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Qu’est-ce que c’est ?


L’endométriose est une maladie chronique liée au revêtement interne de l’utérus. Elle est caractérisée par la migration de cellules qui composent l’endomètre en-dehors de la cavité utérine, via les trompes de Fallope, et leur fixation sur d’autres organes tels que la vessie ou l’appareil digestif. En se développant, ces cellules provoquent alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens sur les organes touchés. Cette maladie touche 10 à 12% des femmes et reste encore peu connue du grand public.


Quels sont les symptômes ?


Les symptômes diffèrent d’une femme à l’autre. Ils peuvent être multiples car ils sont liés aux localisations des lésions endométriosiques. Chez les femmes souffrant d’endométriose, dans 50 à 91% des cas, la douleur est évoquée. Cette douleur peut se manifester de différentes manières. Elle peut survenir pendant les règles (dysménorrhée) ou pendant les rapports sexuels (dyspareunie). Il peut également s'agir de douleurs pelviennes fréquentes, de douleurs lors de la défécation, à la miction, de douleurs abdominales (ballonnements) ou de douleurs lombaires (lombalgie, sciatique, cruralgie).
Les douleurs peuvent être continues ou ponctuelles, parfois violentes. Liées au cycle féminin, les douleurs sont donc souvent plus aiguës au moment de l’ovulation ou des règles. A noter que le caractère cyclique de ces douleurs est évocateur de l’endométriose.
Parfois, l’endométriose est asymptomatique. La maladie est découverte lors d’un bilan de fertilité suite à la difficulté de concevoir un enfant. En effet, chez 30 à 40 % des femmes atteintes d’endométriose, une infertilité est associée. L’endométriose serait ainsi l’une des causes les plus fréquentes de stérilité.

Quels sont les traitements ?

La stratégie thérapeutique face à une patiente souffrant d'endométriose dépend de la raison qui l'amène à consulter : l'infertilité, les douleurs ou les deux associées. Le choix du traitement dépend aussi du désir de grossesse de la patiente :

  • Les traitements non spécifiques (antalgiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l'ibuprofène);

  • Les traitements hormonaux;

  • La chirurgie (retrait des nodules ou des kystes, voire ablation de l'utérus) doit être envisagée en cas d'inefficacité des traitements médicaux et de désir de grossesse, au regard du rapport bénéfices/risques de cette approche et l'objectif de respect du fonctionnement des organes pelviens).