Fibrome utérin

Un fibrome utérin est une tumeur bénigne qui s’installe sur la paroi de l’utérus. C’est une petite excroissance bénigne qui touche une grande majorité des femmes après la ménopause. Il existe plusieurs types de fibromes utérins en fonction de leur localisation : dans l’endomètre, le muscle utérin ou le myomètre. Les causes de développement des fibromes restent encore imprécises, les hormones tout comme les prédispositions génétiques ou encore l’obésité pouvant en être la cause. S’ils sont asymptomatiques, les fibromes utérins nécessitent uniquement une surveillance. Dans le cas inverse des traitements médicamenteux ou de la chirurgie sont requis.

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Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes de l’utérus. Ce type d’excroissance est généralement asymptomatique et touche de nombreuses femmes, mais parfois certains fibromes peuvent entraîner des troubles et des symptômes douloureux, gênants, voire même ralentir la fertilité.

Qu’est-ce qu’un fibrome utérin ?

Fibrome utérin : qu'est-ce que c'est ?

Les fibromes utérins sont des tumeurs musculaires bénignes de la paroi de l’utérus. Il en existe plusieurs types en fonction de leur localisation : fibromes intra cavitaires (développés en direction de la cavité utérine), fibromes sous muqueux (développés sous l’endomètre), fibromes interstitiels (développés dans l’épaisseur du muscle utérin ou myomètre), et fibromes sous séreux (développés en direction de la séreuse péritonéale).

fibrome uterin

A noter ✍️ : Les fibromes utérins sont très fréquents et touchent une grande majorité de femmes, on estime en effet que près de deux femmes sur trois seront touchées dans leur vie.

Quelles sont les causes d’un fibrome utérin ?

Les causes de cette pathologie restent encore inconnues. On évoque le rôle des hormones, des prédispositions génétiques ou familiales, et de l’obésité. Le risque de souffrir de fibromes utérins augmenterait également avec la consommation d’alcool.

Il semble que le statut hormonal (taux d’œstrogènes et de progestérone) joue un rôle dans leur apparition et leur développement. En effet, les fibromes se développent généralement entre la puberté et la ménopause (période dite d’activité génitale). Et après la ménopause, en l’absence de traitement hormonal, les fibromes sont rares.

Quels sont les symptômes d’un fibrome utérin ?

Les fibromes utérins peuvent être asymptomatiques (c’est-à-dire n’entraîner aucun signe), notamment quand ils sont de petite taille et situés à distance de la muqueuse et de la cavité utérine.

Mais en général, quand ils sont volumineux, les fibromes entraînent plusieurs symptômes :

  • Des douleurs pelviennes;
  • Une gêne ou une pesanteur pelvienne;
  • Des troubles la fertilité (difficulté à concevoir);
  • Des saignements abondants pendant les règles(ménorragies);
  • Des douleurs pelviennes lors des rapports sexuels (dyspareunie);
  • Des saignements en dehors de la période des règles (métrorragies);
  • Des envies fréquentes d’uriner (liées à une compression de la vessie);
  • Un gonflement abdominal;

    ou encore,

  • Une constipation (par compression du rectum).

 

Comment diagnostiquer un fibrome utérin ?

Le fibrome utérin peut être diagnostiqué à la suite d’un examen gynécologique ou d’une échographie pelvienne. Il peut s’agir d’une échographie endovaginale (une sonde étant introduite directement dans le vagin afin de pouvoir explorer notamment la cavité utérine et diagnostiquer des fibromes de petite taille), ou d’une échographie abdomino-pelvienne transcutanée. Une hystéroscopie permet en général de diagnostiquer plus facilement des fibromes utérins intra cavitaires ou sous muqueux.

A noter✍️ : En cas de doute, ou dans le but d’établir une cartographie précise des fibromes, le médecin peut être amené à prescrire une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique).

Quel traitement pour un fibrome utérin ?

S’ils sont asymptomatiques, les fibromes utérins nécessitent uniquement une surveillance. Un contrôle clinique et échographique pourra être effectué tous les ans pour s’assurer que les fibromes ne grossissent pas ou qu’ils ne déclenchent pas de symptômes.

Dans le cas où les fibromes entraînent des symptômes gênants, ou en cas de complications, des traitements médicamenteux ou de la chirurgie sont requis.

Ces traitements seront choisis avec la patiente en fonction de son âge, du nombre, de la localisation et de la taille des fibromes, des symptômes et de l’éventuel désir de grossesse. Parmi ces traitements, on peut citer :

  • Les agonistes : La LHRH (ou GnRH), hormone de libération des gonadotrophines. Après l’arrêt du traitement, les fibromes reprennent généralement leur taille initiale (« effet accordéon ».
  • Des progestatifs : Ils sont réputés ralentir le développement des fibromes.
  • Des antalgiques ou des anti-inflammatoires pour lutter contre les douleurs
  • Des médicaments hémostatiques permettant de diminuer les saignements peuvent également être utilisés.

Lorsque ces traitements médicamenteux sont inefficaces ou insuffisants, une intervention chirurgicale peut être indiquée. Le type d’intervention sera choisi en fonction de l’âge de la patiente, de la sévérité des symptômes, de la taille, du nombre, et de la localisation des fibromes, ainsi que de l’existence ou non d’un projet de grossesse. On proposera l’une des interventions suivantes :

  • Une myomectomie : cette intervention consiste à retirer les fibromes, mais une récidive est possible dans les 4 à 8 ans plus tard. La myomectomie se fera faite selon les cas par hystéroscopie ou laparoscopie (sans ouverture de l’abdomen), ou par laparotomie (avec ouverture de l’abdomen).
  • L’hystérectomie ou ablation de l’utérus ; l’hystérectomie sera totale (avec ablation du col) ou subtotale (avec conservation du col de l’utérus) : elle permet la guérison définitive.

Il existe à l’heure actuelle plusieurs alternatives à la chirurgie conventionnelle, notamment l’embolisation des artères utérines (elle consiste à injecter par voie artérielle des particules qui vont arrêter l’irrigation sanguine du fibrome en bouchant son artère nourricière)

Les autres techniques alternatives sont d’usage peu courant :

  • La radiofréquence (ablation de la tumeur bénigne via la chaleur ou le courant électrique);
  • La cryoablation (destruction par le froid);
  • L’échographie focalisée à haute intensité;
  • La destruction par ultrasons focalisés par résonance magnétique;
  • Anomalie de la présentation fœtale;
  • Anomalies de la contractilité utérine (dystocie dynamique);
  • Hémorragie de la délivrance.

 

Quelles sont les complications possibles d’un fibrome utérin ?

En dehors de la grossesse, les fibromes peuvent entraîner des pertes de sang fréquentes et importantes responsables d’anémies. Les fibromes volumineux peuvent comprimer les uretères et retentir sur le fonctionnement des reins. Dans certains cas, les fibromes peuvent évoluer vers une nécrobiose aseptique (ischémie de l’artère nourrissant un fibrome), ce qui peut provoquer des douleurs très vives et de la fièvre. Les fibromes ne se transforment jamais en cancer.

Pendant la grossesse, la présence de fibromes peut provoquer une mauvaise insertion du placenta, une fausse couche ou un accouchement prématuré. L’accouchement peut être émaillé de diverses complications :

Cet article médContentical a été relu et validé par un médecin spécialiste en gynécologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

A noter ✍️ : Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Vous trouverez ci-dessous, les praticiens gynécologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

 

Vos questions fréquemment posées :

Quels symptômes pour un fibrome utérin ?

Souvent les fibromes utérins sont asymptomatiques. Cependant, en fonction du nombre, de la taille ou de la localisation, les fibromes peuvent engendrer différents symptômes comme :

  • des saignements,
  • des douleurs pelviennes,
  • une sensation de pesanteur dans la cavité abdominale et pelvienne,
  • une compression de la vessie et une envie d’uriner fréquemment,
  • un gonflement abdominal ou encore une constipation.

En cas de grossesse un fibrome peut également entraîner une fausse couche ou un accouchement prématuré.

Est-ce qu'un fibrome est dangereux ?

Dans la plupart des cas, un fibrome utérin n’est pas dangereux. C’est une tumeur bénigne fréquente qui touche près de nombreuses femmes en âge de procréer. Cependant dans certains cas les fibromes utérins non traités peuvent entraîner des complications notamment pour la grossesse et l’accouchement. Ils peuvent aussi être gênants (anémie, perte de sang importante).

Est-ce qu’un fibrome peut se transformer en cancer ?

Un fibrome ne devient jamais un cancer, mais certaines publications ont fait état de la présence de cellules cancéreuses développées au sein d’un fibrome (d’où la règle de faire une analyse histologique systématique).

Qu'est-ce qui provoque les fibromes ?

La cause des fibromes reste encore imprécise, cependant les hormones semblent jouer un rôle important.

Comment se soigne un fibrome utérin ?

Les femmes ayant des fibromes symptomatiques peuvent être soignées avec des médicaments ou de la chirurgie. Aucun médicament ne permet à l’heure actuelle de faire disparaître définitivement un fibrome : seule la chirurgie le permet.

Comment traiter un fibrome utérin sans opération ?

La plupart des femmes remarquent que leurs fibromes diminuent à la ménopause et que les symptômes qu’elles éprouvent disparaissent. Cependant, les fibromes peuvent augmenter de volume.

Pour plus de sûreté, des solutions existent pour les retirer sans opérations :

  • Les contraceptifs hormonaux

La méthode proposée pourrait prendre la forme d'un dispositif intra-utérin. Le dispositif libère du lévonorgestrel, qui neutralise les effets de l’œstrogène comme les autres traitements aux progestatifs. Le dispositif intra-utérin offre un effet thérapeutique pendant 5 ans ou jusqu’à ce qu’il soit retiré. Il est très efficace pour diminuer les saignements menstruels abondants et les douleurs, car il fait cesser les menstruations.

  • L’acide tranexamique

L’acide tranexamique est un traitement oral non hormonal que l’on peut prescrire pour diminuer les saignements abondants. Ce traitement ne fait pas réduire la taille des fibromes.

  • Les modulateurs sélectifs des récepteurs de la progestérone

Comme les fibromes ont besoin de progestérone pour croître, les médicaments qui bloquent les récepteurs de cette hormone peuvent être utilisés pour traiter les fibromes.

  • Les agonistes de la GnRH

Cette hormone, administrée sous forme d’injection ou de vaporisateur nasal, fera cesser vos menstruations. Grâce aux agonistes de la GnRH, les fibromes peuvent subir une réduction allant jusqu’à 50 % de leur volume dans les 3 premiers mois de traitement. Toutefois, les effets secondaires indésirables de ce type de médicaments ont tendance à ressembler aux symptômes possibles de la ménopause : la perte de densité osseuse, les bouffées de chaleur, les sautes d’humeur, la sécheresse vaginale, la diminution du volume des seins et les maux de tête.

  • Le danazol

Sur le plan chimique, le danazol est semblable à la testostérone et fait diminuer le taux d’œstrogène. La prise de ce médicament est associée à une réduction de la taille des fibromes allant de 20 à 25 %. Bien que cette réduction soit modeste, celle-ci pourrait permettre de diminuer les saignements menstruels abondants liés aux fibromes. Toutefois, le danazol peut entraîner un gain de poids et de l’acné.

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