La colique néphrétique se caractérise par une douleur intense et d’apparition brutale notamment au niveau des reins. Les coliques néphrétiques sont le plus souvent dues à un calcul. Si la plupart des coliques néphrétiques guérissent sous médicaments, certaines crises peuvent se compliquer et doivent être prises en charge rapidement.
👨🏫Vue d'ensemble👨🏫 Colique néphrétique
| Catégorie | Informations clés |
|---|---|
| Définition | Douleur violente due à l’obstruction des voies urinaires. |
| Causes principales | Calculs rénaux (calciques, acide urique, cystine), comorbidités (tumeurs, rétrécissements), rarement médicaments. |
| Facteurs favorisants | Déshydratation, chaleur, sport intense, longs voyages, déséquilibres hormonaux, surpoids, hypertension. |
| Symptômes | Douleur lombaire irradiant vers l’abdomen et les organes génitaux, nausées, vomissements, hématurie, envies fréquentes d’uriner, anxiété. |
| Durée des crises | Quelques minutes à quelques heures ; souvent résolution spontanée, surtout si calcul < 6 mm. |
| Diagnostic | Examen clinique, analyse d’urine et ECBU, prise de sang (acide urique, créatinine), échographie, éventuellement uroscanner. |
| Traitements | AINS, thérapie expulsive (alpha-bloquants, inhibiteurs calciques), éviter excès d’eau en crise. En cas de persistance : lithotripsie, urétéroscopie. |
| Complications possibles | Infection urinaire, fièvre, pyélonéphrite aiguë, aggravation chez femmes enceintes et insuffisants rénaux, risque de récidive (50 % en 5 ans). |
🔎Dans les grandes lignes🔍 Colique néphrétique et calculs rénaux
La colique néphrétique est une douleur aiguë et intense liée dans la majorité des cas à la présence d’un calcul rénal bloquant les voies urinaires. Cette obstruction provoque une augmentation brutale de la pression dans l’uretère, entraînant une douleur violente irradiant du dos jusqu'aux organes génitaux. Les calculs sont le plus souvent composés de sels minéraux (oxalate ou phosphate de calcium), mais peuvent aussi être formés d’acide urique ou de cystine. Leur apparition est favorisée par la déshydratation, la chaleur, certains modes de vie, la consommation élevée de viande ou de calcium, ainsi que par des troubles métaboliques comme le surpoids ou l’hypertension.
Le diagnostic repose sur un examen clinique complété par des analyses d’urine, de sang, une échographie ou un uroscanner. La majorité des crises se résolvent spontanément, notamment lorsque le calcul mesure moins de 6 mm. Le traitement vise surtout à soulager la douleur à l’aide d’anti-inflammatoires et, si nécessaire, de médicaments facilitant l’expulsion du calcul. Dans les formes résistantes, des interventions comme la lithotripsie ou l’urétéroscopie permettent de fragmenter ou retirer les calculs. Des complications peuvent survenir, notamment des infections urinaires ou une pyélonéphrite aiguë, ce qui impose une prise en charge urgente, d’autant que la moitié des patients récidive dans les cinq années suivantes.
Définition : qu’est-ce qu’une colique néphrétique ?
La colique néphrétique se caractérise par des douleurs violentes et soudaines au niveau des régions lombaire et abdominale, pouvant irradier jusqu'aux organes génitaux. Elle est, dans 80 % des cas estime l'Association française d'urologie, liée à la formation d’un calcul rénal . Il s'agit d'une sorte de caillou formé par les sels minéraux naviguant dans l'organisme, faisant obstacle aux voies urinaires et entraînant dans celles-ci une augmentation de pression brutale. La Haute Autorité de santé (HAS) estime que 1 à 2 % des prises en charge aux urgences concernent des cas de colique néphrétique.

Quelles sont les causes d’une colique néphrétique ?
La grande majorité des lithiases rénales sont ces calculs calciques, comportant l'oxalate de calcium et le phosphate de calcium. Ces calculs peuvent aussi bien être composés d’acide urique ou encore de cystine. Leur formation peut largement dépendre du régime alimentaire : une consommation excessive de viande peut être à l’origine de cristaux d’acide urique, ou une alimentation trop riche en calcium.
Bien que moins courantes, certaines comorbidités peuvent elles-mêmes faire obstacle à la circulation urinaire et déclencher une colique néphrétique. Tumeurs et rétrécissements inflammatoires ou cicatriciels constituent autant d'éléments à partir desquels en surveiller la possible apparition.
Une vingtaine de molécules, incluant entre autres sulfamides, antibiotiques et antirétroviraux, peuvent dans de très rares situations (relatives au dosage ou à la durée du traitement) former des calculs dits médicamenteux.
Chaleur, déshydratation, stress... Qu'est-ce qui favorise une colique néphrétique et comment la prévenir ?
Les calculs, majoritaires donc parmi les facteurs de risque liés à la colique néphrétique, se forment généralement suite à une forte concentration urinaire susceptible de former des agrégats. Comment et pourquoi ce phénomène se manifeste ?
Ces apparitions sont principalement favorisées par :
- La déshydratation, en particulier pendant le sport ;
- Les longs voyages ;
- L'exposition prolongée à de fortes chaleurs, travail dans une ambiance surchauffée comme séjour en pays chaud ;
- Les déséquilibres hormonaux ;
- Les situations, chroniques par définition, de surpoids ou d’ hypertension artérielle prédisposent d'autant plus à l'apparition régulière de calculs rénaux.
Quels sont les symptômes de la présence de calculs rénaux (cailloux dans les reins) ?
Non seulement une colique néphrétique se manifeste souvent avec fracas (lorsqu'elle n'est pas asymptomatique) ; le trajet que suit la douleur, impossible à soulager par un simple changement de position, est par ailleurs très souvent le même. Localisée au niveau des reins et de la cavité abdominale, elle peut irradier jusqu'aux organes génitaux, naviguant depuis le milieu du dos vers l'aine.
La colique néphrétique s’accompagne, selon le contexte médical :
- de nausées et de vomissements ;
- de ballonnements abdominaux
- d’une envie d’uriner très fréquente sans toujours y parvenir ;
- d'hématurie (sang dans les urines) ;
- de l'anxiété résulte naturellement de l'intensité de la douleur.
Combien de temps durent des douleurs néphrétiques ?
Les crises de colique néphrétique peuvent durer de quelques minutes à quelques heures. Pour les petits calculs (dont la taille est inférieure à 6 mm), généralement la crise ne dure que quelques heures ou quelques jours, car le calcul est évacué naturellement par les voies naturelles.
Comment diagnostiquer une colique néphrétique ?
Si l'examen clinique suffit à repérer la colique néphrétique, la suite de son diagnostic se destine plus spécifiquement à cerner l'écosystème de la pathologie. Le médecin traitant prescrit par conséquent, en fonction du profil du patient :
- Une analyse d'urine, ainsi qu'un ECBU (examen cytobactériologique des urines), pour repérer toute trace de sang et s'assurer de l'absence de nitrites et de leucocytes, synonymes d'infection urinaire ;
- Une analyse sanguine, grâce à laquelle le médecin surveille le bon fonctionnement des reins et contrôle la quantité d'acide urique (couplée à un dosage de la créatinine) ;
- Une échographie abdominale complète le diagnostic afin de vérifier l'évacuation effective du calcul et de repérer d'autres potentiels obstacles (sténoses...)
- Le diagnostic s'enrichit occasionnellement d'un uroscanner , avec ou sans injection de produits de contraste, destiné à détecter les obstacles des voies urinaires avec davantage de précision.
Par quels traitements soulager et soigner une crise de colique néphrétique ?
Les calculs rénaux bénins tendant à se résorber naturellement, le patient recherchent le plus souvent à soulager la douleur née d'une colique néphrétique, qui demeure invalidante au quotidien. Son médecin traitant pourra lui recommander :
- La prise d’antalgiques de type AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) ;
- Une injection de MET (thérapie expulsive médicale) à base d’antagonistes adrénergiques (alpha bloquants) ou d’inhibiteurs calciques (action sur le muscle lisse de l’urètre) ;
- Éviter de boire trop d'eau pendant la crise (au risque de voir la douleur s'accentuer par le gonflement du rein qui en découlerait)
Rappelons le but essentiellement informatif de cet article, qui en aucun cas ne saurait se substituer à l'avis d'un professionnel de santé. À ce propos, une consultation spécialisée avec un urologue est indispensable en cas de calculs importants. Un traitement de destruction par lithotripsie par ondes de choc extracorporelles se verra mis en place. Grâce à cette méthode, les ultrasons fragmentent les calculs de manière à les évacuer par les voies naturelles.
En cas de calcul(s) persistant(s), l' urétéroscopie constitue le dernier recours. Cette intervention endoscopique (ablation OU fragmentation) permet d’extraire les calculs en insérant dans l’urètre les instruments nécessaires à l’intervention.
Quelles sont les complications possibles de la colique néphrétique ?
La colique néphrétique peut se compliquer si elle touche une personne en insuffisance rénale ou une femme enceinte, il s’agit donc d’une urgence. Elle engendre même, de temps en temps, une infection et donne de la fièvre avant de dégénérer en affection haute du rein de type pyélonéphrite aiguë. En effet, si les urines stagnent trop, de nombreuses bactéries peuvent se développer sur le long terme et envahir toutes les voies urinaires et le rein. Un phénomène à surveiller même en cas de colique, la moitié des personnes l'ayant contractée récidivant dans les 5 ans. En cas d’altération de l’état général, de présence d’une forte fièvre ou de douleurs se généralisant, il faut impérativement consulter en urgence un médecin.
Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en urologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.
Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Vous trouverez ci-dessous, les urologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.
Article écrit le 25/01/2024, vérifié par Dr Gas, Dr Viart, Dr Sanson & Dr Vandwalle, Clinique Pont de Chaume
Modifié le 19/03/2026, vérifié par Lothaire Berthier
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Vos questions fréquemment posées :
Quel médecin consulter pour une colique néphrétique ?
Tout dépend de l'intensité ressentie des symptômes et de leur stade :
- Diagnostic initial : votre médecin traitant ;
- Traitements avancés : urologue ;
- Urgence (douleurs très aiguës) : se rendre aux Urgences ;
- Prévention / récidive : néphrologue.
Quelle opération ou intervention pour une colique néphrétique ?
L'opération est réalisée par un urologue en cas de constat de complications ou de retard d'évacuation du ou des calculs. Il recourt alors à diverses techniques en fonction de leur cause :
- Lithotripsie extracorporelle (LEC) : ondes de choc appliquées sur la peau pour pulvériser le calcul en petits fragments éliminables par les urines ;
- Urétéroscopie : caméra ultra fine directement insérée dans l'urètre pour détruire le calcul directement avec une fibre laser.
- Sonde "Double J" : posée entre le rein et la vessie pour lever l'obstruction et forcer l'écoulement de l'urine en urgence ;
- Néphrolithotomie percutanée : employée uniquement pour les calculs très volumineux, consistant à accéder directement au rein à l'aide d'une petite incision dans le dos.
Quelle position adopter en cas de colique néphrétique ?
La nature dite "frénétique" de la colique néphrétique signifie qu'aucune position ne permet d'en atténuer la douleur. Toutefois, certaines accélèrent le processus de résorption de la douleur : s'allonger en chien de fusil ou, simplement, rester en mouvement, aident le calcul à progresser.
Quelle durée peut atteindre l'hospitalisation causée par un calcul rénal ?
La nécessité de l'hospitalisation relève d'ores et déjà d'un calcul rénal relativement grave, pouvant conduire à 48 heures de prise en charge en moyenne. En fonction du geste réalisé, qui dépend de la taille du calcul et de sa localisation, les cas les plus graves peuvent prolonger la durée de l'hospitalisation jusqu'à 10 jours.
Quels sont les aliments à éviter pendant une colique néphrétique ?
Une colique néphrétique n'"interdit" aucun aliment à proprement parler, mais lance en quelque sorte un signal d'alerte en faveur d'un rééquilibrage de l'alimentation du patient. Les aliments transformés, trop salés ou trop sucrés, les protéines animales riches en calcium ou en oxalates (cacao, noix, épinards, rhubarbe…) favorisent en effet la formation de calculs et requièrent, d'en réguler la consommation.
Comment différencier la colique néphrétique d'autres douleurs abdominales ?
- Appendicite : douleur fixe au bas du ventre à droite, souvent accompagnée d'une légère fièvre. Contrairement au calcul, le patient reste immobile car bouger aggrave la douleur.
- Colique hépatique (crise de foie) : douleur en haut à droite, sous les côtes, qui irradie souvent vers l'épaule droite ou l'omoplate.
- Lombalgie/sciatique : douleur est purement dorsale, déclenchée par un mouvement précis et soulageable par une position de repos.
- Torsion testiculaire ou ovarienne : douleur brutale dans le bas-ventre ou les organes génitaux.
- Anévrisme de l'aorte abdominale : douleur brutale dans le dos ou le ventre plus spécifique aux personnes âgées, et par ailleurs urgence vitale absolue.
À quel âge peut-on avoir une colique néphrétique ?
Les coliques néphrétiques se contractent à tous les âges, bien que le pic se situe entre 20 et 50 ans. Chez les enfants, il s'agit plus généralement d'une maladie métabolique, tandis que le risque chez les seniors relève de troubles persistants de la prostate.
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