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L'Express vient d'évaluer les établissements de soins selon leur traitement de la douleur. Gros plan sur un bon élève : Saint-Saulve.

Traitement de la douleur. La note maximale pour la polyclinique le Parc

L'Express vient d'évaluer les établissements de soins selon leur traitement de la douleur. Gros plan sur un bon élève : Saint-Saulve.

Existe-t-il dans votre établissement une équipe de professionnels de la douleur ? C'est le type de questions auxquels a du répondre la direction de la clinique du Parc, à  Saint-Saulve, en juin dernier, pour participer à  l'étude mise en place par l'Express. Objectif : noter les établissements de soins sur le traitement de la douleur. Dans le palmarès de l'hebdo, la clinique du Parc décroche la meilleure note : un A.

Un joli score pour une clinique qui mobilise de gros moyens contre la douleur.

"Il y a neuf médecins et une infirmière référente dont le travail est dédié à  la diminution de la douleur", explique Michel Leclerq, directeur des soins infirmiers. La moitié des patients sont en soins ambulatoires. "Il ne reste qu'une journée. Nous appelons ensuite chacun d'entre eux pour discuter de leur passage à  la clinique", poursuit le docteur Fabienne Teneur, présidente du CLUD de la clinique, le comité de lutte contre la douleur.

Ce comité se réunit régulièrement et organise des formations à  destination du personnel. Ce dernier dispose d'ailleurs de toute une palette d'instruments visant à  mesurer et atténuer la douleur. "Nous utilisons le Kalinox, c'est un gaz composé à  moitié d'oxygène et de protoxyde d'azote, il diminue le seuil de perception de la douleur, mais les patients sont conscients", explique Julie Chastin, infirmière référente, qui a obtenu un diplôme universitaire consacré à  la douleur.

La douleur est une chose subjective.

La polyclinique possède aussi plusieurs "Tens", des appareils de neurostimulation qui, à  l'aide d'électrons, créent une sensation de fourmillement qui court-circuite le message de douleur à  destination du cerveau. Le patient a donc moins mal, notamment s'il est sujet à  des douleurs chroniques, ou dans le cadre de soins palliatifs. "Nous évaluons sans cesse notre travail, il faut adapter nos moyens à  la douleur, car c'est quelque chose de très subjectif", raconte le docteur Teneur.

Avant et après chaque soins, une petite réglette est montrée au patient, à  charge pour lui de situer sa douleur sur l'échelle. Du matériel a été spécifiquement créé pour les enfants et personnes non voyantes. La perception de la douleur doit diminuer jour après jour sur l'échelle. Bientôt, la sophrologie viendra compléter le dispositif. Le directeur des soins n'est donc pas vraiment surpris par cette reconnaissance de l'Express : "On s'auto-évalue régulièrement, mais c'est toujours intéressant : cela veut dire qu'on fait du bon boulot". C'est en tout cas ce que semblent penser les malades : pendant l'été, selon une étude interne, près de 70% des patients en chirurgie se sont dits "très satisfaits" du soulagement de leur douleur à  la polyclinique du Parc.

Copyright : L'Observateur de Valenciennois - Article publié le 30 octobre 2009 - www.observateurduvalenciennois.fr