Comment les cliniques du Vaucluse s’imbriquent-elles dans le dispositif mis en place pour prendre en charge les patients malades du Covid-19 ? La plupart se sont réorganisées afin d’être prêtes au cas où… Seule la clinique Rhône Durance, du groupe Elsan, fait d’ores et déjà partie de ce dispositif.

Explications avec Clément Larcher, directeur de territoire Elsan qui comprend les cliniques Fontvert, Rhône Durance, le centre chirurgical Montagard, la polyclinique Urbain V et la clinique d’Orange.

Larcher
Clément Larcher, directeur de territoire Elsan, explique : « Le service de médecine est passé à 35 lits. Pour l’heure, 7 lits sur 35 sont destinés aux patients Covid. » Photo Le DL/Angélique SURELPhoto : Le Dauphiné Libéré

Comment vos cliniques se sont-elles adaptées en plein épisode de coronavirus ?

Nous avons annulé toutes les chirurgies et les opérations non urgentes. Au moins 90 % de nos activités ont été déprogrammées. Nous avons maintenu la chirurgie d’urgence : SOS main (clinique Fontvert), les urgences orthopédiques (clinique Fontvert).

Nous avons créé des lignes d’astreinte pour répondre aux urgences à la clinique Montagard. L’obstétrique et la chirurgie des cancers sont maintenues à la polyclinique Urbain V.

La clinique Rhône Durance poursuit ses activités de chirurgie de cancer et la prise en charge de la cardiologie. Quant à la clinique d’Orange, elle travaille avec le centre hospitalier d’Orange pour certaines urgences.

Allez-vous recevoir des patients Covid-19 ?

Nous allons recevoir des patients Covid-19 exclusivement dans la clinique Rhône Durance. Le service de médecine est passé à 35 lits. Pour l’heure, 7 lits sur 35 sont destinés aux patients Covid. Nous avons formé nos personnels à leur prise en charge tant au niveau du port des équipements de protection qu’à l’utilisation des machines de ventilation. La clinique Rhône Durance a également obtenu une autorisation temporaire pour six mois de lits reconnus comme des lits de réanimation. Nous avons ainsi créé une unité de 7 lits de surveillance continue pour des patients non Covid, s’il y a une saturation des capacités de l’hôpital d’Avignon.

 

Avez-vous répondu à l’appel à l’aide de différents établissements de santé qui sont débordés ou qui manquent de moyens ?

Nous avons un rôle moteur d’acteur de santé. Nous avons envoyé une quinzaine de pousse-seringues électriques à la clinique de L’Estrée (Seine-Saint-Denis). Des équipes médicales et soignantes sont allées prêter main-forte aux centres hospitaliers de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et d’Argenteuil (Val-d’Oise). Il s’agit de quatre anesthésistes, un infirmier-anesthésiste et trois aides-soignantes.

 

Perinet
La clinique Rhône Durance à Avignon a ouvert une unité dédiée aux malades du Covid-19. Sur notre photo : Stéphane PERINET, infirmier anesthésiste et formateur.Photo Le DL/Angélique SURELPhoto : Le Dauphiné Libéré

 

Et dans le Vaucluse ?

Nous avons des équipements et des équipes qui peuvent renforcer l’hôpital. Sur Avignon, nous avons prêté quatre stations d’anesthésie. Nous pourrions en prêter deux de plus à l’avenir. Nous mettons également à disposition cinq pousse-seringues électriques. Nous sommes aussi en discussion pour pouvoir renforcer l’hôpital d’Avignon avec nos équipes.

 

(c) Vaucluse Matin - Propos recueillis par Alain RICCI

Crédits photos : Le DL/Angélique SUREL