Polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie chronique caractérisée par une inflammation des articulations. Elle peut toucher toutes les articulations du corps, mais est le plus souvent localisée aux articulations des mains, des poignets et des pieds. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune, c’est-à-dire que le système immunitaire s’attaque aux articulations.

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La polyarthrite rhumatoïde peut toucher tout le monde, les enfants, les adolescents comme les personnes âgées. Dans la majorité des cas, ce sont les femmes qui sont concernées. Les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde peuvent ressentir des effets indésirables au quotidien, voire handicapants. Des traitements existent pour améliorer la vie de ces personnes.

Définition : qu’est-ce qu’une polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique et auto-immune touchant principalement les articulations. En cas de polyarthrite sévère, des gestes banals de la vie courante peuvent vite devenir difficiles à exécuter.

Dans la plupart des cas, au cours de l’évolution de la maladie, des déformations au niveau des mains, des poignets, du genou, des pieds, etc., peuvent apparaître, en raison d’un système immunitaire défaillant. Le corps fabrique des anticorps, qui vont s’attaquer à la membrane synoviale des articulations, qui est censée protéger et lubrifier les articulations. L’inflammation progressive de cette membrane va détruire ses propres structures (os, ligaments, tendons.).

Polyarthrite rhumatoïde

 

Quelles sont les causes d’un rhumatisme inflammatoire chronique ?

Théoriquement, la cause principale de la maladie est inconnue. Toutefois, certains facteurs peuvent participer au déclenchement de la polyarthrite rhumatoïde comme :

  • les facteurs environnementaux : les personnes consommant du tabac sont notamment sujettes à ce type de maladie, en raison de la production massive d’anticorps anti-peptides cycliques citrullinés (anti-CCP) qui contribueront à l’aggravation de la maladie. Des chocs émotifs, comme des traumatismes, peuvent aussi en être la cause ;
  • une infection comme une grippe peut entraîner l’activation du système immunitaire qui le pousse à endommager les articulations et les tissus conjonctifs ;
  • les facteurs hormonaux à la suite d’une grossesse ou de la ménopause (baisse du niveau d’œstrogène et progestérone) peuvent occasionner des modifications hormonales, qui, elles-mêmes, auront une influence sur cette maladie. 

Toutes ces causes citées peuvent aggraver les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde.

Quels sont les facteurs de risques d’une polyarthrite rhumatoïde et d'une inflammation des articulations ?

L’âge et la génétique peuvent avoir une incidence dans l’apparition de cette maladie :

  • âge : il existe des personnes à risque en raison de leur âge. La polyarthrite rhumatoïde touche particulièrement les individus ayant passé la quarantaine. Ainsi, entre 40 et 60 ans, les poussées de polyarthrite rhumatoïde sont possibles ;
  • génétique : les facteurs génétiques peuvent être à l’origine de polyarthrite rhumatoïde chez certains patients, bien que cette maladie ne soit pas héréditaire. 

En pratique, il faut éviter certains gestes pouvant accentuer la douleur ainsi que la déformation des articulations, comme le fait de soulever des objets lourds.

Quels sont les symptômes d’une polyarthrite rhumatoïde ?

En raison de l’inflammation des articulations, on constate un gonflement des zones touchées, par exemple les mains, les pieds, les poignets, gonflement suivi de douleur. Au tout début de la maladie, la douleur est ce qui est principalement ressenti par le patient. Elle fait suite à une raideur des articulations. Il existe d’autres symptômes plus graves, comme :

  • des déformations articulaires : celles-ci arrivent avec le temps suite à des poussées de polyarthrite rhumatoïde. Les déformations résultent de la destruction progressive des articulations ou des tendons ;
  • atteintes extra-articulaires : à un stade sévère, des atteintes extra-articulaires peuvent se manifester. Il peut s’agir d’apparition de nodules rhumatoïdes ou de vascularite rhumatoïde. 

Les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde peuvent être à l’origine d’autres maladies comme l’ostéoporose, et même augmenter les risques cardiovasculaires.

Quel diagnostic pour la maladie articulaire polyarthrite rhumatoïde ?

Pour établir avec certitude que le patient souffre de polyarthrite rhumatoïde, plusieurs examens sont effectués :

  • examens biologiques : une prise de sang établira ou non l’existence de marqueurs d’inflammation, la présence des anticorps CCP et CCPA : les anticorps anti-peptides cycliques citrullinés et anticorps anti-citrulline ;
  • examens radiographiques : ils permettront d’analyser les articulations atteintes (mains, poignets…) et de rechercher des facteurs rhumatoïdes ;
  • imagerie : l’échographie ou l’IRM sont recommandées en cas de doute persistant après les examens radiographiques. L’imagerie apportera de la précision au diagnostic final. En effet, elle pourra détecter l’existence d’une inflammation au niveau de la membrane synoviale, ainsi que les dommages dans la région où l’os est usé. 

Grâce à l’ensemble de ces examens, il est possible de faire un vrai diagnostic et de prescrire le bon traitement au patient.

Quels traitements pour une polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie qui ne se guérit pas. Mais, pour soulager les douleurs en cas de polyarthrite des mains, du genou, des pieds, etc., des traitements de fond sont prescrits. Dans certains cas, une opération chirurgicale est requise afin d’éviter des complications.

  •  Médicaments : pour réduire les poussées, soulager les raideurs matinales et contrôler les destructions articulaires, on prescrit la prise régulière d’antalgiques, ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. En cas de nécessité, des corticoïdes sont ajoutés au traitement.
  • Selon les personnes, d’autres traitements peuvent être prescrits. En premier lieu, le méthotrexate, qui est recommandé pour les cas de maladies auto-immunes. En second lieu, un biomédicament est donné pour ralentir l’évolution de la maladie. Enfin, des médicaments réduisant les inflammations en cas de polyarthrite rhumatoïde modérée ou sévère, comme les inhibiteurs de Janus kinase, peuvent être administrés.
  • Pour certains patients, on recourt à des traitements par infiltration articulaire de corticoïdes, ainsi qu’à des synoviorthèses pour soulager la douleur.
  • Chirurgie : celle-ci intervient lorsque les traitements médicamenteux n’ont pas eu l’effet escompté, et elle est fonction de l’évolution de la maladie (prévention de la destruction articulaire, articulation détruite, fixation de l’articulation). 

Le saviez-vous ? La polyarthrite rhumatoïde étant une maladie musculo-squelettique, c’est-à-dire une affection touchant les muscles et le squelette, notamment la partie supérieure du rachis cervical. L’espérance de vie peut être réduite de 10 ans en moyenne si le patient n’est pas traité à temps, ou en cas d’évolution sévère de la maladie (atteinte d’autres articulations, lésions du cartilage, de l’os…).

Quelles sont les complications possibles de la polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde peut à long terme provoquer l’apparition d’autres maladies comme :

  • les maladies cardiovasculaires : la polyarthrite rhumatoïde provoque un état inflammatoire permanent augmentant le risque de maladies cardiovasculaires comme un infarctus du myocarde, une thrombophlébite, un accident vasculaire cérébral et bien d’autres ;
  • l’ostéoporose : cette maladie touche particulièrement les femmes, surtout à un âge avancé. La fragilité des os étant déjà constatée, la polyarthrite rhumatoïde ne fait qu’accentuer les risques d’ostéoporose, car le cartilage est déjà atteint. 

D’autres problèmes de santé peuvent survenir, comme des pneumonies et péricardites, l’apparition de nodules sous-cutanés, etc.

La polyarthrite rhumatoïde peut s’aggraver avec le temps si le patient n’est pas vite traité. Certains facteurs intrinsèques ou exogènes peuvent accélérer le développement de la maladie : une mauvaise alimentation, le tabagisme, ou encore la pollution de l’air (poussière de silice, pesticides, solvants organiques…). Il est important de prévenir cette maladie en privilégiant un mode de vie sain.



Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en rhumatologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Vous trouverez ci-dessous, les médecins rhumatologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

Vos questions fréquemment posées :

Est-ce que la polyarthrite rhumatoïde est grave ?

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie chronique qui peut être grave. Elle peut entraîner des déformations articulaires permanentes et une perte de mobilité.

Comment débute la polyarthrite rhumatoïde ?

La maladie se caractérise par une inflammation des articulations, dont le principal symptôme à son début est la douleur.

Quels sont les signes de la polyarthrite rhumatoïde (inflammation articulaire) ?

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie chronique qui se caractérise par une inflammation des articulations. Les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde des déformations articulaires et des atteintes extra-articulaires. Cela entraine des douleurs, des raideurs et un gonflement des zones touchées.

Quelle espérance de vie avec une polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie chronique qui peut avoir un impact important sur la qualité de vie et réduire l'espérance de vie entre 5 et 10 ans selon les complications qu'elle entraine.

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