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    Rétention d'eau : comment soulager efficacement et naturellement ?

#Conseils#Bien être#Médecine

28/03/2025

Rétention d'eau : comment soulager efficacement et naturellement ?

Rétention d'eau : les méthodes pour dégonflés 

La rétention d’eau, ou œdème, est un phénomène courant mais souvent mal compris. Il s'agit d'une accumulation excessive de liquide dans les tissus de l’organisme, qui se manifeste par des gonflements, principalement au niveau des jambes, chevilles, pieds, et parfois du ventre ou des mains. Si elle est généralement bénigne, elle peut aussi révéler une pathologie plus sérieuse lorsqu'elle devient persistante ou sévère.

 

illustration ventre gonflé en rapport avec la retention deau

Qu'est-ce que la rétention d'eau ?

Le corps humain est composé à environ 60 % d’eau, répartie entre les cellules (eau intracellulaire) et les espaces entre les cellules (eau interstitielle). En temps normal, le système circulatoire, les reins, le foie et le système lymphatique régulent en permanence cet équilibre hydrique.

La rétention d’eau survient lorsque cet équilibre est rompu, et que l’organisme stocke plus d’eau qu’il n’en élimine. Le liquide s’accumule alors dans les tissus sous-cutanés, provoquant un œdème. Celui-ci peut être :

  • Localisé : jambes, chevilles, visage, mains, abdomen...

     
  • Généralisé : œdème diffus dans tout le corps (plus rare, souvent lié à une maladie).

     Cette rétention peut être passagère (après un long voyage, pendant le cycle menstruel) ou chronique, notamment en cas de problème de santé sous-jacent.

Quels sont les mécanismes physiologiques impliqués ?

La rétention d’eau repose sur plusieurs mécanismes biologiques :

  • Augmentation de la perméabilité capillaire : les petits vaisseaux sanguins laissent passer trop de liquide vers les tissus.

     
  • Diminution de la pression oncotique : la force que les protéines du sang exercent pour garder l’eau à l’intérieur des vaisseaux sanguins. En cas de manque de protéines plasmatiques (notamment l’albumine), le liquide quitte plus facilement les vaisseaux sanguins. Résultat : l’eau s’échappe dans les tissus, ce qui peut provoquer des gonflements (œdèmes)

     
  • Insuffisance du retour veineux : le sang stagne dans les jambes, favorisant les fuites de liquide.

     
  • Altération du système lymphatique : la lymphe draine mal l’excès de liquide interstitiel.

     
  • Rétention rénale de sodium et d’eau : en cas de troubles rénaux ou hormonaux, les reins retiennent l’eau au lieu de l’éliminer.

     

Quelles sont les causes de la rétention d’eau ?

La rétention d’eau peut avoir des origines multiples, souvent intriquées.

Causes alimentaires

  • Excès de sel : Le sodium retient l’eau dans les tissus. Une consommation élevée de sel, fréquente dans les aliments industriels, favorise la rétention.

     
  • Hydratation insuffisante : Paradoxalement, ne pas boire assez peut inciter le corps à stocker davantage d’eau.

     
  • Carence sévère en protéines : Les protéines maintiennent l’eau dans les vaisseaux grâce à la pression oncotique. Une carence, surtout en cas de malnutrition ou de maladie hépatique, peut entraîner des œdèmes.

À noter : une légère baisse d’apport protéique chez une personne en bonne santé ne provoque généralement pas d’œdème.

Causes hormonales

  • Grossesse : L’utérus appuie sur les veines pelviennes, et les hormones provoquent une rétention accrue de sodium et d’eau.

     
  • : Les fluctuations hormonales (notamment la progestérone) peuvent causer des gonflements transitoires.

     
  • Ménopause : Le ralentissement hormonal affecte la circulation, la tonicité des veines et peut aggraver la rétention.

Causes liées au mode de vie

  • Sédentarité : Le manque de mouvement ralentit le retour veineux et lymphatique, favorisant l’accumulation de liquide.

     
  • Position assise ou debout prolongée : Le sang stagne dans les membres inférieurs, ce qui accentue la rétention.

     
  • Port de vêtements trop serrés : Cela peut gêner la circulation, notamment au niveau des jambes et du bassin.

Causes médicales

Lorsque la rétention devient chronique, importante ou généralisée, elle peut être le signe d’une maladie :

  • Insuffisance veineuse chronique : Le sang ne remonte pas bien des jambes vers le cœur, ce qui favorise les œdèmes.

     
  • Insuffisance cardiaque : Le cœur pompe moins bien, provoquant une accumulation de liquide, souvent au niveau des chevilles ou de l’abdomen.

     
  • Maladie rénale : Les reins filtrent mal, ce qui perturbe l’élimination du sodium et de l’eau.

     
  • Maladie hépatique (cirrhose) : Le foie produit moins d’albumine, ce qui abaisse la pression oncotique.

     
  • Hypothyroïdie : Le métabolisme ralentit et peut favoriser la rétention d’eau.

Comment savoir si on fait de la rétention d'eau ? 7 symptômes  

Les manifestations varient selon la zone touchée et la cause :

illustration du ventre et du pied droit pour même en avant les partie du corps qui subissent souven la rétention d'eau
  • Gonflements visibles des chevilles, jambes, mains ou paupières

     
  • Œdèmes mous : ils s’enfoncent sous la pression du doigt (signe du godet)

     
  • Sensation de jambes lourdes

     
  • Raideur articulaire

     
  • Prise de poids rapide et inexpliquée (plusieurs kilos en quelques jours)

     
  • Réduction de l’amplitude des mouvements dans les zones gonflées

     
  • Ballonnements ou inconfort abdominal

     

Comment éliminer la rétention d'eau ? Solutions naturelles 

 

Adopter une alimentation équilibrée

Réduire le sel

  • Limiter les produits transformés, les bouillons cubes, les charcuteries, les plats industriels.

     
  • Privilégier les aliments frais et assaisonner avec épices, citron, herbes.

Boire suffisamment    

illustration d'une goute d'eau
  • 1,5 à 2 litres d’eau par jour (hors contre-indications médicales).

     
  • Boire peu à peu tout au long de la journée.

     
  • Les tisanes drainantes :  Certaines tisanes drainantes, comme le pissenlit ou l'orthosiphon, sont traditionnellement utilisées, mais leur efficacité clinique reste modeste. Elles peuvent être consommées avec modération et sous avis médical, notamment en cas de pathologie rénale.

Favoriser certains aliments

Bien qu’ils ne soient pas « diurétiques » au sens pharmacologique, certains aliments favorisent une bonne hydratation :

  • Concombre, pastèque, melon : très riches en eau

     
  • Artichaut, poireau, asperge : traditionnellement associés à un effet drainant

     
  • Fruits rouges, céleri, ananas : apportent des antioxydants et améliorent la microcirculation

Apports protéiques adéquats

  • Intégrer suffisamment de protéines animales (œufs, poissons, volailles maigres) ou végétales (lentilles, pois chiches, quinoa).

     
  • Attention : En cas de maladie rénale, les apports en protéines doivent être adaptés au stade de la pathologie, en accord avec un diététicien ou un néphrologue.

Bouger régulièrement

L’activité physique stimule le retour veineux et lymphatique. Privilégier :

  • Marche quotidienne

     
  • Natation ou aquagym : excellente pour le drainage

     
  • Yoga et exercices de respiration : favorisent la détente et la circulation

     
  • Élévation des jambes après une longue journée

Techniques complémentaires

Bas de contention.

Recommandés en cas d’insuffisance veineuse. Ils compriment progressivement la jambe, aidant le sang à remonter vers le cœur. À porter en journée, sur avis médical.

Drainage lymphatique manuel

Ce massage doux et rythmé, pratiqué par un kinésithérapeute formé, est utile surtout en cas de lymphœdème (atteinte du système lymphatique). Son efficacité sur la rétention d’eau « classique » reste limitée, mais il peut améliorer la sensation de légèreté.

Massages et automassages

Des massages doux, des bains tièdes avec huiles essentielles (cyprès, lentisque pistachier), ou encore des appareils de pressothérapie peuvent apporter un soulagement temporaire.

Comment maigrir quand on fait de la rétention d'eau ? les bonnes stratégies

Maigrir en cas de rétention d’eau, c’est souvent frustrant : tu fais attention, tu bouges… mais la balance ne bouge pas (ou elle monte !). Et c’est logique : l’eau "masque" la perte de gras, et parfois même la freine.

Alimentation adaptée

  • Réduis le sel (sodium) : évite les plats industriels, charcuteries, fromages salés…
  • Consomme des aliments drainants : légumes verts, ananas, céleri, asperge, pastèque, fenouil.
  • Adopte une alimentation anti-inflammatoire : oméga-3 (poissons gras, noix), fruits rouges, curcuma, gingembre.
  • Limite les sucres rapides : ils augmentent la rétention via l’insuline.

Une consommation excessive de sucres rapides peut entraîner des pics d’insuline, ce qui favorise le stockage du glycogène. Or, chaque gramme de glycogène stocké s’accompagne de 3 à 4 g d’eau, ce qui peut temporairement augmenter la rétention d’eau, surtout en cas de surconsommation chronique.

Hydratation

  • Bois 1,5 à 2 litres d’eau par jour pour permettre aux reins d’éliminer l’excès de sel et éviter que le corps ne retienne l’eau.

Il est conseillé de boire environ 1,5 à 2 L d’eau par jour, mais les besoins réels varient selon l’activité physique, la température extérieure et l’alimentation. Écouter sa soif reste un bon indicateur, sauf en cas de pathologie spécifique.

Activité physique

  • Pratique des exercices comme la marche rapide, natation ou vélo doux pour améliorer la circulation.
  • Ajoute des étirements, du yoga ou des massages (drainage lymphatique, palper-rouler) pour aider à éliminer l’eau.

Stress et sommeil

  • Un cortisol élevé (lié au stress) favorise la rétention d’eau, l’inflammation et le stockage de graisse abdominale.
  • Un bon sommeil et une gestion du stress créent un environnement hormonal favorable à la perte de poids.

Les pièges à éviter

  • Éviter les diurétiques en automédication : perte d’eau rapide mais dangereuse (effet rebond, déséquilibres).

L’usage de diurétiques sans suivi médical peut entraîner une déshydratation, des déséquilibres électrolytiques (notamment sodium/potassium) et potentiellement un "effet rebond" (le corps compense après l'arrêt). Ce phénomène n’est pas systématique, mais il est suffisamment fréquent et risqué pour déconseiller leur usage sans avis médical.

  • Ne pas suivre de régimes trop stricts : ils augmentent le stress et donc la rétention.
  • Se méfier des pertes de poids rapides : souvent, ce n’est que de l’eau et du glycogène, pas de la graisse.

Les régimes très restrictifs peuvent provoquer du stress, ce qui peut augmenter le cortisol chez certaines personnes. Une élévation chronique du cortisol est associée à une augmentation de la rétention d’eau et du stockage abdominal, mais cela dépend aussi de facteurs individuels (génétique, hygiène de vie, etc.).

Mieux suivre ses progrès

  • Prenez vos mensurations (taille, hanches, cuisses).
  • Vérifiez si vos vêtements deviennent plus amples.
  • Évaluez votre niveau de gonflement (visage, jambes, doigts).
  • Utilisez éventuellement une balance à impédancemètre, avec prudence, pour suivre eau et masse grasse.

Quand consulter un médecin ?

👉 Il est recommandé de consulter si :

  • L’œdème persiste plusieurs jours sans cause identifiable

     
  • Il est asymétrique (unilatéral)

     
  • Il s’accompagne de douleur, rougeur, chaleur (risque de phlébite)

     
  • Il est associé à des troubles cardiaques ou respiratoires

     
  • Il y a une prise de poids rapide et inexpliquée

La rétention d’eau est souvent bénigne et passagère, notamment lorsqu’elle est liée au cycle hormonal, à l’alimentation ou à une posture prolongée. Dans ces cas, quelques ajustements du mode de vie suffisent pour retrouver confort et légèreté. En revanche, si elle devient fréquente ou importante, il ne faut pas la banaliser : elle peut être le symptôme d’une affection plus sérieuse.

N'hésitez pas à consulter   dans l’un des établissements ELSAN, à proximité de chez vous, afin d’obtenir un avis médical adapté.

Vos questions fréquemment posées sur la rétention d'eau , soulager efficacement et naturellement :

Quel est le meilleur anti-rétention d'eau ? Comment déstocker l'eau du corps ?

Le « meilleur » traitement contre la rétention d’eau dépend de sa cause médicale. Il n’existe pas un anti-rétention unique valable pour tous. Voici les principales options, à discuter avec un professionnel de santé :

1. Traitements médicamenteux
Diurétiques : prescrits par un médecin (ex. : furosémide), ils favorisent l’élimination d’eau par les reins. Leur usage nécessite une surveillance (risque de déséquilibres électrolytiques).

2. Mesures hygiéno-diététiques
Réduction du sel : limiter les aliments salés pour éviter la rétention.

Activité physique régulière : stimule la circulation sanguine et lymphatique.

Surélévation des jambes : en cas d’œdèmes des membres inférieurs.

Bas de contention : utiles en cas d’insuffisance veineuse.

Compléments naturels (avec précaution)
Plantes aux propriétés diurétiques douces : pissenlit, queues de cerises, orthosiphon, etc.
À utiliser après avis médical, notamment si vous prenez déjà des traitements.

Seul un bilan médical peut déterminer le traitement le plus adapté. L’automédication est déconseillée. On ne peut pas "déstocker" l’eau du corps comme on élimine un excès de graisse. Le corps retient de l’eau pour une raison (déséquilibre hormonal, inflammation, mauvaise circulation, etc.). Il faut donc corriger la cause, pas juste éliminer l’eau à tout prix.

Article écrit le 28/03/2025Nx:, vérifié par rédigé par La rédaction

Modifié le 02/04/2025