Zona
Résumé : l'essentiel sur la maladie du zona
| Point clé | Ce qu'il faut retenir |
| Définition | Réactivation du virus varicelle-zona (VZV), de la famille des herpèsvirus |
| Cause | Baisse des défenses immunitaires (âge, maladie, traitement, fatigue, stress) |
| Localisations fréquentes | Thorax (zona intercostal), dos, ventre, cou, visage et œil (zona ophtalmique) |
| Contagion | Le zona ne se transmet pas, mais le liquide des vésicules peut transmettre la varicelle |
| Premiers signes | Brûlure, picotements ou démangeaisons sur une zone de peau, d'un seul côté |
| Durée | Trois à quatre semaines dans 90 % des cas (Santé.fr) |
| Complication la plus fréquente | Douleurs post-zostériennes, qui persistent après la guérison de la peau |
| Traitement | Soins de la peau, antidouleurs, antiviraux dans les 72 heures si besoin |
| Prévention | Vaccin Shingrix, recommandé dès 65 ans et dès 18 ans en cas d'immunité affaiblie |
| Quand consulter | Dès les premiers signes, et sans attendre si le visage ou l'œil est touché |
Qu'est-ce que le zona, cette maladie virale de la peau ?
Le zona, aussi appelé herpès zoster, est une maladie infectieuse due au virus varicelle-zona (VZV), le même que celui de la varicelle. Ce virus appartient à la famille des herpèsvirus.
Après une varicelle survenue dans l'enfance, le virus n'est pas éliminé. Il reste « endormi » dans les ganglions nerveux, à la racine des nerfs qui partent de la colonne vertébrale. Des années plus tard, il peut se réveiller. Il suit alors le trajet d'un nerf jusqu'à la peau et provoque une éruption cutanée douloureuse sur la zone que ce nerf innerve. C'est le zona.
Quelques repères, selon le site du service public d’information en santé :
- en France, environ 90 % des personnes hébergent le virus de la varicelle dans un ganglion nerveux
- la réactivation de ce virus est observée chez environ 20 % de ces personnes
- elle survient le plus souvent après 50 ans ou lorsque le système immunitaire est affaibli
Zona intercostal, dos, ventre : où peut apparaître un zona ?
Le zona peut toucher n'importe quelle partie du corps, mais certaines localisations sont plus fréquentes.
| Localisation | Ce qu'il faut savoir |
| Thorax (zona intercostal) | Environ une fois sur deux. Une bande va de la colonne vertébrale vers le côté du thorax, d'un seul côté |
| Dos et région lombaire | Éruption en bande, d'un seul côté |
| Bas de l'abdomen | Peut entraîner des difficultés à uriner ou une constipation |
| Cou | Localisation possible, plus rare |
| Visage, œil, oreille | Zona ophtalmique et zona auriculaire, à surveiller de près |
| Bras, jambes, fesses | Possible, selon le nerf touché |
Chez les personnes dont le système immunitaire est fortement affaibli, le zona peut atteindre plusieurs zones du corps, voire tout le corps. On parle alors de zona généralisé.
Qu'est-ce que le zona ophtalmique et le zona du visage ?
Le zona ophtalmique touche le nerf qui innerve l'œil et le haut du visage. Une éruption près de l'œil est une urgence médicale.
- avant l'éruption, quelques jours de maux de tête lancinants au niveau du front, de fatigue et de douleur d'un œil
- ensuite, une éruption d'un seul côté, sur la moitié du front et du cuir chevelu, sur les paupières d'un œil (enflées et douloureuses) et sur une aile du nez
Une vésicule au bout du nez (appelée signe de Hutchinson) indique un risque plus élevé d'atteinte grave de l'œil.
Le zona peut aussi toucher d'autres zones du visage :
- le zona de l'oreille (zona auriculaire) : il commence par une douleur d'oreille, puis des vésicules apparaissent à l'intérieur du pavillon. Il peut provoquer une paralysie faciale, des bourdonnements d'oreille, des vertiges ou une baisse de l'audition. On parle aussi de syndrome de Ramsay Hunt.
- le zona de la bouche : il touche un côté de la bouche et de la gorge, ce qui peut gêner pour manger et avaler.
Le zona est-il contagieux ?
Non, le zona en lui-même n'est pas contagieux. Mais le virus contenu dans le liquide des vésicules (petites cloques) peut se transmettre à une personne qui n'a jamais eu la varicelle ni reçu le vaccin contre la varicelle. Cette personne développera alors une varicelle, pas un zona.
Comment le virus est-il transmis ?
La transmission se fait uniquement par contact avec le liquide clair des vésicules. En effet :
- le virus en cause du zona ne se propage pas par voie aérienne, contrairement à celui de la varicelle
- le risque de transmission disparaît lorsque les vésicules sèchent et se couvrent de croûtes
- les personnes ayant déjà eu la varicelle ou le zona sont immunisées contre une nouvelle infection
En revanche, une vigilance particulière est recommandée pour les femmes enceintes, les nouveau-nés et nourrissons de moins de 6 mois ainsi que les personnes dont le système immunitaire est affaibli.
Comment éviter de transmettre le virus pendant un zona ?
Tant que l'éruption n'a pas formé de croûtes, quelques précautions limitent le risque de transmission :
- couvrir les lésions avec des compresses ou des vêtements amples
- se laver les mains après avoir touché les vésicules
- ne pas échanger son linge de toilette
- éviter la piscine et les sports de contact
- éviter les contacts physiques avec les personnes qui n'ont jamais eu la varicelle
Concernant la femme enceinte, le zona présente rarement un risque pour le bébé, contrairement à la varicelle. Toutefois, si elle n’est pas immunisée et a été en contact avec une personne atteinte de la maladie au cours des 96 dernières heures, elle doit en parler rapidement à son médecin.
Quelles sont les causes et facteurs de risque du zona ?
Le zona est causé par la réactivation du virus varicelle-zona. Ce réveil survient le plus souvent lors d'une baisse momentanée des défenses immunitaires. Cette baisse d'immunité peut venir de :
- L'âge : le risque augmente au-delà de 50 ans, avec un risque plus élevé après 65 ans. D'après la Haute Autorité de santé (HAS), on compte près de 10 cas pour 1 000 personnes chez les plus de 80 ans
- Une immunité affaiblie : infection par le VIH, cancer, greffe d'organe, mononucléose ou encore traitements immunosuppresseurs
- Certaines maladies chroniques : le diabète, les maladies rénales chroniques et les maladies pulmonaires
- la fatigue ou le stress
Dans la plupart des cas, la cause exacte de la réactivation reste toutefois inconnue.
Le stress peut-il déclencher un zona ?
Oui, c'est possible. Dans certains cas, la seule cause identifiable d'une poussée de zona est un stress prolongé ou de la fatigue chronique. Des périodes de stress intense peuvent affaiblir temporairement le système immunitaire et déclencher une poussée.
Le stress n'est donc pas la cause du zona à proprement parler. Il crée un terrain où le virus, déjà présent, peut se réveiller.
Le zona peut-il cacher un cancer ?
Dans la grande majorité des cas, non. Les médecins considèrent certes le zona comme un signal d'alarme qui peut justifier des examens pour rechercher une autre maladie ( cancer, infection par le VIH…). Mais en souffrir ne signifie pas forcément que c'est une maladie grave qui en est la cause.
Quels sont les symptômes du zona ?
Le zona associe une douleur et une éruption cutanée, presque toujours d'un seul côté du corps. Les symptômes se succèdent dans cet ordre :
- Une douleur ou une gêne sur une zone de peau : brûlure, picotements, démangeaisons ou, à l'inverse, perte de sensibilité
- une bande de peau rouge : plaques rouges/roses d'un seul côté du corps, qui ne dépassent pas le milieu du corps
- Des vésicules : en un à deux jours, des petits boutons remplis de liquide clair apparaissent, groupés en bouquets semblables à ceux de la varicelle (et parfois des bulles)
- Des croûtes : en une semaine, les vésicules sèchent et se couvrent de croûtes, qui tombent après une dizaine de jours
D'autres signes peuvent accompagner l'éruption :
- une légère fièvre, de 38 à 38,5 °C
- des ganglions gonflés à proximité (dans l'aisselle pour un zona du thorax)
- une fatigue, des maux de tête ou des frissons
À quoi ressemble un zona ? Photos de l'éruption
Photos du zona dans différentes parties du corps, à différents stades.

Image générée par IA
Zona léger ou début de zona : quels sont les premiers signes ?
Au début d'un zona, la peau ne montre souvent rien. Au cours des 2 ou 3 jours précédant l'éruption, la plupart des personnes ressentent sur une bande de peau, d'un seul côté du corps :
- une douleur
- une sensation de picotement
- des démangeaisons
La peau devient sensible aux frottements, au chaud ou au vent. Ces douleurs peuvent durer de 1 à 3 jours, voire une semaine, avant l'apparition des vésicules.
Un zona dit « léger » présente peu de vésicules et une douleur modérée. Il mérite tout de même une consultation, car seul un médecin peut évaluer s'il a besoin d'un traitement.
Peut-on avoir un zona sans éruption ?
Oui, mais cette forme est peu documentée. On parle de « zoster sine herpete », c'est-à-dire de zona sans éruption. Selon une revue de la littérature publiée en 2020 dans le Korean Journal of Pain :
- le virus se réactive, mais aucune vésicule n'apparaît sur la peau
- la douleur nerveuse, d'un seul côté, est souvent le principal symptôme
- l'absence d'éruption rend le diagnostic difficile, et un retard de traitement peut entraîner des séquelles
Les auteurs précisent que la plupart des données disponibles proviennent de cas isolés.
Combien de temps dure un zona ?
Dans 90 % des cas, le zona et les douleurs qu'il provoque disparaissent sans séquelle en trois ou quatre semaines selon Santé.fr :
- de 1 à 3 jours, parfois une semaine : douleur et brûlure avant l'éruption
- pendant 3 à 5 jours : apparition de nouvelles vésicules
- en une semaine environ : les vésicules sèchent et forment des croûtes
- après une dizaine de jours : les croûtes tombent
Le zona ophtalmique peut durer plus longtemps. Plusieurs poussées se succèdent sur 3 à 6 semaines.
Quand consulter un médecin en cas de zona ?
Consultez votre médecin traitant dès les premiers signes. Si un traitement antiviral est nécessaire, il doit être commencé dans les trois premiers jours de l'éruption. Consultez sans attendre dans les situations suivantes :
- le zona touche un œil, le visage, les paupières ou une oreille
- une paralysie du visage apparaît
- vous avez des difficultés à uriner
- le zona s'étend à plusieurs zones du corps
- vous ressentez une faiblesse musculaire dans la région touchée
- la fièvre est importante et l'état général se dégrade
- la douleur est insupportable
- vous êtes enceinte, âgé, diabétique ou immunodéprimé
Consultez à nouveau si les douleurs persistent après la guérison de la peau ou si de nouveaux symptômes apparaissent.
Quelles sont les complications du zona ?
La plupart des zonas guérissent sans séquelle. Certaines complications sont toutefois possibles, surtout chez les adultes âgés et les personnes immunodéprimées.
Les douleurs post-zostériennes
Ce sont des douleurs qui persistent plus d'un mois après la guérison des vésicules. C'est la complication la plus fréquente du zona. Ces douleurs :
- touchent près de 10 % des personnes atteintes de zona, selon les Manuels MSD
- concernent un quart des personnes de plus de 75 ans atteintes de zona
- peuvent durer plus de six mois
- sont plus fréquentes chez les personnes âgées et après une phase aiguë sévère, avec de nombreuses vésicules ou des douleurs intenses avant l'éruption
Ces douleurs peuvent être intenses et gêner la vie quotidienne.
Atteinte de l'oeil et paralysie faciale
Ce sont les complications qui justifient une consultation sans délai.
- Atteinte de l'œil : ces complications oculaires surviennent une fois sur deux en cas de zona ophtalmique. Elles peuvent prendre la forme d'une conjonctivite, d'une atteinte de la cornée (kératite) ou, très rarement, d'une atteinte de la rétine pouvant entraîner une perte de la vision. Non traité, le zona ophtalmique peut laisser des troubles de la vision permanents.
- Paralysie faciale : elle peut survenir en cas de zona de l'oreille. Elle s'améliore en quelques semaines à quelques mois, mais des séquelles persistent une fois sur quatre environ.
Le zona peut-il être grave ?
Le zona est le plus souvent bénin, mais des formes graves existent, surtout chez les personnes immunodéprimées. Dans de rares cas, une pneumonie, une encéphalite (inflammation du cerveau) ou un accident vasculaire cérébral.
Des chiffres de Santé publique France (2026) donnent un ordre de grandeur :
- en moyenne 2 586 patients hospitalisés par an pour un zona ou des douleurs post-zostériennes, entre 2008 et 2021
- sur 36 198 hospitalisations, 554 décès ont été rapportés, soit 1,5 % des hospitalisations
- les patients de 85 ans et plus représentaient 60 % de ces décès
Les vésicules peuvent aussi se surinfecter par des bactéries, notamment en cas de grattage.
Comment prévenir le zona ? vaccin et précautions
La vaccination est le seul moyen de prévention dont l'efficacité est chiffrée. Les médecins recommandent aussi des mesures simples contre le stress et la fatigue : repos suffisant, alimentation équilibrée et activité physique régulière.
Qui peut se faire vacciner contre le zona ?
En France, la HAS recommande depuis 2024 le vaccin Shingrix pour :
- toutes les personnes de 65 ans et plus, y compris celles qui ont déjà eu un ou plusieurs zonas
- les personnes de 18 ans et plus dont le système immunitaire est affaibli (VIH, traitement immunosuppresseur, etc.)
Tableau récapitulatif sur la vaccination contre le zona
| Question | Réponse |
| Quel vaccin ? | Shingrix, vaccin recombinant (non vivant) |
| Combien de doses ? | Deux doses, à deux mois d'intervalle (jusqu'à six mois si besoin) |
| Quelle efficacité ? | Il prévient l'apparition d'un zona chez 79,3 % des personnes vaccinées (HAS) |
| Et sur les douleurs post-zostériennes ? | Efficacité de 87 %, contre 66 % pour l'ancien vaccin Zostavax (HAS) |
| Combien de temps protège-t-il ? | Efficacité de 82,0 % contre le zona au cours de la onzième année après |
Le vaccin contre le zona n'est pas remboursé chez les personnes de 50 à 64 ans sans risque accru. Il peut être fait en même temps que le vaccin contre la grippe, contre la Covid-19 ou le rappel diphtérie-tétanos-polio, sur un point d'injection différent.
Quels sont les effets secondaires du vaccin ?
Chez les adultes de 50 ans et plus, les plus fréquents sont :
- une douleur au point d'injection
- des douleurs musculaires
- une fatigue
- des maux de tête
La plupart durent peu de temps, avec une durée médiane de 2 à 3 jours. Le syndrome de Guillain-Barré (une atteinte des nerfs) est classé « très rare ». Deux études américaines chez les 65 ans et plus ont estimé ce risque entre 3 et 7 cas supplémentaires par million de doses, dans les 42 jours suivant une dose. Par précaution, il est préférable de ne pas utiliser Shingrix pendant la grossesse.
Quel médecin consulter en cas de maladie du zona ?
Le premier interlocuteur est votre médecin traitant. Il pose le diagnostic et prescrit le traitement adapté. Selon la localisation et l'évolution, il peut vous orienter vers :
- un ophtalmologue, si le zona touche le haut du visage, en raison du risque d'atteinte de l'œil
- un médecin ORL, en cas de zona de l'oreille avec paralysie faciale, baisse de l'audition ou bourdonnements
- un centre de la douleur, en cas de douleurs post-zostériennes persistantes.
Comment se pose le diagnostic du zona ?
Le diagnostic repose sur l'examen de la peau. En général, aucun examen complémentaire n'est nécessaire, car les lésions sont caractéristiques. Votre médecin s'appuie sur :
- la localisation de la douleur, d'un seul côté du corps ;
- l'aspect des vésicules, groupées sur une bande de peau ;
- vos antécédents de varicelle et votre état de santé.
Si l'éruption est atypique ou en cas de complications, un prélèvement sur une vésicule peut être analysé en laboratoire pour confirmer la présence du virus.
Quels traitements et médicaments pour soigner un zona ?
Le traitement du zona vise à soulager la douleur, éviter la surinfection des lésions et prévenir les complications. Il dépend de la gravité du zona, de votre âge et de votre état de santé.
Traitements antiviraux
Les médicaments antiviraux (valaciclovir, famciclovir, aciclovir) sont les plus efficaces contre les complications, à condition d'être pris tôt, dans les trois jours (72 heures) qui suivent l'éruption.
Selon Vidal, ils sont habituellement réservés :
- aux formes les plus graves (atteinte de l'œil, paralysie faciale, forme étendue) ;
- aux personnes les plus à risque de douleurs chroniques, notamment les personnes de plus de 50 ans ou dont la phase aiguë est très intense ;
- aux personnes immunodéprimées.
Le traitement dure habituellement une semaine, plus longtemps chez les personnes immunodéprimées. Il est recommandé de bien s'hydrater pendant ce traitement, surtout chez les personnes âgées. Une hospitalisation peut être nécessaire dans certains cas.
Antalgiques pour soulager la douleur
Pour la douleur de la phase aiguë, votre médecin peut prescrire du paracétamol, seul ou associé à la codéine, ou du tramadol si besoin.
Pour les douleurs post-zostériennes, les antalgiques habituels soulagent souvent mal. D'autres traitements peuvent être proposés :
- certains antidépresseurs utilisés contre les douleurs nerveuses (amitriptyline, clomipramine) ;
- certains antiépileptiques ( gabapentine, prégabaline) ;
- des emplâtres contenant un anesthésique local (lidocaïne) ;
- un patch à base de capsaïcine, parfois utilisé dans les centres de la douleur.
Dans tous les cas, évitez l'automédication et demandez toujours l'avis de votre médecin traitant..
Soins de la peau pour guérir plus vite
Des gestes simples aident à garder les lésions propres et à éviter une surinfection :
- prendre une douche ou un bain deux fois par jour, à l'eau tiède, avec un savon surgras, puis sécher en tamponnant
- appliquer, si besoin, un antiseptique (par exemple de la chlorhexidine en solution aqueuse), en surveillant le risque d'allergie
- couvrir les lésions avec des pansements simples
- porter des vêtements amples
- se couper les ongles et éviter de se gratter
- se reposer en cas de fièvre ou de fatigue
Faut-il mettre de la crème sur les lésions du zona ?
Aucune. Le talc, les crèmes, les pommades (y compris aux corticoïdes), les gels et les anesthésiques locaux sont tous déconseillés sur les lésions. En cas de zona de l'œil, aucun collyre contenant un corticoïde ne doit être utilisé sans avis médical, car il aggraverait les lésions. Si les démangeaisons sont trop fortes, votre médecin peut prescrire un antihistaminique.
Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en dermatologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.
Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Vous trouverez ci-dessous les spécialistes dermatologues au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.
Sources
ameli.fr (Assurance Maladie)
sante.fr (Service public d’information en santé)
- Zona (13/08/2026)
- Le zona est-il contagieux ? (06/05/2025)
has-sante.fr (Haute Autorité de santé)
- Recommandations vaccinales contre le zona. Place du vaccin Shingrix (07/03/2024)
- La HAS actualise la stratégie de vaccination contre le zona (07/03/2024)
santepubliquefrance.fr (Santé publique France)
- Le zona et les douleurs post-zostériennes en France : analyse du fardeau hospitalier 2008-2021 (29/06/2026)
vidal.fr (Vidal)
msdmanuals.com (Manuels MSD)
- Zona, version grand public (avril 2026)
elsan.care (ELSAN)
Auteur
Rédigé par Meryem Lamlih le 24/07/2023, mis à jour le 08/10/2026
Vos questions fréquemment posées sur le zona :
Est-ce grave d'avoir un zona ?
Le plus souvent, non. Dans 90 % des cas, le zona guérit sans séquelle en trois ou quatre semaines. Il demande toutefois une consultation rapide, surtout s'il touche le visage ou l'œil, ou si vous êtes âgé ou immunodéprimé.Les premiers signes d'un zona incluent une sensation de brûlure, de picotement ou de douleur dans une zone spécifique de la peau, suivie par une éruption cutanée vésiculeuse et douloureuse le long d'un nerf.
Peut-on avoir le zona plusieurs fois ?
Oui, mais c'est rare. Dans la très grande majorité des cas, les personnes touchées par le zona ne connaissent qu'un seul épisode. Un ou plusieurs autres épisodes surviennent dans 1 % des cas (Santé.fr). La vaccination reste recommandée après un zona, après un délai d'au moins un an.
Peut-on avoir un zona sans avoir eu la varicelle ?
Le zona survient chez une personne qui a déjà rencontré le virus varicelle-zona, le plus souvent lors d'une varicelle. Une personne qui n'a jamais été en contact avec ce virus développera d'abord une varicelle.
Peut-on travailler ou sortir avec un zona ?
Oui. L'arrêt du travail n'est pas obligatoire pour éviter la contagion. Il est recommandé de :
- couvrir les lésions ;
- se laver les mains régulièrement ;
- éviter les personnes qui n'ont jamais eu la varicelle, les femmes enceintes et les nourrissons.
Votre médecin évaluera si votre état (douleur, fatigue) justifie un arrêt de travail.
Est-ce que le zona gratte ?
Oui, souvent. Les démangeaisons peuvent être fortes. Il est recommandé de se couper les ongles et d'éviter de se gratter, pour limiter le risque de surinfection.
Le zona donne-t-il de la fièvre ?
Parfois. Une légère fièvre, de 38 à 38,5 °C, accompagne fréquemment le zona. Une fièvre importante avec un mauvais état général justifie une consultation immédiate.
Le vaccin contre le zona protège-t-il aussi le coeur et contre Alzheimer ?
C'est une piste encore à l'étude. Une étude de l'Université d'Oxford, publiée dans Nature Medicine en 2026, associe le vaccin Shingrix à 9 % de maladies cardiovasculaires en moins sur 7 ans. La même équipe l'avait déjà associé à un risque plus faible de démence. Ces travaux observent un lien, sans preuve de cause à effet. L'essai DAN-ZOSTER, mené au Danemark, doit confirmer ou non ces résultats.
Les coupeurs de feu sont-ils efficaces contre le zona ?
Aucune étude n'a montré d'effet des coupeurs de feu sur le zona. Les travaux disponibles sur ces pratiques, menés dans d'autres contextes comme la radiothérapie, n'ont pas démontré d'effet biologique direct, mais seulement un soulagement ressenti (L'Évolution psychiatrique, 2026).
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