
Embolie pulmonaire
L’embolie pulmonaire est une obstruction partielle ou totale d’une artère pulmonaire par un caillot sanguin. Ce caillot provient souvent d'une veine située dans une jambe. "L’embolie pulmonaire nécessite un traitement en urgence", précise l'Assurance maladie qui ajoute qu'il y a eu près de 50 000 (48 489) cas d'embolie pulmonaire hospitalisés en 2022.
Tableau sur l'embolie pulmonaire
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Données-clés |
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Définition |
Obstruction partielle ou totale d'une artère pulmonaire généralement par un caillot sanguin |
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Origine |
Le caillot vient le plus souvent d'une veine des membres inférieurs (phlébite) |
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Nature |
Urgence médicale |
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Symptômes principaux |
Essoufflement inhabituel, douleur thoracique, toux avec crachats sanglants, accélération du rythme cardiaque, malaise, voire syncope |
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Facteurs de risque |
Chirurgie, traumatisme, immobilisation prolongée, troubles de la coagulation, contraception orale, traitement hormonal, grossesse, cancer, surpoids… |
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Qui consulter / que faire |
Appeler le 15 ou le 112 sans tarder |
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Examens |
D-dimères, angioscanner, écho-doppler cardiaque, écho-doppler veineux, scintigraphie, gaz du sang |
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Traitements |
Anticoagulants, thrombolyse, chirurgie (embolectomie), filtre cave |
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Pronostic |
Récupération complète pour la grande majorité des patients pris en charge à temps |
✅️ Résumé : l'essentiel sur l'embolie pulmonaire
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L'embolie pulmonaire correspond au blocage d'une artère du poumon généralement par un caillot, parti le plus souvent d'une veine des jambes.
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Sa cause principale est un caillot qui se forme souvent au cours d'une phlébite, aussi appelée thrombose veineuse.
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Deux mécanismes favorisent la formation de ce caillot : l'insuffisance veineuse, quand le sang circule mal, et l'hyper-coagulabilité, quand le sang coagule trop facilement.
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Les signes qui doivent alerter : essoufflement inhabituel, douleur dans la poitrine, toux avec crachats sanglants, cœur qui s'emballe, malaise, voire perte de connaissance.
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C'est une urgence médicale : il faut appeler le 15 ou le 112 !
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Plusieurs traitements existent selon la gravité : anticoagulants, thrombolyse, chirurgie, filtre cave.
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Bien pris en charge et à temps, la grande majorité des patients guérissent complètement.
Cet article s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN. Ses informations sont à jour au moment de sa publication.
Définition : qu'est-ce qu'une embolie pulmonaire ?
Etymologiquement, l’embolie pulmonaire vient du terme "embole", qui est le nom médical donné à un petit corps, le plus souvent un caillot de sang (ou thrombus), migrant dans l'organisme via les vaisseaux sanguins et risque de bloquer une artère. Ce peut être aussi une bulle d'air, une plaque d'athérome, un petit morceau de graisse...

Membres inférieurs (jambes)
Dans le cadre de l'embolie pulmonaire, le caillot se forme dans une veine, le plus fréquemment au niveau des membres inférieurs. Il peut remonter la circulation sanguine vers le cœur qui l'envoie vers les poumons.
Infarctus pulmonaire
L’embole peut bloquer la circulation sanguine d'une partie des poumons et altérer sa fonction. Il peut conduire également à la destruction d'une partie plus ou moins importante des poumons (infarctus pulmonaire) et provoquer une insuffisance cardiaque.
Est-ce grave de faire une embolie pulmonaire ?
L'embolie pulmonaire est considérée comme grave par les spécialistes. Elle nécessite une intervention urgente. La gravité de l'embolie dépend de plusieurs facteurs et notamment de l'étendue de la lésion causée par l'obstruction de l'artère pulmonaire. Les spécialistes considèrent qu'avec une bonne et rapide prise en charge, le taux de survie est important. Il dépend cependant de trois facteurs :
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Etendue des lésions,
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Diagnostic rapide,
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Etat général du ou de la patiente.
Facteurs de risque d’une embolie pulmonaire
L'embolie pulmonaire peut avoir plusieurs facteurs de risque comme :
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les accidents et traumatismes,
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les opérations chirurgicales,
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les troubles liés à la coagulation,
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le fait de rester statique ou immobilisé : plâtre, alitement prolongé, longs voyages...,
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la contraception orale,
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le traitement hormonal de la ménopause,
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la grossesse,
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certaines pathologies : cancer du poumon, cancer de l'estomac, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, phlébite, surpoids, obésité...
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traitements notamment contre le cancer (chimiothérapies)...
Quelles sont les causes de la formation de caillots (thrombus) ?
L'apparition d'une embolie pulmonaire est étroitement liée à la formation d'un thrombus. On parle classiquement de "maladie thrombo-embolique". Lorsqu'un caillot se forme dans une veine des membres inférieurs ou supérieurs on parle de « phlébite ». Un caillot dans une veine peut se former pour des raisons diverses et variées.
On retient deux mécanismes majeurs prédisposant à la formation d'un caillot :
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L'insuffisance veineuse. Très fréquente, elle se caractérise par la difficulté du sang à circuler (jambes lourdes, varices, veines bleues...) ;
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L'hyper-coagulabilité du sang : elle peut être secondaire à des pathologies (maladies inflammatoires...) ou être en lien avec des maladies héréditaires. Elle peut être en lien avec la grossesse, la consommation de tabac, l'obésité, la vieillesse, la prise de certains médicaments (contraception orale, corticoïdes, traitements anti-cancéreux...). En outre, l'immobilité est un facteur de coagulation : alitement prolongé, chirurgie, port d'un plâtre à la suite d'un traumatisme, position assise prolongée au cours d'un voyage...
Autres causes moins fréquentes
Certaines embolies pulmonaires peuvent être dues à :
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des bouts de plaque d'athérome ;
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une infection grave ;
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un corps graisseux ;
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du liquide amniotique qui passe dans la circulation sanguine de la maman ;
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des cellules cancéreuses.
Quels sont les premiers signes de l'embolie pulmonaire ?
Symptômes de l'embolie pulmonaire
Parmi les symptômes les plus classiques on retient :
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Un essoufflement inhabituel,
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Une douleur thoracique qui ressemble à un point de côté ;
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Une toux inhabituelle en dehors de tout contexte infectieux ;
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Une expectoration sanguinolente ;
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Une accélération inexpliquée et persistante de sa fréquence cardiaque ;
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Un malaise ;
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Dans les formes les plus graves, l'embolie peut se présenter par une syncope...
⚠️ Attention : Les symptômes sont parfois modérés et ne font pas toujours penser à une embolie pulmonaire. En outre, ils peuvent différer d'une personne à l'autre. Il faut rester vigilant lorsque le patient ou la patiente encourt des risques d'embolie (après une opération, une période d'immobilisation ou au cours d'un traitement anticancéreux).
Embolie pulmonaire : qui consulter ?
Si vous ou quelqu'un de votre entourage présente les symptômes d'une embolie pulmonaire, il est nécessaire de joindre sans tarder les urgences : 15 ou 112.
Les médecins qui traitent les embolies pulmonaires sont notamment :
Pensez également à joindre votre médecin traitant.
Quels examens sont nécessaires pour établir le diagnostic d'une embolie pulmonaire ?
Tout signe clinique inhabituel compatible avec une embolie pulmonaire doit justifier une évaluation médicale rapide.
L'équipe médicale assure un examen clinique à la recherche de signes (pression systolique basse et fréquence cardiaque accélérée) et de facteurs de risque (signes de phlébite ou d'antécédents de phlébite au niveau du mollet). Elle propose aussi un ensemble d'examens complémentaires pour confirmer le diagnostic et évaluer les conséquences de l'embolie.
Scanner, échodoppler, ECG, échographie
Parmi les examens les plus fréquents utilisés on retient :
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Des examens permettant d'évoquer la présence d'un caillot en formation (dosage des D-dimères sanguins);
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Des examens permettant de confirmer le diagnostic de maladie thrombo-embolique tels que l' angioscanner ;
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Des examens permettant d'évaluer la gravité et le retentissement de l'embolie tels que l' échographie doppler cardiaque. Analyse des gaz du sang qui mesure l'oxygène dans le sang et le gaz carbonique ;
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Une scintigraphie pulmonaire peut être nécessaire pour visualiser la zone du poumon atteinte ;
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L'écho-doppler des veines est utilisé pour rechercher une thrombose veineuse profonde notamment des membres inférieurs.
Si le diagnostic d'embolie pulmonaire se confirme, vous serez orientés dans le service médical le plus adapté à la prise en charge (hospitalisation en chambre normale, soins intensifs, réanimation...), tenant compte du niveau de sévérité de la pathologie, du risque éventuel d'aggravation et de votre état.
Quels traitements en cas d’embolie pulmonaire ?
Le traitement en cas de survenue d'une embolie pulmonaire vise à réduire les symptômes, empêcher le caillot de se développer (voire faciliter sa dissolution), protéger la fonction cardio-pulmonaire et limiter tout risque de récidive. Il dépend de la gravité de l'embolie et de l'état de santé du ou de la patiente.
Anticoagulants et embolie pulmonaire
Les médicaments anticoagulants constituent la base du traitement. Ils ont pour but de fluidifier le sang, de limiter l'extension du caillot et de prévenir une récidive. Ce traitement suffit en cas d'embolie de moindre gravité (sans choc ni hypotension artérielle).
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Par voie injectable telle que l'héparine en administration sous-cutanée ;
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Par voie orale telle que les anti-vitamines K (AVK) et les anticoagulants oraux directs (AOD).
Embolie pulmonaire et thrombolyse
Dans les formes graves, des médicaments puissants sont utilisés pour dissoudre le caillot plus rapidement et rétablir, au plus vite, une fonction cardio-pulmonaire satisfaisante. Il s'agit de traitements dits « fibrinolytiques » administrés par injection intra-veineuse sous surveillance médicale étroite.
Chirurgie et embolie pulmonaire
Dans les formes graves et/ou, en cas d'échec du traitement, avec risque vital à court terme, une chirurgie de sauvetage visant à désobstruer les artères pulmonaires peut être envisagée.
Prévention de l'embolie pulmonaire
Plusieurs mesures de prévention peuvent être mises en place contre l'embolie pulmonaire dont :
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prise d'anticoagulants. La durée du traitement sera définie au cas par cas. Dans certaines situations, un traitement anticoagulant à vie pourra être proposé pour éviter les récidives,
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activité physique,
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bonne hydratation,
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contrôle du poids,
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arrêt du tabac,
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arrêt ou adaptation de la contraception hormonale (pilule contraceptive),
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port de bas de contention,
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évitement de l'alitement prolongé...
« Filtre cave » et embolie pulmonaire
En cas de difficultés ou d'impossibilité à maintenir un traitement anticoagulant, un dispositif intravasculaire qu'on appelle « filtre cave » peut être proposé afin de réduire le risque de migration de caillots des membres inférieurs vers les poumons.
Quelles sont les conséquences et complications possibles d'une embolie pulmonaire ?
Lorsque l'embole bloque une ou plusieurs artères pulmonaires la première conséquence est une altération de la fonction « oxygénation du sang » par les poumons. Il en résulte une baisse de l'oxygénation dans le sang et un risque de dysfonctionnement du cœur (insuffisance cardiaque), voire un arrêt cardiaque. La partie du poumon qui est touchée risque aussi de se nécroser ou de s'infecter.
Si l'embolie n'a pas été détectée, le risque est la récidive avec une gravité généralement augmentée. Le risque de récidive est de 25 % si l'embolie n'est pas traitée et de moins de 10 % en cas de prise en charge et de traitement, selon Vidal. Conséquence possible : une hypertension pulmonaire chronique qui se traduit par un essoufflement au moindre effort.
Quelle vie après une embolie pulmonaire ?
S'ils sont pris à temps et traités, la grande majorité des patients récupèrent de leur embolie pulmonaire.
Un suivi médical sera maintenu visant à évaluer la récupération de la fonction cardiopulmonaire et la régression des caillots au niveau des membres inférieurs en cas de phlébite initiale.
Le traitement sera ajusté au fil du temps. Pour certains il pourra être proposé un traitement anticoagulant préventif au long cours ou des mesures visant à réduire les risques de récidive dans toute situation favorisante.
Une activité physique doit être reprise progressivement et adaptée à la situation du ou de la patiente. Sous traitement anticoagulant, tout sport ou activité à risque de contusion, d'hématome ou de saignement sera à éviter.
La présence d'un traitement anticoagulant est à signaler en cas d'intervention médicale ou chirurgicale. Des programmes d'éducation et d'information pourront vous être proposés afin de gérer au mieux dans la vie quotidienne ce traitement.
Les patients et patientes seront invités à surveiller leur poids, à cesser le tabac et à porter des bas de contention pour éviter la formation de nouveaux caillots.
Quelle est l'espérance de vie après une embolie pulmonaire ?
Si l'embolie pulmonaire est prise à temps et traitée, la plupart des patientes et patients peuvent envisager de reprendre leurs activités en bénéficiant d'un suivi et en veillant à prévenir les récidives.
Sources
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Assurance maladie, mise à jour 3/07/2026,
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Vidal, mise à jour 11/04/2024.
Cet article médical a été relu par un rédacteur web expert santé et SEO (EEAT et YMYL). Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic. Ses données sont à jour à la date de publication de l'article.
Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Vous trouverez ci-dessous, les médecins cardiologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.
Auteurs
Article écrit le 02/11/2022
Modifié le 08/09/2025, vérifié par Dr Jacques MARTY, Médecin vasculaire, Clinique d'Occitanie
Article écrit le 02/11/2022
Modifié le 26/08/2026, vérifié par Pierre Luton, rédacteur web santé SEO journaliste expert (EEAT et YMYL)
Vos questions fréquemment posées sur l'embolie pulmonaire, ses causes, ses chances de guérison :
Comment attrape-t-on une embolie pulmonaire ?
L’embolie pulmonaire est majoritairement provoquée par un caillot de sang provenant d'une veine d'une jambe.
Est-ce qu'on peut guérir d'une embolie pulmonaire ?
La plupart des gens qui ont une embolie pulmonaire guérissent complètement et reprennent rapidement une vie normale. Cependant, une embolie pulmonaire reste une maladie potentiellement grave qui dans ses formes les plus sévères peut engager le risque vital.
Comment sauver quelqu'un d'une embolie pulmonaire ?
Pour sauver quelqu'un d'une embolie pulmonaire, il convient de joindre les urgences sans tarder. Les signes sont un essoufflement inhabituel, un malaise, une douleur thoracique, un crachat sanguinolent et/ou tout signe cardiaque ou pulmonaire inexpliqué. Ils doivent alerter chez un patient ou une patiente qui présente des risques d'embolie (après une chirurgie, au cours d'une chimiothérapie, après une longue période d'immobilisation...).
Combien de temps dure une embolie pulmonaire ?
On distingue une phase initiale correspondant à la phase des symptômes en lien avec l'embolie pulmonaire et une phase secondaire de résorption progressive des caillots bloqués dans les artères pulmonaires. La première phase peut durer de 3 à une dizaine de jours. La phase suivante peut durer quelques mois en fonction de la gravité et de la cause de l'embolie. Il faut prendre en compte le temps de récupération variable selon les malades.
Peut-on mourir d'une embolie pulmonaire ?
Malheureusement, il est possible de mourir d'une embolie pulmonaire surtout si cette pathologie n'a pas été prise en charge ni traitée.
Qu'est-ce qui peut provoquer une embolie pulmonaire ? Comment se déclenche une embolie pulmonaire ?
L'embolie pulmonaire est généralement provoquée par un caillot de sang qui se détache d'une veine située ailleurs dans le corps (souvent les jambes) et qui vient se bloquer au niveau des artères pulmonaires.
Quel âge pour une embolie pulmonaire ?
L'embolie pulmonaire est classiquement une pathologie de l'âge adulte et tout particulièrement de la personne âgée. Sa prévalence augmente progressivement avec l'âge. Chez la personne âgée, elle peut accompagner d'autres pathologies (infection, pathologie inflammatoire, cancer...), les révéler ou survenir à l'occasion d'une immobilisation (fracture, infection, hospitalisation..). Chez l'adulte jeune, elle vient fréquemment révéler des anomalies héréditaires de la coagulation. Elle est aussi liée au tabac et à la prise d'une contraception orale. Elle peut être consécutive à une immobilisation (plâtre) ou à un traumatisme.
Peut-on faire une embolie pulmonaire sous anticoagulant ?
Il est possible de faire une embolie pulmonaire même sous anticoagulant. Il arrive que le traitement ne soit pas efficace à 100 %. Les dosages ne sont pas toujours adaptés. Il peut y avoir des résistances ou des interactions. Le ou la patiente peut oublier de prendre le médicament.
Quel sport après une embolie pulmonaire ?
Il est important de parler avec votre médecin avant toute reprise d'activité, suite à une embolie pulmonaire traitée. Généralement, les patients sous anticoagulants seront invités à pratiquer des sports "doux" qui ne les exposent pas aux chutes ni aux blessures, type marche, natation, voire footing. Il convient d'éviter les sports extrêmes ou de combat qui exposent à la formation d'hématome ou de saignement qui sera inévitablement accru du fait de l'hyper fluidité du sang, engendrée par le traitement anticoagulant.
Quel est le temps d'hospitalisation pour une embolie pulmonaire ?
Durée d'hospitalisation
La durée d'hospitalisation dépend de la gravité de l'embolie. Dans les cas les moins graves, les patients ou patientes peuvent être suivis en ambulatoire après une surveillance d'un jour ou deux. Les cas les plus compliqués peuvent être pris en charge en soins intensifs durant quelques jours et plus longtemps si nécessaire.
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