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Cette semaine, les cardiologues interventionnels du Pôle Santé République ont traité par athérectomie orbitale 7 patients à haut risque avec un succès de procédure et un résultat angiographique immédiat très satisfaisant.

Les Docteurs Nicolas Durel et Janusz Lipiecki nous expliquent :

"Le traitement des lésions coronaires calcifiées reste malgré l’évolution technologique un enjeu majeur de la prise en charge des patients en cardiologie interventionnelle en 2021.

Les endoprothèses coronaires ont progressé en qualité permettant de "stenter" quasiment toutes les lésions même les plus anfractueuses et les plus dures. Malheureusement, leur expansion reste souvent suboptimale, ce qui augmente à la fois le risque de resténose et le risque de thrombose aigue, augmentant ainsi la morbi-mortalité.

Pour un traitement plus qualitatif, une fragilisation de la calcification peut être obtenue par un fraisage (utilisation du Rotablator) performant sur les calcifications protrusives mais moins sur les calcifications dans la média artérielle.

AU PSR, nous disposons aussi des ballons à ultrasons dont le fonctionnement se rapproche de celui de la lithotripsie. Leur efficacité pour réaliser des fractures des lésions calcifiées circulaires de la média a permis des progrès thérapeutiques mais leur capacité à franchir des lésions calcifiées protrusives est parfois limitée.

L'athérectomie orbitale (utilisation du Diamondback 360) permet de tirer parti du meilleur des précédentes techniques et de traiter aussi bien le calcium protrusif de l’intima que le calcium plus profond dans la média. Pour cela, ce dernier est fragilisé par les oscillations induites par le mouvement orbital du dispositif qui effectue aussi un ponçage de la lésion grâce aux particules diamantées. Cette technique permet une adaptation aux différents calibres artériels sans changement de consommable et pourrait diminuer le risque global lié à la procédure grâce à un ponçage effectif aussi bien en antérograde qu’en rétrograde (contrairement à la technologie de fraisage qui ne se fait qu’en antérograde avec un risque de blocage du dispositif dans le vaisseau).

Nous faisons ainsi partie des 5 établissements français disposants de ces 3 technologies du traitement des lésions coronaires calcifiées.

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