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#Oncologie#Prévention et dépistage#Centre de Cancérologie Les Dentellières - Valenciennes

23/07/2022

Quels sont les premiers symptômes du cancer du côlon ?

Le cancer du côlon, ou cancer colorectal, constitue la deuxième cause de décès par cancer en France. Particulièrement répandu, il est le troisième cancer le plus fréquent chez l’homme et le deuxième chez la femme. Son incidence élevée en fait un problème de santé publique central, et la précocité de son diagnostic s’affirme comme un enjeu majeur de sa prise en charge. Il est donc particulièrement important d’apprendre à reconnaître les tout premiers symptômes, mais aussi d’effectuer des tests de dépistage réguliers pour espérer le traiter efficacement.

symptomes cancer colon

Les 3 signes avant-coureurs du cancer du côlon

Au début, le cancer du côlon passe souvent inaperçu. Trois signes doivent pourtant conduire à consulter son médecin traitant, surtout après 50 ans et quand ils durent plus de quelques semaines.

  • Du sang dans les selles. Le sang peut être rouge, plus sombre, ou rendre les selles noires lorsqu'il a été digéré. L'Assurance Maladie le considère comme un signe d'alerte, même si des hémorroïdes sont souvent en cause.
  • Un transit qui change sans raison. Une constipation récente ou qui s'aggrave, une diarrhée qui persiste, ou une alternance des deux. Des envies pressantes ou une sensation de ne pas avoir fini d'aller à la selle peuvent s'y ajouter.
  • Une douleur au ventre ou une fatigue inexpliquée. Des douleurs abdominales qui reviennent, une perte de poids non voulue ou une anémie découverte lors d'une prise de sang.

Aucun de ces signes ne suffit à poser un diagnostic. Ils ont le plus souvent une autre cause, bénigne. Leur présence justifie en revanche un examen par le médecin, qui orientera si besoin vers un gastro-entérologue pour une coloscopie. Entre 50 et 74 ans, sans symptôme, le test de dépistage à faire chez soi tous les 2 ans reste le meilleur moyen de détecter la maladie tôt.

Le cancer du côlon, qu’est-ce que c’est ?

Le est une tumeur cancéreuse qui se développe à part des cellules glandulaires tapissant les parois du côlon. Le côlon est un organe situé à l’extrémité du gros intestin. Il permet d’absorber l’eau et les nutriments des aliments digérés, puis de les faire transiter vers le rectum.

On parle souvent de cancer colorectal, car la frontière entre le côlon et le rectum est peu distincte, et les deux organes sont composés des mêmes tissus, ce qui les expose aux mêmes types de cancers. Au fil du temps, le côlon est susceptible de subir différents changements à même d’engendrer la croissance anormale de certaines cellules.

Ces cellules tendent alors à former de nouvelles masses ou lésions, phénomènes que l’on nomme néoplasies. Fort heureusement, toutes les néoplasies du côlon ne sont pas systématiquement cancéreuses. Parmi les tumeurs non cancéreuses du côlon, on trouve essentiellement les polypes hyperplasiques.

D’autres lésions, comme les adénomes, sont considérées comme précancéreuses, c’est-à-dire bénignes, mais susceptibles d’évoluer vers une pathologie cancéreuse si elles ne sont pas traitées. L’adénocarcinome est le type de lésion cancéreuse le plus souvent retrouvé en cas de cancer du côlon et du rectum.

Symptômes du cancer du côlon chez la femme

Les signes avant-coureur et symptômes du cancer du côlon sont plus ou moins identiques chez la femme et chez l’homme. Cependant, lorsqu’ils surviennent chez une femme, ils peuvent plus facilement être confondus avec d’autres affections, et notamment des troubles gynécologiques, ce qui peut parfois compliquer le diagnostic et donc retarder la prise en charge thérapeutique. C’est surtout le cas des signes cliniques qui concernent le transit (ballonnement, changement dans le transit…). Ces troubles ne sont en effet pas spécifiques au cancer du côlon et sont souvent assimilés au cycle menstruel (chez les femmes avant la ménopause) ou à la ménopause (les hormones et leurs variations entraînant un ralentissement du transit et des ballonnements). Dans ces conditions, il peut être plus difficile de repérer une masse tumorale au niveau du côlon.

Les signes cliniques engendrés par un cancer du côlon sont par ailleurs peu spécifiques et ont tendance à se manifester uniquement lorsque la pathologie a dépassé le stade précoce. Mais le risque est quasiment similaire chez l’homme et chez la femme, avec cependant quelques différences.

Chez la femme, il est important d’être attentif à ces différents symptômes qui peuvent faire évoquer un cancer colorectal :

  • Une anémie (taux de globules rouges affaibli). Dans le cadre du cancer du côlon, l’anémie peut être le signe d’un saignement interne et représente souvent l’un des premiers symptômes d’une tumeur du côlon. Or, l’anémie peut aussi être liée aux règles, ce qui peut compliquer le diagnostic. Si une supplémentation en fer n’arrive pas à enrayer le problème chez la femme, il peut être judicieux de réaliser un examen pour dépister le cancer du côlon.
  • Un saignement provenant du rectum. Un saignement rectal n’est jamais anodin, mais il peut être confondu avec des hémorroïdes, une pathologie courante, notamment chez les femmes. Il faut être d’autant plus vigilant chez les patientes ménopausées qui n’ont plus de règles, mais dont les saignements peuvent aussi être pris pour des saignements post-ménopausiques, retardant alors le diagnostic (les saignements rectaux peuvent parfois être confondus avec des saignements vaginaux). Si vous constatez du sang sur le papier toilette après essuyage ou dans la cuvette des toilettes, il ne faut pas hésiter à en parler avec votre médecin pour identifier la cause du problème et écarter l’éventualité d’un cancer du côlon.
  • Une modification du transit intestinal. Cela peut concerner des diarrhées chroniques ou une constipation persistante, mais aussi la fréquence des selles. Il est aussi important de contrôler la forme des selles : si celles-ci sont plus fines que d’habitude et que cela persiste, cela peut potentiellement révéler la présence d’une tumeur obstruant partiellement le colon.
  • Des douleurs abdominales et des crampes. Ce symptôme n’est pas spécifique à la présence d’une tumeur du côlon et peut compliquer la prise en charge. On associe en effet souvent une femme qui souffre de crampes ou de douleurs abdominales avec les cycles menstruels ou un trouble gynécologique. Si vous constatez des douleurs de ce type que vous savez être non reliées à vos règles, ou si celles-ci ne sont pas habituelles, parlez-en à votre médecin.

La fatigue permanente et importante et la perte de poids. Fréquemment mise sur le compte d’un sommeil insuffisant, du stress ou du rythme de vie, ces éléments ne sont pourtant pas anodins. Lorsqu’ils surviennent dans un contexte que vous ne savez pas expliquer et que la perte de poids n’est pas volontaire, vous devez faire part de ces changements à votre médecin. C’est surtout le cas lorsque la perte de poids est importante et persistante.

Sang dans les selles, est-ce un symptôme du cancer du côlon ?

L’un des examens de dépistage du cancer du côlon consiste à effectuer une analyse de selles. Ce test permet de contrôler la présence de sang même invisible à l’œil nu, qui peut être un signe évocateur du cancer du côlon. Il s’agit d’un test très simple et efficace pour s’assurer de l’absence d’une tumeur au côlon, même si l’idée de devoir faire analyser ses matières fécales peut ne pas être très engageante.

On rappelle que cette pathologie présente un meilleur taux de réponse aux traitements lorsque celle-ci est décelée tôt, à un stade précoce.

En France, il existe un test réalisable à domicile et à envoyer gratuitement à un laboratoire pour être analysé. Les recherches de sang dans les selles peuvent être pratiquées selon deux techniques : le test de recherche de sang occulte (invisible) au gaïac, en produisant une réaction chimique sur une bandelette cartonnée, ou le test immunochimique de recherche de sang occulte qui repose sur l’analyse d’anticorps spécifiques.

Si les résultats de ce test révèlent la présence de sang dans les selles, même si vous ne constatez pas de symptômes particuliers au niveau de vos selles ou de votre transit, il faudra pousser plus loin les investigations. Votre médecin pourra par exemple vous demander de réaliser une coloscopie.

À savoir : la présence de sang dans les selles n’est pas spécifique au cancer du côlon et peut aussi révéler d’autres problèmes de santé, tels que des ulcères, des hémorroïdes, une maladie de Crohn ou encore une diverticulose.

L'aspect des selles en cas de cancer du côlon

Les selles changent parfois avant tout autre symptôme. Ces changements ne sont pas spécifiques au cancer, mais ils méritent d'être signalés lorsqu'ils s'installent.

Des selles plus étroites ou en forme de crayon

Une tumeur peut rétrécir le passage dans le côlon ou le rectum. Les selles deviennent alors plus fines, plates ou en forme de crayon. L'Assurance Maladie cite ce changement de calibre parmi les troubles du transit à surveiller. Une selle fine isolée n'a pas de valeur, c'est sa répétition sur plusieurs semaines qui compte.

Du sang, des glaires ou des selles noires

Le sang rouge vient plutôt de la fin du côlon ou du rectum. Des selles noires et collantes évoquent un saignement plus haut, digéré en chemin. Des glaires, parfois mêlées de sang, peuvent accompagner une tumeur du rectum. Dans tous les cas, un saignement doit être montré à un médecin.

Une odeur inhabituelle

L'odeur des selles varie surtout avec l'alimentation et les infections digestives. Elle n'est pas un signe propre au cancer du côlon. Une odeur très forte et durable associée à du sang, à une diarrhée qui persiste ou à une perte de poids justifie une consultation.

L'alternance entre diarrhée et constipation

Passer d'une diarrhée à une constipation, puis l'inverse, est l'un des troubles du transit les plus cités. Il traduit souvent un obstacle partiel, que le contenu digestif franchit par moments. Ce symptôme existe aussi dans le syndrome de l'intestin irritable, d'où l'intérêt d'un avis médical lorsqu'il apparaît après 50 ans.

Les symptômes du cancer du côlon

Aux premiers stades de la maladie, il est fréquent que le cancer du côlon ne provoque aucun symptôme. La masse étant habituellement de petite taille et limitée à une zone restreinte du côlon à ses prémices, elle ne gêne pas le fonctionnement de l’organe et ne cause pas de douleurs ni d’inconfort.

Au fur et à mesure de la croissance de la tumeur, des symptômes fonctionnels et généraux tendent à apparaître. Toutefois, ils sont rarement spécifiques au cancer du côlon : d’autres maladies peuvent provoquer les mêmes signes cliniques.

Les premiers symptômes du cancer du côlon

Diarrhée et/ou constipation : des troubles digestifs signes possibles d'un cancer du côlon

Les premiers signes avant-coureur et symptômes du cancer du côlon sont essentiellement digestifs. On observe habituellement des crampes abdominales, des ballonnements, des gaz et des troubles du transit intestinal (épisodes  persistants de diarrhées  et constipations ). L’aspect des selles peut sembler anormal. Ces dernières peuvent être plus petites, plus étroites (selles en crayon) et teintées de sang rouge vif, brun ou noir, fluide ou constitué de caillots. Des saignements rectaux peuvent également survenir, ainsi qu’une envie persistante de déféquer, même juste après être allé à la selle. Les personnes peuvent aussi avoir l’impression que le rectum n’est pas totalement vide après être allé à la selle, ou peuvent avoir une sensation de gêne ou de douleur au niveau du rectum.

Une anémie possible signe d'un cancer du côlon

Il s’agit de l’un des premiers signes pouvant évoquer la présence d’un cancer du côlon. Ce symptôme peut être mis sur le compte d’autres troubles (comme les troubles gynécologiques chez la femme) et ne doit pas être négligé. Si l’anémie persiste malgré une supplémentation en fer, d’autres examens doivent être prescrits.

Des douleurs persistantes évocatrices possibles d'un cancer du côlon

Des douleurs abdominales, des douleurs dorsales, ou encore des douleurs au niveau des fesses et des membres inférieurs.

Il est important de noter que les premiers symptômes apparaissent généralement lorsque la maladie en est d’ores et déjà un stade avancé de son évolution, ce qui assombrit le pronostic du patient. Procéder régulièrement à des tests de dépistage préventifs, et ce même en l’absence de tout symptôme, est donc particulièrement important pour espérer diagnostiquer la maladie à temps pour bénéficier d’un pronostic positif.

La localisation de la douleur en cas de cancer du côlon

La douleur dépend de l'emplacement de la tumeur et de son stade. Au début, elle est souvent absente ou discrète. Elle est donc un signe d'appel parmi d'autres, jamais une preuve.

Dans le ventre

C'est la localisation la plus fréquente. Il s'agit de crampes, de ballonnements ou d'une gêne qui revient au même endroit. Une tumeur du côlon droit donne plutôt une gêne à droite, une tumeur du côlon gauche une douleur à gauche, souvent liée à des troubles du transit.

Dans le bas du dos et au niveau du coccyx

Une tumeur du rectum ou de la fin du côlon peut provoquer une douleur dans le bas du dos, le sacrum ou le coccyx, surtout en position assise ou à la selle. Ces douleurs ont bien plus souvent une origine mécanique. Elles doivent alerter lorsqu'elles s'accompagnent de sang dans les selles ou d'un transit modifié.

Dans la hanche ou les jambes

Les douleurs de hanche ou de jambe sont rares et appartiennent plutôt aux formes avancées. Elles peuvent venir d'une tumeur qui comprime un nerf du bassin, ou d'une atteinte osseuse à distance. Une douleur isolée de la hanche ou de la jambe n'oriente pas vers un cancer du côlon.

Quand consulter ?

Une douleur qui dure plus de quelques semaines, qui s'aggrave ou qui réveille la nuit justifie une consultation. Elle devient urgente si elle s'accompagne d'un arrêt des selles et des gaz, d'un ventre gonflé et de vomissements, qui peuvent signaler une occlusion.

Les symptômes tardifs du cancer du côlon

Lorsque le cancer du côlon se propage, il peut altérer en premier lieu le fonctionnement des organes voisins du côlon, puis au stade métastatique, celui d’organes plus lointains :

Une dégradation de l’état de santé général :

L’état de santé global du patient tend alors à se dégrader, et on voit apparaître des symptômes généraux, comme une fièvre, une fatigue intense qui persiste, des nausées, un essoufflement, une perte d’appétit et un amaigrissement.

Des troubles respiratoires peuvent aussi se manifester, ainsi qu’un gonflement des ganglions lymphatiques. Chez certains patients, on peut observer la présence d’une ascite (accumulation de liquide dans la région abdominale), d’un foie augmenté de volume ou d’une jaunisse.

Fatigue, amaigrissement et sueurs nocturnes, des signes généraux à ne pas négliger

Certains signes ne touchent pas l'intestin mais l'état général. Ils apparaissent souvent plus tard et passent facilement pour du surmenage.

Une fatigue durable et une anémie

Un saignement lent et invisible dans le côlon peut faire baisser le fer et l'hémoglobine. Il en résulte une fatigue marquée, un essoufflement à l'effort et une pâleur. L'Assurance Maladie cite l'anémie découverte lors d'une prise de sang faite pour une autre raison comme un signe qui doit faire rechercher une cause digestive.

Une perte de poids sans régime

Perdre du poids sans l'avoir cherché, surtout plusieurs kilos en quelques mois, doit être signalé au médecin. Elle peut s'accompagner d'une perte d'appétit.

De la fièvre ou des sueurs la nuit

Une fièvre qui se prolonge sans infection retrouvée fait partie des signes généraux cités par l'Assurance Maladie. Les sueurs nocturnes sont un signe plus rare et non spécifique, que l'on retrouve dans de nombreuses maladies. Elles prennent de l'importance lorsqu'elles s'ajoutent à une perte de poids ou à des troubles du transit. Pris isolément, aucun de ces signes n'indique un cancer. C'est leur association et leur persistance qui doivent conduire à consulter.

Des troubles urinaires et sexuels :

Ils peuvent survenir lorsque la tumeur s’est infiltrée à la vessie et à la prostate, et une occlusion intestinale peut se manifester lorsque la masse est trop volumineuse et bloque le passage des selles.

Vidéo sur les symptômes et dépistage du cancer du côlon

Le cancer du côlon étant particulièrement fréquent en France, il est essentiel d’apprendre à en reconnaître les premiers symptômes pour espérer bénéficier d’un traitement précoce, moins lourd et plus efficace. Par ailleurs, si vous êtes âgé de 50 à 74 ans, il est recommandé de procéder à des tests de de manière régulière afin de détecter au plus tôt la présence de lésions cancéreuses et précancéreuses. Enfin, si vous êtes prédisposé au cancer du côlon, il est hautement recommandé d’en parler à votre médecin bien avant l’âge de 50 ans pour mettre en œuvre une stratégie de dépistage adaptée à votre profil et à votre niveau de risque.

Sources

Nos questions / réponses sur le cancer du côlon

Quels sont les stades du cancer du côlon ?

La stadification du cancer du côlon permet d’indiquer le volume de la tumeur, son extension possible à d’autres organes proches ou l’envahissement éventuel des ganglions lymphatiques voisins ou d’organes à distance. Pour le cancer du côlon, il existe 5 stades allant de 0 à 4. Plus le stade est élevé, plus la maladie a évolué à un stade avancé.

Cancer du côlon : Quelle est l’espérance de vie à 5 ans ?

L', notammment la survie nette à 5 ans du cancer du côlon a significativement augmenté en France. Chez les personnes diagnostiquées entre 2010 et 2015, les chances de survie à 5 ans s’élèvent à environ 64 %, avec un chiffre un petit peu plus élevé chez la femme (65 %) que chez l’homme (62 %). Les chances de survie à 5 ans ont tendance à diminuer avec l’âge. Ainsi, une personne diagnostiquée à 80 ans à une espérance de vie moins favorable qu’une personne diagnostiquée plus tôt, bien que d’autres facteurs influencent le pronostic vital.

Cancer colorectal métastatique : Quels organes sont touchés ?

Le cancer colorectal métastatique signifie que la maladie s’est étendue à d’autres parties du corps à distance, en dehors du siège initial, pour former des localisations secondaires. Les organes le plus souvent envahis sont les poumons, le foie, les os et le péritoine (membrane recouvrant les organes de la région abdominale).

Pourquoi le dépistage du cancer colorectal est-il important ?

Le dépistage du cancer colorectal est important, car il permet de repérer des lésions précancéreuses ou une tumeur maligne à un stade encore précoce, avant même que la maladie n’entraîne de symptômes. Un diagnostic précoce augmente ainsi les chances de guérison. Les possibilités de traitement sont plus nombreuses, et le risque de complications et de décès est diminué.

Quels sont les principaux facteurs de risque du cancer colorectal ?

Les facteurs de risque principaux du cancer colorectal sont l’âge (il se manifeste le plus souvent chez les personnes âgées de plus de 50 ans), les antécédents personnels médicaux ou familiaux de polypes ou de cancer colorectal, certaines pathologies inflammatoires de l’intestin (comme la maladie de Crohn), une alimentation déséquilibrée (trop riche en produits transformés, en sucre ou en viande rouge, pauvres en fibres et en nutriments…), la consommation de tabac et d’alcool, l’obésité et la sédentarité.

Quelle population est touchée par le cancer du côlon ?

Le cancer du côlon touche environ 1 personne sur 20. Il est généralement plus fréquent chez l’homme que chez la femme. Cette maladie a tendance à être plus présente dans les pays industrialisés que dans les pays en développement. Il représente le troisième cancer le plus courant chez l’homme et le second chez la femme.

Une diarrhée chronique peut-elle annoncer un cancer colorectal ?

La diarrhée chronique n'est pas spécifique au cancer colorectal et n'est généralement pas considérée comme un symptôme précoce typique de cette maladie.

En revanche, les symptômes courants du cancer colorectal comprennent un changement dans les habitudes intestinales (tels que des épisodes persistants de constipation ou de diarrhée), du sang dans les selles, une perte de poids inexpliquée, une fatigue accrue, des douleurs abdominales, des ballonnements ou une sensation de plénitude.