
Papillomavirus ou HPV
Le papillomavirus humain (HPV) est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente. Très répandu, ce virus se transmet principalement lors des rapports sexuels, souvent sans provoquer de symptômes. Dans la majorité des cas, l’organisme élimine spontanément l’infection. Cependant, certaines souches peuvent entraîner des verrues génitales ou des lésions précancéreuses susceptibles d’évoluer vers un cancer. La vaccination et le dépistage régulier permettent aujourd’hui de prévenir efficacement la plupart des complications liées au papillomavirus.
Tableau récapitulatif sur le papillomavirus (HPV)
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Informations-clés |
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Nature |
Infection sexuellement transmissible due au virus HPV (Human Papillomavirus). |
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Types de virus |
Plus de 200 types identifiés, dont environ 40 infectent la sphère génitale. |
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Fréquence |
Environ 80 % des personnes sexuellement actives seront exposées au HPV au cours de leur vie. |
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Évolution |
Dans 70 à 90 % des cas, le virus est éliminé spontanément par le système immunitaire. |
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Symptômes possibles |
Souvent asymptomatique ; peut provoquer verrues génitales (condylomes) ou lésions précancéreuses. |
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Virus à haut risque |
Certaines souches, notamment HPV 16 et 18, peuvent provoquer des cancers. |
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Cancers associés |
Col de l’utérus, anus, pénis, cancers ORL (gorge, amygdales…). |
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Transmission |
Contact cutané lors des rapports sexuels vaginaux, anaux ou oro-génitaux, avec ou sans pénétration. |
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Mesures de prévention |
Vaccination des plus jeunes, utilisation du préservatif (protection partielle) et dépistage du cancer du col de l’utérus. |
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Vaccination |
Recommandée de 11 à 14 ans, avec rattrapage possible jusqu’à 26 ans. |
Résumé sur le papillomavirus humain
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Le papillomavirus humain (HPV) est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente.
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Plus de 200 types de virus existent, dont environ 40 infectent la sphère génitale.
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L’infection est souvent asymptomatique et disparaît spontanément dans 70 à 90 % des cas.
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Certaines souches à haut risque oncogène peuvent provoquer des cancers (col de l’utérus, anus, pénis, cancers ORL).
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La transmission se fait principalement lors des rapports sexuels, par contact peau à peau.
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La vaccination dès 11 ans et le dépistage du cancer du col de l’utérus permettent de prévenir la majorité des complications.
Cet article s’appuie sur des données validées par les autorités de santé (Vaccination info service, Inca, OMS, Santé publique France, Assurance maladie...) et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. Ses informations sont à jour au moment de sa publication.
Définition : qu’est-ce que le papillomavirus ?
Le papillomavirus est une famille de virus à ADN présents sur la peau et les muqueuses. On dénombre plus de 200 types de virus HPV différents.
Parmi eux, environ 40 types peuvent infecter la sphère génitale.
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Les types 6 et 11, dits à bas risque, sont les principales souches à l’origine des verrues génitales et des condylomes acuminés (ou papillomes, on parle aussi de crètes de coq en raison de leur forme caractéristique).
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Une douzaine de papillomavirus sont classés à risque oncogène (HPV à haut risque). Ils sont susceptibles de provoquer un cancer. Particulièrement, les types 16 et 18. Environ 7 130 nouveaux cas de cancer sont déclarés en France tous les ans, en lien avec un virus HPV.

Dans la grande majorité des cas (70 à 90% des cas), le système immunitaire élimine le virus spontanément (on parle de clairance virale). Mais certaines souches peuvent être symptomatiques et entraîner la formation de condylomes (verrues au niveau des parties génitales). Dans environ 10 % des cas, l'infection peut rester persistante et provoquer à terme des lésions précancéreuses (en lien avec des souches plus agressives). Ces lésions peuvent se résorber ou évoluer vers un cancer au bout de plusieurs décennies :
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cancer du col de l'utérus (3000 nouveaux cas env. par an en France),
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cancer de l'anus (1100 nouveaux cas env. par an en France),
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de la sphère ORL : cancer de la gorge...
Transmission du papillomavirus : comment attrape-t-on le HPV ?
Le papillomavirus se transmet par contact cutané direct avec une personne infectée, principalement lors des rapports sexuels vaginaux, anaux ou oro-génitaux, avec ou sans pénétration. Un contact de peau à peau avec une zone infectée suffit.
Peut-on attraper le papillomavirus sans rapport sexuel ?
La transmission se réalise "presque exclusivement lors des rapports sexuels, avec ou sans pénétration", précise la Haute autorité de santé. La transmission indirecte avec un objet direct est considérée comme rare.
Premiers rapports
Les préservatifs réduisent le risque de transmission mais n'offrent qu'une protection partielle, puisque la transmission peut se réaliser par le biais de zones lésées sur la peau. En dehors de la vaccination, il n'existe pas d'autre mode de protection fiable contre la contamination par les formes les plus à risque du virus HPV. Dans la plupart des cas, l'infection à HPV se fait au cours des premiers rapports sexuels, d'où l'importance de vacciner les jeunes gens (filles et garçons).
Période d'incubation et évolution : combien de temps met le papillomavirus à se déclarer ?
La période d'incubation du papillomavirus est très variable, souligne la Fondation pour la recherche médicale. Elle peut durer de plusieurs semaines à quelques mois. Le virus disparaîtra dans la plupart des cas ou restera en sommeil sans provoquer de symptômes, le plus souvent.
Si une personne est infectée par une souche à haut risque, des symptômes peuvent se déclarer 10 à 20 ans après. D'où l'importance du dépistage.
Papillomavirus : quels sont les symptômes chez la femme ?
La plupart des femmes infectées ne présentent aucun signe visible. Lorsque des symptômes apparaissent, ils se manifestent sous forme de verrues génitales (ou condylomes acuminés) sur la vulve, le vagin, le col de l'utérus ou l'anus. A un stade avancé, des saignements inhabituels peuvent parfois signaler une lésion cervicale. Il convient de consulter sans tarder. C'est pourquoi l' examen gynécologique et le dépistage sont indispensables, même en l'absence de symptômes.
Papillomavirus : quelle prise en charge et dépistage pour les femmes ?
Dépistage du cancer du col de l'utérus
La surveillance de l'infection par le papillomavirus chez les femmes se fait indirectement via le programme de dépistage généralisé du cancer du col de l'utérus. Les tests proposés diffèrent selon les classes d'âge :
Le diagnostic repose sur plusieurs approches. Chez la femme, les tests de dépistage du cancer du col de l'utérus permettent de détecter indirectement la présence du virus :
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L'examen cytologique ( frottis cervico-vaginal) : il consiste en un prélèvement de cellules au niveau du col, qui seront analysées en laboratoire. Il est recommandé chez les femmes de 25 à 29 ans. Il s'agit de repérer la présence ou non de lésions cellulaires. Le frottis est proposé à partir de 25 ans, suivi d'un 2e prélèvement un an après si le résultat était négatif. Si le résultat est toujours négatif, un 3e frottis intervient 3 ans après (à 29 ans).
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Le test HPV-HR (ou HPV à haut risque) : il est réalisé à partir d'un frottis. Le test recherche directement la présence du virus. Il est recommandé à partir de 30 ans, avec un intervalle de 5 ans en cas de résultat négatif, jusqu'à 65 ans.
A noter : une colposcopie est prescrite en cas d'anomalies cellulaires. Le gynécologue examine le col, le vagin et la vulve à la recherche de lésions éventuelles.
Papillomavirus pour les hommes : dépistage ?
HPV : une maladie qui concerne aussi les hommes
Le papillomavirus est souvent perçu comme une maladie exclusivement féminine, ce qui est inexact. En France, selon l'Institut Gustave-Roussy, 3 cancers ORL (gorge, amygdales, langue etc.) associés au HPV sur 4 touchent les hommes.
Comment détecter le papillomavirus chez l'homme ?
Comme pour les femmes, le papillomavirus, une fois contracté, se résorbe dans la majorité des cas. S'il se maintient dans l'organisme, il peut ne présenter aucun symptôme visible. Le HPV peut néanmoins provoquer l'apparition de condylomes sur le pénis, le scrotum, l'anus ou l'aine chez l'homme. Certaines souches à haut risque peuvent néanmoins évoluer des cancers, comme on l'a vu.
Diagnostic chez les hommes du papillomavirus
Le diagnostic du papillomavirus chez les hommes repose sur l'examen clinique des lésions visibles au cours d'une consultation médicale. Des examens complémentaires peuvent être envisagés si nécessaire.
Le dépistage, via l'utilisation d'un test, n'est pas recommandé en pratique courante. Un homme peut en parler avec son ou sa médecin traitant, afin de faire le point et de détecter l'apparition ou non de lésions. Sachant que le HPV est une infection courante, les autorités sanitaires ne considèrent pas à ce point comme efficient un dépistage systématique par le biais de tests chez les hommes. En revanche, la vaccination est fortement recommandée et, ce, dès 11 ans, avec un rattrapage possible jusqu'à 26 ans.
HPV positif : que faire ?
Un résultat HPV positif ne signifie pas qu'il y a un cancer. Votre médecin ou gynécologue vous indiquera les résultats et la conduite à tenir : examen des cellules, frottis, colposcopie, biopsie... surveillance, nouveau test HPV à 1 an, selon le contexte.
Traitements du papillomavirus : ce qui existe aujourd'hui
Traitement des verrues génitales ou condylomes
Il n'existe pas de traitement spécifique permettant d'éliminer le virus HPV lui-même. Dans 90 % des cas, votre immunité se charge de l'éliminer. Il est possible, en revanche, de traiter les verrues. Plusieurs possibilités sont envisageables (selon l'avis de l'HAS prenant en compte les preuves scientifiques établies) :
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azote liquide,
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laser CO2,
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électrochirurgie,
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TCA (acide trichloracétique),
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traitement médicamenteux (podophyllotoxine, imiquimod, 5 FU, Hydroxyde de potassium (KOH),
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intervention chirurgicale dans les cas les plus sévères.
Traitement des lésions précancéreuses du col de l'utérus
En cas de lésions précancéreuses confirmées par biopsie, plusieurs options existent afin d'obtenir la destruction des cellules anormales, précise l'Organisation mondiale de la santé (OMS) :
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ablation thermique,
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cryothérapie,
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procédure dite LEEP (excision électrochirurgicale avec anse diathermique) ou LLETZ (excision à grande anse de la zone de transformation),
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conisation (chirurgie).
Vaccin papillomavirus
Vaccination contre le HPV : à quel âge se faire vacciner ?
L' âge recommandé pour la vaccination du papillomavirus est de 11 à 14 ans pour les filles et les garçons : idéalement avant le début de la vie sexuelle. Depuis le 19 décembre 2025, un rattrapage de la vaccination est possible jusqu'à 26 ans pour toutes les personnes (femmes et hommes) non encore vaccinées. La vaccination est prise en charge par la Sécurité sociale. Elle est fortement recommandée par les autorités sanitaires, mais pas obligatoire. Elle est le meilleur moyen de ne pas être touché par les souches responsables de cancers.
Couverture vaccinale contre le papillomavirus
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La couverture vaccinale reste insuffisante en France, notamment chez les garçons. En 2024, seuls 24,5 % des garçons avaient reçu un schéma vaccinal complet (en progrès par rapport à 2023 : 15,8 %).
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48 % des jeunes filles sont vaccinées complètement en 2024 (contre 44,7 % en 2023).
Schéma de vaccination papillomavirus : combien de doses ?
Le schéma de vaccination comprend 2 doses administrées à 5 mois d'intervalle pour les 11-14 ans (avec Gardasil 9). Pour les 15-26 ans non encore vaccinés, un rattrapage vaccinal est proposé avec 3 doses (0, 2 et 6 mois). Le vaccin est administré par voie intramusculaire, généralement dans le haut du bras.
Gardasil et Cervarix, quelles différences ?
La vaccination papillomavirus est le moyen de prévention le plus efficace, deux vaccins sont disponibles :
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Gardasil 9 : toute nouvelle vaccination doit être entamée avec ce vaccin (pour les personnes n'ayant jamais été vaccinée) précise Vaccination info service. Nonavalent, ce vaccin protège contre 9 souches de HPV (types 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58).
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Cervarix : ce vaccin bivalent (il cible les souches 16 et 18, parmi les plus à risque) est à utiliser chez les filles et femmes quand la vaccination a débuté avec ce même vaccin. A noter : entre 11 et 14 ans, l'espace entre les deux doses est de 6 mois.
Vous pouvez envisager le vaccin au même moment que le rappel DTPCoq prévu entre 11 et 13 ans. Voir le calendrier vaccinal 2026. La vaccination contre le papillomavirus est proposée dans les collèges avec l'autorisation des parents.
Vaccin papillomavirus : quels effets indésirables ?
Les effets les plus fréquents sont bénins et passagers : douleur au point d'injection, légère fièvre, parfois de brefs malaises. La surveillance menée par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) n'a pas mis en évidence de signal de sécurité préoccupant. Des études à grande échelle conduites dans de nombreux pays confirment le bon profil de tolérance de la vaccination. Les contre-indications sont rares et seront évaluées par votre médecin lors de la consultation. En outre, la protection contre les virus ciblés par cette vaccination est proche de 100 %.
Tableau des schémas de vaccinations
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Population |
Schéma de vaccination |
|---|---|
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Filles et garçons de 11 à 14 ans |
2 doses à 5 mois d’intervalle (avec Gardasil 9) |
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Rattrapage 15-26 ans (femmes et hommes) |
3 doses (0, 2 et 6 mois) |
Papillomavirus : qui consulter ?
Vous pouvez consulter votre médecin traitant ou ces professionnels de santé :
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un ou une généraliste ,
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un ou une dermatologue,
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un ou une gynécologue...
Sources
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Institut national du cancer, mise à jour 7/01/2026,
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Organisation mondiale de la santé (OMS), mise à jour 5/03/2024,
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Santé publique France, mise à jour 12/03/2026,
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Assurance maladie, mise à jour 19/12/2025,
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Institut Gustave-Roussy, mise à jour 4/03/2026
Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en gynécologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.
Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Vous trouverez ci-dessous, les praticiens gynécologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.
Auteur
Article écrit le 06/10/2022
Modifié le 18/05/2026, vérifié par Pierre Luton, Journaliste expert, spécialisé en information médicale, santé, social et référenceur SEO E-E-A-T
Article écrit le 06/10/2022
Modifié le 06/03/2026, vérifié par Meryem Lamlih
Vos questions fréquemment posées sur le papillomavirus, ses modes de transmission et ses symptômes :
Qu’est-ce que le papillomavirus ?
Le papillomavirus humain (HPV) est une famille de virus très répandus qui infectent la peau et les muqueuses. Plus de 200 types existent, dont environ 40 peuvent infecter la sphère génitale. Certaines souches provoquent des verrues génitales, tandis que d’autres peuvent être responsables de cancers.
Comment attrape-t-on le papillomavirus ?
Le papillomavirus (HPV) se transmet principalement par contact direct avec une personne infectée, le plus souvent lors des rapports sexuels vaginaux, anaux ou oro-génitaux. La transmission peut également se produire sans pénétration, par simple contact peau à peau.
Le papillomavirus peut-il disparaître tout seul ?
Oui, dans environ 90 % des cas, le système immunitaire élimine l'infection. C'est ce qu'on appelle la clairance virale. Seule une infection persistante peut entraîner des complications.
Quels sont les symptômes du papillomavirus chez la femme ?
L'infection est le plus souvent asymptomatique. Des verrues génitales (condylomes acuminés) peuvent apparaître dans certains cas. Un suivi régulier chez le ou la gynécologue, ainsi qu'une participation au dépistage organisé, à partir de 25 ans, sont essentiels.
Dépistage du papillomavirus : quelles recommandations actuellement ?
Le dépistage organisé du cancer du col de l'utérus est ouvert à toutes les femmes de 25 à 65 ans. Il permet de détecter des lésions précancéreuses ou des nouveaux cas de cancer à un stade précoce, ce qui améliore considérablement les chances de guérison.
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De 25 à 29 ans : examen cytologique après frottis tous les 3 ans (après 2 examens normaux à 1 an d'intervalle).
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De 30 à 65 ans : test HPV-HR après frottis tous les 5 ans en cas de résultat négatif.
Des études montrent qu'une nette augmentation du recours au dépistage permettrait d'éviter une grande partie des nouveaux cas de cancer du col de l'utérus chaque année.
Cancer du corps de l’utérus ou du col de l’utérus : quelles différences ?
Peut-on avoir le papillomavirus plusieurs fois ?
Oui, il est possible d’être contaminé par le même papillomavirus ainsi que par différentes souches de ce virus qui sont plus ou moins à haut risque. Il existe environ 200 types de virus HPV. La vaccination réduit considérablement ce risque en protégeant contre les souches les plus dangereuses.
Combien de temps est-on contagieux avec le papillomavirus ?
Une personne infectée peut transmettre le HPV tant que le virus est présent dans l'organisme, y compris en absence de symptômes visibles. La durée de contagiosité varie selon les individus et leur réponse immunitaire.
Le papillomavirus peut-il causer un cancer ?
Oui, certaines souches à haut risque peuvent provoquer des cancers, notamment du col de l'utérus, de l'anus, du pénis ou de la sphère ORL. En France, 7 130 cancers sont liés chaque année aux papillomavirus humains. Le dépistage régulier et la vaccination permettent de prévenir la grande majorité de ces situations.
Lire aussi : Peut-on mourir du cancer du col de l’utérus ?
Comment soigner le papillomavirus ?
Il n'existe pas de traitement qui élimine le virus lui-même. La prise en charge porte sur les lésions : traitement spécifique des verrues ou des lésions précancéreuses selon leur localisation et leur sévérité.
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