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©Journal des Flandres - le 16/05/23

Le nom du futur établissement n'est pas encore connu, mais le projet, lui, est déjà tracé. Les activités de la clinique Villette et de la clinique de Flandre vont se regrouper sur le site de la clinique de Flandre, situé à Coudekerque-Branche, pour donner naissance à un établissement plus attractif. Entretien avec Olivier Barriaut, directeur des deux établissements.

D'abord, pouvez-vous nous expliquer, dans les grandes lignes, ce projet de regroupement ? « Le projet consiste en la création d'un nouveau bâtiment, une extension, sur le site de Flandre. L'idée c'est de rapatrier l'ensemble des activités de Villette sur le site de Flandre. »

En quoi va consister cet agrandissement ? « Il y aura l'agrandissement du bloc opératoire, ce qui donnera 13blocs opératoires sur le site de Flandre. Ce qui équivaut au cumul des deux établissements, il y en a déjàsept sur Flandre et on en construitsix sur la nouvelle extension qui correspond à ceux deVillette. »

Pour le patient, cet agrandissement est une bonne nouvelle ? « Oui. Lefait de regrouper permettra d'avoir une gestion plus simple et plussouple qu'actuellement, entre les deux établissements. La distance empêche le développement. L'intérêt de tout regrouper propose une offre de service plus complète surun même site pour le patient. Alors qu'actuellement il y a beaucoup de transferts de patients entre les deux établissements. On facilitera les parcours de soins. Ensuite, cela permettra de créer des pôles d'excellence, parce qu'en regroupant les médecins sur un même site nous permettra d'améliorer nos filières, nos pratiques. L'idée c'est que le patient se sente bien dans le nouveau bâtiment. Il faut qu'on ait des espaces aérés. »

Financièrement, le fait de tout regrouper permettra certainement de à l'établissement de faire des économies ? « Oui. Celapermettrade mutualiser nos investissements, parce que malheureusement je suis obligé de multiplier par deux les investissements avec des fois des matériels qui ne sont pas utilisés à 100%. L'économie engendrée nous permettra d'investir dans d'autres matériels, chirurgicaux mais aussi médicaux à l'attention des patients. L'objectif c'est d'optimiser les coûts. Les bâtiments de la clinique Villette et Flandre sont des bâtiments qui datent des années 90 avec une isolation thermique qui était sur des critères dépassés. Le nouveau bâtiment va être labellisé Haute Qualité Énergétique. Cela permettra de faire des économies d'énergie. »

Où se situera précisément l'extension ? « L'extension sera entre le bâtiment actuel et le Fort des Pirates. Actuellement il n'y a rien sur cet espace. »

D'autres nouveautés vont arriver sur le site ? « On va créer une salle d'activités physiques adaptée. C'est une spécialité qu'on veut proposer aux patients. Ce sera aussi une nouveauté. L'idée c'est qu'il y aura un coach sportif qui va permettre au patient une remise à l'effort adapté à sa pathologie. C'est ouvert à tous les patients. Cela va lutter contre la sédentarité et il y aura aussi un côté social. Comment je recrée du lien en faisant du sport. On a aussi un projet d'unité de soins non programmée. C'est un projet qu'il faudra qu'on crée et qu'on coordonne avec les acteurs du territoire, notamment le CHD. C'est un peu l'équivalent de la maison de garde ouverte de nuit, mais de jour. C'est tout ce qui ne relève pas de l'urgence. C'est à la fois pour compenser l'absence de médecins traitants et venir en soutien des urgences. L'idée c'est de réduire l'activité des urgences sur des axes de soin qui sont plutôt simples. »

L'une des problématiques du site est le manque de places de parking, y aura-t-il une augmentation du parking ? « Oui, la construction nous permettra d'augmenter le nombre de places de parking. On passera à 383 places de parking, soit le double. Dans notre objectif on veut aussi valoriser les modes de transport alternatif et de profiter de la gratuité des bus. On travaille avec la mairie de Coudekerque-Branche et DK'BUS pour que notre ligne de bus qui est actuellement très mal desservie, passe à toutes les 15 minutes en bus chrono. »

À combien s'élève le coût du projet ? « Le coût sera d'à peu près 30 millions d'euros autofinancé. On n'a pas de subventions particulières pour l'instant. Ce sera supporté par le groupe ELSAN auquel on appartient. »