Le protoxyde d’azote (N²O), aussi connu sous le terme « gaz hilarant », est le plus vieil anesthésique général utilisé en hôpital. La Polyclinique La Pergola a annoncé l’arrêt de son utilisation dans ses blocs opératoires.
 
Par le biais des anesthésistes et le COMEDIMS, la Polyclinique La Pergola vient d’officialiser l’arrêt de l’utilisation du protoxyde d’azote pour l’anesthésie de ses patients au bloc opératoire. Cette annonce vient en application de la politique écoresponsable et RSE mise en place par l’établissement. L’utilité de ce produit a été remise en cause vis-à-vis de son impact sur l’environnement – 3ème gaz à effet de serre le plus important dans le monde – et vis-à-vis de sa pertinence dans les nouveaux types d’anesthésies.
 
Le protoxyde d’azote est utilisé depuis plus de 150 ans pour ses propriétés anesthésiques et analgésiques. Il s’agit d’un gaz incolore à l’odeur et au goût légèrement sucré. Il est également nommé « gaz hilarant » en raison de son effet euphorisant à l’inhalation en petite dose d’où son usage récréatif comme hallucinogène.
 
Le N²O est le troisième gaz à effet de serre le plus important sur Terre. Normalement issu de source naturelle (océans, sols), il est aujourd’hui très utilisé notamment dans le secteur agricole (90% des émissions humaines) et dans l’industrie chimique (5%).
 
Ces émissions de protoxyde d'azote constituent un problème majeur, car ce gaz est connu pour avoir un potentiel « réchauffant » 25 fois supérieur à celui du méthane et 300 fois supérieur à celui du CO² à masse équivalente.
 
En outre, N²O d'azote participe à la dégradation de la couche d'ozone : certains scientifiques considèrent même qu’il est le gaz le plus destructeur d'ozone depuis la régulation des chlorofluorocarbones par le protocole de Montréal.