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jeu 18/06/2026
ELSAN mise sur les jumeaux numériques pour anticiper la maladie rénale chronique
En partenariat avec l’ Université Paris Cité - PR[AI]RIE et l’ Institut Phocéen de Néphrologie, le leader de l’hospitalisation privée ELSAN lance au sein de son entrepôt de données de santé, un projet de recherche clinique de pointe pour mieux comprendre, prédire et ralentir l’évolution de la maladie rénale chronique ; une pathologie fréquente, grave et longtemps silencieuse.
La maladie rénale chronique correspond à la diminution progressive et durable du fonctionnement des reins qui ne filtrent plus correctement le sang. « En-dessous d’un certain seuil de leur capacité de filtration, on parle d’insuffisance rénale chronique », précise le Dr Philippe Giaime, responsable scientifique de ce projet de recherche clinique et néphrologue à l’Institut Phocéen de Néphrologie ( Clinique Bouchard) à Marseille. Longtemps asymptomatique, la maladie rénale chronique est donc souvent diagnostiquée tardivement, lorsque les reins sont déjà fortement endommagés.
« Lorsque les symptômes apparaissent, il est parfois trop tard pour éviter le recours à des traitements lourds comme la dialyse, qui impose aux patients plusieurs séances par semaine pendant plusieurs heures, ou la greffe de rein » explique le Dr Giaime. En France, on estime que plus de 1,6 million de personnes souffrent d’une forme modérée à sévère de cette maladie, parfois sans le savoir. Autre donnée alarmante : environ 10 000 nouveaux patients sont pris en charge chaque année au stade terminal. Au-delà de l’impact humain, la prise en charge de l’ insuffisance rénale avancée représente un enjeu majeur de santé publique, avec un coût annuel de plusieurs milliards d’euros pour l’Assurance maladie.
Le jumeau numérique : un double virtuel pour mieux prévoir l’avenir
Face à ce constat, ELSAN annonce le lancement d’un projet de recherche scientifique ambitieux consacré à la création de jumeaux numériques de la maladie rénale chronique qui sera réalisé grâce à son entrepôt de données de santé ( EDS).
Mené en partenariat avec l’Université Paris Cité – PR[AI]RIE, institut de référence pour la recherche et l’enseignement en intelligence artificielle, et l’Institut Phocéen de Néphrologie, ce projet vise à mieux comprendre les différents profils de patients atteints de cette maladie, à prédire l’évolution de la maladie pour chacun d’eux et, à terme, à personnaliser plus finement leur prise en charge.
« Le jumeau numérique est votre double virtuel, précise Stéphanie Allassonnière, professeur de mathématiques appliquées à l'université Paris Cité et directrice adjointe de l'institut PR[AI]RIE. Il vous ressemble en tous points (âge, sexe, données médicales, résultats biologiques, traitements…) et permet de prédire l’évolution de votre maladie, afin d’anticiper une prise en charge ou un traitement de manière personnalisée. L’intérêt majeur, c’est son caractère dynamique : à chaque consultation, le pronostic peut être réévalué. Cela permet d’adapter les traitements de manière extrêmement personnalisée et de ralentir la progression de la maladie. C’est un réel espoir pour les patients ! »
Cette approche permet notamment :
d’identifier plus tôt les patients à risque d’aggravation rapide ;
d’adapter les traitements et le suivi médical de manière plus personnalisée ;
de mieux anticiper l’évolution vers l’insuffisance rénale terminale.
Cette meilleure anticipation du devenir des patients pourra ainsi favoriser une orientation plus précoce vers les traitements les plus adaptés, retarder voire éviter le recours à la dialyse ou à la transplantation, améliorer la qualité et l’espérance de vie des patients, tout en contribuant à la maîtrise des coûts de santé.
Le projet s’appuie sur le suivi multicentrique de plus de 10 000 patients pris en charge par des néphrologues dans des conditions de soins réelles et recueillies dans l’EDS. Ces données reflètent la diversité des parcours de soins, des comportements et des facteurs de risque observés au quotidien.
Un projet rendu possible grâce à l’EDS ELSAN
Construire un jumeau numérique de la maladie rénale chronique suppose de réunir, pour une dizaine de milliers de patients, des données de santé hétérogènes et longitudinales dans un cadre de conformité, de sécurité et de souveraineté : c’est précisément le rôle de l’EDS.
Autorisé par la CNIL en janvier 2023, l’EDS ELSAN est le premier EDS hospitalier d’envergure nationale. Il rassemble les données de santé de patients pris en charge dans toutes les régions de France, offrant un potentiel scientifique unique pour la recherche et l’innovation.
« L’objectif de notre EDS est de donner une nouvelle vie aux données, précise Samantha Pasdeloup, directrice du développement et des partenariats d’ELSAN et présidente du Healthcare Data Institute. « Cela ne serait pas possible sans notre entrepôt de données de santé : c'est lui qui rend la donnée de soin réutilisable pour la recherche, dans un cadre éthique, sécurisé et souverain. »
En décembre 2023, ELSAN a par ailleurs été lauréat de l’appel à projets de France 2030, un plan d’investissement de l’Etat en faveur de l’innovation et de la réindustrialisation. Cette distinction, dédiée à la constitution d’EDS hospitaliers, reconnaît la qualité, la robustesse et le fort potentiel scientifique de celui porté par ELSAN. À mesure que l'Espace européen des données de santé se déploie, la capacité des EDS hospitaliers français à dialoguer avec leurs homologues européens devient un enjeu de souveraineté autant que de compétitivité scientifique.
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news@elsan.care


