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Un testicule qui ne descend pas dans la bourse dans les premiers mois de vie évolue dans un environnement trop chaud ce qui perturbe sa maturation. Avec la croissance, cette position haute peut entraîner des anomalies de maturation qui rendent le testicule plus fragile. À long terme, un testicule non descendu (cryptorchidie) augmente le risque d'apparition d'un cancer du testicule.


Qu’est-ce que la cryptorchidie ou testicule non descendu ?

La cryptorchidie désigne l’absence d’un ou des deux testicules dans les bourses à la naissance. Elle touche 1 à 3 % des nouveau-nés (Fondation ARC), le plus souvent de façon unilatérale. Le testicule peut rester dans l’aine, au-dessus du scrotum ou dans l’abdomen. L’examen clinique suffit généralement à repérer un testicule non descendu. Une descente spontanée reste possible jusqu’à 6 mois, parfois un an. Au-delà, les complications deviennent plus probables. L’infertilité concerne environ 5 % des formes unilatérales et jusqu’à 50 % des formes bilatérales (Ameli). Une torsion est possible lorsque le testicule est intra-abdominal. Une hernie inguinale est également fréquente chez les nourrissons. Une cryptorchidie qui persiste rend le testicule plus difficile à examiner et augmente le risque de séquelles fonctionnelles. Une prise en charge est donc vivement recommandée. 

 

La cryptorchidie augmente-t-elle le risque de cancer du testicule ?

Environ 6 % des cancers du testicule surviennent chez des hommes ayant présenté une cryptorchidie. Le risque est multiplié par 10 lorsque le testicule n’est pas descendu avant 2 ans (Fondation ARC). La position haute du testicule modifie son fonctionnement et entraîne une chaleur excessive et une perturbation de la maturation germinale. Parfois, le testicule controlatéral est concerné ce qui peut faire évoquer une anomalie de développement plus globale. Dès la puberté, toute masse ou modification de volume doit motiver une consultation rapide. Les oncologues de l’Institut Privé de Radiothérapie de Metz rappellent que les tumeurs germinales sont rares mais ne doivent pas être négligées en cas d’apparition d’une masse testiculaire.

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Quel est le traitement de la cryptorchidie ?

Lorsque la descente n’a pas eu lieu après 1 an, une prise en charge est recommandée.

Chirurgie de la cryptorchidie : l’orchidopexie

L’orchidopexie est recommandée entre 1 et 2 ans. Lorsque le testicule est palpable, 2 petites incisions permettent de libérer le cordon spermatique. L’intervention est réalisée en un seul temps dans la majorité des cas. Si le testicule est intra-abdominal, une laparoscopie permet de préciser sa position et son état. Un testicule atrophique peut être retiré. Les complications sont rares et se traduisent par un hématome, une infection ou une ascension secondaire (dans seulement 4 % des cas). À savoir : L’orchidopexie facilite la surveillance mais n’élimine pas le risque pour autant. L’équipe de l’Institut Privé de Radiothérapie de Metz souligne en effet que ce risque persiste même après une orchidopexie réussie, d’où l’importance de l’autopalpation régulière dès l’adolescence.

Traitement médical (HCG)

L’injection d’HCG est envisagée dans certains cas chez des enfants plus âgés mais les résultats sont variables. La chirurgie reste prioritaire dans la plupart des situations.

Surveillance de la cryptorchidie

Après l’intervention, les parents vérifient la présence du testicule dans la bourse. À distance, le suivi repose essentiellement sur l’examen clinique. À partir de la puberté, l’adolescent apprend l’autopalpation. Toute tuméfaction doit motiver une consultation car l’orchidopexie ne supprime pas totalement le risque accru. À savoir : Le bon âge pour intervenir se situe entre 1 et 2 ans. Une chirurgie testiculaire plus tardive augmente le risque d’infertilité et complique la surveillance, même si une descente spontanée est possible avant 6 mois. 

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Quels sont les autres facteurs de risque du cancer du testicule ?

Certains facteurs augmentent clairement le risque, d’autres sont suspectées mais sans preuve formelle.

Facteurs de risque connus

L’atrophie testiculaire figure parmi les facteurs avérés. Elle peut résulter d’oreillons contractés à l’âge adulte ou d’un traumatisme. Les antécédents familiaux augmentent aussi le risque, les formes familiales représentent 1,2 à 3,5 % des cas (Fondation ARC). L’infection par le VIH augmente le risque de séminome. Certaines études ont aussi observé un lien entre consommation de cannabis et tumeurs non séminomateuses. Enfin, il y a un petit risque d’avoir une tumeur controlatérale après un premier cancer.

Facteurs environnementaux suspectés

Plusieurs éléments suggèrent un rôle potentiel des perturbateurs endocriniens (incidence plus élevée dans les pays industrialisés, variations régionales, différences observées chez les populations migrantes…). L’exposition aux pesticides est régulièrement citée, néanmoins les résultats restent contradictoires et ne permettent pas d’identifier une substance précise. Les expositions industrielles (métallurgie, fonderie, chimie) ont été étudiées sans preuve formelle. Mais ces hypothèses restent explorées, car l’incidence progresse dans de nombreux pays. 

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Questions fréquentes sur le testicule non descendu ou cryptorchidie

La cryptorchidie peut-elle devenir un cancer ?

Oui. Elle augmente nettement le risque de tumeur germinale, même après une chirurgie par orchidopexie.

Quel est le risque de cancer avec un testicule non descendu ?

Le risque est multiplié par 10 si le testicule n’est pas descendu avant 2 ans.

Comment savoir si un testicule non descendu est dangereux ?

Toute masse dure, augmentation de volume ou douleur doit motiver une consultation rapide. Une surveillance est nécessaire à partir de l’adolescence.

L’orchidopexie protège-t-elle du cancer du testicule ?

Elle réduit le risque mais ne le supprime pas. La surveillance reste indispensable.

Article écrit le 05/02/2026, vérifié par Equipe médicale de l'Institut Privé de Radiothérapie de Metz

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