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Le cancer colorectal fait partie des cancers les plus fréquents en France, chez l’homme comme chez la femme. Il s’agit d’une tumeur maligne qui se développe à partir des cellules du côlon et/ou du rectum, organes de l’appareil digestif bas.

Bien qu’il soit particulièrement meurtrier du fait de sa forte incidence, il fait partie des cancers à bon pronostic lorsqu’il est diagnostiqué et traité tôt, à un stade précoce de son évolution.

Si différentes approches thérapeutiques peuvent être envisagées pour prendre en charge le cancer du côlon, la radiothérapie, souvent alliée à la chimiothérapie, fait figure de référence.

Approche thérapeutique du cancer du côlon

Il est désormais largement admis que chaque cancer est unique et nécessite un protocole de traitement personnalisé.

Le diagnostic d’un cancer du côlon est donc habituellement suivi d’une consultation pluridisciplinaire permettant de déterminer la meilleure approche thérapeutique à adopter, tant au regard des caractéristiques propres à la maladie qu’au profil du patient.

Le stade et le grade du cancer, la taille de la tumeur, sa localisation et sa probable réponse aux traitements font partie des critères déterminants pour établir un protocole de traitement satisfaisant.

L’état général de santé du patient, son projet de vie et ses souhaits demeurent tout aussi importants et entrent pleinement en considération.

En fonction de ces éléments, l’approche thérapeutique proposée par l’équipe médicale peut comprendre une chirurgie, une radiothérapie, une chimiothérapie ou une thérapie ciblée, souvent en synergie.

La chirurgie fait figure de traitement de référence dans la prise en charge de la plupart des cancers, et le cancer du côlon ne fait pas exception.

Elle vise à ôter la tumeur cancéreuse dans sa totalité, ainsi qu’une marge de tissu sain par mesure de sécurité. Lorsque le cancer du côlon se trouve un stade avancé de son évolution, la marge de sécurité doit être plus importante et peut nécessiter l’ablation du côlon entier, voire d'organes voisins.

Toutefois, la chirurgie n’est pas toujours possible. Sa mise en œuvre est notamment compromise lorsque la santé du patient est trop fragile pour la supporter, ou lorsque le cancer s’est métastasé, auquel cas l’ablation de la tumeur n’est pas toujours utile pour entraver la progression de la maladie.

La chimiothérapie est un traitement médical systémique qui permet d’éliminer les cellules cancéreuses dans tout l’organisme, qu’elles soient précisément localisées sous la forme de tumeurs, ou disséminées à travers le corps sous forme de métastases.

Différents agents anticancéreux peuvent être utilisés en fonction du type de cancer colorectal diagnostiqué et de l’état de santé du patient. Habituellement, la chimiothérapie est constituée de multiples substances antitumorales associées.

Lorsque la chimiothérapie est associée à une radiothérapie, on parle de chimioradiothérapie. En effet, ces deux thérapies tendent à renforcer mutuellement leur efficacité lorsqu’elles sont administrées ensemble.

Modalités du traitement du cancer du côlon par radiothérapie

La radiothérapie consiste à administrer des rayons ionisants à haute énergie pour détruire l’ADN des cellules cancéreuses et les empêcher de se multiplier et de se réparer.

Fréquemment sollicitée dans le cadre de la prise en charge du cancer du côlon, la radiothérapie est souvent associée à la chimiothérapie pour une meilleure efficacité.

Elle peut notamment permettre de réduire la taille de la tumeur pour faciliter son exérèse chirurgicale, de détruire les cellules cancéreuses restantes après une chirurgie pour réduire les risques de récidive, ou encore de réduire les symptômes du cancer du côlon incurable pour accroître le confort du patient.

Il existe différents types de radiothérapie pouvant être utilisés dans la prise en charge du cancer du côlon : la radiothérapie externe (technique « traditionnelle ») et la radiothérapie interne, aussi nommée curiethérapie.

Les séances de radiothérapie sont courtes et indolores. Elles durent habituellement une trentaine de minutes en comptant la phase de préparation, et le patient peut rentrer chez lui immédiatement après le traitement.

Le traitement se déroule sur trois à quatre semaines, au rythme d’une séance d’irradiation par jour, cinq jours par semaine.

Bien que le traitement, en lui-même, ne soit pas abrasif, la radiothérapie engendre des effets secondaires parfois très lourds.

Effets secondaires de la radiothérapie dans le traitement du cancer du côlon

Chaque patient a une sensibilité propre à la radiothérapie, et tout le monde ne développe pas les mêmes effets secondaires. Certaines personnes en ressentent très peu, quand d’autres sont très affectées.

Aussi, la survenue des effets secondaires de la radiothérapie peut être étalée dans le temps. Il est possible d’en ressentir directement après les premières séances de traitement, ou bien des années plus tard.

Dans tous les cas, les effets secondaires de la radiothérapie méritent d’être pris en charge : il est hautement conseillé de ne pas les subir en silence et de vous tourner vers votre équipe médicale si vous pensez en être atteint, cela même des années après la fin de votre traitement.

Les effets secondaires de la radiothérapie sont provoqués par des atteintes aux tissus sains avoisinant les cellules cancéreuses. Bien que les soignants fassent leur possible pour protéger les cellules saines au cours du traitement, certaines détériorations demeurent, avec les techniques actuelles, inévitables.

Anatomie cancer colon

En principe, les cellules saines détériorées par la radiothérapie tendent à se réparer doucement, et les effets secondaires disparaissent d’eux-mêmes. Il faut toutefois veiller à les prendre en charge tant qu’ils sont présents pour ne pas accabler le patient qui a besoin de toutes ses forces pour lutter contre la maladie.

Les effets secondaires de la radiothérapie peuvent être classés en deux catégories : les troubles locaux propres aux organes irradiés - ici le côlon et ses voisins - et les troubles généraux qui concernent l’ensemble de l’organisme fatigué par le traitement.

Dans le cadre de la prise en charge du cancer du côlon, les effets secondaires locaux sont essentiellement digestifs, voire urinaires et sexuels.

Les diarrhées, saignements du rectum, troubles de la fertilité, troubles urinaires, occlusions intestinales, troubles érectiles chez l’homme et sécheresse vaginale chez la femme sont communément recensés.

Les effets secondaires généraux vont, eux, concerner la peau qui prend les irradiations de plein fouet lors de radiothérapie externe, ainsi que l’état de santé global du patient.

Les troubles cutanés sont essentiellement des rougeurs, une sécheresse souvent très inconfortable et un brunissement local de la peau. À l’échelle de la santé globale du patient, on rencontre fréquemment une grande fatigue, des nausées, des vomissements et un manque d’appétit.

La radiothérapie est un traitement incontournable de l’arsenal thérapeutique de la lutte contre le cancer du côlon.

Non abrasif, c’est un traitement qui peut être administré à presque tous les patients, et qui peut apporter de réels bénéfices, quel que soit le stade d’évolution du cancer, c’est-à-dire dans une portée curative autant que palliative.

Aujourd’hui, ses effets secondaires ont encore tendance à noircir son image et à rebuter certains patients. Un aspect de la radiothérapie qui sera probablement amené à évoluer dans les années à venir, les progrès constants de la médecine offrant des techniques toujours plus abouties, mieux ciblées, pour un traitement moins lourd et plus efficace.

Bibliographie : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/cancers/cancer-du-colon-rectum/donnees

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