Une nouvelle ère s’est ouverte à la clinique Océane pour les prothèses de cheville. Une nouvelle technologie permet leur réalisation sur-mesure pour une meilleure efficacité.

Le directeur, Nicolas-Pierre Poizat, aux côtés du Dr Claude Guillard.
Le directeur, Nicolas-Pierre Poizat, aux côtés du Dr Claude Guillard. | OUEST-FRANCE

 Notre obsession est d’avoir la pose d’implants la plus précise possible. ​ C’est en ces termes que le Dr Claude Guillard, chirurgien orthopédique à l’hôpital privé Océane de Vannes (Morbihan) décrit sa profession. Pour les prothèses de cheville, la technologie de l’ancillaire Prophecy couplée à celle des implants Infinity lui permet de se rapprocher un peu plus de la perfection.  On est au début d’une belle aventure », ​surenchérit David Burgain, responsable commercial pour Wright, entreprise qui commercialise les prothèses en question. 

L’hôpital privé a pris les devants en se dotant, dès octobre 2020, de cette nouvelle technologie, encore peu présente dans le territoire, mais qui  va rentrer dans l’air du temps  ​d’après le spécialiste. Elle permet une meilleure précision dans la pose de la prothèse, une meilleure tenue sur le long terme. Une meilleure efficacité donc.

 

6 semaines de procédure en amont, 2 heures d’opération

 La logistique est très importante », ​explique le Dr Guillard. Le patient doit d’abord passer un scanner – de la cuisse au pied –, et que ce dernier soit assez précis pour pouvoir réaliser les implants. Le matériel est alors fabriqué aux États-Unis, puis arrive en France six semaines après la réalisation du scanner. L’opération en elle-même dure deux heures environ, soit un gain de temps de 38 minutes par opération.  Ça peut paraître anecdotique mais c’est 38 minutes de garrot en moins, d’anesthésie en moins, 38 minutes durant lesquelles le patient n’est pas ouvert, ce qui facilite la cicatrisation », ​poursuit-il.

Pour autant, cette technologie ne remplace pas tout.  Il y a toujours le travail préparatoire et la chirurgie en elle-même. Et il faut également maîtriser les anciennes techniques pour pouvoir s’adapter en cas de complication », prévient le Dr Guillard.

La prothèse est constituée de trois parties. | OUEST-FRANCE
La radio d’un patient opéré à l’aide de cette technologie. | OUEST-FRANCE

 

Une technologie coûteuse

Pour les chirurgiens, il s’agit d’une  révolution ​. Mais une révolution qui a un coût important. Si les implants sont remboursés par la Sécurité sociale, les ancillaires sont pris en charge par l’hôpital Océane-ELSAN.  Ils coûtent environ 1 200 € l’unité , ​continue le chirurgien, qui remercie le directeur, Nicolas-Pierre Poizat, d’avoir permis cette évolution. Le patient, lui, ne verra pas la différence.

Ce coût s’explique par la qualité des instruments.  Les implants et l’ancillaire sont fabriqués sur-mesure, ils sont adaptés à la morphologie du patient. Elles sont inutilisables sur d’autres personnes », ​expose David Burgain.

De nombreux avantages

Cette réalisation sur-mesure permet une meilleure tenue dans le temps.  Les anciennes prothèses se dégradent d’environ 1 millimètre par an. Celle-ci résiste parfaitement dans le temps », ​insiste le Dr Claude Guillard. Elles permettront également d’ouvrir cette opération à un public plus large. Si, aujourd’hui, les prothèses de cheville sont posées essentiellement sur des personnes de plus de 65 ans, cette technologie permettra peut-être d’abaisser de dix ans l’âge des patients.

 

En revanche, ce dont le chirurgien est sûr, c’est que l’ancillaire Prophecy et les implants Infinity deviendront la norme dans quelques années.

Source : Ouest France

 

 

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