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10/06/2026
Cancer du col de l’utérus : Juin Vert, un mois de prévention
Juin Vert, de quoi s’agit-il ?
Juin Vert est un mois consacré à la prévention et la sensibilisation contre le cancer du col de l’utérus. Lancé en 2010 par l’ Institut national du cancer, il a pour but de diminuer le nombre de femmes touchées par cette pathologie en les sensibilisant aux moyens de prévention et de dépistage disponibles et efficaces aujourd’hui.

Prévention et sensibilisation contre le cancer du col de l’utérus
ELSAN encourage toutes les femmes au dépistage du cancer du col de l'utérus. Cette affection touche touche plus de 3100 femmes en France chaque année. Le traitement est d'autant plus efficace que le cancer est pris à temps. Grâce au dépistage, 90% des cancers du col de l’utérus peuvent être évités, rappelle l'Institut national du cancer.
Le cancer du col de l’utérus, qu’est-ce que c’est ? Définition
Le cancer du col de l’utérus (ne pas confondre avec cancer du corps de l'utérus ou endomètre) est une maladie qui se développe sur la muqueuse du col de l’utérus. Selon l'Institut national du cancer, on estime à plus de 3 100, le nombre de nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et 800 le nombre de décès en France chaque année.
Quelle est la cause du cancer du col de l'utérus ?
La cause principale de la maladie est liée à des virus sexuellement transmissibles : les papillomavirus humains (ou HPV). Lorsque le virus s’installe durablement au niveau du col de l’utérus, les lésions précancéreuses qu’il provoque peuvent évoluer en cancer généralement 10 à 20 ans après l’infection.
Papillomavirus chez les femmes (et les hommes)
Cette infection au papillomavirus humain ou HPV concerne d'ailleurs les femmes comme les hommes : elles et ils peuvent aussi être victimes de cancers de la gorge et de l'anus. Les hommes peuvent, en particulier, souffrir de cancers du pénis.
Cancer : différences entre utérus et col de l'utérus ?
Quels sont les premiers signes du cancer du col de l'utérus ?
Aux premiers stades, le cancer du col de l'utérus peut ne présenter aucun symptôme. Cependant, à mesure que la maladie progresse, les symptômes peuvent inclure :
des saignements vaginaux anormaux,
des douleurs pelviennes,
des douleurs pendant les rapports sexuels,
une perte de poids inexpliquée.
Comment éviter le cancer du col de l'utérus ?
Le test de dépistage du cancer du col de l'utérus (cervico-utérin) permet de détecter des lésions cancéreuses, ou précancéreuse avant qu’elles n’évoluent en cancer du col de l’utérus. Ce test s’adresse à toutes les femmes de 25 à 65 ans, même ménopausées, même en l’absence de rapports sexuels, et qu'elles soient vaccinées ou non contre les papillomavirus humains (responsables de 70% des cancers du col de l’utérus). Pour rappel, l’analyse par le laboratoire du prélèvement de dépistage est prise en charge à 100% sans avance de frais. La consultation est remboursée selon les modalités habituelles.
La vaccination contre le papillomavirus le plus tôt possible, avant les premiers rapports sexuels, est une prévention efficace !
Quelle prise en charge du cancer du col de l’utérus chez ELSAN ?
Plus la prise en charge est précoce, plus le traitement est efficace. Après le diagnostic d’un cancer du col de l’utérus, des traitements plus ou moins lourds sont administrés. Se divisant en 4 stades du plus précoce au plus avancé, le traitement se décide sur la base de plusieurs critères.
Pour les tumeurs de moins de 4 centimètres, la chirurgie est généralement privilégiée.
Pour les tumeurs de plus de 4 centimètres ou celles qui se sont propagées au-delà du col de l'utérus, une approche combinée est souvent nécessaire. Cela peut inclure une radiothérapie externe, une curiethérapie (irradiation interne) et une chimiothérapie.
Comment dépister le cancer du col de l'utérus ?
Quand faut-il se faire dépister ?
Le test de dépistage cervico-utérin permet de détecter des lésions cancéreuses, ou précancéreuses avant qu’elles n’évoluent en cancer du col de l’utérus. Le test de dépistage s’adresse à toutes les femmes de 25 à 65 ans, même ménopausées, même en l’absence de rapports sexuels et vaccinées ou non contre les papillomavirus humains.
Entre 25 et 29 ans, 2 tests de dépistages réalisés par examen cytologique ou examen des cellules prélevées lors du frottis sont nécessaires à 1 an d’intervalle, puis 3 ans après si les résultats sont normaux. Entre 30 et 65 ans, 1 test de dépistage (HPV) tous les 5 ans, 3 ans après le dernier test de dépistage normal.
✍️ À noter : chaque année en France, 200 000 tests de dépistage sont anormaux dont 32 000 qui présentent des lésions précancéreuses ou cancéreuses.
Quand se faire vacciner contre le papillomavirus ?
La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) constitue une mesure de prévention contre le cancer du col de l'utérus. Depuis 2008, les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans ont accès à la vaccination, avec la possibilité d'un rattrapage jusqu'à l'âge de 19 ans inclus.
✍️ À noter : depuis le 1er janvier 2021, il est également possible de vacciner tous les garçons âgés de 11 à 14 ans, avec la possibilité d'un rattrapage chez les jeunes hommes âgés de 15 à 19 ans révolus.
Où se faire vacciner ?
Début 2023, le président de la République a annoncé la mise en place d'une campagne de vaccination contre les infections à papillomavirus humains dans les collèges pour l'ensemble des élèves de 11 à 14 ans. Cette campagne a été lancée le 4 septembre 2023 par le ministre de la Santé et le ministre de l’Éducation nationale. Chaque élève qui le souhaite et dont les parents ont donné leur accord peut se faire vacciner directement dans son collège.
Ainsi, 4 de nos établissements, le Centre Médico-Chirurgical Les Cèdres à Brive la Gaillarde, la Polyclinique de Poitiers, la Clinique Pasteur à Bergerac et la Clinique Saint-Omer à Blendecques, ont été habilités par l’ARS Nouvelle-Aquitaine - Agence régionale de Santé et l’ Agence régionale de santé Hauts-de-France à vacciner les collégiens de leur région.
Chaque femme peut se faire dépister ou vacciner chez son gynécologue, son médecin généraliste ou sa sage-femme. Elle peut aussi se rendre dans un centre de santé, un centre de planning familial, un laboratoire de biologie médicale ou dans un établissement de santé de son choix.
Pathologie utérine : qui consulter ?
Il est important de souligner que chaque femme a la possibilité de se faire dépister ou vacciner auprès de son gynécologue, de son médecin généraliste ou de sa sage-femme. Elle peut également se rendre dans un centre de santé, un centre de planning familial, un laboratoire de biologie médicale ou tout autre établissement de santé de son choix.
💡 Bon à savoir : Il est recommandé de consulter un professionnel de santé pour obtenir des informations spécifiques à sa situation et prendre les mesures de prévention appropriées.
Où faire le dépistage du cancer du col de l'utérus ?
46 établissements prennent en charge la chirurgie du col de l’utérus. 8% des patientes sont prises en charge chez ELSAN soit 1 femme sur 12.
ELSAN est le deuxième acteur de soins en cancérologie en France. Présent auprès des patients et de leur entourage tout au long de leur maladie et jusqu’à l'après-cancer, le Groupe participe significativement à l’amélioration de l’offre de santé en cancérologie en France avec une ambition : proposer à chaque patient, en proximité, un accès rapide à des soins en cancérologie coordonnés, personnalisés, innovants et humains.
Cela se traduit notamment par un parcours patient en cancérologie spécifique progressivement proposé à tous les patients, afin de leur donner accès à une prise en charge sans délais, y compris dans les territoires isolés, avec un niveau de qualité en constante évolution. Les patients se présentant pour un cancer dans un établissement ELSAN sont pris en charge en moyenne sous une quinzaine de jours, là où ce délai est en moyenne de 3 semaines partout en France.
Quel est le traitement du cancer du col de l'utérus ?
Plus la prise en charge est précoce, plus le traitement est efficace. Après le diagnostic d’un cancer du col de l’utérus, des traitements plus ou moins lourds sont administrés. Le traitement se décide sur la base de plusieurs critères. « Il peut passer par la chirurgie (ablation de l’utérus, du col ou des deux), la radiothérapie et la chimiothérapie ou combiner plusieurs de ces solutions » selon le Dr Barry, gynécologue-obstétricien à l’ Hôpital privé Saint Claude de Saint-Quentin.
Le Centre Clinical à Soyaux est classé 4ème meilleur établissement en France dans la chirurgie du cancer du col de l’utérus dans le palmarès du Point 2025. La Clinique Tertre Rouge à Le Mans est en 8ème position et la Clinique Fontvert à Sorgues est 10ème dans le classement.
ELSAN #ResponsablesEtEngagés
Vos questions fréquemment posées sur le cancer du col de l'utérus et sur le papillomavirus
Parmi les symptômes, on trouve :
- démangeaisons ;
- saignements ;
- petites verrues (appelées condylomes) au niveau des organes génitaux et de l' anus.
La meilleure façon de prévenir le cancer du col de l'utérus est de se faire vacciner contre les HPV. Les frottis réguliers (tests de dépistage du cancer du col de l'utérus) peuvent également aider à détecter les cellules anormales avant qu'elles ne se transforment en cancer.
Les principaux facteurs de risque du cancer du col de l'utérus sont une infection persistante par certains types de HPV, des antécédents de lésions précancéreuses du col de l'utérus, un système immunitaire affaibli, le tabagisme, des rapports sexuels non protégés et un début des rapports sexuels à un âge précoce.
L'évolution d'un cancer de l'utérus varie selon différents facteurs : le type de tumeur (carcinome épidermoïde ou adénocarcinome par exemple), sa taille, sa localisation et son stade de développement jouent un rôle clé. Dans les stades précoces, le cancer est généralement confiné localement. À mesure que le cancer progresse, il peut s'étendre aux tissus et organes environnants, comme le vagin. Le cancer peut également se propager aux ganglions lymphatiques et à d'autres parties du corps par le système lymphatique ou sanguin, une étape connue sous le nom de métastase. Il est vital de noter que cette évolution peut se faire sur une période de 10 à 20 ans, d'où l'importance d'un dépistage fréquent pour un diagnostic précoce. Le cancer du col de l'utérus reste une affection grave. Le taux de survie moyen est considéré à 63% à 5 ans. Pris de manière précoce, ce cancer a de meilleurs taux de survie, proches de 90%.
L'âge auquel le cancer du col de l'utérus est diagnostiqué varie. L'âge moyen au moment du diagnostic est de 51 ans, mais il peut également survenir chez des femmes plus jeunes. Il est fréquemment diagnostiqué chez les femmes âgées de 35 à 44 ans. La moitié des femmes qui décèdent d’un cancer du col de l’utérus sont âgées de moins de 39 ans. Le pic de survenue du cancer du col de l'utérus est observé vers 35 ans. Cependant, le cancer du col de l’utérus peut se déclarer à tout âge, d'où l'importance d'un dépistage régulier.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, les chances de guérison d'un cancer du col de l'utérus sont très élevées si le cancer est détecté et traité à un stade précoce. Dans ce cas, le taux de survie à cinq ans est supérieur à 90%. Cependant, si le cancer est diagnostiqué à un stade avancé, les chances de guérison sont moindres, mais des traitements peuvent encore être proposés.
Les vaccins contre les HPV protègent contre les types de HPV les plus couramment associés au cancer du col de l'utérus. Cependant, ils ne protègent pas contre tous les types de HPV, il est donc toujours important de se faire dépister régulièrement.
Vous pouvez consulter votre médecin traitant ou un gynécologue-obstétricien.
Les papillomavirus humains sont très contagieux. Ils peuvent être transmis par simple contact, de peau à peau, lors des relations sexuelles (même sans pénétration). C'est la raison pour laquelle la vaccination est recommandée avant la période des premières relations.
Article écrit le 10/06/2026, vérifié par Pierre Luton, etablissement
Modifié le 10/06/2026, vérifié par Miranty RAVONINJATOVO


