Spondylarthrite

La spondylarthrite est une maladie inflammatoire chronique qui touche les articulations. C'est une maladie auto-immune qui se caractérise par une inflammation des articulations de la colonne vertébrale et du sacrum.

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Les spondylarthrites sont un groupe de maladies inflammatoires chroniques qui touchent différentes articulations. Quels sont les différents types de spondylarthrites ? Pourquoi se développent elles ? Découvrez comment diagnostiquer et traiter cette pathologie.

Définition : qu’est-ce que la spondylarthrite ?

La spondylarthrite (SpA) ou spondyloarthrite est une maladie inflammatoire chronique. Elle atteint les articulations ou les enthèses (zone d’insertion des tendons sur l’os). Cette maladie auto-immune ne met pas la vie du patient en jeu, mais le handicape progressivement. Les douleurs de la spondylarthrite sont généralement nocturnes et réveillent le patient le matin. À l’inverse des autres maladies articulaires, la douleur est soulagée par la marche et le mouvement.

Spondylarthrite

 

Quels sont les types de spondylarthrite ?

La spondylarthrite ankylosante

La spondylarthrite ankylosante est un type de spondylarthrite qui touche essentiellement le rachis et le bassin. Elle évolue par poussées. Les articulations se raidissent peti

Les autres spondylarthrites

Parmi les autres spondylarthrites, le rhumatisme psoriasique associe des atteintes articulaires et un psoriasis. L’arthrite réactionnelle (ou "syndrome de Reiter") cause une inflammation des articulations et des enthèses, à l’origine d’une infection des voies génitales, urinaires, ou du tube digestif. Des éruptions cutanées et une rougeur oculaire sont également décrites. La rectocolite ulcéro-hémorragique (RCH) et la maladie de Crohn sont des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin qui s’associent parfois à des atteintes articulaires de type spondylarthrites.

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Quelles sont les causes de la spondylarthrite ?

Le terrain générique est souvent mis en cause dans le développement des spondylarthrites. Il n’est pas rare de retrouver plusieurs cas au sein d’une même famille. Certains facteurs génétiques engendreraient une prédisposition à développer la maladie. Un dérèglement du système immunitaire peut également être identifié comme une cause du développement d’une spondylarthrite. Le corps fabrique alors des anticorps qui se détruisent entre eux, comme pour certaines maladies auto-immunes. Les facteurs environnementaux sont aussi régulièrement mis en cause. Le tabac et l’altération de la flore intestinale sont les deux principales hypothèses énoncées.

Quelles sont les personnes à risque ?

Les personnes porteuses du gène HLA B27 sont particulièrement à risque. En effet, 90 % des personnes développant une spondylarthrite sont porteuses de ce gène. Il augmente considérablement le risque de développer la maladie. La spondylarthrite se déclare généralement entre 20 et 30 ans. Certaines forment peuvent se développer dès l’adolescence, ou à l’inverse à un âge plus tardif. Elle touche les deux sexes, bien qu’elle soit plus fréquente chez les hommes.

Quels sont les symptômes des crises de la spondylarthrite ?

Le principal symptôme de la spondylarthrite est la douleur, qui se situe :

  • dans le bas du dos ou les fesses ;
  • dans les bras et les jambes. 

Une fatigue chronique s’installe. Celle-ci peut être liée au développement de la maladie, mais aussi aux troubles du sommeil dus aux douleurs, au manque d’activité physique ou encore à certains médicaments.

 Concernant les autres symptômes, on retrouve :

  • des uvéites (inflammation de la partie antérieure de l’œil) ;
  • un psoriasis cutané ;
  • des douleurs intestinales et des diarrhées (dans le cas de la maladie de Crohn et de la rectocolite hémorragique) ;
  • des troubles du rythme cardiaque ou des douleurs pulmonaires plus occasionnellement.
  • des problèmes rénaux ;
  • des atteintes génitales. 

Quel diagnostic pour une spondylarthrite ?

L’interrogatoire médical aide à poser le diagnostic. Le médecin interroge le patient sur le type de douleurs, leur localisation… En plus de l’examen clinique, des radiographies des articulations et des échographies des enthèses sont prescrites. Des examens complémentaires tels qu’un scanner ou une IRM permettent de connaître le degré d’atteinte des articulations.

Le médecin prescrit un bilan sanguin à la recherche des signes caractéristiques de l’inflammation chronique. Ils ne sont cependant pas systématiquement présents. En complément, la recherche du gène HLA B27 peut être demandée. À noter toutefois que son absence n’écarte pas la possibilité d’une spondylarthrite.

Quels traitements pour une spondylarthrite ?

Il n’existe pas de traitement pour guérir la spondylarthrite. Cependant, le recours à certains médicaments permet de contrôler les symptômes, et de diminuer l’inflammation et les douleurs. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont le traitement antalgique de référence. Les AINS sont généralement prescrits sur plusieurs semaines, jusqu’à la disparition de la douleur et des raideurs articulaires. En cas d’échec des traitements antalgiques habituels, une synoviorthèse est envisagée. Ce traitement local par injection intra-articulaire détruit la membrane synoviale afin de réduire l’inflammation.

Les anti-TNF (Tumor Necrosis Factor) alpha peuvent être utilisés en traitement de fond. C’est le cas notamment quand la spondylarthrite est sévère et résistante aux traitements conventionnels. Ils sont administrés par injections. L’exercice physique est utile dans le traitement d’une spondylarthrite. Il aide à garder une bonne posture. Un physiothérapeute pourra mettre en place un programme d’exercices adapté aux douleurs et aux raideurs articulaires de chaque patient.

En cas de forme grave, le recours à une intervention chirurgicale peut être nécessaire. L’articulation abimée est remplacée. Cette opération permet d’atténuer les douleurs et de récupérer une bonne mobilité. L’ergothérapie permet d’apprendre au patient à préserver son autonomie. Il apprend à adapter ses gestes et son environnement à son état.

Quel est le suivi médical avec une spondylarthrite ?

La fréquence du suivi médical se fait en fonction de l’état de chaque patient, de la sévérité des symptômes et du type de traitement prescrit.

 À chaque consultation, le médecin évalue :

  • l’évolution de la maladie et le ressenti de la fatigue et des douleurs, les atteintes des articulations, des ligaments, etc. ;
  • le handicap fonctionnel, c’est-à-dire les répercussions de la maladie sur la vie quotidienne ;
  • la mobilité articulaire l’aide de divers indices qui servent de repères pour les examens suivants. 

Ces indices qui permettent de suivre l’évolution de la spondylarthrite de façon objective sont :

  • l’indice BASDAI. Il évalue l’activité de la maladie sur une échelle de 1 à 10. Le questionnaire repose sur 6 thèmes portant sur la fatigue, les douleurs, les zones sensibles à la pression et l’importance et la durée de la raideur matinale ;
  • l’indice BASFI. Il évalue les répercussions de la maladie sur la possibilité du patient à effectuer certaines activités sans aide extérieure ;
  • l’indice de Schöber. Durant ce test, le professionnel mesure la capacité du patient à se pencher en avant. 

Quelles sont les complications possibles de la spondylarthrite : ankylose et autres pathologies ?

La spondylarthrite évolue par poussées, avec des périodes d’accalmie. L’évolution diffère d’un patient à l’autre, en fonction de l’intensité de l’inflammation et des lésions des articulations.

  • sans traitement, la spondylarthrite vient à bloquer progressivement et définitivement les articulations aux os. C’est l’ankylose ;
  • les 2 hanches peuvent être bloquées : on parle alors d’une coxite bilatérale ;la colonne vertébrale prend une courbure anormale. Le cou est projeté en avant, le patient développe une cyphose ;
  • l’une des complications de la maladie est la fracture d’une ou plusieurs vertèbres. Cette fracture survient même après un traumatisme léger et touche les vertèbres du cou ;
  • une autre complication, rare, est le syndrome "de la queue de cheval". Il est provoqué par la compression des nerfs du bas de la moelle épinière. Cette compression provoque des douleurs ou une perte de sensibilité dans la partie basse du corps, une perte de mobilité des jambes ou des orteils, de la constipation, des envies impérieuses d’uriner… 

Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en rhumatologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Vous trouverez ci-dessous, les spécialistes rhumatologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

Vos questions fréquemment posées :

Est-ce que la spondylarthrite est une maladie grave ?

La spondylarthrite est une maladie chronique qui peut être invalidante. Non traitée, certaines complications peuvent survenir telles que l'ankylose, le coxite bilatérale, la fracture de vertèbres, ou encore le syndrome de la queue de cheval.

Est-ce que la spondylarthrite se soigne ?

La spondylarthrite est une maladie qui ne se soigne pas. Cependant, il est possible de soulager les symptômes de la maladie et de ralentir son évolution grâce à des traitements médicamenteux ou à de la chirurgie.

Qu'est-ce qui déclenche la spondylarthrite ?

Les causes de la spondylarthrite sont multiples. On retrouve parmi eux : la prédisposition génétique, le dérèglement du système immunitaire, ou encore certains facteurs environnementaux.

Quels sont les premiers symptômes de la spondylarthrite ?

Les premiers symptômes de la spondylarthrite sont généralement une douleur et une raideur articulaires au niveau du bas du dos.

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