Bronchiolite

La bronchiolite est une inflammation des bronchioles, les petites voies respiratoires qui relient les bronches aux alvéoles pulmonaires. C'est une maladie fréquente chez les bébés et les jeunes enfants de mois de 2 ans qui est en générale bénigne mais peut nécessiter une hospitalisation dans certains .

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La bronchiolite est une infection virale ou bactérienne, très fréquente chez les nourrissons, qui désigne une inflammation des bronchioles. Elle peut aussi affecter les adultes, et, dans ce cas, être aiguë ou chronique. Elle est généralement bénigne. Découvrez quels sont ses symptômes, ses causes et ses traitements.

Définition : qu’est-ce qu’une bronchiolite ?

La bronchiolite est une maladie inflammatoire des bronchioles, qui sont les ramifications terminales des bronches. Très fréquente chez les nourrissons et enfants de 1 mois à 2 ans (30 % des enfants de cette tranche d’âge en sont affectés), elle peut aussi se manifester chez les adultes.

La bronchiolite chez le nourrisson et le bébé

La bronchiolite chez le bébé est une bronchiolite aiguë d’origine virale dans la très grande majorité des cas (8 cas sur 10). Très contagieuse, elle sévit de la mi-octobre à la fin de l’hiver. Elle se manifeste par une inflammation des bronchioles, chargées d’apporter l’air aux poumons, chez les enfants de moins de 2 ans, et tout particulièrement chez les nourrissons de 1 à 8 mois.

 

La bronchiolite chez l’adulte

La bronchiolite chez l’adulte existe aussi. Mais elle a alors des origines différentes de celle de l’enfant : virale ou bactérienne, de forme aiguë ou chronique. Elle se traduit par une toux persistante et un essoufflement (appelé dyspnée), accompagnés de fièvre si la pathologie est d’origine infectieuse.

Quelles sont les causes d’une bronchiolite ?

Les causes d’une bronchiolite peuvent être variées :

  • des causes virales : chez l’enfant, la bronchiolite est saisonnière et provoquée principalement par un virus, le virus respiratoire syncytial (VRS). Très contagieuse, la bronchiolite due au VRS provoque des épidémies de bronchiolite chaque hiver. Autres virus potentiellement en cause dans la bronchiolite : le rhinovirus ou le virus para-influenza type 3 (virus de la grippe) ;
  • des causes bactériennes ;
  • des causes non infectieuses : certaines maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, ou encore le tabagisme (bronchiolite chronique du fumeur), la greffe des poumons, la pollution environnementale (produits chimiques toxiques, métaux lourds, pesticides) sont des facteurs favorisant la bronchiolite. 

Bronchiolite

 

Quels sont les symptômes d’une bronchiolite ?

Les symptômes de la bronchiolite sont ceux d’un simple rhume ou d’une rhinopharyngite au départ : écoulement nasal, toux sèche légère, fièvre peu importante. Puis des problèmes respiratoires apparaissent : les bronches sont encombrées de mucus, la respiration s’accélère, la toux devient grasse, un creux se forme au niveau des côtes à chaque inspiration. Dans la majorité des cas, ces symptômes disparaissent spontanément en 8 à 10 jours, la toux pouvant persister au-delà (2 semaines). Mais la bronchiolite engendre parfois une détresse respiratoire : la peau, les lèvres et les ongles prennent une couleur cyanosée, un sifflement (wheezing) se manifeste lors du passage de l’air dans les voies respiratoires encombrées, et le patient montre des signes de lutte. Enfin, dans le cas où la bronchiolite est d’origine bactérienne, la fièvre peut monter très rapidement, et des expectorations purulentes survenir.

Comment diagnostiquer une bronchiolite ?

Pour diagnostiquer une bronchiolite, le médecin procède à un examen clinique et à des examens complémentaires (radiographie, oxymétrie, tests antigéniques) pour écarter d’autres causes possibles (crise d’asthme, inhalation d’un corps étranger, etc.). Lors de l’examen clinique, le médecin recherche des signes de bronchiolite en procédant à une auscultation des poumons, laquelle peut révéler des sibilants (sifflements à l’inspiration) ; et il prend la température du patient. À l’aide d’un écouvillon dans le nez, il prélève des écoulements nasaux pour effectuer un test antigénique rapide et déterminer s’il s’agit du virus VRS. Une oxymétrie est de même nécessaire pour quantifier le taux d’oxygénation du sang. Si le taux d’oxygénation du sang est normal et que le cas est bénin, aucun autre examen n’est nécessaire. En revanche, dans le cas d’une bronchiolite sévère, ou d’hypoxémie (taux d’oxygène insuffisant dans le sang) avec signes de détresse respiratoire aiguë, une radiographie du thorax s’impose.

Quels traitements pour soigner une bronchiolite ?

Dans le cas d’une bronchiolite bénigne, le traitement va consister à soulager les symptômes. Cela passe par des lavages du nez avec un sérum physiologique pour désencombrer les fosses nasales, une bonne hydratation pour fluidifier le mucus, une surélévation du buste avec un coussin en position allongée pour faciliter la respiration. Si le médecin le juge nécessaire, de la kinésithérapie respiratoire peut être prescrite pour libérer les voies respiratoires des sécrétions bronchitiques par la bouche. Mais la kiné respiratoire n’est plus systématique, surtout lors du premier épisode de bronchiolite, d’autant qu’elle n’aurait pas prouvé son efficacité sur les très jeunes enfants, selon la Haute Autorité de santé. Des médicaments peuvent être nécessaires pour faire baisser la fièvre si elle est importante, voire des antibiotiques dans le cas d’une cause bactérienne de la bronchiolite. Une hospitalisation est nécessaire seulement pour les cas graves (pour une oxygénothérapie), ainsi que pour les enfants présentant des comorbidités (cardiopathie, immunodéficience, dysplasie broncho-pulmonaire). Enfin, s’il s’agit de la bronchiolite du fumeur, un arrêt du tabac s’impose.

Quelles mesures de prévention contre la bronchiolite ?

Pour prévenir la bronchiolite du nourrisson, il est recommandé d’adopter des mesures d’hygiène relativement simples et efficaces :

  • se laver fréquemment les mains à l’eau savonneuse, particulièrement avant de s’occuper du bébé (change, biberon, câlins, tétée, etc.). L’origine du virus étant surtout virale, il faut couper la chaîne de transmission ;
  • porter un masque en présence de son enfant si on est enrhumé ou malade ;
  • ne pas embrasser son enfant sur le visage ni les mains, mais plutôt dans la nuque ou sur le buste ;
  • maintenir la pièce à 19 degrés et l’aérer au minimum 10 minutes dans la journée ;
  • éviter de fumer en présence de l’enfant, de même qu’à l’intérieur du logement ;
  • éviter de fréquenter des lieux à forte concentration de population (et donc à forte concentration potentielle de virus) : transports en commun, cinéma… ;
  • bien laver les fosses nasales de l’enfant avec un sérum physiologique en cas de rhume, pour éviter que le mucus descende dans les voies respiratoires basses et encombre les bronches.
  • ne pas interchanger les tétines, les verres et les couverts entre les enfants, pour éviter la contagion de la bronchiolite ; 

Quelles sont les complications possibles de la bronchiolite ?

Dans la grande majorité des cas, la durée de la bronchiolite est d’une dizaine de jours, au terme desquels elle disparaît spontanément. Mais des complications peuvent toutefois survenir. Ainsi, le nourrisson peut rechuter. À partir du troisième diagnostic de bronchiolite, on parle d’asthme du nourrisson. Par ailleurs, le virus respiratoire syncytial (VRS) peut engendrer une surinfection des bronches, d’origine bactérienne, avec des expectorations purulentes. Un traitement antibiotique et des anti-inflammatoires sont alors nécessaires. Enfin, l’encombrement des voies respiratoires peut entraîner une détresse respiratoire : la peau, les ongles et les lèvres du bébé sont cyanosés, l’enfant halète, gémit, ne s’alimente et ne s’hydrate plus, a une fièvre en augmentation. Il faut alors consulter le médecin en urgence. Mais la mortalité du nourrisson par bronchiolite reste faible. La bronchiolite est mortelle dans 2,6 cas sur 100 000 nourrissons de moins d’un an.

 

Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en médecine générale au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

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Vos questions fréquemment posées :

Comment on attrape la bronchiolite ?

La bronchiolite se transmet par contact direct avec les gouttelettes de salive ou de sécrétions nasales d’une personne infectée, par exemple en toussant ou en éternuant. Elle peut aussi se transmettre indirectement en touchant des objets contaminés par le virus, puis en se touchant les yeux, le nez ou la bouche.

Comment guérir de la bronchiolite ?

La plupart du temps la bronchiolite ne nécessite pas de traitement médical, mais dans certains cas graves elle peut exiger une hospitalisation.

Quand faut-il s'inquiéter d'une bronchiolite ?

Il faut s'inquiéter d'une bronchiolite lorsque l'enfant ne peut pas manger ou boire suite à cette gêne respiratoire ou si la toux devient trop importante.

Quels sont les signes d'une bronchiolite ?

Les symptômes d'une bronchiolite ressemblent au début à ceux d'un rhume : à savoir de la toux, de la fièvre, un écoulement nasal. Viennent ensuite des problèmes respiratoires.

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