La césarienne : l’essentiel à savoir

En France, l’accouchement par césarienne représente 21% des accouchements et est très bien maîtrisé. Mais il n’est pas anodin pour autant. En effet, la césarienne reste une intervention chirurgicale à part entière : explications.

Accouchement par césarienne : définition

On parle d’accouchement par césarienne lorsque le bébé est extrait chirurgicalement du ventre maternel, via une incision de la paroi abdominale et de l’utérus. On parle aussi « d’accouchement par voie haute », par opposition avec « l’accouchement par voie basse » décrivant l’accouchement vaginal.

À noter qu’une nouvelle forme de césarienne a récemment fait son apparition : il s’agit de la césarienne extra-péritonéale. Les différences avec la forme classique sont très « techniques », mais retenez surtout que : 

  • le péritoine (membrane recouvrant la partie inférieure de la paroi abdominale) n’est pas ouvert dans cette nouvelle forme de césarienne. Ce qui permet notamment de réduire les douleurs postopératoires ;
  • l’utérus est suturé à l’intérieur de la cavité abdominale, alors que dans la césarienne classique, le chirurgien extériorise l’utérus pour le réparer (acte indolore compte tenu de l’anesthésie de la césarienne, mais qui peut parfois entraîner des complications, comme des vomissements par exemple).

En résumé : la technique extra-péritonéale vise surtout à réduire les douleurs et le temps de récupération après l’intervention. Mais compte tenu de son apparition récente, elle est moins pratiquée que la forme classique. 

Pourquoi faire une césarienne :  césarienne en urgence ou programmée ?

Accoucher par césarienne diminue (mais sans les faire disparaître à 100 %) les risques de lésions traumatiques des accouchements par voies naturelles. C’est l’une des raisons évoquées par les femmes demandant une césarienne de convenance ou césarienne de confort. Gardez quand même à l’esprit que les suites de l’hospitalisation sont un peu plus longues que celles d’un accouchement par voies naturelles. De plus, les rares complications de la césarienne peuvent être plus dangereuses que celles d’un accouchement par voie vaginale (ex. : infection, hémorragie, phlébite). Sans parler du risque, très faible mais réel, de rupture utérine ou d’anomalies du placenta lors d’une prochaine grossesse, dues à la cicatrice sur l’utérus. C’est pourquoi l’accouchement par voie basse est généralement, et dans la mesure du possible, privilégié.

Il existe plusieurs types de césarienne : la césarienne en urgence, décidée lorsqu’un fait imprévu vient perturber le bon déroulement d’un accouchement par voie basse : le travail ne progresse pas, le placenta se décolle de l’utérus, la santé du bébé est préoccupante, etc. Et la césarienne programmée, lorsqu’un accouchement par voie basse fait courir des risques pour votre vie ou celle du futur bébé. Elle peut ainsi vous être proposée selon votre état de santé ou encore si le bébé présente un retard de croissance. Dans ce cas, on parle de césarienne itérative (itératif signifiant « qui se répète »).

Autres cas courants : le bébé se présente par le siège ou vous avez une grossesse multiple. Alors, l’équipe de la maternité vous fera quand même une radiopelvimétrie (radio mesurant la taille de votre bassin) avant de pencher complètement en faveur de la césarienne. 

Comment se déroule une césarienne ?

L’intervention débute avec une anesthésie locorégionale, généralement du type rachianesthésie (injection dans le liquide céphalorachidien entourant la moelle épinière). Une sonde urinaire est également placée : en vidant la vessie, elle facilite l’intervention.

 

Pour une césarienne classique, l’incision de la paroi abdominale est ensuite pratiquée à l’horizontale, à la limite des poils pubiens. Une fois la paroi utérine incisée et le bébé mis au monde, les parois de l’utérus et de l’abdomen sont suturées.

Quelles sont les suites d’un accouchement par césarienne ?

Dans les jours suivants, vous recevrez un traitement pour traiter les douleurs de la césarienne. Bien maîtrisé, il vous permettra d’allaiter au sein le plus tôt possible, si souhaité. 
Des soins seront également apportés à votre cicatrice. Les fils ou agrafes de la césarienne, notamment, sont retirés 5 à 10 jours suivant l’intervention. 

 

Bon à savoir : bien qu’elle mesure de 12 à 14 cm, la cicatrice de la césarienne reste tout de même discrète.
 


Santé
Atlantique, Saint-Herblain

Annabelle BOYER



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