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Maladie de Charcot ou SLA

Maladie de Charcot ou SLA

La maladie de Charcot (SLA) est une maladie neurodégénérative rare qui détruit progressivement les motoneurones, entraînant selon sa forme des troubles moteurs des membres ou de la parole et de la déglutition. Il n'existe pas de traitement curatif à ce jour, mais une prise en charge en soins médicaux et de réadaptation neurologique permet de ralentir l'évolution de la maladie et de préserver la qualité de vie des patients.
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La maladie de Charcot, dont le nom scientifique est sclérose latérale amyotrophique (SLA), est une dégénérative grave et progressive. Elle provoque la perte des motoneurones, les cellules nerveuses qui commandent tous les muscles volontaires du corps, entraînant une paralysie progressive irréversible. En France, elle concerne environ 8 000 personnes et chaque jour, cinq nouvelles personnes reçoivent ce diagnostic. Il n'existe pas à ce jour de traitement curatif, mais une prise en charge multidisciplinaire précoce permet d'améliorer la qualité de vie des malades. 

Définition : qu’est-ce que la maladie de Charcot ?

La maladie de Charcot, aussi appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA), est une maladie neurodégénérative rare. Elle doit son nom au neurologue français Jean-Martin Charcot, qui l'a décrite pour la première fois en 1873 à la Salpêtrière, à Paris.

La SLA est la maladie du motoneurone la plus fréquente chez l'adulte. Ces motoneurones sont les cellules nerveuses qui transmettent les ordres de mouvement du jusqu'aux muscles. Dans la SLA, deux types provoquent la dégénérescence motoneuronale et meurent progressivement :

  • Les motoneurones centraux, situés dans le cerveau, qui envoient les informations motrices vers la moelle épinière.
  • Les motoneurones périphériques, situés dans la moelle épinière et le tronc cérébral, qui transmettent ces informations directement aux muscles.

Selon l'endroit où cette dégénérescence débute, la maladie prend deux formes principales aux symptômes différents :

  • La forme spinale : les motoneurones périphériques de la moelle épinière sont touchés en premier, entraînant une faiblesse progressive des membres (jambes, bras, mains). C'est la forme la plus fréquente.
  • La forme bulbaire : les motoneurones périphériques du tronc cérébral sont atteints en premier, affectant la parole et la déglutition avant les membres. Elle représente environ 25 à 30 % des cas.

Stephen Hawking, célèbre physicien, souffrait dune sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot.

📌 Bon à savoir : Les sens (vue, ouïe, toucher, odorat, goût), le cœur, l'intestin, la vessie et les fonctions sexuelles ne sont pas touchés. Les capacités intellectuelles restent également intactes chez la majorité des malades, mais environ 20 % des personnes développent des modifications cognitives ou comportementales au cours de la maladie.

Qu'est-ce que la SLA (sclérose latérale amyotrophique) ?

SLA est le sigle de sclérose latérale amyotrophique, le nom médical de la maladie de Charcot. Chaque terme décrit une réalité clinique précise :

  • Sclérose désigne le durcissement et la cicatrisation du tissu nerveux de la moelle épinière
  • Latérale indique la localisation dans les cordons latéraux de la moelle épinière, zones qui acheminent les ordres moteurs
  • Amyotrophique signifie littéralement "sans nourriture pour les muscles", traduisant l'atrophie musculaire liée à la perte des motoneurones

La SLA est aussi parfois désignée sous le terme de maladie du motoneurone, ou encore sous le nom anglais ALS (Amyotrophic Lateral Sclerosis).

Quelles sont les causes de la maladie de Charcot ?

Les sont encore largement méconnues. Les cas sporadiques, c'est-à-dire sans antécédent familial identifié, représentent environ 90 % des cas de SLA. Dans ces situations, les causes précises de la dégénérescence motoneuronale ne sont pas connues. Les chercheurs étudient plusieurs pistes, notamment le rôle de l'accumulation anormale de la protéine TDP-43, présente chez une très large majorité des malades, grâce à des modèles cellulaires dérivés de cellules souches de patients. Normalement présente dans nos cellules nerveuses, la protéine TDP-43 peut devenir toxique lorsqu'elle s'accumule et se colle en blocs dans les neurones, les empêchant de fonctionner correctement jusqu'à provoquer leur mort

D'autres mécanismes sont également encore étudiés : le oxydatif qui endommage progressivement les cellules nerveuses, une inflammation chronique du tissu nerveux, ainsi que des dysfonctions du métabolisme énergétique des motoneurones.

La maladie de Charcot est-elle héréditaire ?

Dans 10 % des cas environ, la SLA est d'origine génétique héréditaire : on parle alors de formes familiales. Plus de 30 gènes ont été identifiés comme pouvant provoquer la maladie. Parmi les plus étudiés figurent les gènes SOD1, C9ORF72, TARDBP et FUS. La mutation du gène C9ORF72 est présente dans 40% des cas des formes familiales. Être porteur de la mutation du gène C9ORF72 ne signifie pas forcément développer la maladie. Certaines personnes porteuses depuis la naissance ne déclarent jamais de symptômes, d'autres les voient apparaître à un âge très avancé.

Il est important de préciser que même dans les 90 % de cas sans antécédent familial, la maladie ne serait pas due au seul hasard. Les chercheurs estiment que certaines personnes présentent une vulnérabilité génétique, et que des facteurs encore mal identifiés, liés à l'environnement ou au mode de vie, pourraient déclencher la maladie chez ces individus prédisposés.

Facteurs environnementaux et causes psychologiques : ce qu'on sait vraiment

Une étude publiée dans le Journal of Neurological Sciences a émis l'hypothèse d'un lien entre la consommation répétée de fausse morille (Gyromitra gigas) et des cas de SLA dans les Alpes françaises, ce champignon toxique étant interdit à la vente en France. Ce lien reste à ce jour une hypothèse épidémiologique, non confirmée comme cause établie.

La question d'une cause psychologique à la maladie de Charcot est parfois posée. À ce jour, aucune donnée scientifique ne permet d'établir un lien de causalité entre un facteur psychologique et le déclenchement de la SLA. 

Une fréquence légèrement plus élevée a également été observée chez certains sportifs de haut niveau, notamment des footballeurs et des rugbymen, laissant supposer un lien possible avec les traumatismes répétés. Ces hypothèses restent à confirmer.

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Qui est touché par la maladie de Charcot ? Âge et profil des malades

La maladie de Charcot ne suit aucun profil type : jeune ou sénior, homme ou femme, elle peut survenir sans prédisposition particulière. Chaque jour en France, 5 nouveaux diagnostics sont posés et 5 personnes décèdent de la maladie. Chaque personne porte statistiquement un risque de 1 sur 300 de développer une SLA au cours de sa vie.

Si les hommes sont statistiquement un peu plus touchés que les femmes, cet écart se réduit avec l'avancée en âge et face au vieillissement de la population, une augmentation de 20 % du nombre de malades est attendue d'ici 2040 selon l'ARSLA. 

Célébrités atteintes de la maladie de Charcot

La maladie de Charcot a touché plusieurs personnalités connues qui ont contribué à faire connaître la SLA au grand public :

  • Stephen Hawking, astrophysicien britannique, a vécu avec la SLA pendant plus de 50 ans grâce à une prise en charge médicale exceptionnelle
  • Jean-Yves Lafesse, humoriste français, est décédé de la maladie en 2021
  • Pone (Fonky Family), rappeur marseillais, a rendu publique son diagnostic
  • Charles Biétry, journaliste sportif français, est également atteint de la maladie
  • Eric Dane, acteur américain connu pour la série Grey's Anatomy, est décédé de la SLA en février 2026 à l'âge de 53 ans après avoir mené une grande campagne de sensibilisation

Quels sont les symptômes de la maladie de Charcot ?

Les premiers symptômes de la maladie de Charcot

Les premiers signes de la maladie de Charcot varient selon les motoneurones touchés en premier, et ressemblent souvent à ceux d'autres plus bénignes. Cette ressemblance explique en grande partie pourquoi le diagnostic prend en moyenne un à deux ans après leur apparition. Lorsque ces symptômes persistent ou s'aggravent, : un bilan spécialisé est la seule façon d'en identifier l'origine avec précision.

Les premiers signes les plus fréquents sont :

  • Des crampes musculaires répétées, notamment dans les bras, les mains ou les mollets
  • Une faiblesse musculaire localisée dans un membre, souvent asymétrique au départ
  • Des fasciculations : petites contractions musculaires involontaires visibles sous la peau, comme un "fourmillement" ou un tremblement superficiel
  • Une fonte musculaire progressive dans la zone touchée
  • Une ou une spasticité des membres

📌 Bon à savoir : La SLA débute souvent d'un seul côté du corps : une faiblesse qui touche d'abord une seule main, un seul pied ou une seule jambe.

Une étude publiée en février 2025 par des chercheurs de l'Inserm et de l'Université de Strasbourg dans la revue Science Translational Medicine a mis en lumière un signe précoce inattendu : les troubles du sommeil peuvent précéder de plusieurs années l'apparition des premiers symptômes moteurs. Les chercheurs ont identifié que les circuits des neurones à orexine, situés dans l'hypothalamus et impliqués dans la régulation de l'éveil, sont altérés au cours de la progression de la SLA. Dans des modèles animaux, l'inhibition de l'orexine a permis de restaurer le sommeil et, après 15 jours de traitement, de préserver les motoneurones. Un essai clinique est actuellement en cours pour tester cette piste chez des patients atteints de SLA.

Les symptômes de la forme spinale

Dans la forme spinale, les troubles moteurs débutent dans les membres supérieurs ou inférieurs. Les premiers signes sont une faiblesse musculaire localisée : une main qui lâche les objets, une jambe qui traîne. Cette faiblesse s'accompagne souvent de crampes et de fasciculations, et s'étend progressivement à d'autres groupes musculaires, entraînant une fonte musculaire, des difficultés à marcher et des chutes répétées. Selon le type de motoneurone le plus atteint, les membres peuvent devenir flasques ou au contraire raides et spastiques.

Les symptômes de la forme bulbaire

La forme bulbaire de la maladie de Charcot correspond à une atteinte des motoneurones situés dans le tronc cérébral, la partie du système nerveux central localisée entre le cerveau et la moelle épinière. Cette localisation explique que les premiers symptômes touchent la sphère orale et pharyngée :

  • Des difficultés à articuler et une voix qui s'affaiblit ou se modifie
  • Des difficultés à avaler (dysphagie), entraînant des fausses routes fréquentes
  • Une hypersalivation
  • Une hyperémotivité : rires ou pleurs incontrôlables, difficiles à maîtriser

La forme bulbaire évolue souvent plus rapidement que la forme spinale.

Les douleurs liées à la maladie de Charcot

La SLA n'est pas, à proprement parler, une maladie douloureuse au sens neurologique, dans la mesure où la sensibilité est préservée. Cependant, des douleurs secondaires apparaissent fréquemment au fil de la progression :

  • Crampes musculaires intenses
  • Douleurs liées à l'immobilité prolongée
  • Raideurs musculaires
  • Douleurs articulaires liées à la perte de mobilité

Ces douleurs peuvent être traitées médicalement et font partie intégrante de la prise en charge des patients.

Les symptômes respiratoires et la fin de vie

Progressivement, tous les muscles sont touchés, y compris ceux de la respiration. L'atteinte des muscles respiratoires provoque des difficultés croissantes à respirer, d'abord la nuit, puis en permanence. C'est généralement la défaillance respiratoire qui cause le décès des malades. L'accompagnement de la fin de vie, notamment à travers les et la ventilation assistée, est un volet essentiel de la prise en charge.

Comment diagnostiquer la maladie de Charcot ?

Un diagnostic par élimination

Le diagnostic de la maladie de Charcot est un diagnostic différentiel : il n'existe pas de marqueur biologique spécifique. Le neurologue doit d'abord éliminer toutes les autres pathologies qui peuvent provoquer des troubles moteurs similaires, comme la , la myasthénie ou l'amyotrophie spinale progressive. Ce processus prend généralement 12 à 18 mois après le début des symptômes.

Les examens neurologiques réalisés

Le diagnostic de la SLA repose sur une combinaison d'examens neurologiques et cliniques, réalisés par un neurologue spécialisé. Aucun examen seul ne suffit à confirmer la maladie : c'est l'ensemble des résultats, croisés avec l'évolution des symptômes, qui permet d'orienter le diagnostic.

ExamenRôle
Électromyogramme (EMG)Mesure l'activité électrique entre les motoneurones et les muscles, révèle la dénervation motrice.
IRM cérébrale et médullaireÉlimine d'autres causes comme une compression ou une lésion.
Bilan biologiqueRecherche d'anomalies et mesure des neurofilaments, biomarqueur prometteur.
Test génétiqueProposé uniquement en cas d'antécédents familiaux de SLA.

Les avancées récentes pour un diagnostic plus précoce

Des chercheurs travaillent à réduire ce délai de diagnostic encore trop long. L'analyse des neurofilaments dans le sang, de nouveaux biomarqueurs sanguins, constitue une avancée prometteuse pour détecter plus tôt la dégénérescence motoneuronale. Ces biomarqueurs sont notamment identifiés grâce à des modèles cellulaires qui permettent de mieux caractériser les stades précoces de la maladie. Une étude publiée par l'Inserm a montré que l' (EEG), technique non invasive et peu coûteuse, pourrait devenir un outil diagnostique complémentaire en repérant dans le cerveau une sorte de "surtension" électrique des neurones moteurs, caractéristique de la maladie.

 

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Comment traiter la maladie de Charcot ?

L'absence de traitement curatif

À ce jour, il n'existe pas de traitement permettant de guérir la maladie de Charcot, ni d'arrêter sa progression dans la grande majorité des cas. La prise en charge vise à ralentir l'évolution de la maladie, soulager les symptômes et préserver au maximum la qualité de vie et l'autonomie des malades.

Le traitement médicamenteux de la SLA

La molécule riluzole est la seule autorisée en France pour le traitement de la SLA. Le riluzole agit en réduisant l'excitotoxicité glutamatergique, un mécanisme impliqué dans la mort des motoneurones. Son efficacité reste modérée : elle permet de ralentir légèrement la progression de la maladie et de retarder le recours à la ventilation assistée.

D'autres traitements peuvent être prescrits pour soulager des symptômes spécifiques : des antalgiques pour les , des médicaments pour les crampes, les troubles de la salivation ou les troubles du sommeil.

Une avancée thérapeutique récente et significative concerne une molécule de la famille des oligonucléotides antisens, le tofersen, mise au point pour une forme rare de SLA liée à une mutation du gène SOD1 (environ 20 % des formes héréditaires de la maladie). Ce traitement curatif ciblé a été approuvé aux États-Unis et en Union européenne. En France, l'accès précoce a été refusé par la HAS en octobre 2024, mais une procédure d'évaluation pour remboursement dans le droit commun est en cours. Pour la première fois, les chercheurs ont pu observer un ralentissement significatif de la maladie chez certains malades traités, ce qui ouvre des perspectives considérables pour d'autres formes génétiques.

La prise en charge multidisciplinaire : un pilier essentiel

Face à l'évolution de la maladie, une doit être assurée par une équipe pluridisciplinaire, mobilisée à chaque étape de la maladie pour limiter la perte d'autonomie des patients :

  • : entretien de la force musculaire résiduelle, prévention des contractures et des douleurs liées à l'immobilité
  • Orthophonie pour les troubles de la parole et de la déglutition : adaptation de l'alimentation, mise en place de moyens de communication alternatifs (tablette, logiciel de synthèse vocale)
  • Ergothérapie : adaptation du domicile, aide au maniement du fauteuil roulant, aménagement pour préserver l'autonomie
  • Nutrition : suivi diététique, alimentation mixée, puis gastrostomie si nécessaire pour maintenir un apport suffisant
  • Ventilation assistée : ventilation non invasive (masque) dans un premier temps, puis trachéostomie en cas d'insuffisance respiratoire avancée
  • Soutien psychologique : accompagnement du malade et de ses proches tout au long de la maladie
  • Soins palliatifs : prise en charge globale en fin de vie, pour garantir confort et dignité
     
💡 Bon à savoir : Loi du 17 février 2025 Jusqu'en 2025, les délais de traitement des demandes d'aides auprès des MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées) atteignaient en moyenne six mois, incompatibles avec la rapidité d'évolution de la SLA. La loi du 17 février 2025 a instauré une procédure prioritaire pour les pathologies d'évolution rapide et supprimé la barrière d'âge de 60 ans, permettant désormais à tous les patients atteints de SLA d'accéder à la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), quelle que soit leur date de diagnostic.

Les molécules prometteuses et la recherche en cours

L'ARSLA (Association pour la Recherche sur la Sclérose Latérale Amyotrophique) est la première association française dédiée à la lutte contre la SLA, fondée en 1985. Elle remplit trois missions principales : financer la recherche scientifique, défendre les droits des malades, et améliorer la qualité de vie des patients et de leurs aidants. En 2025, l' a financé plusieurs projets de recherche sélectionnés par un conseil scientifique indépendant : 

  • Des thérapies antisens ciblant d'autres mutations génétiques impliquées dans la SLA, dans la continuité des résultats obtenus avec le tofersen pour les formes SOD1
  • L'exploration du rôle de la protéine TDP-43 dans les premiers stades de la maladie, pour identifier de nouveaux biomarqueurs précoces
  • L'utilisation de l'intelligence artificielle pour analyser les données cliniques et biologiques de milliers de patients, et mieux comprendre l'hétérogénéité de la maladie
  • Des modèles cellulaires dérivés de cellules souches de patients, permettant de tester de nouvelles molécules prometteuses directement sur des motoneurones humains
  • La thérapie cellulaire, avec l'espoir à terme de remplacer les motoneurones malades

Espérance de vie

L'espérance de vie médiane après le diagnostic est de 3 à 5 ans après l'apparition des premiers symptômes. Ces chiffres ne doivent cependant pas être interprétés de manière rigide, car l'évolution est extrêmement variable d'un patient à l'autre. Dans la forme bulbaire, la progression est généralement plus rapide car elle entraîne très tôt des complications respiratoires et des troubles de la déglutition qui engagent rapidement le pronostic vital. Tandis que dans la forme spinale, la maladie affecte en premier les muscles des bras, des mains ou des jambes, ce qui ralentit la progression.

Une minorité de patients, moins de 10 %, vivent au-delà de 10 ans avec la maladie. Stephen Hawking en est l'exemple le plus connu, ayant vécu plus de 50 ans grâce à une assistance médicale permanente.

Plusieurs facteurs influencent la progression de la maladie :

  • L'âge au moment du diagnostic : un début de la maladie à un âge plus jeune est généralement associé à une évolution plus lente
  • La forme de début : la forme bulbaire évolue généralement plus rapidement que la forme spinale, en raison de la précocité des complications respiratoires et nutritionnelles
  • La qualité et la précocité de la prise en charge : une ventilation non invasive mise en place tôt et un suivi multidisciplinaire régulier améliorent significativement la qualité de vie et peuvent prolonger la survie du patient

Cet article médical a été relu et validé par un  médecin spécialiste au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

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Auteur

Article écrit le 14/12/2022Nx:, vérifié par Pierre Borget

Modifié le 25/03/2026Nx:, vérifié par Meryem Lamlih

Vos questions fréquemment posées :

Quels sont les premiers symptômes de la maladie de Charcot ?

La maladie de Charcot se manifeste par une faiblesse musculaire progressive, des crampes, des fasciculations (petites contractions sous la peau) et une fonte musculaire. Selon la forme, les premiers signes touchent les membres (forme spinale) ou la parole et la déglutition (forme bulbaire). La maladie évolue vers une paralysie progressive de l'ensemble des muscles.

Combien de temps vit-on avec la maladie de Charcot ?

L'espérance de vie est en moyenne de 3 à 5 ans après le début des symptômes. Environ 10 % des malades vivent plus de 10 ans. Une prise en charge précoce et adaptée, notamment respiratoire, peut prolonger la survie et améliorer la qualité de vie.

Comment guérir de la maladie de Charcot ? Existe-t-il des traitements ?

La maladie de Charcot est une maladie, à ce jour, incurable, mais il existe des traitements pour ralentir sa progression et soulager les symptômes. Une prise en charge multidisciplinaire en fonction de l'évolution de la maladie est proposée aux patients. Elle fait appels à des intervenants comme des kinésithérapeutes ou des ergothérapeutes. Aide-soignants, auxiliaires de vie, infirmières et infirmiers sont bien sûr sollicités. Les personnes touchées sont également accompagnées par des psychologues, diététiciens, orthophonistes, psychologues... L'entourage familiale et des bénévoles sont également très présents. Actuellement, un traitement, le riluzole , qui agit sur le système nerveux central, semble ralentir la destruction des cellules nerveuses. D'autres traitements peuvent agir sur le symptômes de la maladie comme les crampes ou les (contraction des fibres musculaires).

Combien de cas de maladie de Charcot existe-t-il en France ?

Environ 8 000 personnes vivent avec la SLA en France. Chaque jour, 5 nouveaux cas sont diagnostiqués et 5 patients décèdent de la maladie.

La maladie de Charcot est-elle héréditaire ?

Dans seulement 10 % des cas, la SLA est d'origine génétique héréditaire. Dans les 90 % restants, les cas sont dits sporadiques, sans cause héréditaire clairement identifiée. Un test génétique peut être proposé en cas d'antécédents familiaux.

Quelle est la différence entre la maladie de Charcot et la maladie de Charcot-Marie-Tooth ?

Ces deux maladies portent le même nom mais n'ont rien en commun. La maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT) est une maladie génétique des nerfs périphériques, d'évolution lente, qui n'affecte pas l'espérance de vie. La SLA est une maladie neurodégénérative grave et rapidement fatale.

Spécialité médicale

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