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#Actualité médicale#Bien être

17/04/2025

La goutte, rhumatisme inflammatoire le plus fréquent : comment la guérir ?

La est le rhumatisme inflammatoire le plus fréquent, avec 0,9% de la population adulte en France concernée. Pourtant, elle reste méconnue et parfois associée à de fausses idées et culpabilisantes. Le point sur cette pathologie extrêmement douloureuse qui peut être guérie, avec le Dr Camille Roux, rhumatologue à la à La Seyne-sur-Mer.

Une maladie liée au métabolisme de l'acide urique

"La goutte est liée au métabolisme de l'acide urique, un composé organique résultant de la dégradation et de l'excrétion des purines, des substances présentes dans l'alimentation, notamment dans les viandes rouges et les produits de la mer. Un stockage à la fois trop important et trop long de cet acide dans l'organisme entraîne des dépôts de cristaux d'urate de sodium dans et autour des articulations", introduit la spécialiste. L'urate peut également se déposer dans les tissus mous autour des articulations et former alors des dépôts sous-cutanés (tophi) qui prennent la forme de boules blanchâtres transparaissant sous la peau, notamment au niveau des mains et des lobes des oreilles. "À ce stade, indique le Dr Roux, c'est le signe d'un dépôt important d'urate."

Une cause génétique

"Il est important de déculpabiliser les patients. La cause principale de ce rhumatisme est génétique et non pas alimentaire", rétablit le Dr Roux. Même si l'alimentation joue un rôle déclencheur, la goutte se développe sur un terrain avec des prédispositions génétiques. Côté alimentation, trois principaux facteurs déclencheurs sont clairement identifiés : ce trio de tête est résumé sous le sigle ABS pour Alcools forts, Bière (même sans alcool) et Sucres – en particulier le fructose. Par ailleurs, la viande rouge et la charcuterie peuvent également entraîner des crises.

Symptômes et diagnostic

Une inflammation du gros orteil, rouge et chaud, constitue le signe principal de la goutte. "La crise est brutale, elle survient la nuit et elle atteint un pic en 24 heures. Elle est extrêmement douloureuse, décrit la rhumatologue. Les patients indiquent une valeur supérieure à 7 sur 10 sur l'échelle de mesure de la douleur." Dans les cas les plus sévères, elle peut toucher toutes les articulations.

Le diagnostic est posé à la crise. Le bilan initial comprend un bilan métabolique et des radiographies des articulations atteintes. "Ce n'est pas le taux d'acide urique dans le sang qui caractérise la maladie, mais la crise. Certains patients peuvent avoir un taux élevé d'acide urique et ne jamais faire de crise.

Des risques associés

Outre la prise en charge de cet épisode aigu, la mise en place d'un traitement de fond est indispensable pour éviter les destructions articulaires et limiter un risque extrêmement important si la maladie n'est pas traitée. "La goutte, qui favorise ce risque de manière indépendante, est de surcroît souvent associée à l, au , à la (cholestérol) et/ou à l', complète le Dr Roux. Avec le traitement de fond, il s'agit d'éviter un effet boule de neige.

Les traitements

La colchicine, la cortisone et des anti-inflammatoires choisis, en tenant compte de l'état de la fonction rénale du patient, sont prescrits pour traiter la crise, ainsi que le glaçage de la ou des articulation(s) atteinte(s). Dès ce premier épisode inflammatoire, ou dès le diagnostic posé, un traitement de fond doit également être mis en place. "Il a pour but de faire baisser le niveau d'acide urique dans l'organisme pour éviter la répétition des crises, protéger les articulations et prévenir les risques associés à la goutte. Toujours selon l'état de la fonction rénale, on prescrit de l'Allopurinol (principe actif du Zyloric) pour bloquer la formation d'acide urique et du Flebuxostat qui agit sur le taux d'acide urique." L'objectif est d'atteindre un taux inférieur à 50 mg par litre de sang. "Ce traitement doit être mis en place très progressivement, pour éviter les crises. Cela peut prendre plusieurs mois pour l'ajuster, précise la rhumatologue. Pendant cette période, les recommandations préconisent un suivi tous les mois avec une prise de sang. Quand le dosage adéquat est atteint, c'est un traitement qu'il faut poursuivre à vie, avec un suivi tous les six mois à un an." 

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« Se donner toutes les chances de guérir la goutte, rhumatisme inflammatoire le plus fréquent »,
Var-Matin, 07/04/25