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Hystérectomie

Hystérectomie

L'hystérectomie est l'ablation chirurgicale de l'utérus. Elle est indiquée en cas de fibromes utérins, d'adénomyose, de prolapsus génital, d'endométriose sévère ou de certains cancers gynécologiques. Il en existe plusieurs types : subtotale (le col est conservé), totale (utérus et col retirés), avec salpingo-ovariectomie (utérus, trompes et ovaires retirés) ou radicale (utérus, col, partie haute du vagin et ganglions pelviens). L'intervention est réalisée sous anesthésie générale selon quatre voies possibles : abdominale, vaginale, cœlioscopique ou vNOTES. C’est l’une des interventions chirurgicales les plus pratiquées en gynécologie en France (environ 60 000 actes par an).
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L'hystérectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à retirer l'utérus et concerne le plus souvent des femmes autour de 50 ans. Elle est proposée quand les traitements médicaux n'ont pas suffi ou ne sont pas adaptés à votre situation :  douloureux, , prolapsus génital, sévère ou certains cancers gynécologiques. Avant d'en arriver là, et lorsque la pathologie le permet, plusieurs alternatives sont discutées avec le gynécologue, comme le stérilet hormonal, la myomectomie ou l'embolisation des artères utérines.

Si l'hystérectomie est finalement retenue, plusieurs types existent selon ce qui doit être retiré : l'utérus seul, avec ou sans le col, les trompes et les ovaires. La technique chirurgicale, elle aussi, s'adapte à chaque femme : abdominale, vaginale, cœlioscopique ou vNOTES.

Qu’est-ce que l’hystérectomie ?

Définition

L'hystérectomie désigne l'ablation chirurgicale de l'utérus. Selon les indications, l'intervention peut se limiter à l'utérus seul ou inclure d'autres organes génitaux internes, comme les trompes et les ovaires.

Les différents types d'hystérectomie

On distingue plusieurs types d'hystérectomie, dont le choix dépend de la pathologie traitée et de la situation clinique de la patiente :

TypesCe qui est retiré
Hystérectomie subtotaleCorps de l’utérus uniquement (le col est conservé)
Hystérectomie totaleUtérus entier, col compris
Hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomieUtérus, trompes et ovaires
Hystérectomie radicale ou colpohystérectomie élargie (réservée aux cancers gynécologiques invasifs)Utérus, col, partie haute du vagin, ligaments de soutien et ganglions lymphatiques pelviens

 

types d'hysterectomie

 

Pourquoi faire une hystérectomie ?

L'hystérectomie n'est pas une décision prise à la légère. Elle est proposée lorsque les traitements médicaux et les alternatives chirurgicales conservatrices ont été insuffisants ou ne sont pas appropriés à la situation de la patiente, tels que : 

Les pathologies bénignes, qui représentent près de 79 % des cas selon les données du Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information (PMSI) sur la période 2005–2021 :

  • Les fibromes utérins (formations bénignes de l'utérus), volumineux ou résistants aux traitements, responsables de saignements abondants ou de douleurs invalidantes
  • L'adénomyose, forme d'endométriose dans laquelle du tissu endométrial s'infiltre dans la paroi musculaire de l'utérus, provoquant des règles douloureuses et hémorragiques
  • Le prolapsus génital, descente de l'utérus dans le vagin
  • L'endométriose sévère, quand les autres options thérapeutiques ont échoué

Les pathologies malignes ou précancéreuses :  les cancers de l'endomètre, du col utérin, de l'ovaire ou du vagin.

Les urgences obstétricales : une hémorragie grave survenant lors ou après un accouchement peut imposer une ablation d'urgence de l'utérus, appelée hystérectomie d'hémostase.

Quelles sont les alternatives à l'ablation de l'utérus ? 

Avant d'envisager l'ablation de l'utérus, plusieurs alternatives peuvent être discutées avec le gynécologue selon la pathologie et le désir de préserver la fertilité :

  • Le dispositif intra-utérin (DIU) hormonal au lévonorgestrel (Donasert, Mirena) : traitement de première intention recommandé par le CNGOF pour les ménorragies idiopathiques et l'adénomyose
  • La myomectomie : ablation des fibromes seuls, avec conservation de l'utérus, possible lorsque la fertilité doit être préservée
  • L'embolisation des artères utérines : technique mini-invasive consistant à bloquer les vaisseaux sanguins qui alimentent les fibromes pour les faire régresser. Elle représente une alternative validée à l'hystérectomie pour les fibromes symptomatiques chez les femmes ne souhaitant pas de grossesse
  • La résection ou destruction endométriale (thermoablation, résection par hystéroscopie) : pour les ménorragies chez les femmes ne souhaitant plus de grossesse, sur un utérus de taille normale

Ces options sont discutées au cas par cas. Leur faisabilité dépend de la nature et du volume des lésions, de l'âge, des antécédents et du projet de vie de chaque patiente.

Comment se prépare-t-on à une hystérectomie ?

L'hystérectomie est réalisée sous anesthésie générale. Une consultation préopératoire avec l' est donc indispensable, en général plusieurs jours avant l'intervention. La patiente doit être à jeun depuis au moins 6 heures avant l'opération.

Au-delà du volet médical, il est important de ne pas négliger la dimension psychologique. L'utérus est un organe chargé de sens, lié à la maternité et à l'identité féminine pour beaucoup de femmes. L'ablation entraîne une stérilité définitive : c'est une réalité qui mérite d'être abordée avec son médecin, et si besoin avec un accompagnement psychologique. Se sentir bien préparée, avoir posé toutes ses questions, c'est une étape à part entière du parcours de soins.

Comment se passe une hystérectomie ?

Les différentes voies chirurgicales

L'intervention dure généralement entre 30 et 90 minutes et nécessite une hospitalisation dont la durée est de 1 à 3 jours selon la technique utilisée. Le choix de la voie chirurgicale dépend du type d'hystérectomie envisagé, de la morphologie de la patiente et de l'expérience du chirurgien. Quatre approches sont aujourd'hui disponibles :

Voie chirurgicaleDescription
Abdominale (laparotomie)L’utérus est retiré par une incision de l’abdomen, horizontale ou verticale sous le nombril. C’est la voie la plus invasive, indiquée notamment en cas d’utérus très volumineux ou de certaines pathologies malignes.
VaginaleL’, à travers une incision au fond du vagin. Aucune cicatrice abdominale. Indiquée pour les utérus de petite à moyenne taille et les pathologies bénignes.
Coelioscopique (ou laparoscopie)Le chirurgien opère à l’aide d’une caméra et d’instruments introduits par 3 à 4 petites incisions abdominales de 5 à 10 mm. C’est la technique la plus utilisée en France.
vNOTESTechnique combinant coelioscopie et voie vaginale : la caméra et les instruments sont introduits par le vagin, sans aucune incision abdominale ni cutanée. Indiquée pour les pathologies bénignes uniquement.

 

La chirurgie robotique pour l'hystérectomie

L'hystérectomie peut aujourd'hui être réalisée grâce au , un système de chirurgie mini-invasive piloté en temps réel par le chirurgien depuis une console ergonomique. Équipé de quatre bras articulés et d'une caméra 3D haute définition, ce robot traduit avec une précision millimétrique les mouvements du praticien, tout en éliminant les tremblements naturels de la main.

Pour la patiente, les bénéfices sont : les incisions ne dépassent pas 8 mm, les douleurs post-opératoires sont réduites, la cicatrisation est plus rapide et la durée d'hospitalisation est raccourcie. Cette technologie permet ainsi une reprise plus rapide des activités du quotidien, tout en garantissant une intervention sécurisée et précise.

 

Chirurgie de l'hystérectomie par assistance du robot Da Vinci

 

Comment se déroule la convalescence après une ablation de l'utérus ?

La convalescence après une hystérectomie est une étape à part entière du parcours de soins. Elle demande du temps, de l'écoute de soi et du respect des conseils médicaux. Voici ce à quoi vous pouvez vous attendre.

Saignement et douleurs pelviennes après l'opération

Des saignements vaginaux légers et des douleurs pelviennes dans les jours qui suivent l'opération sont tout à fait normaux. Un traitement antalgique vous sera prescrit pour les soulager. Il est important de ne pas rester alitée : marcher, même doucement, aide à prévenir les risques de .

En revanche, certains signes doivent alerter et nécessitent de contacter votre médecin sans attendre : une fièvre supérieure à 38 °C, des douleurs abdominales inhabituelles, des saignements vaginaux abondants, une douleur ou un durcissement dans un mollet, ou encore une douleur thoracique avec essoufflement.

Temps de repos et reprise progressive des activités

La reprise se fait à votre rythme, en suivant les conseils de votre chirurgien. Il est important de respecter ces délais pour permettre une cicatrisation correcte, notamment ce qui concerne : 

  • Charges lourdes : il est déconseillé de porter plus de 5 kg pendant les 3 premières semaines environ.
  • Conduite automobile : déconseillée avant 2 à 3 jours après une cœlioscopie (et uniquement pour de courts trajets), avant 14 jours après une voie vaginale, et avant 21 jours après une laparotomie. Les voyages prolongés en voiture, train ou avion sont quant à eux déconseillés pendant les 2 premières semaines.
  • Activité physique : demandez à votre chirurgien à quelle date vous pourrez reprendre le sport. Après une laparotomie, une marche douce de 30 à 60 minutes ou la natation sont possibles à partir de 2 à 3 semaines. Les activités sportives intenses sont déconseillées avant 6 semaines.
  • Relations sexuelles : déconseillées pendant les 6 semaines suivant l'intervention, le temps que la cicatrice vaginale soit complètement cicatrisée.

Durée d'arrêt de travail

Après une hystérectomie, votre médecin vous prescrira un arrêt de travail dont la durée varie généralement entre 2 semaines et 1 mois selon plusieurs facteurs : votre état de santé général, votre âge, la technique chirurgicale utilisée, votre métier et votre temps de trajet quotidien. Si vous exercez un métier physique, n'hésitez pas à contacter votre médecin du travail, un poste adapté peut parfois être envisagé temporairement.

Conséquences et effets secondaire après une ablation de l'utérus 

Comme toute intervention chirurgicale majeure, l'hystérectomie comporte des risques, à court et à plus long terme. Les connaître permet de mieux se préparer et d'assurer un suivi médical adapté. La grande majorité de ces effets sont prévisibles, normaux ou traitables et ne doivent pas être une source d'inquiétude disproportionnée.

Les risques immédiats et péri-opératoires

Pendant et dans les suites immédiates de l'intervention, plusieurs complications peuvent survenir, bien que leur fréquence reste faible :

  • Risque hémorragique : des saignements importants peuvent parfois nécessiter une transfusion sanguine.
  • Risque infectieux : une antibiothérapie préventive est systématiquement administrée avant l'intervention, quelle que soit la voie chirurgicale choisie, pour limiter ce risque.
  • Plaies d'organes voisins : vessie, uretères, intestin grêle. Ces lésions, rares, sont généralement prises en charge directement au cours de l'intervention si elles sont détectées à temps.
  • Complications thrombo-emboliques : phlébite ou embolie pulmonaire, dont le risque est lié à l'alitement. Elles sont prévenues par un traitement anticoagulant et le port de bas de contention, associés à une reprise précoce de la marche douce.

Les effets à plus long terme

La fin des règles

Après une hystérectomie, les règles disparaissent définitivement. Pour beaucoup de femmes qui souffraient de importantes ou de saignements abondants, c'est un soulagement.

Le plancher pelvien et le risque de prolapsus

L'hystérectomie peut fragiliser les structures de soutien des organes pelviens. À terme, cela peut favoriser une descente d'organes, appelée . Selon ameli.fr,  un prolapsus génital peut survenir à la suite d'une hystérectomie. Les symptômes, lorsqu'ils apparaissent, incluent une sensation de pesanteur pelvienne, des fuites urinaires ou une gêne lors des rapports sexuels. Une rééducation périnéale est souvent recommandée en prévention après l'opération, et un pessaire ou une chirurgie peuvent être proposés si le prolapsus devient symptomatique.

L'incontinence urinaire

L'hystérectomie peut, dans certains cas, contribuer à une d'effort à distance de l'intervention, notamment en cas d'hystérectomie totale. Des exercices de rééducation périnéale permettent dans la plupart des cas d'améliorer significativement les symptômes.

Les effets hormonaux si les ovaires sont retirés

Quand les ovaires sont retirés en même temps que l'utérus, le corps entre immédiatement en chirurgicale. Contrairement à une ménopause naturelle qui s'installe progressivement, la chute des œstrogènes est ici brutale. Des symptômes peuvent alors apparaître tels que des bouffées de chaleur, prise de poids, sécheresse vaginale, troubles du sommeil ou baisse de libido. Un traitement hormonal de substitution peut être discuté avec le gynécologue pour prévenir ces effets.

Le vécu psychologique

L'utérus est un organe symboliquement fort, lié à la et à l'identité féminine pour beaucoup de femmes. Son ablation peut entraîner un sentiment de perte, voire une remise en question de l'image corporelle. Ces réactions sont tout à fait normales et légitimes. Elles méritent d'être dites, entendues, et accompagnées au même titre que la récupération physique. Si vous en ressentez le besoin, n'hésitez pas à en parler à votre médecin ou à demander un accompagnement psychologique. Vous n'avez pas à traverser cette épreuve seule.

 

Cet article médical a été  écrit et vérifié par le  , médecin spécialiste en au sein d’un établissement ELSAN, le CHPB Brest-Grand Large, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Vous trouverez ci-dessous, les au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

Article écrit le 27/06/2022, vérifié par Dr Olivier PAPE

Modifié le 08/04/2026, vérifié par Meryem Lamlih

Vos questions fréquemment posées :

Quelle est la durée d'hospitalisation pour une hystérectomie ? 

La prise en charge en hospitalisation peut varier d’un jour (pour une cœlioscopie par exemple) à 3 jours pour une hystérectomie haute.

Quel est le temps de repos après une hystérectomie ?

La durée varie selon la voie chirurgicale. Après une hystérectomie vaginale, la reprise est possible autour de 3 semaines ; après une cœlioscopie, autour de 4 semaines ; après une laparotomie (voie abdominale), la convalescence peut aller de 6 à 8 semaines. Ces délais sont indicatifs et à adapter selon chaque situation.

Enlever l'utérus provoque-t-il la ménopause ?

Non, pas nécessairement. Une hystérectomie sans ablation des ovaires ne provoque pas de ménopause. Si les ovaires sont conservés, les hormones continuent d'être produites normalement. C'est uniquement l'ablation des deux ovaires (ovariectomie bilatérale) qui entraîne une ménopause chirurgicale.

Peut-on avoir des rapports sexuels après une hystérectomie ?

Oui, mais il faut respecter un délai minimum de 6 semaines après l'intervention pour permettre la cicatrisation complète. Une fois cette période passée, la plupart des femmes retrouvent une vie sexuelle normale, voire améliorée par la disparition des douleurs ou des gênes préexistantes.

Quelles sont les conséquences d'une hystérectomie ?

Les principales conséquences d’une hystérectomie sont l’absence de règles et l'impossibilité de procréer.

Peut-on faire du sport après une ablation de l'utérus ?

La reprise sportive doit être progressive. Après une voie abdominale, une marche douce est possible à partir de 2 à 3 semaines ; les sports plus intenses sont à reprendre après 6 semaines, sur avis du chirurgien. Après cœlioscopie ou voie vaginale, la reprise peut être plus rapide.

Peut-on avoir un cancer après une hystérectomie ?

Après une hystérectomie totale, il n'y a plus de risque de cancer de l'endomètre et les frottis ne sont plus nécessaires. Si le col a été conservé, le suivi par frottis doit être maintenu. Le risque de cancer du vagin après une hystérectomie pour pathologie bénigne est extrêmement rare.

Des études ont cependant mis en évidence un lien entre du rein. Une étude suédoise portant sur environ un million de femmes a montré un risque 50 % plus élevé, doublé chez les femmes opérées avant 44 ans. Un suivi post-opératoire régulier est donc recommandé, en particulier chez les femmes jeunes.

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