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Pôle d'excellence reconnu depuis des années à la clinique d'Occitanie, la chirurgie digestive -l'un des plus gros plateaux techniques de l'établissement-, vient d'ajouter une corde à son arc : le ballon gastrique, une technique qui permet de lutter contre l'obésité.

« Nous développons depuis peu cette pratique née en 2017, avec l'accompagnement nécessaire du patient dans le cadre d'une prise en charge globale », indique Philippe Lasserre, chirurgien de la digestion. Il développe ce récent programme avec deux autres praticiens, autour d'une équipe de plus en plus sollicitée par des patients venus du Muretain, mais aussi de plus loin. « C'est une vraie révolution pour les patients, un pas de franchi pour sortir de cette maladie qu'est l'obésité », se réjouit Bruno Jeanjean, directeur de la clinique d'Occitanie, qui pour ce programme s'est assuré les services d'un spécialiste : Allurion. « La pose du ballon gastrique est d'une grande simplicité. On avale ce qui ressemble à une grosse gélule, un fil dépasse qui sert à introduire l'eau dans le ballon qui s'ouvre, ainsi que le produit de contraste », détaille Ozgur Atak, responsable national « Allurion ». Alors, sans endoscopie, ni anesthésie ni chirurgie gastrique, et donc sans hospitalisation, le ballon s'installe au niveau de l'estomac en une quinzaine de minutes.

D'une durée de vie d'environ 4 mois, le ballon gastrique finira par se vider tout seul, le contenu s'éliminant par les voies naturelles. « La prise en charge du patient est d'environ un an, mais on continue à le suivre après », précise le Dr Lasserre. Un exemple : un patient pesant 88 kg perdra environ 10 % de sa masse en moins d'un mois, puis se stabilisera, connaîtra des risques non négligeables de reprise de poids s'il manque de discipline dans son hygiène de vie, mais finira par se stabiliser. Déjà les patients muretains affluent pour bénéficier de cette technique unique en Haute-Garonne pour l'instant. « Avant, on venait pour maigrir de sa propre initiative, aujourd'hui les gens sont envoyés pour raison médicales », confie le Dr Lasserre, qui reconnaît là « un investissement sur la santé » (environ 1800 € avec une faible prise en charge par l'assurance maladie), mais pour beaucoup, cette nouvelle technique constitue un espoir dans leur vie sociale et privée".

par  Xavier Hurtevent

© Ladepeche.fr - 10 octobre 2021

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