancer du pancréas est confirmé, le scanner permet aussi de visualiser les autres organes de l’abdomen et de savoir s’il est possible d’opérer ou non la tumeur. Si les clichés du scanner font fortement suspecter la présence d’un cancer, plusieurs examens complémentaires sont prescrits.

Le scanner est réalisé avec injection de produit de contraste et selon un protocole dédié au pancréas, avec plusieurs séries d’images prises à des temps différents. Il étudie en particulier les rapports de la tumeur avec les gros vaisseaux voisins, l’artère mésentérique supérieure, le tronc cœliaque et la veine porte. C’est l’état de ces vaisseaux qui détermine en grande partie si la tumeur peut être retirée. Le scanner est étendu au thorax pour rechercher d’éventuelles métastases pulmonaires.

IRM

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) apporte encore plus de précisions et des informations complémentaires. Elle permet notamment de contrôler le foie pour exclure une possible atteinte, notamment un secondaire.

Écho-endoscopie

Réalisée sous anesthésie générale à l’aide d’un endoscope et d’une sonde d’échographie, elle permet d’examiner le pancréas, de repérer et d’analyser les anomalies présentes, et de réaliser une biopsie.

Biopsie cancer du pancréas

Cette biopsie consiste à prélever des échantillons de la tumeur pour les soumettre à une analyse microscopique, pour confirmer le diagnostic et caractériser les cellules tumorales. La réalisation de la biopsie est réservée aux cas où la tumeur apparaît inopérable à l’imagerie ou lorsque l’on décide d’effectuer un traitement néoadjuvant pour réduire la taille de la tumeur avant l’opération. 

Elle n’est en revanche pas pratiquée lorsqu’il existe de fortes chances que la lésion soit cancéreuse, mais retirable chirurgicalement. Dans ce cas, la tumeur est d’emblée enlevée et analysée ensuite en anatomopathologie. Une prise de sang complète le bilan d’extension. Elle permet d’évaluer l’état de santé général du patient.

La prise de sang et le marqueur CA 19-9

Aucune prise de sang ne permet à elle seule de diagnostiquer un cancer du pancréas. Le bilan sanguin évalue l’état général, la fonction du foie et des reins, la glycémie et l’état nutritionnel. Il recherche aussi les signes biologiques d’une obstruction des voies biliaires, comme une élévation de la bilirubine.

Le dosage du CA 19-9, un marqueur tumoral, est souvent réalisé. Son taux peut être élevé dans le cancer du pancréas, mais aussi dans d’autres situations bénignes, notamment lorsque la bile s’écoule mal. À l’inverse, il reste normal chez certaines personnes atteintes. Il n’est donc pas utilisé pour le dépistage ni pour poser le diagnostic. Son intérêt principal est le suivi, car son évolution sous traitement aide à évaluer la réponse de la maladie.

Traiter d’abord la jaunisse

Lorsque la tumeur bloque le canal biliaire, la bile s’accumule et provoque la jaunisse. Avant une chimiothérapie, et parfois avant une chirurgie, il peut être nécessaire de rétablir l’écoulement de la bile. Ce drainage repose le plus souvent sur la pose d’une prothèse, un petit tube placé dans le canal par voie endoscopique. Il fait disparaître progressivement la jaunisse et les démangeaisons, et permet de débuter les traitements dans de bonnes conditions.

La décision en réunion de concertation pluridisciplinaire

Une fois le bilan terminé, le dossier de chaque patient est présenté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Cette réunion rassemble au minimum des spécialistes de différentes disciplines, chirurgien digestif, oncologue médical, gastro-entérologue, radiologue et oncologue radiothérapeute. Ensemble, ils déterminent si la tumeur peut être opérée et proposent un programme personnalisé de soins, qui est ensuite expliqué au patient lors d’une consultation d’annonce.

Infographie du cancer du pancréas

Infographie cancer du pancréas

Stades du cancer du pancréas, les quatre situations qui guident le traitement

Pour l’adénocarcinome du pancréas, la classification internationale TNM décrit la taille de la tumeur, l’atteinte des ganglions et la présence de métastases. En pratique, les médecins raisonnent surtout selon la possibilité de retirer complètement la tumeur, qui dépend de ses rapports avec les vaisseaux sanguins voisins.

SituationCe que montre le bilanStratégie habituelle
Tumeur résécableTumeur limitée au pancréas, sans contact significatif avec les gros vaisseauxChirurgie puis chimiothérapie complémentaire
Tumeur « borderline » ou de
résécabilité limite
Contact limité avec un vaisseau, chirurgie possible mais difficile d’embléeChimiothérapie avant la chirurgie, puis réévaluation
Tumeur localement avancéeEnvahissement important des vaisseaux, sans métastaseChimiothérapie, parfois radiothérapie, chirurgie rediscutée selon la réponse
Tumeur métastatique (stade 4)Atteinte à distance, foie, péritoine ou poumonsChimiothérapie et soins de support

Cette classification est établie à partir du scanner et validée en réunion de concertation pluridisciplinaire. Elle n’est pas figée. Une tumeur jugée localement avancée peut parfois devenir opérable après une chimiothérapie efficace.

Cancer du pancréas : Traitements

Le protocole de traitement du cancer du pancréas dépend du stade de la maladie, de la localisation de la tumeur et de l’état général du patient. Les options thérapeutiques comprennent essentiellement la chirurgie, la chimiothérapie et la . La chirurgie, lorsque la tumeur est opérable, est souvent la meilleure option pour les tumeurs localisées. 

L’opération la plus courante est la duodéno-pancréatectomie céphalique (ou opération de Whipple), qui consiste à retirer la tête du pancréas, une partie de l’estomac, du duodénum, de la vésicule biliaire et des ganglions lymphatiques avoisinants. Pour les tumeurs situées dans le corps ou la queue du pancréas, une pancréatectomie distale (ou pancréatectomie gauche) est réalisée. Lorsque la chirurgie n’est pas possible en raison de la taille ou de la localisation de la tumeur, la chimiothérapie et la radiothérapie sont envisagées pour réduire la tumeur et contrôler la maladie. 

La utilise des médicaments pour détruire les cellules cancéreuses, tandis que la radiothérapie utilise des rayons X à haute énergie pour les cibler. Le traitement des métastases repose sur un traitement palliatif afin de soulager les symptômes et la douleur. Au stade 4, stade ultime du cancer du pancréas, est très limitée, avec un pronostic sombre pour le patient.

Traitements du cancer du pancréas selon le stade

TraitementIndication principaleExemple d’interventionObjectif
ChirurgieTumeur localisée / opérableDuodéno-pancréatectomie céphaliqueCuratif
Pancréatectomie distaleTumeur corps / queue du pancréasRésection gauche du pancréasCuratif
ChimiothérapieTumeur non opérable / métastatiqueMédicaments anti-cellules cancéreusesRéduire / contrôler
RadiothérapieTumeur non opérableRayons X haute énergie ciblésRéduire / contrôler
Traitement palliatifStade métastatique (stade 4)Soulagement des douleurs / symptômesPalliatif
Chimiothérapie
complémentaire
Après chirurgie d’une tumeur résécableProtocole de six moisRéduire le risque de rechute
Chimiothérapie
première
Tumeur borderline ou localement avancéePlusieurs cycles avant réévaluationRendre la tumeur opérable

La chimiothérapie, pilier du traitement

La chimiothérapie intervient à presque toutes les étapes de la maladie. Après l’ablation chirurgicale d’une tumeur localisée, une chimiothérapie dite adjuvante est recommandée pour réduire le risque de rechute. Depuis l’essai français PRODIGE 24, le protocole FOLFIRINOX modifié administré pendant six mois est devenu le traitement de référence chez les patients en bon état général. Lorsque cette association est trop lourde, des protocoles à base de gemcitabine ou de 5-fluorouracile peuvent être proposés.

Pour les tumeurs de résécabilité limite ou localement avancées, la chimiothérapie est souvent administrée en premier, on parle de traitement néoadjuvant ou d’induction. L’objectif est de faire régresser la tumeur et de traiter d’éventuelles cellules disséminées avant d’envisager l’opération. Au stade métastatique, la chimiothérapie vise à contrôler la maladie, à soulager les symptômes et à prolonger la vie. Le choix du protocole, FOLFIRINOX ou association de gemcitabine et de nab-paclitaxel par exemple, dépend de l’état général, de l’âge et des souhaits du patient.

La chimiothérapie est le plus souvent administrée en hôpital de jour, par cures répétées toutes les deux à quatre semaines selon le protocole. Elle nécessite généralement la pose d’une chambre implantable, un petit boîtier placé sous la peau qui facilite les perfusions. Ses effets secondaires, fatigue, troubles digestifs, baisse des globules ou fourmillements des extrémités selon les médicaments, sont surveillés à chaque cure et peuvent souvent être prévenus ou atténués.

La place de la radiothérapie

La place de la radiothérapie dans le cancer du pancréas est plus limitée que celle de la chimiothérapie et reste discutée au cas par cas en réunion de concertation. Pour les tumeurs de résécabilité limite, l’essai PANDAS présenté en 2024 n’a pas montré de bénéfice à ajouter une radiochimiothérapie avant la chirurgie, ni sur la qualité de l’exérèse ni sur la survie. La radiothérapie peut néanmoins être proposée dans certaines tumeurs localement avancées contrôlées par la chimiothérapie, ou à visée antalgique pour soulager une douleur liée à la tumeur ou à une métastase osseuse. Les techniques de haute précision, dont la radiothérapie stéréotaxique, font l’objet d’évaluations dans cette indication.

Les soins de support, une partie à part entière du traitement

Le cancer du pancréas retentit fortement sur l’alimentation, le poids et la qualité de vie. Les soins de support sont donc proposés dès le diagnostic, en parallèle des traitements. Ils comprennent notamment le suivi diététique pour limiter la perte de poids, la prescription d’extraits pancréatiques lorsque la digestion des graisses est altérée, la prise en charge et l’adaptation du diabète, le traitement de la douleur, le soutien psychologique pour le patient et ses proches, l’activité physique adaptée et l’accompagnement social. Ces soins améliorent la tolérance des traitements et permettent de les poursuivre dans de meilleures conditions.

La prise en charge du cancer du pancréas au Centre de cancérologie Les Dentellières

Installé à Valenciennes depuis 1947 et autorisé par l’Agence régionale de santé Hauts-de-France, le Centre de cancérologie Les Dentellières prend en charge les traitements médicaux et de radiothérapie des patients du bassin de vie, à proximité de leur domicile.

Pour les patients atteints d’un cancer du pancréas, le centre propose notamment :

  • Des consultations d’ pour définir et suivre le traitement décidé en réunion de concertation pluridisciplinaire,
  • L’administration de la  dans une clinique de jour de 20 lits et fauteuils, en chambre collective ou individuelle, par une équipe d’infirmières formées spécifiquement,
  • Une pharmacie à usage intérieur et une unité de préparation des anticancéreux, qui préparent chaque traitement de façon personnalisée et réduisent le délai d’attente entre l’arrivée du patient et sa perfusion,
  • Un service de équipé d’accélérateurs permettant des traitements de haute précision, dont des traitements en conditions stéréotaxiques,
  • Un service de gratuit pour les patients et leurs proches, avec diététicienne, psychologues, infirmière d’annonce, assistante sociale, socio-esthéticienne et éducateurs sportifs,
  • Une unité de  qui facilite l’accès aux essais thérapeutiques.

Les médecins du centre sont conventionnés en secteur 1 ou en secteur 2 avec OPTAM et ne pratiquent aucun dépassement d’honoraires. Pour un premier rendez-vous, il est possible de ou de passer par son médecin traitant.

Peut-on dépister le cancer du pancréas ?

Il n’existe pas de dépistage organisé du cancer du pancréas en France. Aucun examen simple ne s’est montré à la fois assez fiable et assez peu contraignant pour être proposé à toute la population. Une prise de sang ou une échographie réalisée sans symptôme ne permet pas d’écarter la maladie.

Une surveillance spécifique peut en revanche être proposée à certaines personnes à haut risque, en raison d’une forme familiale ou d’une prédisposition génétique identifiée, ou d’un kyste du pancréas à risque d’évolution. Elle repose sur des examens d’imagerie répétés, IRM ou écho-endoscopie, dans le cadre d’un suivi spécialisé. Pour le reste de la population, la meilleure prévention reste l’arrêt du tabac, le maintien d’un poids de forme, la limitation de l’alcool et une consultation sans délai en cas de symptômes persistants.

Références bibliographiques

  • Zhao Z, Liu W. "Pancreatic Cancer: A Review of Risk Factors, Diagnosis, and Treatment.". Technol Cancer Res Treat. 2020. 19:1533033820962117.
  • McGuigan A, Kelly P, Turkington RC et al.. "Pancreatic cancer: A review of clinical diagnosis, epidemiology, treatment and outcomes.". World J Gastroenterol. 2018. 24(43):4846-4861.
  • Stoffel EM, Brand RE, Goggins M. "Pancreatic Cancer: Changing Epidemiology and New Approaches to Risk Assessment, Early Detection, and Prevention.". Gastroenterology. 2023. 164(5):752-765.

Questions fréquentes sur le cancer du pancréas

Quels sont les symptômes les plus fréquents ?

Douleurs du haut ventre ou du dos, perte de poids, baisse d’appétit, fatigue, troubles digestifs et parfois jaunisse.

Le ventre gonflé peut-il être un symptôme ?

Oui, mais il est très peu spécifique. Il devient plus évocateur s’il persiste et s’accompagne de perte de poids, douleurs, nausées ou modification des selles.

Quels signes doivent faire consulter rapidement ?

Une jaunisse, une perte de poids inexpliquée, des douleurs persistantes du haut ventre ou du dos, ou des selles anormales qui durent.

Un diabète récent peut-il être lié au pancréas ?

Parfois. Un diabète qui apparaît ou se déséquilibre sans cause évidente, surtout après 50 ans, mérite un avis médical.

Peut-on diagnostiquer avec une prise de sang ?

Non. Les prises de sang peuvent aider, mais le diagnostic repose sur l’imagerie et parfois une biopsie.

Les symptômes apparaissent-ils tôt ?

Souvent non. C’est pour ça que des signes qui persistent doivent être pris au sérieux même s’ils semblent banals au départ.

Peut-on guérir d'un cancer du pancréas ?

Oui, lorsque la tumeur est détectée tôt et peut être retirée par chirurgie, le plus souvent associée à une chimiothérapie. Le pronostic dépend surtout du stade au diagnostic, détaillé dans notre article sur .

Combien de nouveaux cas chaque année en France ?

15 991 nouveaux cas en 2023 selon l'Institut national du cancer, 8 323 chez l'homme et 7 668 chez la femme.

Où a-t-on mal quand on a un cancer du pancréas ?

Le plus souvent au creux de l’estomac, avec une douleur qui peut s’étendre sous les côtes et traverser jusqu’au dos. Une douleur brutale et intense évoque plutôt une pancréatite aiguë et justifie une consultation en urgence.

Article écrit le 20/10/2024, vérifié par l'équipe oncologie des Dentellières

Modifié le 21/10/2026, vérifié par l'équipe oncologie des Dentellières