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L’arrivée de nouveaux médecins a permis à l’hôpital privé Saint-François de revoir à la hausse son projet de rénovation.

Comme partout ailleurs l’épidémie de Covid 19 a perturbé les travaux qui déroulaient à l’hôpital privé Saint-François afin de rapatrier l’hôpital Saint-Antoine sur le site de Désertines.

Après deux mois et demi d’arrêt forcé, les travaux ont repris mais dans une autre dimension. Des médecins ont rejoint l’hôpital privé et d’autres devraient le faire prochainement ayant permis de faire évoluer la stratégie de l’établissement.

« Nous avions prévu d’installer quarante-cinq lits pour Saint-Antoine mais avec l’arrivée de médecins, nous avons eu l’opportunité de faire d’autres travaux. On refait tout un service de chirurgie. On aura entre 90 et 100 lits d’ici à la fin de l’année 2021. Ça change complètement le projet initial. C’est une consolidation du projet médical », souligne Pascal Rivoire, directeur de l’hôpital privé.

Créer une unité de lieu

Ce dernier constate que les travaux entraînent une certaine dynamique. Avec la réfection totale de ces chambres, l’établissement va en effet pouvoir accueillir sur un seul et même site de la consultation aux soins de suite et de réadaption en passant par l’opération. « Quand le patient sera pris en charge, il y aura une unité de lieu entre le bilan, l’opération et la rééducation. Les médecins pourront voir leur patient à n’importe quel moment. Ils retrouveront à Montluçon ce qui se fait dans un CHU. »

Ce confort de travail devrait avoir un effet attractif sur les praticiens. « Pour le médecin, pouvoir accueillir son patient dans un bel endroit est plus valorisant », note le directeur. Ce dernier met aussi en avant que l’hôpital privé possède également toutes les possibilités de traitement en cancérologie (chirurgie, radiologie, chimiothérapie, médecine, soins de suite…), ce qui est aussi un atout pour attirer des praticiens.

Le recrutement d’un troisième orthopédiste est d’ailleurs en cours de finalisation. Deux départs à la retraite dans deux autres spécialités seront très sûrement remplacés. « Le plus dur est de faire venir les médecins une première fois à Montluçon. Quand ils viennent voir, ils se rendent compte qu’ils auront du travail et qu’ils évolueront dans un cadre apaisé sans pression, ni concurrence excessive. Il y a une certaine attirance à venir sur un terrain où il y a des besoins et où l’on peut exprimer son art en toute sérénité. Cela a un effet boule de neige pour les suivants », constate Pascal Rivoire. ■

© La Montagne, 29/09/20, Florence Farina

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