Andropause

L'andropause est le terme médical désignant le passage de la vie d'un homme de la période de fertilité à la ménopause. Les symptômes de l'andropause peuvent être physiques, émotionnels et/ou sexuels. Les principaux symptômes physiques de l'andropause sont les suivants : une diminution de la masse musculaire, une diminution de la densité osseuse, une augmentation de la graisse corporelle, une diminution de la production de testostérone et une diminution de la libido.

Trouver un spécialiste en Andrologue à proximité

Prendre rendez-vous en ligne

Retour

Fatigue, diminution de la libido, perte de masse musculaire et osseuse peuvent être les symptômes de l’andropause, cette période au cours de laquelle la sécrétion de testostérone diminue chez l’homme. Contrairement à la ménopause, qui touche toutes les femmes, la baisse de testostérone n’affecte que 5 à 10 % des hommes. L’andropause n’est donc pas universelle.

Définition : qu’est-ce que l’andropause ou ménopause de l'homme ?

On désigne par andropause la période de la vie de l’homme au cours de laquelle sa sécrétion d’hormones mâles, la testostérone, diminue lentement. On assimile parfois l’andropause à la ménopause de l’homme, alors que c’est très différent. Ce phénomène ne concerne pas tous les hommes, mais une minorité d’entre eux. En outre, quand un homme est atteint d’andropause, il n’y a pas littéralement de pause dans la production hormonale, mais une diminution lente et partielle de cette dernière. L’andropause désigne par conséquent un déficit de testostérone dû à l’âge, chez certains hommes. Ce déficit hormonal entraîne des conséquences psychologiques et biologiques, qui peuvent altérer la qualité de vie de la personne.

andropause

 

Quelles sont les causes d'un taux de testostérone bas ?

L’andropause chez l’homme n’est pas une maladie, mais la conséquence d’un processus physiologique normal de vieillissement. Les cellules de Leydig, au niveau des testicules, sécrètent la très grande majorité des hormones mâles (c’est-à-dire la testostérone). Si cette sécrétion diminue, cela a pour effet de booster la sécrétion de l’hormone lutéinisante au niveau de l’hypophyse, elle-même chargée de stimuler les cellules de Leydig. Un rééquilibrage hormonal se fait alors. Mais avec l’âge, la réponse des cellules de Leydig à la stimulation de l’hormone lutéinisante peut être beaucoup plus faible. Par ailleurs, avec l’âge, le taux de SHBG ou Sex Hormon Binding Globuline augmente. Or, la SHBG est la protéine de transport de la testostérone. Elle se lie en effet à la testostérone pour en entraver l’action. Plus le taux de SHBG est élevé, moins il y a de testostérone libre, et donc moins il y a de testostérone active au niveau des cellules. Il est à noter que d’autres causes que le vieillissement peuvent conduire à une augmentation du taux de SHBG, et donc à l’andropause : il s’agit de certains médicaments utilisés pour traiter l’hyperthyroïdie, le cancer de la prostate ou encore la cirrhose. Par ailleurs, des facteurs de risque ont été identifiés, qui favorisent la survenue de l’andropause : c’est le cas du tabagisme, de la consommation régulière de drogue, du surpoids et de l’obésité, du stress chronique, de la sédentarité, de certaines maladies chroniques, de certains traitements médicamenteux (antiépileptiques, corticoïdes…), ou encore de troubles du métabolisme (diabète, cholestérol).

Quels sont les signes et symptômes de l’andropause ?

Les symptômes de l’andropause ne sont pas spécifiques à cette phase, mais communs avec certaines pathologies, ou simplement avec le processus normal de vieillissement. Leur intensité et leur nombre varient d’un homme à l’autre. On peut observer :

  • des troubles de la sexualité : diminution de la libido, difficultés érectiles, orgasme de moindre qualité, impuissance ;
  • des troubles psychologiques : irritabilité, diminution de l’élan vital, déprime voire humeur dépressive, perte d’appétit, perte de concentration et de mémoire ;
  • des troubles vasomoteurs : sueurs, bouffées de chaleur, sommeil perturbé et donc fatigue ; 
  • une diminution de la masse minérale osseuse (et donc un risque accru d’ostéoporose), de même qu’une diminution de la masse musculaire, ainsi que du tonus musculaire ;
  • une obésité abdominale : prise de poids avec une concentration de graisse autour des viscères ;
  • une baisse de la pilosité, et donc de la fréquence nécessaire des rasages. On observe de même une recrudescence de la chute de cheveux ;
  • une diminution du volume des testicules.

Comment diagnostiquer l’andropause ?

Le diagnostic de l’andropause repose sur des examens cliniques et des analyses. Il s’agit d’écarter d’autres causes possibles de ces symptômes comme une tumeur de l’hypophyse, les effets secondaires d’un traitement médicamenteux, ou encore une hypothyroïdie. Pour établir son diagnostic, le médecin peut utiliser :

le questionnaire de référence de l’andropause, appelé questionnaire ADAM (Androgen Déficiency in Aging Male). Il se compose de dix questions : (1) Éprouvez-vous une baisse du désir sexuel ?, (2) Éprouvez-vous une baisse d’énergie ?, (3) Éprouvez-vous une diminution de force et/ou d’endurance ?, (4) Votre taille a-t-elle diminué ?, (5) Avez-vous noté une diminution de votre joie de vivre ?, (6) Êtes-vous triste et/ou maussade ?, (7) Vos érections sont-elles moins fortes ?, (8) Avez-vous noté une altération récente de vos capacités ?, (9) Vous endormez-vous après le dîner ?, (10) Votre rendement professionnel s’est-il réduit ? Une réponse positive à plus de 3 questions ou une réponse positive aux questions 1 et 7 traduit un déficit de testostérone, et donc une potentielle andropause ;

  • le dosage de la testostérone totale et de la testostérone biodisponible le matin (entre 8 et 11 heures). Ce dosage doit être effectué une seconde fois à 2 semaines, voire 4 semaines d’intervalle, pour être confirmé ;
  • d’autres dosages hormonaux : celui de la SHBG, de la FSH (hormone de stimulation folliculaire) et de la LH (hormone lutéinisante) ;une ostéodensitométrie pour mesurer la densité minérale osseuse ;
  • un bilan sanguin biologique : numération de la formule sanguine, bilan lipidique, glycémie, bilan hépatique… ;
  • une échographie de la prostate pour détecter un éventuel cancer de la prostate. 

Quels traitements pour la augmenter le taux de testostérone ?

Le traitement de l’andropause n’est pas systématiquement ni uniquement médicamenteux. Le traitement médicamenteux consiste en l’administration de testostérone naturelle, par voie cutanée (gel hydroalcoolique de testostérone), par voie orale ou par voie intramusculaire (énanthate de testostérone ou undécanoate de testostérone). Il est essentiel de s’assurer au préalable que le patient ne présente pas de contre-indication au traitement, à savoir : un cancer de la prostate, un risque de thrombose, un syndrome d’apnée du sommeil, une polyglobulie (augmentation pathogène de l’hémoglobine et des globules rouges dans le sang) ou encore un risque de rétention d’urine consécutif à un adénome de la prostate. Ce traitement doit ensuite faire l’objet d’un suivi régulier. Par ailleurs, des mesures doivent être prises pour réduire les facteurs favorisant la diminution du taux de testostérone : prise en charge de l’alcoolémie (suivi par un toxicologue, groupe de parole), de l’obésité, lutte contre la sédentarité, traitement d’une pathologie liée (de type cancer, VIH, lupus, hémochromatose…) ou encore modification du traitement médicamenteux s’il influe sur le taux de testostérone ou de SHBG.



Cet article médical a été relu et validé par un médecin andrologue au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Vous trouverez ci-dessous, les médecins andrologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

Vos questions fréquemment posées :

A quel âge apparaît l’andropause chez l’homme ou ménopause masculine ?

Contrairement à la femme, chez laquelle l’âge d’apparition de la ménopause est relativement ciblé (entre 40 et 55 ans), chez l’homme, l’âge de survenue de l’andropause peut être très variable. Entre 45 et 55 ans, mais aussi au-delà de 80 ans. Plus la personne est âgée, plus les risques d’andropause sont importants : on note une prévalence de l’andropause de 10 % à 60 ans, et de 25 % à 80 ans, selon UroFrance.

Quelle est la durée de l'andropause ?

La durée moyenne de l'andropause est de 7 ans.

Comment soigner l'andropause chez l'homme ?

L’andropause se soigne via un traitement médicamenteux à base de testostérone. Il faut également veiller à réduire les facteurs de risques de la maladie comme l'alcoolémie ou l'obésité.

Examen associé à l'Urologie

Traitements associés à l'Urologie

Image

1er

opérateur de santé privé en France

Image

28 000

collaborateurs

Image

45 000

naissances par an

Image

2 200 000

de patients chaque année

Image

7 500

médecins

Image

137

établissements