Hépatite C

L'hépatite C est une maladie du foie causée par un virus. Elle peut être aiguë ou chronique, et peut entraîner des complications graves, voire la mort. Le virus de l'hépatite C se transmet principalement par le contact avec du sang contaminé, comme lors d'une transfusion sanguine ou d'une injection de drogue.

Trouver un spécialiste Hépatologue à proximité

Prendre rendez-vous en ligne

Retour

L’hépatite C est une maladie infectieuse du foie. Elle est d’origine virale. Le virus en cause est le VHC, lequel est essentiellement transmis par le sang. Dans la majorité des cas, cette pathologie devient chronique et peut s’avérer mortelle. Découvrez quels sont ses symptômes, ses causes et ses traitements.

Définition : qu’est-ce que l’hépatite C aiguë, chronique et le VHC ?

L’hépatite C est une pathologie infectieuse du foie. La cause de l’hépatite C est la présence d’un virus, le virus VHC. Ce dernier se transmet principalement par le sang. Il colonise les cellules du foie, appelées hépatocytes, et s’y multiplie. Ceci entraîne à terme la mort des cellules hépatiques. À l’origine, l’hépatite C est une pathologie aigüe, et le système immunitaire de l’organisme parvient parfois à se débarrasser par lui-même du virus en produisant des anticorps. Mais dans la très grande majorité des cas (dans 8 cas sur 10), l’hépatite C devient chronique. Le virus de l’hépatite C est tellement prompt aux mutations, qu’il rend difficile le travail du système immunitaire pour le contrecarrer. Il modifie en permanence son aspect extérieur et passe à travers les mailles des anticorps destinés à le détruire. Il continue donc à proliférer, de façon souvent asymptomatique, et peut conduire à un hépatocarcinome (cancer du foie) ou à une cirrhose. Les conséquences de la contraction du virus de l’hépatite C peuvent donc être bénignes ou graves.

Quel est le mode de transmission de l’hépatite C ?

Le mode de transmission du virus de l’hépatite C est du sang humain infecté. Cela se produit lors :

  • de séances de tatouage, d’acupuncture ou de piercing, sans respect des règles hygiéniques de base, à savoir le recours à des instruments à usage unique et stérilisés ;
  • de l’injection de drogues par intraveineuse et du partage de matériel d’injection ;
  • d’une transfusion sanguine dont la poche de sang n’a pas fait l’objet d’un dépistage du VHC : depuis 1992 en France, le dépistage du VHC est systématique et obligatoire avant toute transfusion ;
  • de relations sexuelles non protégées dans le cas où il y a émission de sang : lésions, menstruations ;
  • d’accidents lors de soins médicaux prodigués à une personne contaminée : s’il y a projection ou émission de sang ;
  • de l’accouchement où la mère peut transmettre le virus à l’enfant. 

Quels sont les symptômes de cette infection du foie ?

Tout d’abord, il est important de noter que la période d’incubation du virus de l’hépatite C est extrêmement longue. En effet, elle peut s’étendre de deux semaines à six mois. Et même une fois la maladie déclarée, 8 personnes sur 10 ne présenteront aucun symptôme. Les symptômes de l’hépatite C peuvent ainsi rester inexistants pendant des années, ce qui rend difficile un diagnostic précoce, notamment lors de la phase aigüe de l’hépatite C. On observe des symptômes dans seulement 20 % des cas d’hépatite C. Ces symptômes comprennent des nausées, des vomissements, une fatigue importante, des myalgies (courbatures), de la fièvre. Ils se traduisent de même par un ictère, c’est-à-dire par une coloration jaune de la peau et du blanc des yeux. Ces symptômes persistent généralement pendant plusieurs semaines.

Hépatite C

 

Comment diagnostiquer l’hépatite C et quelle prise de sang pour mesurer sa charge virale ?

Le diagnostic de l’hépatite C repose sur l’examen clinique du patient (ictère…), mais comme les symptômes n’existent pas toujours, ce diagnostic se base surtout sur des examens sanguins. Dans un premier temps, on réalise une prise de sang en vue de détecter la présence d’anticorps anti-VHC. Si le test est positif, alors la personne a contracté le virus VHC, et son système immunitaire l’a peut-être combattu efficacement. Si le test est négatif, deux cas sont possibles : la personne n’a pas contracté le virus de l’hépatite C, ou bien elle l’a contracté, mais a un système immunitaire défaillant (il ne produit donc pas assez d’anticorps pour que le test les repère). Donc, dans un deuxième temps, si le premier test est positif, ou s’il est négatif, mais que la personne a des symptômes ou une conduite à risque, le médecin va demander un test sérologique de recherche du virus VHC lui-même. En cas de positivité à ce second test, cela signifie que la personne est encore infectée par l’hépatite C. La troisième étape va donc consister à mesurer sa charge virale (autrement dit la quantité de virus VHC en circulation dans le sang), de même que ses transaminases (marqueurs de la souffrance hépatique). Enfin, des examens complémentaires sont réalisés pour détecter le degré de sévérité de l’atteinte hépatique : échographie du foie, FibroScan, ponction du foie pour biopsie.

Quels traitements et médicaments pour guérir de l’hépatite C ?

L’hépatite C, en raison de son caractère asymptomatique bien souvent, est rarement détectée à son stade aigu. Toutefois, si c’est le cas, un traitement médicamenteux n’est pas toujours nécessaire. La réponse du système immunitaire avec la sécrétion d’anticorps peut suffire à éradiquer le virus de l’hépatite C. En revanche, il faut un traitement de l’hépatite C si elle a évolué vers une forme chronique. Le but du traitement est d’éradiquer le virus VHC, d’éviter sa transmission et de limiter les risques de complications de type cirrhose, cancer. Le traitement consiste en la prescription de médicaments antiviraux à action directe (AAD). Ils combinent souvent deux antiviraux : sofosbuvir et velpatasvir, ou glécaprévir et pibrentasvir. Si les personnes présentent des comorbidités (diabète, insuffisance rénale sévère, obésité, maladies hépatiques…), alors elles font l’objet d’une prise en charge particulière, le plus souvent en milieu hospitalier, par une équipe pluridisciplinaire. Enfin, si l’hépatite C est découverte à un stade avancé, qu’une cirrhose sévère ou un cancer du foie est diagnostiqué, alors une greffe du foie peut être nécessaire à la survie du patient.

Quelles mesures de prévention ou vaccin pour l’hépatite C ?

Il n’existe pas à ce jour de vaccin pour se protéger du virus de l’hépatite C. La prévention de l’hépatite C passe donc par le respect de certaines mesures d’hygiène :

  • les personnes qui se droguent doivent utiliser du matériel à usage unique ;
  • même chose pour les personnes qui se font tatouer ou percer : le matériel doit avoir été stérilisé et être à usage unique ;
  • le personnel soignant doit porter des gants pour nettoyer les plaies des patients, que l’on sache la personne infectée au VHC ou non ;
  • lors des rapports sexuels, surtout s’il y a des contacts sanguins, il est important de se protéger (préservatifs). 

Quelles sont les complications possibles de l’hépatite C ?

Quand l’hépatite C devient chronique, des complications peuvent survenir. Dans 5 à 20 % des cas, l’hépatite C peut donner lieu à une insuffisance hépatique sévère, un cancer du foie ou encore une cirrhose. Ces complications survenant généralement après une vingtaine d’années au cours desquelles la maladie a progressé, on les rencontre très rarement chez l’enfant.



Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en hépato-gastro-entérologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Vous trouverez ci-dessous, les hépatologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

Vos questions fréquemment posées :

Est-ce que l'hépatite C se soigne ?

L'hépatite C est une maladie virale qui peut être soignée grâce à des traitements médicamenteux.

Est-ce que l'hépatite C est grave ?

L’hépatite C est une maladie grave qui peut entraîner des lésions hépatiques et, dans certains cas, le cancer du foie.

Quelles sont les conséquences de l'hépatite C ?

L’hépatite C peut entraîner de nombreuses complications, notamment une cirrhose du foie ou une insuffisance hépatique.

Quels sont les signes de l'hépatite C ?

Les signes de l’hépatite C sont souvent silencieux et peuvent se manifester que des années après l’infection. Lorsqu’ils se manifestent, les symptômes de l’hépatite C sont souvent similaires à ceux d’autres maladies hépatiques et comprennent : fatigue, douleurs articulaires, perte d’appétit, nausées, vomissements, fièvre, perte de poids, urines foncées, selles claires, jaunisse et prurit.

Peut-on mourir de l'hépatite C ?

La maladie peut provoquer des complications, comme une cirrhose ou un cancer du foie, qui peuvent être fatales.

Combien de temps peut-on vivre avec l'hépatite C ?

Il est possible de vivre de nombreuses années en portant le virus de l'hépatite C sans avoir de symptômes.

Image

1er

opérateur de santé privé en France

Image

28 000

collaborateurs

Image

45 000

naissances par an

Image

2 200 000

de patients chaque année

Image

7 500

médecins

Image

137

établissements