#Cancer du sein#Octobre Rose#Prévention et dépistage
02/11/2026
Chiffres-clés du cancer du sein 2026 : tout savoir
✅️ Résumé : l'essentiel sur le cancer du sein en France en 2026
✅️ Le cancer du sein est la première cause de décès par cancer.
✅️ 1 femme sur 8 peut avoir un cancer du sein au cours de sa vie.
✅️ En 2023, il y a eu 61 214 nouveaux cas de cancer du sein en France métropolitaine.
✅️ Pris à temps, le cancer du sein est un cancer considéré à bon pronostic.
✅️ Octobre rose a lieu du 1er au 31 octobre.

Quels sont les chiffres-clés du cancer du sein en France ?
Vous voulez savoir quels sont les chiffres du cancer du sein en France en 2026 ? Le cancer du sein représente encore la première cause de décès par cancer chez la femme en France en 2026. Alors qu' Octobre rose a lieu chaque année du du 1er au 31 octobre, voici un récapitulatif qui permet de faire le point sur cette pathologie, avec les dernières données officielles. Tout savoir sur le cancer du sein en 2026.
Premier cancer en France et le plus fréquent chez la femme
1 femme sur 8 peut avoir un cancer du sein au cours de sa vie
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent en France, avec 61 214 nouveaux cas en 2023. Il devance le cancer de la prostate (59 885 cas en 2018), le cancer du poumon (52 777 cas en 2023) et le cancer colorectal (47 582 cas en 2023). Il représente un tiers de l’ensemble des nouveaux cas de cancers chez les femmes en France. Dans le même temps, on sait qu'un cancer du sein détecté tôt guérit dans 9 cas sur 10.
Tableau récapitulatif : l’essentiel sur le cancer du sein en France (2026)
| Indicateur | Chiffres / Informations clés | Source officielle |
|---|---|---|
| Fréquence | Environ 1 femme sur 8 développe un cancer du sein au cours de sa vie | Santé publique France / Ligue contre le cancer |
| Nouveaux cas (2023) | 61 214 nouveaux cas en France métropolitaine, soit 33 % des cancers féminins | INCa, Panorama des cancers en France 2026 |
| Mortalité | 12 765 décès (2023), 1re cause de décès par cancer chez la femme | INCa, Panorama des cancers en France 2026 |
| Évolution de l’incidence | +0,9 % par an entre 1990 et 2023 ; +0,2 % par an entre 2019 et 2023 (taux standardisé) | Santé publique France (juillet 2026) / INCa, Panorama 2026 |
| Évolution de la mortalité | –1,5 % par an entre 2019 et 2023 (taux standardisé) | INCa, Panorama des cancers en France 2026 |
| Position de la France | 2e taux d’incidence le plus élevé au monde en 2024 (103,4 cas pour 100 000 femmes), après l’Australie ; 1re en 2022 (105,4) | CIRC / OMS, GLOBOCAN 2024 |
| Âge médian au diagnostic | 64 ans | INCa, Panorama des cancers en France 2026 |
| Cancers survenant après 50 ans | Près de 80 % | INCa |
| Cancer du sein chez l’homme | 0,5 à 1 % des cancers du sein | OMS |
| Survie nette à 5 ans | 88 % (femmes diagnostiquées entre 2010 et 2015), contre 80 % entre 1989 et 1993 | INCa / Santé publique France |
| Personnes diagnostiquées au cours des 5 années précédentes et en vie | Environ 254 000 (estimation 2017) | Santé publique France |
| Diagnostic à un stade précoce | 60 % des cancers du sein (7,3 % à un stade métastatique) | INCa, Panorama des cancers en France 2026 |
| Programme de dépistage organisé | Depuis 2004, femmes de 50 à 74 ans, tous les 2 ans, pris en charge à 100 % | Assurance maladie / INCa |
| Participation au dépistage organisé | 47,5 % en 2025 ; 45,7 % sur 2024-2025 (objectif européen : 70 %). Environ 11 % des femmes concernées se font dépister hors programme | Santé publique France (juillet 2026) / INCa, Panorama 2026 |
| Cancers détectés par le dépistage organisé | 41 759 cancers du sein détectés (2021-2022) | INCa, Panorama des cancers en France 2026 |
| Décès évités grâce au dépistage | 23 000 entre 2004 et 2018 ; près de 95 000 projetés d’ici 2054 | INCa (mars 2026) |
| Réduction du risque individuel de décès | Environ –40 % sur la vie pour un dépistage tous les 2 ans dès 50 ans | INCa (mars 2026) |
| Évolution du dépistage | Évaluation en cours par la HAS sur l’élargissement des bornes d’âge (avant 50 ans et 75-79 ans), lancée en mars 2026 | HAS |
| Principaux traitements | Chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie, thérapies ciblées | INCa / ELSAN |
| Facteurs de risque majeurs | Âge, antécédents familiaux et personnels, alcool, surpoids, tabac, manque d’activité physique, certains traitements hormonaux, absence d’allaitement… | INCa / OMS |
| Femmes sans facteur de risque particulier | Environ 80 % des cancers du sein surviennent chez des femmes sans autre facteur de risque modifiable que le sexe et l’âge | OMS |
| Cas attribuables à des facteurs évitables | Près de 20 000 par an, soit un tiers des cas. Détail (estimations 2018) : alcool 8 700 ; surpoids/obésité 4 900 ; tabac 2 600 ; alimentation déséquilibrée 2 500 ; manque d’activité physique 1 700 | INCa, Panorama 2026 / Assurance maladie |
| Facteurs environnementaux suspectés | Dioxyde d’azote (NO₂) : près de 9 % des cancers du sein auraient pu être évités dans la population étudiée avec le seuil OMS de 10 µg/m³, soit environ 3 800 cas en France en 2018 | Centre Léon-Bérard, étude Xenair (2022) | France Assos Santé / étude Xenair (2021) |
| Nouveaux cas à l’échelle mondiale (2024) | 2 434 087 cas, 1er cancer chez la femme (24,3 % des cancers féminins) | CIRC / OMS, GLOBOCAN 2024 |
| Décès à l’échelle mondiale (2024) | 693 660 décès | CIRC / OMS, GLOBOCAN 2024 |
| Projection mondiale en 2050 | 3,2 millions de nouveaux cas et 1,1 million de décès par an (projection CIRC publiée en 2025) | CIRC |
| Période de sensibilisation « Octobre rose » | Du 1er au 31 octobre | Campagne internationale |
Le nombre de cas de tumeur maligne du sein augmente
Le cancer du sein touche de plus en plus de femmes. Selon Santé publique France, on comptait 72,8 nouveaux cas pour 100 000 femmes en 1990, contre 99,2 en 2023, soit une hausse moyenne de 0,9 % par an.
La bonne nouvelle, c’est que ces dernières années cette progression ralentit. Entre 2019 et 2023, la hausse est de 0,2 % par an, selon l’INCa.
En revanche, le cancer du sein touche de plus en plus de jeunes femmes, à un âge où l’on pense rarement à cette maladie. Entre 1990 et 2023, le nombre de nouveaux cas pour 100 000 femmes est passé de 16,1 à 26,3 à 30 ans, et de 98,7 à 131,2 à 40 ans.
Causes
Certains expliquent cette augmentation du nombre de cas de plusieurs manières :
Facteurs avérés :
L'âge,
La génétique,
Un antécédent de pathologie mammaire,
Les règles précoces,
La ménopause tardive après 50 ans,
Absence de grossesse,
Une première grossesse tardive,
Absence d'allaitement,
Utilisation d'une contraception orale combinée (pilule contraceptive de 3e et 4e génération),
Le traitement hormonal de la ménopause,
La prescription de Distilbène entre 1948 et 1977, ce risque pourrait être étendu aux filles et petites-filles des femmes concernées,
La consommation d'alcool,
Alimentation,
L'usage du tabac,
Le surpoids et l'obésité,
Les rayonnements ionisants,
Facteurs de risque suspectés :
Le manque d'activité physique,
L'exposition professionnelle dont le travail de nuit,
L'exposition environnementale au dioxyde d'azote (NO2), aux produits chimiques et aux perturbateurs endocriniens...
💡 Bon à savoir : A cela, il convient d'ajouter les progrès en terme de dépistage précoce qui augmente mécaniquement le nombre de tumeurs détectées.
La mortalité diminue
Le cancer du sein est aujourd'hui considéré comme une pathologie de bon pronostic, s'il est pris en charge à temps. Ce qui plaide en faveur de la participation des femmes au dépistage organisé nationalement.
Taux de survie
Le taux de survie du cancer du sein est de 88 % à 5 ans. Ce taux s'est amélioré au cours du temps, il était de 80% pour les patientes diagnostiquées entre 1989 et 1993. Cela s'explique par plusieurs facteurs :
amélioration des traitements.
dépistage mieux adapté qui permet de détecter 60 % des cancers à un stade précoce.
Santé publique France estime par ailleurs qu'environ 254 000 personnes (estimation 2017) diagnostiquées d'un cancer du sein au cours des cinq dernières années sont toujours en vie.
À quel âge peut-on avoir un cancer du sein ?
Près de 80 % des cancers du sein surviennent après 50 ans. L'âge médian au moment du diagnostic est de 64 ans.
Le cancer du sein peut néanmoins toucher des femmes plus jeunes et les cas sont de plus en plus nombreux chez elles.
Performance du programme de dépistage organisé
Le dépistage organisé est proposé aux Françaises depuis 2004. Il concerne les femmes de 50 à 74 ans sans symptôme ni facteur de risque. Le programme national de dépistage s'appuie sur deux examens réalisés tous les deux ans et pris en charge à 100 % :
examen clinique,
Une invitation est envoyée aux femmes qui sont concernées. Si l'invitation n'est pas arrivée à destination, vous pouvez contacter votre caisse d'assurance maladie.
Une participation encore insuffisante
Selon Santé publique France, 47,5 % des femmes concernées ont participé au dépistage organisé en 2025, contre 43,9 % en 2024. Sur la période 2024-2025, le taux atteint 45,7 %, un niveau inférieur à celui de 2022-2023 (46,6 %).
Femmes avec facteur de risque et/ou symptĂ´me
Pour les femmes qui présentent des facteurs de risque (génétique, antécédent de pathologie mammaire etc.), une surveillance individualisée est proposée par leur médecin traitant. Elle est adaptée à leur situation et état de santé.
Pour les femmes qui présentent des symptômes
En cas d'anomalie, n'hésitez pas à contacter votre médecin traitant.
>>> Joindre un ou une gynécologue.
>>> Joindre une ou un sage-femme.
La démarche proposée par les médecins est la suivante en cas de lésion suspectée :
examen clinique des seins et des aisselles,
mammographie,
éventuellement échographie, angiomammographie et IRM en complément
biopsie, cytoponction mammaire et ganglionnaire, et analyse anatomopathologique
Impact du dépistage sur le cancer du sein
En mars 2026, l'INCa a publié une vaste évaluation de l'impact du dépistage en France. Ses conclusions sont nettes.
- Le dépistage, organisé et individuel, a permis d'éviter 23 000 décès entre 2004 et 2018.
- À plus long terme, environ 84 000 décès devraient être évités d'ici 2043, et près de 95 000 d'ici 2054.
- Une femme qui débute le dépistage à 50 ans et le réalise tous les deux ans voit son risque de mourir d'un cancer du sein baisser d'environ 40 % sur sa vie entière. Ce bénéfice diminue lorsque le dépistage commence plus tard.
Un cancer découvert à un stade peu avancé se soigne plus facilement, avec des traitements souvent plus légers et moins de séquelles. La détection précoce reste donc un pilier de la lutte contre le cancer du sein.
Ces bénéfices sont à mettre en balance avec quelques limites, que l'INCa juge modérées :
- les faux positifs : une image anormale qui conduit à des examens complémentaires, alors que l'anomalie se révèle finalement bénigne,
- le surdiagnostic : la détection de cancers qui n'auraient jamais évolué ni causé de symptômes au cours de la vie,
- les cancers de l'intervalle, qui apparaissent entre deux dépistages,
- le risque lié à l'exposition aux rayons X, très faible et nettement inférieur au nombre de décès évités selon l'INCa.
💡 Bon à savoir : le 5 mars 2026, la Haute Autorité de santé (HAS) a lancé une évaluation sur l'opportunité d'élargir les bornes d'âge du dépistage organisé, avant 50 ans et au-delà de 74 ans. Les recommandations actuelles restent en vigueur dans l'attente de ses conclusions.
Principaux facteurs de risque
Les principaux facteurs de risque de cancer du sein sont :
Age,
Consommation d'alcool,
Consommation de tabac,
Surpoids,
Manque d'activité physique...
À titre d’exemple, l’INCa estime que près de 20 000 cancers du sein par an pourraient être évités, soit un tiers des cas. Voici la répartition estimée pour l’année 2018 :
- alcool : 8 700 cas,
- surpoids et obésité : 4 900 cas,
- tabac : 2 600 cas,
- alimentation déséquilibrée : 2 500 cas,
- manque d’activité physique : 1 700 cas chez les femmes ménopausées.
Selon le CIRC, environ 1 200 cas étaient aussi attribuables au traitement hormonal de la ménopause en 2015, et environ 450 à la contraception orale.
Principaux symptĂ´mes de cancer du sein
Présence d'une masse,
Peau différente (peau d'orange, rougeur, gonflement),
Mamelon différent (coloration, écoulement...),
Changement de forme...
Présence de ganglions au niveau des aisselles...
Sources
- Institut national du cancer, Panorama des cancers 2026, et évaluation du dépistage, mars 2026,
- Santé publique France, mise à jour 06/07/2026,
- Haute Autorité de santé, 05/03/2026,
- Assurance maladie,
- Ligue contre le cancer,
- Centre Léon-Bérard,
- Organisation mondiale de la santé,
- Centre international de recherche sur le cancer, GLOBOCAN 2024,
- The Breast, 2025.
Cet article médical a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton, et mis à jour par Meryem Lamlih. Il a été relu et validé par un médecin spécialiste au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.
Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin (en particulier un ou une généraliste).
Vos questions fréquemment posées sur le cancer du sein et ses statistiques :
Pourquoi la France a-t-elle l’un des plus hauts taux de cancer du sein ?
En 2024, la France comptait 103,4 cas pour 100 000 femmes, soit le 2e taux le plus élevé au monde après l’Australie. Les causes de cette situation ne sont pas encore totalement élucidées.
Les facteurs de risque connus, liés au mode de vie comme la consomation d'alcool, le surpoids ou le tabac, n’expliquent pas à eux seuls l’écart avec les pays voisins. Plusieurs pistes sont étudiées :
- Moins d’enfants et des grossesses plus tardives : le sein reste plus longtemps exposé aux œstrogènes, des hormones qui stimulent ses cellules.
 - Une meilleure détection : on repère davantage de petites tumeurs, ce qui augmente le nombre de cas enregistrés.
 - L’environnement : certains perturbateurs endocriniens, pesticides et polluants de l’air agiraient comme des hormones ou favoriseraient une inflammation des cellules.
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Quels sont les traitements du cancer du sein ?
Les principaux traitements et thérapies du cancer du sein sont :
-
chirurgie,
-
radiothérapie,
-
chimiothérapie,
-
hormonothérapie,
-
thérapie ciblée...
Quel est le pourcentage de femmes qui ont un cancer du sein ?
Près d’une femme sur huit développera un cancer du sein au cours de sa vie. En France, c’est le cancer le plus fréquent chez la femme, il représente 33 % des nouveaux cas de cancer féminins, avec 61 214 nouveaux cas en 2023 (Institut national du cancer).
Peut-on mourir d'un cancer du sein ?
Oui. Le cancer du sein a causé 12 765 décès en France en 2023, et il est la première cause de décès par cancer chez la femme.
Article écrit le 08/10/2025, vérifié par Pierre Luton, etablissement
Modifié le 02/11/2026, vérifié par Meryem Lamlih


