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La préfète et le procureur de Montauban ont signé mercredi 6 octobre 2021 une convention pour organiser la prise de plainte des victimes de violences conjugales, aux urgences.

Une convention visant à organiser la prise de plainte des victimes de violences conjugales au sein même des services d'urgence, a été signée mercredi 6 octobre 2021, dans le Tarn-et-Garonne, à l'initiative de la préfète du département, Chantal Mauchet , et du procureur de la République de Montauban, Laurent Czernik.

Trois établissements de soins concernés

La généralisation des dépôts de plainte au sein des établissements de santé s'inscrit dans les travaux du Grenelle sur les violences conjugales de septembre 2019.

La convention signée dans le Tarn-et-Garonne concerne les trois établissements de soins qui comportent un service d'urgence : le centre hospitalier de Montauban, l'Hôpital Intercommunal Castelsarrasin-Moissac et la clinique du Pont de Chaume à Montauban.

Mieux organiser l'intervention des OPJ à l'hôpital

Concrètement, il s'agit d'organiser l'intervention des officiers de police judiciaire auprès de victimes accueillies au sein des services d'urgence ou hospitalisées. « En cas d'incapacité à se déplacer ou de dangerosité de leur situation, elles pourront déposer plainte immédiatement dans des locaux adaptés, mis à disposition, afin de garantir la confidentialité des échanges », précise la préfecture de Tarn-et-Garonne.

« Les victimes de violences accueillies au sein des urgences seront par ailleurs mises en relation avec les coordinatrices Violences Intrafamiliales, présentes auprès des commissariats et gendarmeries, qui leur proposeront un accompagnement global incluant le travail préparatoire parfois nécessaire à la judiciarisation de la situation ».

« Faire reculer le nombre de victimes détectées »

Pour les services de l'État, par la désignation de référents au sein des établissements de santé, leur formation et la sensibilisation des soignants, « ce dispositif améliore de façon sensible le repérage des situations de violences ».

Car comme le soulève la préfecture de Tarn-et-Garonne, « nombre de victimes ne sont pas identifiées comme victimes de violences conjugales lors de leur passage aux urgences ». Ces nouveaux protocoles et l'identification d'interlocuteurs qualifiés devraient permettre de « faire reculer le nombre de victimes non détectées », dans la perspective de « réduire le nombre de féminicides en France ».

La préfète du Tarn-et-Garonne et le procureur de Montauban ont signé mercredi 6 octobre 2021 une convention pour organiser la prise de plainte des victimes de violences conjugales, directement dans les services d'urgences de deux hôpitaux et une clinique du département.

© actu.fr - 9 octobre 2021