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Tableau récapitulatif sur le projet de dépistage généralisé du poumon Impulsion

 

Information-clé

Nom du programme

Impulsion

Organisme

Institut national du cancer (INCa)

Démarrage

Il devrait démarrer en mars / avril 2026 (selon Le Monde)

Population cible

Fumeurs et ex-fumeurs 50–74 ans

Critère tabagique

≥ 20 paquets-années

Examen

Scanner thoracique à faible dose

Nombre de participants

20 000

Durée du suivi

3 ans

Régions pilotes

Île-de-France, Hauts-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes

Prise en charge

Scanner pris en charge à 100 %

Résumé sur le projet de dépistage généralisé du poumon Impulsion

  • L’INCa lance le programme pilote Impulsion pour préparer un dépistage organisé du cancer du poumon en France.

  • Le démarrage serait annoncé pour mars ou avril 2026 selon Le Monde.

  • 20 000 fumeurs et ex-fumeurs à risque seront inclus sur 18 à 24 mois.

  • Population cible : hommes et femmes de 50 à 74 ans.

  • Critère principal : consommation cumulée d’au moins 20 paquets-années.

  • Dépistage par scanner thoracique à faible dose.

  • Deux scanners à un an d’intervalle, puis un scanner tous les deux ans.

  • Dépistage systématiquement associé à une proposition de sevrage tabagique.

  • Les scanners sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

  • Objectif : évaluer les conditions d’un futur dépistage organisé national.

Cet article s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. Cet article ne se substitue pas aux conseils et prescriptions d'un ou d'une médecin.

Un premier pas vers le dépistage généralisé du cancer du poumon ! 

Le programme Impulsion (IMPlémentation du dépistage du cancer PULmonaire en populatION) annoncé par l'Institut national du cancer (Inca), le 23 janvier 2025, devrait démarrer bientôt. L'Inca avait initialement envisagé de premières inclusions de participants fin 2025. 20000 participants devraient être inclus sur une période de 18 à 24 mois. Notre confrère Le Monde, dans sa dernière livraison, annonce, finalement, un démarrage en mars ou avril 2026. Une annonce qui tombe pile à la veille de la journée mondiale de lutte contre le cancer 2026.

Un dépistage généralisé du cancer du poumon à l’étude. Un pneumologue examine les images des poumons d'un patient souffrant d'une fibrose, obtenues par scanner.

Programme pilote

L'Institut national du cancer avait annoncé, en janvier 2025, la mise en place de ce programme pilote. Il va s'adresser, dans un premier temps à 20 000 hommes et femmes de 50 à 74 ans : 

  1. fumeurs et fumeuses;

  2. ex-fumeurs et ex-fumeuses qui ont arrêté depuis moins de 15 ans.

Les participants et participantes seront recrutés au fur et à mesure d'ici à 2027 et seront suivis durant 3 ans.

Consommation : 20 paquets année

En termes de critère d'inclusion, les participants devront avoir consommé au moins :

  • 1 paquet de cigarettes par jour pendant 20 ans,

  • 2 paquets par jour pendant 10 ans,

  • 15 cigarettes par jour pendant 25 ans.

  • 10 cigarettes par jour pendant 30 ans.

Cela correspond à une consommation de tabac cumulée de 20 paquets/année au moins.

Scanner thoracique pour les fumeurs et ex fumeurs

Ce dépistage comprend :

  • un scanner thoracique à faible dose,

  • il doit s'accompagner d'une proposition d'arrêter le tabac (sevrage tabagique). En effet, indiquent les autorités sanitaires, "Combiner dépistage et arrêt du tabac permet de réduire de 38 % le risque de décès par cancer du poumon" 'sources : Inca étude NLST).

✍️  À noter : Les participants ou participantes réaliseront 2 scanners à un an d'intervalle suivi d'un scanner tous les deux ans.

Ce programme pilote sera coordonné par la Professeure Marie-Pierre Revel (AP-HP) et le Professeur Sébastien Couraud (HCL).

Ce programme de dépistage a plusieurs buts :

  1. évaluer le nombre de cas de cancers détectés;

  2. préciser la mise en œuvre du dépistage du cancer du poumon de façon sûre et efficace...;

  3. évaluer les conditions optimales pour le déploiement d'un programme de dépistage organisé du cancer du poumon en France;

  4. il vise notamment à toucher les populations éloignées et précaires;

  5. évaluer la pertinence d'une double lecture radiologique et le recours à l'intelligence artificielle.

💡 Bon à savoir : Les participants seront contactés par un médecin d'un centre de la Sécurité sociale, voire via une plateforme digitale ou par téléphone.

Prise en charge

Ce projet sera mis en place progressivement dans plusieurs régions françaises dont :

  • Ile-de-France,

  • Pays-de-la-Loire,

  • Provence-Alpes-Côte-d'Azur,

  • Hauts-de-France,

  • Auvergne-Rhône-Alpes.

L'Assurance maladie prendra en charge, à 100%, les scanners à faible dose. Ce dépistage du cancer du poumon pilote pourrait déboucher à l'horizon 2030 sur un dépistage organisé du cancer du poumon à l'image des trois cancers qui bénéficient de ce type de dépistage :

  1. dépistage du cancer colorectal;

  2. dépistage du cancer du sein;

  3. dépistage du cancer du col de l'utérus.

Les participants et participantes devraient être sollicités par le biais de campagnes de communication, de hotlines, via les consultations avec les médecins, généralistes, pneumologues... et les personnels de soins. L'enjeu est de les fidéliser et de leur assurer une filière de soins en cas de résultat positif.

Réduction de la mortalité

En 2022, la Haute autorité de santé (HAS) avait recommandé de mettre en place un programme pilote de dépistage organisé du cancer. Selon elle, la surveillance avec un scanner à faible dose des personnes qui présentent un sur-risque lié au tabac, permet une réduction de la mortalité. Jusque-là, les autorités sanitaires avaient souligné les risques de surdiagnostic et de faux-positifs au dépistage du cancer du poumon.

Cancer du poumon : première cause de décès par cancer chez les hommes

L'Institut national du cancer rappelle que le cancer du poumon est la première cause de mortalité par cancer chez les hommes. Ce cancer touche près de 53 000 hommes et femmes par an (données 2023) et tue 30896 hommes et femmes chaque année (source Inca, juillet 2025). Son incidence et sa mortalité augmentent de façon préoccupante chez les femmes. Des spécialistes estiment que le cancer du poumon pourrait également devenir la première cause de décès par cancer chez les femmes, devant le cancer du sein.

Cancer meurtrier

Actuellement, le cancer du poumon est souvent diagnostiqué alors que les symptômes sont présents et évocateurs d'une tumeur à un stade avancé, ce qui rend son traitement plus difficile à mettre en œuvre. Cela explique pourquoi ce cancer est si meurtrier. Le taux de survie du cancer du poumon à 5 ans est estimé à 20%.

Tabac responsable

La consommation de tabac est reconnue pour être responsable de près de 80% des cas de cancer du poumon diagnostiqués ! D'autres causes existent comme l'exposition professionnelle (comme l'amiante), et la génétique.

Qu'est-ce qu'un scanner à faible dose (low dose)?

Détection de taches, nodules, lésions...

Le scanner à faible dose est particulièrement utilisé pour le dépistage du cancer du poumon. Il est faiblement dosé, soit faiblement irradiant, par rapport aux autres examen de radiologie, ce qui permet d'exposer le ou la patiente à moins de rayonnement. Cette méthode permet de faire baisser, de façon significative, la mortalité de 20 à 25%. Le scanner à faible dose est capable de montrer des lésions de petite taille et des nodules pulmonaires de taille millimétrique qui pourraient être le signe d'un cancer précoce.

Age : 50 à 74 ans

Les médecins savent que cette méthode peut produire à la fois des faux positifs et des faux négatifs. Pour pallier ces biais possibles, la prescription du scanner à faible dose s'adresse à la population ciblée par l'Institut national du cancer.

Comment détecte-t-on le cancer du poumon ?

Diagnostiquer un cancer du poumon

Pour savoir si l'on est atteint d'un cancer du poumon, les praticiens et praticiennes peuvent prescrire un examen de radiographie pulmonaire, un bilan sanguin et proposer de passer un scanner du thorax (souvent avec un produit de contraste).

Radio, prise de sang, scanner, biopsie...

Comme souvent, le diagnostic sera confirmé par biopsie suivie d'une analyse anatomopathologique afin de déterminer si les cellules prélevées sont cancéreuses ou non. La biopsie a généralement lieu au cours d'une fibroscopie bronchique.

Quels sont les premiers signes, symptômes, du cancer du poumon ?

Le cancer du poumon est une pathologie qui peut évoluer longtemps sans symptômes ou sans symptômes spécifiques, en particulier chez une personne qui fume ou qui a fumé. Le tabagisme est d'ailleurs responsable de près de 80% des cas de cancer du poumon diagnostiqués.

Toux chronique, sang dans les crachats...

Les signes qui doivent alerter et faire consulter sont les suivants :

  • en cas de toux qui dure sans raison apparente;

  • en cas de toux chronique;

  • en cas de crachats avec du sang;

  • en cas d'essoufflement ou de sifflement;

  • en cas de douleurs dans le thorax ou le dos;

  • en cas d'infections régulières au poumon;

  • en cas de changement dans le timbre de la voix (enrouement etc.)...

Comment dépister précocement le cancer du poumon ?

Actuellement, il n'existe pas de dépistage du cancer du poumon généralisé. Les autorités sanitaires viennent d'annoncer le lancement d'un programme pilote touchant 20 000 personnes dans un premier temps, débouchant sur l'organisation d'un dépistage national, comme pour le cancer colorectal, par exemple.

Comment se faire dépister du cancer du poumon ?

Mais il est possible de consulter son médecin traitant, le plus souvent un ou une généraliste, qui pourra vous orienter vers un ou une pneumologue ou une ou un oncologue, si nécessaire. Si besoin, un dépistage individuel pourra être proposé au patient ou à la patiente en fonction de ses symptômes et facteurs de risque.

Quel est le meilleur examen pour détecter un cancer du poumon ?

L'examen proposé en première intention en cas de suspicion de cancer du poumon est la radiographie du thorax. Cet examen permet de révéler des anomalies. Mais il arrive qu'on ne voit pas d'anomalie au cours d'une radiographie et cet examen ne permet pas de conclure si l'on est en présence d'une tumeur bénigne ou maligne.

Scanner ou tomodensitométrie pulmonaire

Le scanner thoracique permet, quant à lui, de détecter une anomalie de très petite taille et de donner des indications précieuses sur les ganglions autour. En revanche, il ne donne pas d'information sur le type de cellules. Une fibroscopie bronchique permet de réaliser une biopsie qui amènera à analyser les échantillons récoltés. Si le prélèvement n'a pu avoir lieu, il peut être programmé lors d'une opération chirurgicale, si possible, qui peut avoir pour but, à la fois, diagnostic et thérapeutique.

Peut-on voir un cancer avec un scanner ?

Le scanner est un appareil de radiologie qui offre la possibilité d'obtenir des images d'une grande précision grâce aux rayons X. Le scanner permet d'aider à poser un diagnostic de cancer, ou non, à évaluer la bonne efficacité des traitements et à assurer un suivi des patients et patientes.

Sources

Cet article médical a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton, et relu et validé par un médecin au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Vous trouverez ci-dessous, les praticiens généralistes et pneumologues  au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en rendez-vous près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

Vos questions fréquemment posées sur le cancer du poumon et le dépistage Impulsion:

Quand démarre le programme pilote de dépistage du cancer du poumon, Impulsion ?

Notre confrère Le Monde annonce un démarrage qui pourrait avoir lieu au mois de mars ou avril 2026.

Est-ce que le cancer du poumon évolue vite ?

Il existe plusieurs types de cancer du poumon. Le cancer du poumon dit à petites cellules est connu pour avoir une croissance rapide. On le considère comme un cancer agressif. Les cancers du poumon, en général, sont considérés comme des pathologies avec un pronostic défavorable. Le taux de survie, en moyenne, est de l'ordre de 19% à 5 ans. Ces chiffres sont des statistiques et ne doivent pas être plaqués sur chaque situation particulière. On sait aussi que si les cancers du poumon étaient diagnostiqués plus tôt, ils seraient plus facilement pris en charge.

Quelle est l’espérance de vie avec un cancer du poumon ?

Cela va dépendre de l'évolution de la tumeur au moment du diagnostic. Plus elle est soignée tôt, plus les chances de guérison augmentent. Au stade IA, quand la tumeur se situe dans le poumon et qu'elle fait moins de 3 cm, les spécialistes estiment que le taux de survie globale va de 75 à 90% à 5 ans. Il baisse à 10% dans les stades IV lorsque la tumeur a métastasé dans le corps.

Article écrit le 28/01/2025, vérifié par Pierre Luton, Journaliste expert, spécialisé santé, social et référenceur SEO E-E-A-T
Modifié le 03/02/2026, vérifié par Pierre Luton, Journaliste expert, spécialisé santé, social et référenceur SEO E-E-A-T