
Vrai ou faux ?

La santé des femmes est un sujet d’actualité. Beaucoup d'informations circulent sur ce sujet. Mais il y a beaucoup de mésinformations et d’idées reçues autour du corps des femmes, ainsi que des risques et des pathologies auxquels elles sont exposées. Démêlons ensemble le vrai du faux !
La fatigue, les maladies cardiovasculaires, l'ostéoporose, la grossesse, les examens gynécologiques sont souvent l'objet d'affirmations qui ne reflètent pas la réalité !
Par exemple, pourquoi seuls les hommes devraient être concernés par les maladies cardio-vasculaires ? Dans ce dossier réalisé par un journaliste santé et qui s'appuie sur l'expertise médicale d'Elsan, faisons ensemble un tour d'horizon de ces idées reçues qui ont la vie dure !
Gynécologie
Dois-je faire un frottis seulement lorsque j'ai des symptômes ?

Qu'est-ce qu'un frottis ?
Un frottis est un examen gynécologique : il consiste à prélever des cellules du col de l'utérus. Quel est son but ? Ces cellules sont envoyées dans un laboratoire afin de les analyser. On parle de frottis cervical ou de frottis du col utérin. Ce geste médical fait partie des examens proposés pour dépister et prévenir la survenue du cancer du col de l'utérus.

Comment se déroule un frottis ?
Le frottis se réalise une fois que vous êtes installée sur une table d'examen. Cet examen ne peut être réalisé qu'avec votre accord. Il ne dure que quelques minutes.
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Il consiste à introduire un instrument appelé speculum dans le vagin si besoin en utilisant un gel lubrifiant pour éviter toute douleur.
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Le speculum sert à écarter les lèvres de la vulve.
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On peut ainsi introduire une petite spatule qui servira au recueil des cellules à la surface du col utérin. Ces cellules sont disposées sur une lame de verre à des fins d'analyse.
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Le ou la professionnelle de santé peut aussi utiliser un écouvillon ou une petite brosse selon le type de cellules qu'il ou elle souhaite récupérer, plus ou moins situées profondément dans le col.
À quoi sert un frottis ?
Le frottis permet de récupérer des cellules afin de déterminer si certaines d'entre elles sont anormales. Il permet aussi de déterminer si l'on retrouve ou non des traces de la présence du virus HPV (virus du papillomavirus humain). En effet, le cancer du col de l'utérus est presque à 100% causé par une infection au papillomavirus. En cas d'anomalie, d'autres examens vous seront proposés afin de poser un diagnostic précis.
À quelle fréquence faire un frottis ?
Les autorités sanitaires conseillent de réaliser un frottis régulièrement. Le dépistage du cancer du col de l'utérus se décline en tranches d'âge :
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Entre 25 et 29 ans : deux premiers frottis à 1 an d'intervalle, puis un 3e frottis (si les résultats sont normaux) 3 ans après.
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Entre 30 et 65 ans : un frottis 3 ans après le dernier frottis, puis tous les 5 ans jusqu'à 65 ans.
Alors dois-je attendre d'avoir des symptômes pour faire un frottis ?
Le frottis est un examen proposé dans le cadre du dépistage du cancer du col de l'utérus. Bien que vous puissiez réaliser cet examen en cas de souci médical, il est recommandé de le faire régulièrement entre 25 et 65 ans et de ne pas attendre d'avoir des symptômes pour le faire. En effet, cet examen est justement réalisé pour vous éviter d'avoir des symptômes en lien avec le cancer du col de l'utérus.
Et si j'ai des symptômes, puis-je faire un frottis ?
Votre médecin déterminera si vous avez besoin de réaliser un frottis selon le type de symptôme que vous présentez. Vous pouvez en parler avec votre médecin.
>>> Le dépistage régulier, par frottis, est donc recommandé en l'absence de signes ! ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
-
Frottis, mise à jour 2/12/2025
-
Dépistage du cancer du col de l'utérus, mise à jour 21/05/2025
-
Colposcopie, mise à jour 2/12/2025
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Cancer du col de l'utérus, mise à jour 28/05/2025
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
La ménopause vient de commencer ; autant se préparer au pire…

Statistiques : à chacune sa ménopause !
À l’instar de la plupart des états physiologiques, la ménopause implique les mêmes changements chez toutes les femmes ; elles ne la vivent pas de la même manière pour autant. Il a notamment été relevé que : 87 % des femmes en présentent au moins un symptôme en plus de l’arrêt des règles, qu'elle se manifeste entre 51 et 54 ans chez 83 % d’entre elles et que 40 à 70 % des concernées souffrent de bouffées de chaleur.
Si ces chiffres avancés par l’Inserm et le DU FMC Santé de la femme cernent bel et bien des constantes, ils révèlent également des variables discrètes mais significatives.
- En Afrique, l’âge moyen de la ménopause se situe autour de 53 ans, pour 50 à 51 au niveau global.
- L’âge auquel elle se contracte dépend à 63 % de facteurs génétiques pour 37 % de facteurs environnementaux ;
- Les bouffées de chaleur se ressentent pendant 7,4 ans en moyenne, alors que les symptômes peuvent durer jusqu’à plus de 10 ans ;
- 20 à 25 % des femmes en souffrent d’une forme sévère, cumulant la quasi-intégralité des symptômes sous leur forme la plus intense.

Intensité des symptômes
Les symptômes liés à la ménopause présentent en effet divers degrés d’intensité déterminants pour chaque femme. Parmi les plus courants s’observent : l’altération du cycle de sommeil, les variations d’humeur, la fatigue, la prise de poids, les douleurs articulaires, la sécheresse vaginale et divers autres troubles génito-urinaires, la chute de la libido, les sueurs nocturnes, et, enfin, les fameuses bouffées de chaleur.
Ces dernières présentent les valeurs de fréquence et d’intensité les plus variables, ce qui n’est pas sans raison. De par sa nature de transition physiologique, la ménopause et ses symptômes sont particulièrement influencés par l’hygiène de vie et les antécédents de santé de chaque patiente.
Des facteurs de risque déterminants
Tout un ensemble de facteurs influencent directement le système cardiovasculaire et neurologique des femmes, du fait de la diminution de la production d’œstrogènes par l’organisme lors de la préménopause. Que viennent d’autant plus impacter le tabagisme, un manque d’activité physique, un stress chronique de longue traîne, des antécédents de dépression, certaines comorbidités (maladies auto-immunes, thyroïde…).
La spécificité de ces critères dépendant du passif de chaque femme, les risques de complications de la ménopause dépendent par conséquent d’une multitude de facteurs. Un certain nombre de cas s’apparentent à une période certes gênante, mais n'impactant pas forcément la qualité de vie.
Comment traiter médicalement la ménopause ?
La ménopause peut en effet impacter significativement la santé des femmes, puisqu’on la trouve à l’origine d’une ostéoporose chez 23 % des Européennes et qu’on la soupçonne d’être à l’origine de nombreux accidents cardiovasculaires, première cause de mortalité chez la femme de plus de 65 ans. Ce même alors qu’existe le traitement hormonal de la ménopause (THM), utilisé par seulement 7 % des patientes en France en 2022 (contre 35 % en 2001). La gestion du stress et l’arrêt du tabac et de l’alcool contribuent fortement à atténuer l’aggravation des symptômes de la ménopause. Ils peuvent toutefois s’avérer insuffisants dans le cas de formes sévères, car trop peu régulées par le THM, en regard de la chute des prescriptions observée ces 25 dernières années.
>>> La ménopause est bel et bien à l'origine de symptômes incommodants, mais leur intensité varie selon les profils et peuvent même ne pas se manifester ✖️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
-
Ménopause, mise à jour 11/03/2026
-
Traitement hormonal de la ménopause, mise à jour 02/03/2026
-
Endométriose, ménopause cancer : sortons des tabous, mise à jour 24/06/2026
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Lothaire Berthier, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
J'ai mal à chaque cycle, c'est comme ça pour toutes les femmes...

Alors, avoir mal pendant ses règles est-il vraiment normal ? ce que dit la médecine
Des douleurs légères à modérées en début des règles portent un nom, la dysménorrhée. Selon ameli.fr, entre 50 et 70 % des adolescentes en souffrent, de façon permanente ou occasionnelle. Cette fréquence diminue ensuite, généralement après 18 ans.
Concrètement, que se passe-t-il dans le corps ?
Chaque mois, au moment des règles, la muqueuse utérine libère des substances appelées prostaglandines. Leur rôle est de déclencher les contractions qui facilitent l’expulsion de la partie superficielle de l’endomètre (muqueuse de l’utérus). Le problème survient quand l'organisme en produit trop. Les contractions deviennent alors plus fréquentes que la normale, comprimant les petits vaisseaux sanguins de l'utérus. Cette compression réduit temporairement l'apport en oxygène au muscle utérin (hypoxie), ce qui provoque les douleurs similaires à une crampe musculaire après un effort trop intense.
Cette forme de dysménorrhée est dite primaire, car elle n'est pas liée à une maladie gynécologique sous-jacente. Elle dure généralement de 1 à 3 jours, avec un pic d'intensité au cours des premières 24 heures, avant de s'atténuer spontanément. Dans ce contexte, la douleur s'inscrit dans un processus physiologique normal et sans gravité, même si elle peut être particulièrement intense et altérer le quotidien de certaines femmes.

Première cause d’absentéisme scolaire chez les adolescentes
« C'est normal d'avoir mal, c'est comme ça, il faut faire avec. » Cette phrase, des millions de femmes l'ont entendue au moins une fois au cours de leur vie. Et pourtant, des règles douloureuses ne sont pas toujours anodines et peuvent avoir un impact réel sur le quotidien. Selon l'Assurance Maladie, les douleurs menstruelles constituent la première cause d'absentéisme scolaire chez les adolescentes et d'absentéisme professionnel chez les jeunes femmes.
Aujourd’hui encore, de nombreuses femmes continuent de souffrir en silence, convaincues que ces douleurs sont inévitables et qu'il suffit de les supporter avec un antidouleur ou une bouillotte. Une enquête Ipsos réalisée pour la Fédération Hospitalière de France en 2025 le confirme :
- 51 % des femmes estiment que leurs symptômes ont déjà été minimisés par un professionnel de santé, parce qu'elles étaient des femmes
- 42 % rapportent que des symptômes physiques ont été attribués à des causes psychologiques ou hormonales, sans investigation plus poussée
- 49 % des femmes finissent, à force, par sous-estimer elles-mêmes leur propre niveau de douleur
Or, lorsqu'elles deviennent intenses ou handicapantes, ces douleurs peuvent révéler une maladie gynécologique qui mérite une véritable prise en charge.
La dysménorrhée secondaire : là où l'idée reçue devient dangereuse
Lorsque les douleurs de règles apparaissent chez une femme qui avait jusque-là des règles peu ou pas douloureuses, on parle de dysménorrhée secondaire.
Contrairement à la dysménorrhée primaire, elles ne sont plus uniquement liées aux contractions naturelles de l'utérus, mais constituent le symptôme d’une maladie nécessitant d'être identifiée.
L' endométriose en est la cause la plus fréquente. Cette maladie inflammatoire chronique se caractérise par le développement d'un tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l'utérus et concernerait environ une femme sur dix en âge de procréer. Mais d’autres pathologies peuvent également provoquer ces douleurs :
- l' adénomyose, où le même type de tissu que l’endométriose s'infiltre cette fois à l'intérieur du muscle utérin
- le fibrome utérin, une tumeur bénigne qui se développe dans la paroi de l'utérus
- une malformation utérovaginale, une anomalie de la structure de l'utérus ou du vagin, présente depuis la naissance
- une sténose cervicale, un rétrécissement du col de l'utérus qui gêne l'écoulement des règles
- un dispositif intra-utérin (DIU), en particulier au cuivre, qui peut favoriser des règles plus douloureuses
- plus rarement, une maladie inflammatoire pelvienne, des kystes ou tumeurs de l'ovaire, ou des adhérences intra-utérines
Quels symptômes doivent alerter et que faire en cas de règles douloureuses ?
Certains signes distinguent une dysménorrhée sans gravité d'une douleur qui mérite un avis médical :
- Des douleurs qui s'intensifient au fil des cycles, ou qui apparaissent après des règles jusque-là peu douloureuses
- Des règles très abondantes ( ménorragie), prolongées au-delà de 7 jours, parfois avec des caillots
- Des saignements en dehors des règles ( métrorragie)
- Des douleurs pendant les rapports sexuels ( dyspareunie)
- Une fatigue intense, un essoufflement, des signes évoquant une anémie
Parler de ses douleurs à son médecin traitant, sa sage-femme ou son gynécologue permet d'évaluer si un bilan est nécessaire. En première intention, les anti-inflammatoires non stéroïdiens soulagent efficacement la plupart des dysménorrhées primaires. Si les douleurs persistent, s'intensifient ou s'accompagnent d'autres symptômes, une échographie pelvienne est généralement proposée pour rechercher une cause sous-jacente.
>>> Avoir un peu mal pendant ses règles est fréquent, mais des douleurs intenses ou qui s'aggravent ne doivent jamais être considérées comme normales✖️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
- Menstruations : tout savoir sur les règles, mise à jour le 23/04/2026
- Phase lutéale ou la dernière phase du cycle menstruel, mise à jour le 20/04/2026
- La phase folliculaire du cycle menstruel, mise à jour le 22/04/2026
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par une rédactrice experte santé et SEO (EEAT et YMYL), Meryem Lamlih et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
J'ai été vaccinée jeune, mon frottis n'est plus vraiment utile...

Pourquoi le dépistage du HPV reste indispensable même après la vaccination ?
Le dépistage reste indispensable après la vaccination contre le HPV, car aucun vaccin ne protège contre l'ensemble des papillomavirus humains à haut risque. À ce jour, près de 200 types de HPV ont été identifiés, dont une quarantaine infectent la région anogénitale. Parmi eux, une douzaine sont considérés comme à haut risque, car ils peuvent être à l'origine de cancers.
En France, le vaccin de référence, Gardasil 9, protège contre neuf types de HPV, dont sept à haut risque (16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58), responsables de la grande majorité des cancers liés au HPV. Cette protection est très élevée, mais elle ne couvre pas tous les types de papillomavirus humain susceptibles de provoquer des lésions précancéreuses ou un cancer.
Par ailleurs, la vaccination est avant tout préventive, elle est la plus efficace lorsqu'elle est réalisée avant toute exposition au virus, idéalement avant les premiers rapports sexuels. En revanche, elle ne permet ni d'éliminer une infection déjà présente ni de traiter des lésions existantes. C'est pourquoi les femmes vaccinées ou non sont invitées à participer au dépistage du cancer du col de l'utérus, qui permet de détecter précocement les lésions précancéreuses et les cancers avant l'apparition des symptômes.

Une infection responsable de 90 % des cas de cancer du col de l'utérus
Le papillomavirus humain est l' infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente. Discrète, souvent silencieuse, elle est pourtant à l'origine de 9 cancers du col de l'utérus sur 10, selon la Fondation ARC. En France, chaque année :
- environ 3 000 nouvelles femmes sont diagnostiquées ;
- près de 1 000 femmes en décèdent ;
- plus largement, 6 400 cancers au total sont attribuables aux infections à HPV, tous sexes et toutes localisations confondus (bouche, gorge, anus, etc.).
À quel rythme se faire dépister du HPV quand on est vaccinée ?
En France, le dépistage du cancer du col de l'utérus est recommandé pour toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, qu'elles soient vaccinées contre le papillomavirus humain ou non.
Le rythme du dépistage dépend de l'âge :
- Entre 25 et 29 ans : un examen cytologique ( frottis) est recommandé pour analyser les cellules recueillies au niveau du col de l'utérus et rechercher d'éventuelles anomalies. Deux premiers frottis sont réalisés à un an d'intervalle, puis, si les résultats sont normaux, un frottis est effectué tous les 3 ans.
- Entre 30 et 65 ans : le dépistage repose également sur un frottis (prélèvement cervico-utérin), mais l'échantillon sert cette fois à réaliser un test HPV, qui recherche directement la présence du virus. Après un premier test négatif, il est recommandé de le renouveler tous les 5 ans.
Le dépistage reste recommandé même après la ménopause et même pendant la grossesse, quel que soit le statut vaccinal.
>>> La vaccination réduit fortement le risque, mais ne couvre pas tous les types de HPV : le dépistage reste indispensable, vaccinée ou non✖️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
- Cancer de l'utérus
- Dépistage du cancer du col de l’utérus : participation et leviers d’amélioration, mise à jour le 09/03/2026
- Calendrier vaccinal 2026, mise à jour le 12/02/2026
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par une rédactrice experte santé et SEO (EEAT et YMYL), Meryem Lamlih et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Cardiologie
Ce sont surtout les hommes qui ont des maladies cardiovasculaires !

Deuxième cause de mortalité en France
Les maladies cardio-vasculaires représentent la 2e cause de mortalité en France, après le cancer : on déplore 140 000 décès chaque année (données de 2022 publiées en 2025) dont environ 70 000 femmes (200 femmes par jour !). Chaque année, selon Santé publique France, plus d'un million d'adultes sont hospitalisés en raison de problèmes cardiovasculaires.
Un écart qui se réduit de plus en plus entre les hommes et les femmes !
En outre, "l'écart entre les hommes et les femmes" a tendance à se réduire et cette situation se fait en défaveur des femmes. Celles-ci adopteraient de plus en plus de comportements considérés comme préjudiciables pour la santé (tabac, alcool). Ainsi, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 4 mars 2025, seuls 11.2% de la population présenterait une santé cardiovasculaire idéale : 8.6% des hommes et 13.7% des femmes.
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27,4% des hommes sont des fumeurs quotidiens contre 21.7% des femmes.
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47.3% des femmes n'atteignent pas les recommandations d'activité physique contre 29.4% des hommes.

Facteurs de risque spécifiques
Pour la Dr Claire Mounier-Véhier, cardiologue à l'Institut Cœur Poumon du CHU de Lille, cofondatrice d'Agir pour le cœur des femmes, il existe plusieurs facteurs de risque cardio-vasculaire chez les femmes. Le tabac et le cholestérol sont des facteurs de risque communs aux hommes et femmes. Il y en d'autres qui sont plus spécifiques aux femmes :
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la ménopause
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la contraception avec œstrogènes,
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le syndrome des ovaires polykystiques,
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l'endométriose,
>>> Les femmes sont tout autant concernées par les maladies cardiovasculaires ! ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
-
Contraception, mise à jour 2/12/2025
-
Syndrome des ovaires polykystiques, mise à jour 2/12/2025
-
Endométriose, mise à jour 8/12/2025
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
À mon âge, j'ai un système cardiovasculaire en béton !

Des causes sur le long terme… Mais pas uniquement !
Les facteurs de risque propres à l’infarctus du myocarde relèvent pour la plupart de l’hygiène de vie ; ils se manifestent donc sur le long terme. Une liste non exhaustive citerait notamment :
- le tabagisme ;
- son mélange avec la pilule contraceptive ;
- la consommation d’alcool ;
- le stress psychosocial ;
- le manque d’activité physique/la sédentarité ;
- les comorbidités telles que le diabète ou l’hypertension artérielle ;
- une alimentation déséquilibrée.
D’aucunes entités associatives ne manquent pourtant de relever un changement significatif du mode de vie des jeunes femmes. « En vivant au même rythme que les hommes, elles en ont adopté les mêmes mauvaises habitudes d’hygiène de vie qui vont faire le lit des maladies cardio-vasculaires. […] Ce mode de vie a entraîné une diminution de la protection vasculaire que leur assuraient leurs hormones naturelles avant la ménopause », souligne la Fondation Agir pour le cœur des femmes.
Les femmes : sujets cardiovasculaires à risque
Un changement loin d’être anodin dans la mesure où le profil biologique de la femme s’expose à davantage de risques cardiovasculaires. Et pour cause :
- Après 50 ans, leurs taux de glycémie et de cholestérol sont largement supérieurs du fait de la ménopause.
- Elles sont davantage exposées aux maladies inflammatoires et auto-immunes, qui influent sur les facteurs de formation de caillots sanguins.
- Certaines de leurs particularités anatomiques (artères mammaires) constituent une interaction factorielle supplémentaire avec le système cardiovasculaire.
- L’infarctus dépend en partie de comorbidités gynécologiques (syndrome des ovaires polykystiques, endométriose).
Enfin et malheureusement, les violences faites aux femmes influent directement sur leur stress psychosocial.

Une incidence en hausse… À tous les âges
Une étude publiée en 2016 révélait, de fait, que le taux d’hospitalisation pour un infarctus augmente annuellement de 5 % chez les femmes de 45 à 54 ans. Rappelons que le premier infarctus chez les femmes se manifeste aux alentours de 65 ans ; or, aujourd’hui, un de leurs infarctus sur quatre survient avant cette médiane, contre un sur six il y a environ 20 ans. Soit une hausse d’environ 25 %. Le même phénomène s’observe en parallèle aux États-Unis : entre 2010 et 2014, les hospitalisations de patients entre 35 et 54 ans étaient passées de 21 à 31% pour les femmes, contre 30 à 33 % pour les hommes.
De surcroît, le risque de décès à l’hôpital par suite d’un infarctus demeure deux fois plus élevé chez les femmes. Entre 2011 et 2022, 3,1% des femmes de moins de 55 ans sont décédées par suite de leur premier STEMI (forme d’infarctus la plus grave et mortelle), contre 2,6 % pour les hommes. Il faut dire qu’un phénomène demeure stable entre tous, et ce quel que soit l’âge : plusieurs de ses symptômes spécifiques aux femmes demeurent largement sous-évalués. Essoufflement, douleur aiguë en haut du dos, troubles digestifs récurrents… Évoquent instinctivement d’autres types de pathologies.
Vers un dépistage précoce ?
Face à cette augmentation préoccupante des infarctus chez les femmes, y compris chez les plus jeunes, la question d’un dépistage plus précoce et plus adapté se pose désormais avec insistance. Les professionnels de santé s’accordent de plus en plus à dire que les outils et les recommandations actuels ne suffisent plus à identifier, à temps, les femmes à risque. Que ce soit à cause de leurs facteurs de risque spécifiques encore en marge des schémas de dépistage.
Un dépistage précoce impliquerait donc :
- Une meilleure sensibilisation des femmes et des médecins aux signes d’alerte qui leur sont propres.
- Un interrogatoire plus précis, prenant systématiquement en compte le passif gynécologique, les antécédents de stress ou de violences, l’usage du tabac associé à la contraception et les comorbidités ;
- Une surveillance cardiologique anticipée, notamment dès l’apparition d’un facteur aggravant ;
- Un recours élargi à certains examens non invasifs, comme l’ECG, l’échographie cardiaque ou la mesure du score calcique, lorsque le profil de risque le justifie, quel que soit l’âge.
Il est aujourd’hui évident que les infarctus féminins ont traversé les barrières de l’âge et nécessitent une prévention adaptée. Détecter plus tôt les profils à risque permettrait d’éviter de nombreux drames et de réduire la surmortalité féminine encore trop présente aujourd’hui.
>>> Chez les femmes, l'infarctus touche principalement les personnes de 65 ans et plus, mais il peut survenir à tous les âges ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
- Infarctus du myocarde (crise cardiaque), mise à jour 12/12/2025
- Cœur : comment prévenir les maladies cardiovasculaires chez la femme ?, mise à jour 24/03/2026
- Douleur thoracique chez la femme : symptômes crise cardiaque de la femme, mise à jour 24/03/2026
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur SEO médical, Lothaire BERTHIER, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Elles peuvent révéler un trouble du rythme nécessitant un bilan !
Non, les palpitations ne sont pas seulement le signe d’une anxiété. Elles peuvent être tout à fait anodines. Mais elles peuvent être aussi le signe d’une maladie. Savez-vous que les femmes enceintes peuvent avoir des palpitations ?
Qu’est-ce que les palpitations ?
Les palpitations cardiaques signalent un cœur qui semble battre trop vite ou de manière irrégulière. De nombreux facteurs sont en cause. Elles peuvent angoisser les personnes qui les ressentent. Selon l’ Assurance maladie, elles sont souvent bénignes surtout si elles surviennent après un effort physique ou une émotion. Mais elles peuvent aussi révéler des problèmes cardiaques plus sérieux.

Les palpitations de la femme enceinte
Le rythme cardiaque se modifie durant la grossesse et la femme enceinte peut ressentir des palpitations. Cela est en lien avec les modifications hormonales mais aussi avec le fait que le volume de sang est augmenté durant la gestation.
Causes des palpitations
Il existe de multiples causes de palpitation. Elles peuvent être provoquées par :
- L’alcool ;
- Le tabac ;
- Les drogues ;
- Le stress ;
- L’anxiété ;
- La dépression ;
- Certains médicaments (traitement de l’asthme, de l’hypertension, antihistaminiques…) ;
- La déshydratation ;
- La fièvre ;
- L’hyperthyroïdie ;
- Le manque de potassium ;
- L’anémie ;
- L’hypoglycémie en cas de diabète…
Maladies du cœur
En cas de maladie du cœur, des palpitations peuvent se présenter. Elles peuvent être le signe :
D’un trouble du rythme et de la conduction cardiaque ;
D’une fibrillation auriculaire ou atriale.
Elles peuvent être la marque de ces pathologies :
- Angine de poitrine ;
- Séquelles d’un infarctus du myocarde ;
- Embolie pulmonaire ;
- Insuffisance cardiaque ;
- Anomalie d’une valve du cœur.
>>> Les palpitations ont plusieurs causes dont l’anxiété. Elles peuvent arriver après une course ou une émotion, se manifester au cours de la grossesse. Mais les palpitations peuvent aussi avoir une cause plus sérieuse : seul un examen médical est à même de vous indiquer la cause et sa gravité éventuelle. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin ! ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
-
Palpitations, mise à jour 13/09/2023,
-
Comment prévenir les maladies cardio-vasculaires chez la femme ?, mise à jour 29/09/2025.
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Ma tension est un peu haute, mais c'est surtout un truc d'hommes, non ?

Une maladie moins fréquente mais tout aussi grave
Parce qu'elle est moins fréquente chez les femmes avant la ménopause, l' hypertension artérielle est encore trop souvent perçue comme une maladie « masculine ». Pourtant, cette différence de fréquence ne reflète en rien sa gravité. Une fois installée, l'hypertension expose les femmes aux mêmes complications cardiovasculaires que les hommes :
- accident vasculaire cérébral (AVC), ischémique ou hémorragique
- infarctus du myocarde
- insuffisance cardiaque
- insuffisance rénale chronique
- troubles cognitifs et des atteintes de la rétine

Un risque encore sous-estimé, y compris par les femmes elles-mêmes
Cette idée reçue n'est pas sans conséquence, en minimisant le risque cardiovasculaire féminin, elle peut retarder le dépistage, le diagnostic et la prise en charge de l'hypertension, alors même que les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de mortalité féminine en France, loin devant le cancer du sein selon l'Assurance Maladie. Un sondage réalisé en 2023 pour la Fédération Française de Cardiologie révèle que près d’une femme sur deux âgée de 18 à 25 ans pense, à tort, que les maladies cardiovasculaires touchent avant tout les hommes.
De plus, une étude publiée dans la revue scientifique américaine Hypertension menée sur plus de 26 000 participants suivis pendant plusieurs années, apporte un éclairage complémentaire : à chaque hausse de 10 mmHg de tension artérielle, le risque d'AVC augmenterait environ deux fois plus vite chez la femme que chez l'homme. Ces résultats interrogent la nécessité d'une surveillance tensionnelle encore plus rigoureuse chez les femmes.
Les facteurs de risque de l'hypertension artérielle sont-ils les mêmes chez les femmes ?
Au-delà des facteurs de risque communs aux deux sexes (tabagisme, sédentarité, alimentation déséquilibrée, surpoids et obésité, alcool, consommation de drogues, cholestérol élevé, diabète, etc.), la femme cumule des facteurs de risques de l’HTA qui lui sont propres :
- La contraception hormonale œstroprogestative, dont le risque cardiovasculaire est renforcé en cas de tabagisme associé
- La ménopause, dont la chute des œstrogènes favorise l'augmentation de la tension artérielle et l'accélération de l'athérosclérose
- Certaines maladies hormonodépendantes : l'endométriose, le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP, anciennement SOPK), l'insuffisance ovarienne prématurée et les antécédents de cancer du sein sont associés à une augmentation du risque cardiovasculaire
- La pré-éclampsie, une hypertension gravidique associée à la présence de protéines dans les urines : elle concerne environ 2 % des grossesses en France et multiplie par 1,7 à 2,5 le risque ultérieur de maladie coronarienne
- Le diabète gestationnel : au-delà du risque de développer un diabète de type 2 après la grossesse, il augmente de 21 % le risque d'accident vasculaire cérébral à long terme
- Les maladies inflammatoires et auto-immunes, plus fréquentes chez la femme, qui influencent les mécanismes de formation des caillots sanguins
Comment prévenir et dépister l'HTA chez la femme ?
Faire mesurer sa tension artérielle à chaque consultation, notamment au cours de la grossesse, en cas de contraception hormonale ou à l'approche de la ménopause permet de dépister une éventuelle hypertension. Votre médecin vous proposera le cas échéant un suivi adapté. Vous pouvez réaliser une mesure de votre tension notamment en pharmacie. La tension normale doit être inférieure à 135/85 (hors du cabinet médical). Si votre tension est plus haute, consultez pour vérifier votre tension et obtenir des conseils.
>>> L'hypertension ne fait pas de différence entre les sexes : elle expose les femmes aux mêmes complications cardiovasculaires graves que les hommes ✖️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
- Hypertension artérielle pulmonaire
- Journée internationale d’action pour la santé des femmes, mise à jour le 28/05/2026
- Journée mondiale de l'hypertension artérielle
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par une rédactrice experte santé et SEO (EEAT et YMYL), Meryem Lamlih et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
PMA & Maternité
Le diagnostic est tombé ; je n’ai plus qu’à faire une croix sur la maternité …

La maladie hormonale la plus répandue chez la femme
Touchant entre 8 et 13% des femmes en âge de procréer selon l’OMS, le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP, anciennement SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques) est le trouble endocrinien le plus courant chez les femmes. Alors même que 70% des cas ne seraient pas diagnostiqués ! Le SOPK représente donc un enjeu de santé publique. Une étude taïwanaise parue dans la revue Annals of Internal Medicine faisait en effet état, début 2024, d’un risque de suicide 8 fois plus élevé chez les femmes atteintes.
Des symptômes nombreux…
Les symptômes constitutifs du SMOP apparaissent pourtant généralement dès la puberté, au moment des premières règles, et sont facilement identifiables. Ils incluent fréquemment :
- Une surproduction d’hormones androgènes, tout particulièrement de testostérone, impliquant notamment :
- de l’hyperpilosité,
- une chute capillaire précoce,
- de l’acné inflammatoire et une peau naturellement plus grasse ;
- De la fatigue persistante ;
- Des troubles métaboliques fréquents, parmi lesquels :
- l'insulinorésistance,
- la tendance au surpoids (ainsi qu’à l’obésité),
- ainsi qu’au diabète,
- l’hypertension artérielle ;
- Des cycles menstruels irréguliers, voire inexistants ;
- L’absence d’ovulation, conduisant justement à la fertilité ;
- De l’anxiété chronique et une humeur dépressive, accentuée par la gravité des symptômes ci-avant listés.
Au cumul, ces derniers peuvent devenir particulièrement handicapants dans la vie courante et rajouter une pression supplémentaire chez les patientes qui en souffrent. À plus forte raison que l’origine génétique qui lui est attribuée n’est pas entièrement avérée, et que la cause de son apparition demeure encore assez largement inconnue aujourd’hui.
… mais pas systématiques !
Pour autant, non seulement l’intensité de ces symptômes varie sensiblement d’une personne à l’autre, mais tous, par ailleurs, ne sont pas toujours présents à la fois, et ils peuvent même évoluer. Concernant l’infertilité, par exemple :
- 50% des patientes atteintes n’ont jamais eu de grossesse (infertilité primaire) ;
- 25% ne peuvent plus tomber enceinte après un premier accouchement (parfois plus) (infertilité secondaire).
Cela implique, dans un premier temps, que l’infertilité n’est pas nécessairement l’apanage du SMOP – bien qu’il en représente la première cause en France. Une patiente ne présentant pas de dysovulation peut donc tomber enceinte sans difficultés. D’où l’importance de surveiller étroitement l’évolution de la pathologie grâce à des consultations de suivi régulières.
Tomber enceinte malgré l’infertilité ?
Par ailleurs, une patiente souffrant de la dysovulation liée au SMOP peut nonobstant tomber bel et bien enceinte, à condition qu’il en soit le seul facteur ! À l’instar des autres symptômes, cette possibilité repose sur un traitement palliatif : il ne relance pas définitivement le cycle hormonal, mais stimule l’ovulation de manière à créer une fenêtre propice à l’insémination. Les possibilités incluent :
- Un traitement médicamenteux, à base de :
- citrate de clomifène,
- gonadotrophines exogènes (injectables en deuxième intention),
- inhibiteurs de l’aromatase ;
- Un traitement chirurgical (assistance médicale à la procréation), dont :
- l'insémination artificielle ;
- la fécondation in vitro, dont avec micro-injection ;
- plus rarement, un don d’embryon.
Grossesse : rester vigilante !
Le SOMP demeure toutefois un facteur aggravant envers les complications liées à la grossesse, notamment en cas d’obésité ou de surpoids. Avec un risque accru :
- d'accouchement avant terme ;
- de diabète gestationnel (dû à l’insulinorésistance) ;
- de prééclampsie (résultant généralement de l’hypertension artérielle).
Le SMOP est certes incurable, il demeure parfaitement possible de vivre avec grâce à un suivi régulier et des traitements palliatifs ciblés. Pensez systématiquement à demander conseil à votre gynécologue ou votre médecin traitant.
>>>L'infertilité n’est pas la stérilité et, dans de nombreux cas, il existe des solutions appropriées ! ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
- PMA ou AMP : informations et conseils,
- SMOP (Syndrome métabolique ovarien polyendocrinien) mise à jour 7/11/2025
- IST ou MST, 7/11/2025
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur web SEO, Lothaire Berthier, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
La dépression post-partum, ça passe… il faut juste être patiente !

Baby blues et dépression post-partum : rien à voir !
Le baby blues est décrit comme un trouble de l'humeur passager. Il concernerait de 50 à 80 % des femmes venant d'accoucher. Il apparaît souvent entre 2 et 5 jours après l'accouchement et disparaît totalement en deux semaines. Ces symptômes peuvent apparaître :
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troubles de l'humeur ;
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irritabilité ;
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fatigue ;
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difficultés à dormir ;
-
anxiété.
Ces difficultés sont reliées au fait que la maman est amenée à s'adapter à sa nouvelle situation. Elles peuvent aussi s'expliquer par la chute brutale des hormones, par un trop plein d'émotions et par la confrontation avec cette nouvelle réalité.

Dépression post-partum : un grave trouble de l'humeur
La dépression post-partum concerne environ 16% des femmes deux mois après leur accouchement (enquête périnatale 2021). Ce trouble grave de l'humeur peut survenir même si, en apparence, tout va bien. Il peut s'expliquer par :
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des difficultés (conflits, solitude, manque de soutien),
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un accouchement vécu comme traumatisant,
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un état de santé précaire,
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une séparation mère-enfant (bébé hospitalisé notamment).
La dépression post-partum peut survenir dans l'année qui suit la naissance, plus particulièrement entre le 2e et le 6e mois. Cette situation nécessite une prise en charge rapide dans l’intérêt à la fois de la mère et de l’enfant.
Comment savoir si vous êtes en dépression post-partum ?
Un certain nombre de signes peuvent vous faire penser à une dépression post-partum :
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ne pas se sentir à la hauteur et culpabiliser,
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ne pas se sentir capable de s'occuper de son bébé,
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être irritable,
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éprouver du rejet pour l'enfant,
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grande anxiété,
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découragement,
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perte d'appétit...
L'Assurance maladie propose un questionnaire pour les parents ou futurs parents afin d' évaluer leur bien-être émotionnel. Il ne s'adresse pas qu'aux mamans car l'entourage, en particulier les conjoints et conjointes, peut être concerné N'attendez pas pour demander de l'aide et n'hésitez pas à consulter !
>>> La dépression post partum n'est pas juste un baby blues plus fort. C'est un véritable problème de santé qu’il faut prendre au sérieux et traiter sans tarder pour que les choses rentrent dans l’ordre ! ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
-
Dépression post-partum, mise à jour 8/12/2025,
-
Parcours maternité, mise à jour 9/01/2026,
-
Dossier maternité, mise à jour 2/12/2025.
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

De nombreuses causes sont traitables
L’infertilité n’est pas la stérilité et peut être prise en charge dans bien des cas. On ne peut donc pas affirmer qu’elle est toujours définitive.
Qu’est-ce que l’infertilité ?
L’infertilité a une définition très précise : on parle d’infertilité lorsqu’un couple ne parvient pas à avoir d’enfant après 12 à 24 mois de rapports sexuels réguliers (2 à 3 fois par semaine) et sans contraception.

Probabilité de 25%
La probabilité mensuelle d’obtenir une grossesse est de 25 % pour un couple hétérosexuel fertile et âgé de 25 ans, rappelle l’ Assurance maladie. Il est donc logique qu’il faille parfois plusieurs mois pour parvenir à une conception.
Tous responsables
En outre, l’infertilité trouve sa cause chez la femme, chez l’homme ou même chez les deux à la fois, dans 75 % des cas environ. Ce qui fait qu’elle peut ne pas être expliquée dans environ 25 %.
Les causes connues
Parmi les causes connues de l’infertilité l’on trouve :
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L’âge ;
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Le tabac ;
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L’alcool ;
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Les drogues ;
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Le surpoids ;
-
Des facteurs environnementaux comme certains pesticides et perturbateurs endocriniens…
Chez les hommes, en particulier, on peut rencontrer ces situations spécifiques les plus fréquentes qui peuvent se cumuler :
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Une oligospermie : baisse du nombre de spermatozoïdes,
-
Une athénospermie : une baisse de la mobilité des spermatozoïdes,
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Une tératospermie : un taux important de spermatozoïdes anormaux.
Chez les femmes, en particulier, on peut rencontrer des situations spécifiques :
-
Anomalies de l’ovulation qui expliquent 20 % des situations d’infertilité. Les causes sont nombreuses comme :
Un dérèglement hormonal ;
Un syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (Smop, nouveau nom du syndrome des ovaires polykystiques);
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Une obstruction des trompes de Fallope, cause fréquente d’infertilité.
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L’endométriose qui représente aussi une cause fréquente d’infertilité.
Un couple sur huit
Dans notre pays, rappelle l’ Inserm, 1 couple sur 8, environ, consulte pour des problèmes de fertilité.
Peut-on soigner l’infertilité ?
Oui. L’infertilité n’a pas de caractère irréversible comme on peut le dire de la stérilité qui, elle, se définit par l’impossibilité totale pour un couple hétérosexuel d’avoir un enfant.
Il existe ainsi une prise en charge de l’infertilité par le biais notamment d’un bilan d’infertilité. Ce bilan permet de vérifier s’il y a des anomalies et, dans un premier temps propose une meilleure hygiène de vie : cesser de fumer, cesser la prise de drogue, éventuellement perdre du poids, adopter un régime alimentaire équilibré, éviter de boire de l'alcool. Des conseils sur la meilleure période pour avoir des rapports sexuels sont également prodigués.
Il existe aussi des traitements spécifiques :
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Prise en charge des infections sexuellement transmissibles ( IST) ;
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Traitement de l’induction ovarienne qui permet de déclencher l’ovulation avec des médicaments ;
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Traitement chirurgical lorsque c’est nécessaire, dans les cas de fibrome utérin, d’obstruction d’une trompe de Fallope, dans certaines endométrioses ou du Smop (technique chirurgicale coelioscopique), de varicocèle (dilatation d’une veine dans un testicule) …
Si ces solutions ne donnent pas de résultat, une assistance médicale à la procréation peut être proposée.
>>> L’infertilité n’est pas la stérilité et, dans de nombreux cas, il existe des solutions appropriées ! ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
-
Dépression post-partum, mise à jour 8/12/2025,
-
Parcours maternité, mise à jour 9/01/2026,
-
Dossier maternité, mise à jour 2/12/2025.
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Cancérologie
Je ne suis pas concernée par le cancer du sein puisqu’il n’y en a pas eu dans ma famille !

Un cancer multifactoriel
Plusieurs facteurs influencent le risque de survenue du cancer du sein. Les principaux sont :
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le sexe, puisque 99% des cancers du sein concernent les femmes,
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l'âge (80% d'incidence après 50 ans),
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les antécédents personnels de cancer (sein, ovaires, endomètre…),
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les antécédents familiaux de cancers
-
les prédispositions génétiques au cancer du sein.
Antécédents familiaux
20 à 30% des cancers du sein surviennent chez des femmes qui ont déjà eu, dans leur famille, des cas de cancer, dont des cancers du sein, indique l’Inca. On ne sait pas toujours à quoi attribuer ces cancers : hasard, modes de vie, hérédité, ou un peu de tout cela. Les études montrent, en outre, que la survenue d’un cancer du sein chez une mère, une sœur ou une fille avant la ménopause (à un jeune âge) est associée à un risque, deux fois plus élevé, d’être atteinte soi-même.
Prédispositions génétiques : 5 à 10%
De plus, une petite partie des cancers du sein trouve sa cause dans l'hérédité, en lien avec une mutation génétique : 5 à 10%, affirme l'Inca. La différence avec les antécédents familiaux, c’est que, dans ce cas, les gènes ont été étudiés. Les mutations repérées concernent principalement ces 2 gènes :
-
BRCA 1 : gène du cancer du sein 1;
-
BRCA 2 : gène du cancer du sein 2.
Néanmoins, être porteuse d'une mutation sur un de ces gènes ne signifie pas que vous allez développer un cancer du sein. Mais le risque de développer ce type de cancer augmente. Si l'on suspecte chez vous une mutation ou si l'on a découvert une mutation, vous pouvez être orientée vers une consultation d'oncologie génétique.

Quel facteur de risque l'emporte ?
Selon l' Institut national du cancer, on ne connaît ni l'implication ni le poids des différents facteurs de risque du cancer du sein. On sait aussi que l'alimentation, la consommation d'alcool et de tabac, l'absence d'activité physique peuvent favoriser la survenue d'un tel cancer. "Une personne qui possède un ou plusieurs facteurs de risque peut ne jamais développer de cancer. Inversement, il est possible qu’une personne n'ayant aucun facteur de risque soit atteinte de ce cancer", souligne l'Inca.
Donc, si l’on met de côté l’aspect familial et héréditaire, il reste tout de même environ 70 à 80% de cancers qui peuvent trouver leur origine dans d’autres causes que la famille et l’hérédité. Les femmes qui sont au courant de cas dans leur famille et certaines de leur caractère héréditaire peuvent bénéficier d’un suivi personnalisé. Il reste donc une grande majorité des femmes qui ne disposent pas de ce genre d’information et qui peuvent se tourner vers le programme de dépistage organisé afin de bénéficier d’un suivi.
Dépistage du cancer du sein
Le dépistage du cancer du sein fait l'objet d'un programme national en France. Les autorités sanitaires vous recommandent d'y participer entre 50 et 74 ans si vous n'avez pas de facteur de risque (autre que l'âge). Ce dépistage comprend une mammographie à faire tous les 2 ans. Il est essentiel car l'on sait que le cancer du sein guérit dans 90% des cas s'il est pris à temps. Si vous avez un risque élevé de faire un cancer du sein, vous pouvez bénéficier d'une prise en charge individualisée, prise en charge à 100% par la Sécurité sociale.
>>> Le cancer du sein peut avoir une origine génétique (héréditaire), mais ce n'est pas la situation la plus fréquente. ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
-
Cancer du sein, mise à jour 1/12/2025
-
Dépistage du cancer du sein, mise à jour 20/05/2025
-
Facteurs de risque de cancer, mise à jour 21/05/2025
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur web SEO (EEAT et YMYL), Lothaire Berthier, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Se sentir en bonne santé est la meilleure preuve que tout va bien.

Le dépistage est-il un diagnostic ?
Se sentir en bonne santé, c’est bien. Le rester, c’est encore mieux. Ce qui se complique lorsque l’organisme abrite des agents, des infections ou des dérèglements pouvant favoriser le développement silencieux de maladies graves. Dont beaucoup, justement, présentent leurs phases asymptomatiques propres. Une telle réalité biologique explique en partie le biais entourant notre rapport à la prévention : on associe beaucoup trop souvent l’absence de symptômes à l’absence de problème.
« Diagnostic » et « dépistage » sont en effet souvent confondus, alors qu’ils désignent deux démarches distinctes, adressées à deux types de publics très différents. Il se trouve justement que se sentir bien reflète une logique de diagnostic, qui intervient pour interpréter des signes cliniques ou des symptômes. Il vise, à partir de ceux-ci, à identifier une maladie ou, en l’occurrence, un état. Une bonne santé n’implique pas nécessairement l’absence de symptômes, et inversement.
C’est justement dans cette dernière situation que le dépistage prend tout son sens, puisqu’il s’adresse précisément au cas particulier des personnes se sentant en bonne santé. De nombreuses pathologies graves (glaucome, hypertension artérielle ou encore de nombreux cancers) prennent en effet un certain temps d’incubation avant que n’apparaissent leurs manifestations cliniques, atteignant parfois plusieurs années. Le dépistage s’appuie précisément sur cette connaissance afin d’identifier une anomalie silencieuse à son stade où les chances de guérison sont les plus hautes.
Les femmes et le dépistage
De nombreuses maladies présentent d’ores et déjà un taux de dépistage assez faible au sein de la population au global (75 % des hépatites C sont asymptomatiques et 1 patient sur 3 s’ignore infecté ; 60 % des cancers du poumon sont diagnostiqués aux stades avancés). Du côté des femmes, c’est encore pire, même lorsque commencent pourtant à se manifester des symptômes dont la lecture et l’interprétation pâtissent :
- Du modèle masculin longtemps normalisé dans les critères diagnostiques (symptômes « atypiques » pourtant fréquents chez les femmes) ;
- D’une attribution excessive de symptômes physiques à des causes hormonales ou psychologiques (42 % de femmes interrogées dans un sondage Ipsos) ;
- De la minimisation de leurs symptômes…
- par les professionnels de santé (51 %) ;
- par les patientes elles-mêmes (49 % déclarent sous-estimer leur niveau de douleur).

La perception du dépistage comme inutile en l’absence de symptômes découle ainsi d’une perception biaisée de la souffrance féminine, par trop souvent banalisée ou invisibilisée. Tandis que les symptômes typiquement masculins sont considérés comme foudroyants et associés à des gênes fonctionnels, les féminins passent pour de simples gênes d’apparition progressives.
Les pathologies gynécologiques et les cancers féminins se montrent pourtant très favorables aux formes asymptomatiques, ce qui complique leur détection comme la sensibilisation au problème. En France, notamment,
- Seules 47,7 % des patientes éligibles ont participé au programme de dépistage organisé des cancers du sein sur la période 2021-2022 ;
- De même, 60,9 % des concernées ont réalisé celui du col de l’utérus en 2024, soit près de 10 % de moins que le seuil européen acceptable ;
- Près de 70 % des cancers des ovaires, asymptomatique aux stades précoces, sont diagnostiqués à un stade avancé.
Cette cohorte de maladie rappelle avec force que se fier exclusivement à l’absence de symptômes revient parfois à confondre silence clinique et absence de maladie.
Ce que peut changer le dépistage
Dans l’évolution de nombreux cancers, et tout particulièrement lorsqu’ils évoluent de manière asymptomatique, le moment de sa découverte peut s’avérer déterminant. Détecter plus tôt, c’est intervenir à un stade où les options thérapeutiques sont plus simples, les traitements moins lourds et les chances de guérison significativement supérieures.
À l’inverse, attendre l’apparition de signes cliniques pour consulter revient souvent à sortir du champ du dépistage pour entrer dans celui du diagnostic, avec des conséquences parfois irréversibles sur le pronostic. Se sentir en bonne santé est tout le contraire d’un motif pour s’épargner le dépistage : il s’agit au contraire de la situation dans laquelle il est le plus pertinent et, souvent, le plus déterminant. Le dépistage ne remet pas en cause le ressenti de bien‑être global : au contraire, il le protège.
>>> Quels que soient le sexe et la pathologie, le dépistage est avant tout adressé aux personnes se sentant en bonne santé. ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
-
Dépistage du cancer du sein : solutions pour améliorer la participation des femmes, mise à jour 02/02/2026
-
Dépistage du cancer du col de l’utérus : participation et leviers d’amélioration, mise à jour 24/03/2026
-
4 femmes sur 5 en France déclarent négliger leur santé : ELSAN agit pour inverser cette tendance, mise à jour 24/03/2026
-
Causes du glaucome : quelles sont les personnes les plus à risque ?, mise à jour 02/06/2026
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur web SEO, Lothaire Berthier, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

L’examen peut être inconfortable, mais il est généralement bref et bien toléré !
Non, la mammographie ne fait pas forcément mal. Cet examen essentiel peut être vécu de façon différente par les femmes qui le passent. Le vécu n’est pas toujours le même à chaque examen. Il est vrai de dire que certaines ne ressentiront rien quand d’autres trouveront que c’est désagréable et d’autres encore douloureux.
Désagréable
La mammographie peut être vécue comme un examen désagréable, voire douloureux. C’est ce qu’indique le site du dépistage du cancer du sein, rédigé par le gouvernement, l’ institut national du cancer (Inca) et l’Assurance maladie. Le fait d’exercer une pression sur le sein entre deux plaques peut entraîner cette sensation. Mais elle est « nécessaire pour garantir la qualité des clichés ».

Moins d’une minute
La mammographie de dépistage est un examen radiologique essentiel dans la détection précoce du cancer du sein La compression dure moins d’une minute, précise l’ Assurance maladie sur son site propre qui précise, de son côté, qu’elle peut se révéler désagréable, mais pas douloureuse.
Chacune vit la mammographie de façon différente
Le site Rose up souligne que chaque femme vit cet examen de manière différente. Certaines le trouveront indolore, d’autres désagréable et d’autres encore, douloureux.
En parler avec le médecin
N’hésitez pas à vous adresser au radiologue ou au manipulateur si vous avez une appréhension. Les professionnels de radiologie mènent un travail sur la douleur afin qu’elle soit moins fréquente et moins intense le cas échéant.
Un examen essentiel
La mammographie est un examen recommandé tous les 2 ans aux femmes entre 50 et 74 ans qui ne présentent ni symptômes ni antécédents. 2,5 millions de femmes réalisent ce dépistage par an. Il est un dispositif essentiel dans le dépistage du cancer du sein. Plus tôt cette pathologie est repérée, mieux elle se soigne et se guérit.
>>> La mammographie est vécue de manière différente par chacune des participantes au dépistage du cancer du sein. Cet examen, qui dure moins d’une minute, peut très bien se dérouler, mais il peut aussi être ressenti comme désagréable voire douloureux. Le personnel médical est là pour en parler et réduire au maximum la douleur. ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
-
Mammographie de dépistage, mise à jour 15/10/2025,
-
Dépistage du cancer du sein, mise à jour 02/03/2026,
-
Cancer du sein, mise à jour 20/03/20253.
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur web SEO (EEAT et YMYL), Lothaire Berthier, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
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Est-on naturellement plus fatiguée parce que l'on est une femme ?

Une spécificité féminine ?
Aucune étude ne l'explique scientifiquement, mais il semblerait que la fatigue soit un motif de plainte plus fréquent chez les femmes que chez les hommes, souligne l'Assurance maladie pour qui 6 à 7% des patients voient le médecin essentiellement pour ce motif, "les femmes étant davantage concernées." Un sondage Ifop (en 2023) révélait ainsi que les femmes se disaient plus souvent fatiguées que leurs conjoints, au retour des vacances d'été ! La faute à la charge mentale qui pèse plus sur elles qui doivent concilier plusieurs tâches à la fois.

Les femmes plus résistantes que les hommes !
Une étude publiée en octobre 2024 dans Springer Nature laisse entendre que si les femmes se disent plus souvent fatiguées que les hommes, la perception de leur fatigue reste sous-estimée. Les auteurs de l'étude l'analysent par le fait que les femmes se montrent plus expressives et attentives que les hommes, ce qui expliquerait cette sous-estimation.
Mais est-ce normal d'être fatiguée quand on est une femme ?
Même s'il existe des éléments qui semblent objectifs pour expliciter la fatigue chez les femmes, il existe des fatigues plus normales que d'autres. Vous êtes naturellement épuisée après un effort physique ou intellectuel intense. Mais si cette fatigue est permanente et qu'elle se poursuit même après le repos, on peut la qualifier d'anormale. On parle alors d'asthénie. Celle-ci se signale par une lassitude, un épuisement, une impression de faiblesse, une sensation d'incapacité sur le plan intellectuel... Cette asthénie peut devenir chronique si elle dure plus de 6 mois. Il ne faut pas hésiter à consulter. Il peut y avoir des causes comme :
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une dépression,
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une surcharge mentale,
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une infection,
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une malnutrition,
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une anémie,
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un diabète,
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une hypothyroïdie,
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une apnée du sommeil,
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une insuffisance cardiaque...
Pour toutes ces raisons, et bien d'autres, il n'est pas normal d'associer la fatigue au genre féminin !
>>> Si les femmes peuvent parfois se dire plus fatiguées que les hommes, la fatigue des femmes n'est pas en soi normale ! Si vous êtes fatiguée, n'hésitez pas à consulter ! ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
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Asthénie, mise à jour 1/12/2025,
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Syndrome de fatigue chronique, mise à jour 21/11/2024.
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
L'ostéoporose est-elle une maladie du grand âge chez les femmes ?

Qu'est-ce que l'ostéoporose ?
L'ostéoporose est une pathologie osseuse. Elle se caractérise par une diminution de la densité des os et de leur masse. Elle peut provoquer des fractures. Une partie non négligeable des femmes, dès 65 ans, parfois avant, commence à être touchée.
Une maladie qui concerne les femmes et les hommes
L'ostéoporose touche plus souvent les femmes que les hommes. Mais ceux-ci peuvent en souffrir quand ils vieillissent.

Quelle est la cause de l'ostéoporose ?
L'ostéoporose apparaît en même temps que le vieillissement. Avec l'âge, les femmes comme les hommes connaissent une diminution naturelle de leur masse osseuse. Deux facteurs, en particulier, accélèrent le phénomène :
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la chute des hormones sexuelles qui jouent un rôle dans le remodelage des os,
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un manque de vitamine D qui peut fragiliser les os.
Après 50 ans...
L'ostéoporose peut se manifester après la ménopause, en raison de la chute des taux d'œstrogène. Elle apparaît surtout autour de 65 ans : 39% des femmes de plus de 65 ans sont touchées, selon les autorités sanitaires. A 80 ans, ce sont 70% des femmes qui en sont frappées. Mais il arrive que la ménopause survienne plus tôt. En outre, il existe des formes d'ostéoporose dite secondaire qui sont en lien avec des pathologies comme la polyarthrite rhumatoïde ou certaines tumeurs. La prise de certains médicaments peut aussi fragiliser les os :
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corticoïdes,
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anti-ulcéreux,
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certains antidépresseurs,
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certains traitements contre les cancers hormonodépendants du sein et de la prostate...
>>> L'ostéoporose est une maladie de la vieillesse : elle peut apparaître le plus souvent dès 65 ans, ce qui n'est pas considéré comme très âgé, parfois plus tôt. ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
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Ostéoporose, mise à jour 1/11/2025,
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Ostéodensitométrie, mise à jour 28/11/2025.
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Les femmes ne ronflent pas ; ce n'est pas élégant !

Ronfler : un acte masculin…
Le ronflement est un signe culturellement associé à la masculinité en raison de la représentation négative et peu élégante qu’il véhicule. Certaines particularités anatomiques et physiologiques propres à chaque sexe au niveau des voies respiratoires ont pourtant longtemps caressé ce poncif dans le sens du poil :
- Elles sont chez l’homme, à l’instar de l’oropharynx et du palais mou, plus longues avec une masse de tissus mous plus importante.
- Les hommes tendent à accumuler plus de graisse dans la région du cou, ce qui en accentue les contraintes mécaniques.
- La testostérone, notamment, en déstabilise plus facilement les muscles et déclenche plus régulièrement leur obstruction.
Par conséquent, l’apnée obstructive du sommeil (AOS), dont le ronflement figure parmi les principaux symptômes, porte une étiquette majoritairement masculine.
… en apparence.
Cette idée reçue invisibilise pourtant la présence beaucoup plus largement répandue du ronflement chez les femmes qu’en apparence. Déjà en 2013, l’étude « Sleep apnoea is a common occurrence in females », parue dans l’European Respiratory Journal, mettait en évidence chez elles une prévalence élevée de troubles respiratoires du sommeil, atteignant 50 % en incluant les formes légères et asymptomatiques de l’AOS (sur un échantillon randomisé de 400 femmes de 20 à 70 ans)
Une disparité s’observe dans les chiffres mis en avant par les études ultérieures, en même temps qu’une convergence des ordres de grandeur. Avec des estimations allant :
- de 5 à 20 % de femmes atteintes d’une AOS modérée à sévère selon l’âge et l’IMC ;
- jusqu’à 30 à 40 % de prévalence chez les femmes ronfleuses dans certains sous‑groupes.
Il en ressort malgré tout la certitude que l’AOS (et par voie de conséquence le ronflement) est largement sous-diagnostiqué chez la femme, car fréquente et très souvent silencieuse. Et que le flou entourant le problème concerne moins la prévalence de la maladie que la manière de la mesurer, longtemps construite sur des critères masculins.
Pourquoi les chiffres atténuent ou invisibilisent-ils la gravité du ronflement (et de l’AOS) féminin ?
Les études utilisant des enregistrements du sommeil (polygraphie) montrent que l’apnée obstructive du sommeil concerne environ 10 à 35 % des femmes adultes, selon l’âge, l’IMC et les critères diagnostiques retenus. Les formes au moins modérées touchent 3 à 10 % d’entre elles, mais la majorité des cas féminins passent sous le radar : jusqu’à 90 % d’absence de diagnostic selon les estimations. Les outils de dépistage, historiquement calibrés sur des populations masculines, ainsi que la reconnaissance de symptômes considérés comme « typiques », ont longtemps fait obstacle à l’efficience du diagnostic chez les femmes.
D’autant plus que, vis-à-vis du dépistage de l’AOS, les symptômes les plus mis en évidence se situent davantage du côté des pauses respiratoires pendant le sommeil et de la somnolence diurne. Or, chez les femmes,
- la gravité de l’AOS ne corrèle pas systématiquement à la somnolence,
- les événements respiratoires sont en moyenne plus courts,
- les symptômes qu’elles rapportent sont rarement perçus comme des signaux respiratoires.
Ce alors même que le ronflement est souvent l’une des seules manifestations extérieures perceptibles d’une AOS féminine asymptomatique.
Les chiffres varient d’une étude à l’autre, mais non du fait de la marginalité entourant l’AOS chez la femme. Elle a surtout été longtemps recherchée avec des outils diagnostics inadaptés, voire historiquement biaisés.
Quand le ronflement doit-il mener à la consultation ?
La plupart du temps, le ronflement peut ne se montrer qu’occasionnel et sans conséquence. Sa manifestation isolée doit moins alerter que le contexte dans lequel il s’inscrit. Rappelons qu’il est indispensable de consulter votre médecin pour l’examen de votre cas particulier et de ses complications potentielles, incluant le risque accru d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires.
En tenant compte d’une plus forte prévalence de l’AOS chez les femmes après la ménopause (environ 20 % contre 5 % avant sa survenue), le dépistage peut s’avérer nécessaire si des ronflements réguliers ou apparus récemment s’accompagnent :
- d’antécédents cardiovasculaires ;
- d’une hypertension artérielle ;
- d’insomnies fréquentes et de fatigue persistante ;
- d’une situation de surpoids ou d’un syndrome métabolique ;
- pendant la grossesse…
La question n’est donc pas de savoir si le ronflement est « grave » en soi, mais quand il devient le signe d’un trouble du sommeil susceptible d’affecter la santé à long terme.
>>> L'ostéoporose est une maladie de la vieillesse : elle peut apparaître le plus souvent dès 65 ans, ce qui n'est pas considéré comme très âgé, parfois plus tôt. ✔️
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles de santé :
- Apnée du sommeil, mise à jour 01/12/2025
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Dépistage de l'apnée du sommeil, mise à jour 01/12/2025
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Polysomnographie, mise à jour 21/04/2024
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Le sommeil : quels sont ses troubles et sa prise en charge ?, mise à jour 14/03/2025
Cet article d'information s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. En aucun cas, cet article ne se substitue à un avis médical. Il a été écrit par un rédacteur web SEO (EEAT et YMYL), Lothaire Berthier, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

