AIT : définition, causes, traitement

Un AIT ou accident ischémique transitoire est un accident neurologique qui dure quelques instants et qui est parfois défini par les médecins comme étant un "AVC transitoire" ou comme étant une attaque cérébrale ou un infarctus cérébral. Une des principales complications de l’AIT sans traitement est sa récidive ou un AVC. 

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Dans la majorité des cas, les symptômes de l’accident ischémique transitoire (fréquemment abrégé par ses initiales "AIT" par les médecins) sont négligés par la personne qui en est victime, ou son entourage les considère comme étant simplement un malaise bénin. En effet, comme l’accident ischémique semble "passer tout seul", la plupart des personnes en ayant subi un n’en parlent pas à leur médecin et ne consultent même pas. Pourtant, il faudrait au contraire se rendre immédiatement aux urgences, car l'AIT est précurseur de l’AVC, qui survient en général dans les heures ou les semaines qui suivent l’accident ischémique transitoire. Il est donc fondamental de savoir reconnaître les symptômes d'un accident ischémique transitoire pour bénéficier d’une prise en charge médicale, afin de limiter les risques d’accident vasculaire cérébral (AVC), et de connaître les moyens de prévention contre les AIT, pour éviter des séquelles irréversibles, voire le décès prématuré.

Qu’est-ce qu’un AIT ou accident ischémique transitoire ?

Selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) :

  • 5 personnes sur 100 ayant eu un accident ischémique transitoire vont faire un accident vasculaire cérébral dans les 48 heures qui suivent.
  • 10 personnes sur 100 ayant subi un AIT vont déclencher un AVC dans le mois qui suit l’AIT.
  • En France, un nouveau cas d’accident vasculaire cérébral survient toutes les 4 minutes.

Autrefois dénommé ischémie cérébrale transitoire (ICT), l'accident ischémique transitoire est parfois défini par les médecins comme étant un "AVC transitoire" ou comme étant une attaque cérébrale ou un infarctus cérébral – à ne pas confondre avec l’infarctus du myocarde, qui touche le cœur. Ces termes, plus connus du grand public, permettent aux spécialistes de santé de bien faire comprendre aux personnes victimes d’un AIT la gravité de leur état de santé.

La meilleure définition de l’accident ischémique transitoire consiste à décrypter chaque mot :

  • Un "accident", dans le sens médical du terme, est une aggravation inattendue et soudaine de la maladie, susceptible de mener à la mort.
  • "Ischémique" : cet adjectif signifie que la circulation sanguine s’est arrêtée ou est insuffisance dans une partie d’un organe ou du corps.
  • "Transitoire" : dans le cas d’une ischémie cérébrale, l’organe ne reçoit plus de sang pendant une courte période, avant que la circulation sanguine se rétablisse. Les médecins parlent d’AIT quand les symptômes durent moins d'une heure. S'ils durent plus longtemps et ne se résorbent pas tout seuls, les médecins qualifient cet accident de "vasculaire cérébral". Dans la majorité des cas d’accidents ischémiques transitoires, les symptômes ne persistent que pendant quelques minutes – c’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux AIT sont pris pour de simples malaises.

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Quelles sont les causes d’un AIT ou accident ischémique transitoire ?

Dans la plupart des cas d’accident ischémique, la circulation sanguine est interrompue dans le cerveau en raison de la présence d’un caillot (appelé "embole" par les médecins). Celui-ci obstrue une artère.
Les  causes de l’accident ischémique transitoire sont variées et les facteurs de risque de l’AIT sont identiques à ceux de l’AVC ischémique :

  • Une hypercholestérolémie, c’est-à-dire un taux de cholestérol plus élevé que la normale, qui provoque une athérosclérose. Des amas de cholestérol s'agrègent et se collent peu à peu aux parois des artères. Ils durcissent au fil du temps et se transforment en plaques d'athérome, qui colmatent les artères et favorisent la formation de caillots sanguins. Le caillot peut également être une plaque d'athérome qui s’est détachée et qui circule dans l'organisme, transportée par le sang, jusqu’au moment où elle bouche une artère cérébrale.
  • Le diabète, car une glycémie importante provoque une altération des parois artérielles.
  • L’insulinorésistance, qui entraîne un diabète, et donc une dégradation de la paroi des artères.
  • Le tabagisme : le fait de fumer fait rétrécir les artères, ce qui augmente le risque de formation de caillots sanguins et donc d’accident ischémique.
  • Le surpoids et l’obésité : les personnes présentant un excès de graisse au niveau de l’abdomen ont un risque accru d’être victime d’un accident ischémique transitoire.
  • La fibrillation auriculaire : il s’agit d’une altération du rythme cardiaque, qui est trop rapide et irrégulier, et qui favorise la formation d'un caillot sanguin pouvant être transporté au cerveau par la circulation sanguine.
  • Les perturbations hormonales, qui favorisent la thrombose veineuse cérébrale chez les femmes jeunes et fumeuses, qui prennent des contraceptifs œstroprogestatifs, qui sont enceintes, ou au cours de l’accouchement.
  • Une infection bénigne : une carie dentaire, une sinusite, un furoncle sur le nez peuvent entraîner un AIT.

Quels sont les symptômes d’un AIT ou accident ischémique transitoire ?

L’INSERM indique que dans 4 cas d'AVC sur 10, les séquelles sont source de handicap et que, en France, les AVC constituent la 1re cause de mortalité chez la femme et la 2e chez l'homme. Il est donc essentiel de reconnaître les symptômes de l’accident ischémique transitoire au plus vite et de ne pas les prendre pour un malaise, un vertige ou un étourdissement. Les symptômes de l’accident ischémique transitoire sont ceux de l’AVC, à la différence près que, après un accident ischémique transitoire, ils s’estompent :

  • Sensation d’engourdissement touchant le visage (hémiface), en général plus prononcée d'un côté que de l'autre;
  • Impression de faiblesse dans un bras et/ou une jambe, ou engourdissement d'un bras et/ou d'une jambe – du même côté du corps;
  • Troubles visuels pouvant aller jusqu’à la cécité (perte de la vision) provisoire sur un des deux yeux;
  • Troubles du langage, difficultés d’élocution, d’expression et de compréhension;
  • Confusion apparaissant soudainement;
  • Perte d’équilibre et vertige;
  • Troubles de la déglutition.

Comment diagnostiquer un AIT ou accident ischémique transitoire ?

L'accident ischémique transitoire, de par sa nature transitoire, laisse en général peu de lésions identifiables par les médecins lorsqu’ils procèdent à un examen d’imagerie cérébrale. En cas de suspicion d’AIT, les équipes médicales procèdent à :

  • Une étude détaillée des symptômes, en écoutant la description qu’en font à la fois le patient mais également son entourage, présent au moment de l’AIT supposé.
  • Un bilan sanguin pour identifier les facteurs de risques.
  • Un examen clinique du patient.
  • Un scanner cérébral (appelé aussi tomodensitométrie) ou une IRM (imagerie par résonance magnétique) pour visualiser d’éventuelles lésions et déterminer la cause primaire de l’AIT.

Quels traitements pour un AIT ou accident ischémique transitoire ?

Dès que les médecins soupçonnent un AIT, compte tenu du risque de survenue d’un AVC dans les jours ou les semaines qui suivent, ils mettent en place un traitement qui se décline en plusieurs phases :

  • Ils prescrivent à leur patient de l’aspirine, en l’absence de contre-indication du patient à cette molécule, afin de fluidifier le sang.
  • Ils préconisent la mise en place d’actions afin de contrôler les facteurs de risques cardio-vasculaires : suivi médical régulier ou traitement pour limiter le diabète et/ou le cholestérol, arrêt du tabagisme, adoption d’un régime alimentaire plus équilibré, reprise d’une activité physique, etc.
  • La prise de traitements antiagrégants plaquettaires et/ou d’anticoagulants, pour limiter les risques de formation d’un nouveau caillot, est mise en place.
  • Dans certains cas, une intervention chirurgicale au niveau des artères carotides, pour ôter la plaque d'athérome, ou une angioplastie avec pose d’un stent pour éviter l’obstruction d’une artère, est mise en œuvre.

Comment prévenir un AIT ou accident ischémique transitoire ?

La meilleure prévention contre les AIT – et donc les AVC – consiste à réduire au maximum les facteurs de risques favorisant leur survenue :

  • Avoir une alimentation saine et équilibrée, riche en fibres, en fruits et en légumes, et modérée en graisses et en sucres afin de ne pas souffrir d’athérosclérose (provoquée par un excès de "mauvais" cholestérol) ni de diabète.
  • Maîtriser son hypertension artérielle en mangeant moins salé, en faisant de l’exercice physique, en limitant sa consommation d’alcool, en arrêtant de fumer, en faisant de la sophrologie, du yoga, etc., pour réduire son stress.

Quelles sont les complications possibles d’un AIT ou accident ischémique transitoire ?

La principale complication d’un AIT est le risque de récidive, qui peut conduire à un accident vasculaire cérébral, provoquant une nécrose de certaines zones du cerveau, et par conséquent à un handicap sévère, en raison du déficit neurologique qu’il entraîne, voire au décès.

Cet article médical a été relu et validé par un  médecin spécialiste en cardiologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Vous trouverez ci-dessous, les praticiens cardiologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

Vos questions fréquemment posées :

Est-ce qu’un AIT est grave ?

Un AIT est grave s’il n’est pas pris en charge, car il peut précéder un accident vasculaire cérébrale (AVC).

Quelle est la différence entre un Accident vasculaire cérébral (AVC) et un AIT ?

Les symptômes d’un AVC (accident vasculaire cérébrale ou attaque cérébral) et d’un AIT sont les mêmes à la différence que ceux d’un AIT s’estompent après quelques minutes.

Quelles sont les séquelles ou quels risques après un AIT ?

Les séquelles les plus fréquentes causées par un accident ischémique transitoire (AIT) sont les troubles de la mémoire et de la concentration, mais elles sont rares et disparaissent après quelques jours ou semaines. Les personnes atteintes d'un AIT présentent néanmoins un risque accru de faire un AVC.

Un AIT est-il pris en charge en urgence en France ?

Se rendre aux urgences à la suite d’un AIT récent est préférable. En prévention d’un risque de complications majeures (mort ou handicap par AVC) qui survient dans près de 5 % des cas dans les 48 heures suivant l’AIT, l’urgence se justifie. La prise d'aspirine est fortement recommandé.

 

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