Hypothermie

L’hypothermie est une baisse de la température corporelle. Lorsque la température corporelle chute en dessous de 35°C, on parle d’hypothermie. Il existe différents stades de gravité et différents traitements adaptés en fonction de l'état général du patient et des circonstances.

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Tableau récapitulatif sur l'hypothermie

 

Informations

Définition de l’hypothermie

Température corporelle
inférieure à 35 °C

Stades de l’hypothermie

Légère : 32–35 °C
Modérée : 28–32 °C
Sévère : < 28 °C

Principales causes

Exposition prolongée au froid, 
immersion en eau froide, 
troubles de la thermorégulation, 
médicaments (neuroleptiques, 
benzodiazépines), alcool,
hypothyroïdie

Personnes à risque

Nouveau-nés, personnes âgées, 
malades chroniques, 
personnes exposées au froid, 
sans-abri

Symptômes majeurs

Frissons, engourdissement,
troubles de la coordination 
et de la parole, confusion,
perte de conscience

Diagnostic

Mesure de la température centrale (thermomètre rectal ou hypothermique)

Prise en charge

Réchauffement passif ou actif, 
surveillance médicale,
 réanimation si formes sévères

Complications possibles

Arrêt cardiaque ou respiratoire,
rhabdomyolyse, pneumopathie d’inhalation

Résumé sur l'hypothermie

🔎Définition :Baisse de la température corporelle en dessous de 35 °C.

📊Stades de gravité :
Légère : 32 à 35 °C (frissons, extrémités froides)
Modérée : 28 à 32 °C (confusion, troubles de la coordination)
Sévère : < 28 °C (risque vital)

⚠️Principales causes :Exposition prolongée au froid, immersion en eau froide, alcool, médicaments, maladies endocriniennes.

👥Personnes à risque :Nouveau-nés, personnes âgées, patients atteints de maladies chroniques, personnes exposées au froid.

🩺Prise en charge :Réchauffement progressif et surveillance médicale.En cas de forme sévère, appel immédiat des secours.

Cet article s’appuie sur des données validées par les autorités de santé et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN.

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Tout le monde peut faire une hypothermie. Chacun réagira à des degrés différents selon l’exposition au froid et la capacité de supporter des situations extrêmes. Dans certains cas, l’hypothermie peut être utilisée comme moyen thérapeutique : pour les victimes d’arrêt cardiaque, ou pour le soin de nouveau-nés atteints d’encéphalopathie hypoxo-ischémique. Toutefois, une exposition prolongée au froid sans surveillance peut conduire à des complications, parfois graves et même s’avérer mortelle.

Définition : qu’est-ce que l’hypothermie ?

L’hypothermie est une température corporelle anormalement basse, inférieure à 35 °C. L’hypothermie peut être grave ou modérée, selon le niveau de baisse de la température du corps. Suite à une exposition prolongée au froid, la température corporelle diminue de façon progressive , entraînant une perte de chaleur. La peau devient froide, car le processus de thermorégulation n’est plus respecté. La production de la chaleur normale du corps humain s’amenuise ainsi au fur et à mesure de l’exposition au froid.

Hypothermie. Image d'un homme emmitouflé dans une doudoune bleu, allongé inconscient sur la neige.

Hypothermie légère : 32-35 °C

L’hypothermie légère, ou hypothermie du stade I, c’est lorsque la température centrale du corps avoisine les 32-35 °C. À ce stade, les organes vitaux comme le cœur et le cerveau ne sont pas encore à risque. Toutefois, cette baisse de température du corps a des conséquences sur la fréquence cardiaque. Les vaisseaux sanguins vont se contracter (vasoconstriction) afin de limiter les échanges thermiques avec l’extérieur. A ce moment-là, la prise d’alcool (vasodilatateur) est un facteur aggravant puisqu’il va au contraire favoriser l’accélération de la déperdition de chaleur.

Hypothermie modérée :  32 et 28 °C

L’hypothermie modérée désigne la situation dans laquelle la température corporelle se situe entre 32 et 28 °C. À ce stade, le système nerveux central (ou nevraxe) commence peu à peu à devenir dysfonctionnel. Les troubles de la conscience et de l’orientation apparaissent, pouvant aller jusqu’au coma.

L’hypothermie sévère : en-dessous de 28 °C

En cas d’hypothermie sévère ou profonde, la température corporelle est en-dessous de 28 °C. Ce type d’hypothermie nécessite une prise en charge rapide par le corps médical, en raison d’un arrêt cardiaque potentiel conséquence d’un trouble du rythme cardiaque (fibrillation ventriculaire).

URGENCES : appeler le 15 ou le 112 !

Quelles sont les personnes à risque pour l’hypothermie ?

L’hypothermie nécessite une prise en charge médicale en raison des risques pour la santé. Certaines personnes sont plus à risques de développer une hypothermie :

Bébés

  • les nouveau-nés sont plus sensibles au froid, car le processus de thermorégulation n’est pas suffisamment développé pour les protéger en cas d’exposition prolongée aux basses températures. Tout se passe au niveau de la surface de la peau. Les rapports entre la surface cutanée du bébé et les températures basses ne sont pas proportionnels. Ces échanges thermiques (froid, chaleur et peau du bébé) sont naturellement déséquilibrés ; de ce fait, il ne peut pas supporter ce type de température ;

Personnes âgées

  • les personnes âgées : cela s’explique par le processus de vieillissement. Avec le vieillissement du corps, la capacité de conserver suffisamment de chaleur devient difficile en raison du ralentissement de la circulation sanguine. Le métabolisme est lent, avec toutes les conséquences qui y sont associées ;

Malades chroniques

  • les personnes souffrant de maladies chroniques comme une insuffisance cardiaque, l’asthme, etc. Elles ont aussi du mal à faire face au froid, car le corps a du mal à contrôler pleinement la température. Tout est une question de thermorégulation normale du corps. En cas de dysfonctionnement, les risques d’hypothermie sont plus fréquents.

Cette liste de personnes considérées à risque n’est pas exhaustive. Les personnes à mobilité réduite, celles en contact direct avec le froid pour les besoins de leurs activités, les sans-abri, etc., sont aussi concernées.

Quels sont les signes et symptômes de l’hypothermie ?

Les symptômes les plus communs d’hypothermie sont la sensation d’un état d’inconfort, suivi de chair de poule, de frissons, d’engourdissements :

  • au stade I, c’est l’hypothermie légère. Le patient a des frissons, les extrémités de ses membres ou de certaines parties du corps sont froides et engourdies : nez, oreille, doigts, orteils, etc. ;

  • au stade II, il s’agit de l’hypothermie modérée. Le patient présente un manque de coordination dans ses gestes, avec une difficulté à s’exprimer. Les battements de son cœur s’intensifient. Il est dans un état de désorientation, et les capacités de jugement sont affaiblies. Il peut adopter un comportement anormal vis-à-vis de lui-même ou des autres ;

  • au stade III, il est question d’hypothermie sévère ou profonde. Le patient ne ressent plus rien, les frissons s’estompent. Il est livide. Ce cas grave peut entraîner une perte de conscience, suivie d’un arrêt respiratoire en raison d’une respiration qui se ralentit drastiquement, et peut même conduire à la mort du patient.

L’hypothermie peut être dangereuse pour la santé, il donc est important de se prémunir des situations à risque comme l’exposition volontaire et prolongée au froid.

Comment diagnostiquer l’hypothermie ?

Le diagnostic se résume en ces termes :

  • on mesure la température corporelle : il s’agit d’analyser la température centrale du patient à l’aide d’un thermomètre rectal ou hypothermique. Les thermomètres électroniques peuvent être utilisés dans ces situations ;

  • des recherches complémentaires sont effectuées comme la vérification d’une intoxication, de traumatismes, d’hypoglycémie, etc. ;

  • dans certains cas, d’autres examens sont faits pour rechercher d’autres causes susceptibles de provoquer l’état d’hypothermie comme la prise d’alcool, de médicaments, etc.

Bon à savoir : la plupart des thermomètres conventionnels ne sont pas habilités à déterminer la température exacte du patient souffrant d’hypothermie en dessous de 34 °C.

Que faire en cas d’hypothermie ?

À chaque stade d’hypothermie correspond le bon geste à suivre :

  • au stade I, vous êtes encore conscient. Vous devez vous protéger du froid en vous mettant à l’abri. Une fois à l’abri, si vous avez des vêtements mouillés, humides ou gelés, retirez-les. Puis mettez des habits qui tiennent chaud, en évitant toujours de faire des gestes trop brusques. Si vous avez des couvertures chaudes à proximité, enveloppez-vous à l’intérieur. Buvez une bonne boisson chaude pour réguler peu à peu votre température ;
  • au stade II, évitez l’alcool : il ne faut pas proposer cette substance à une personne souffrant d’hypothermie. Bien que l’alcool puisse provoquer une sensation de chaleur dans la gorge comme à l’intérieur du corps, il va dilater les vaisseaux sanguins, ce qui accélérera la perte de chaleur. Ne consommez pas non plus de café, il peut accélérer l’état déshydratation ;
  • au stade III, l’entourage doit appeler les secours afin que ces derniers puissent prendre en charge la personne en état d’hypothermie et lui prodiguer les premiers soins.

À chacun de ces stades, il est conseillé de ne pas paniquer. Adopter ces gestes, c’est sauver la vie d’une personne en situation d’hypothermie.

URGENCES : appeler le 15 ou le 112 !

Hypothermie : quel médecin, spécialiste, choisir ?

⚠️ Attention : en cas d'hypothermie sévère, il est important de consulter un médecin ou de joindre un service d'urgence en composant le 15 (le 114 pour les personnes malentendantes) !

>>>Ne tardez pas à joindre votre médecin traitant ou consultez un service de médecine d'urgence. Celui-ci assure les soins qui ne peuvent attendre et relèvent d'une urgence. 

Médecin urgentiste

Le patient ou la patiente est prise en charge, pour les premiers gestes, par le ou la médecin urgentiste. Celui-ci l'oriente ensuite en fonction de son état de santé et de son tableau clinique. 

Quelles sont les causes de l’hypothermie ?

Les causes de l’hypothermie sont multiples, même si les principaux facteurs sont liés au froid.

Refroidissement

On peut distinguer les causes circonstancielles ou accidentelles, les causes iatrogènes ou médicamenteuses, les causes endocriniennes, les causes toxiques ou certaines pathologies rares comme l’hypothermie périodique spontanée, les causes infectieuses (choc septique) ou tumorales (hypothalamus) :

  • une exposition au froid intense sur une période prolongée. C’est le cas lorsqu’un corps est plongé dans de l’eau froide, ou sous la neige ;

  • une dérégulation de la température. Cela peut être dû à une diminution de la thermogenèse, à une intoxication, ou à la prise de certains médicaments comme les neuroleptiques, les benzodiazépines, les barbituriques.;

  • une maladie : comme l’hypothyroïdie. Le métabolisme du corps humain devenant anormalement lent, la régulation normale de la production de la chaleur est ainsi atteinte. Cela peut occasionner une baisse de la température ;

  • une pathologie chronique, liée, par exemple, à la prise d’alcool. Cela a une incidence sur la production de la chaleur dans l’organisme. 

Le saviez-vous ? Dans certaines situations, selon le stade de l’hypothermie, celle-ci peut soit passer inaperçue, soit être confondue avec d’autres pathologies ou pire un état d’ivresse, d’où la nécessité de consulter un médecin au plus vite.

Quels traitements pour l’hypothermie ?

Certains soins en cas d’hypothermie sont mis en place à l’hôpital. Cela est fonction du type d’hypothermie.

En cas d’hypothermie modérée à sévère, la température centrale fait d’abord l’objet de stabilisation (contrôle de l’air ambiant de la pièce et de celle du patient), puis on procède au réchauffement du patient : soit passif (couvertures, air chaud…), soit actif (lavage, inhalation, perfusion…). Dans les cas les plus graves, en cas d’asystolie ou de fibrillation ventriculaire, une réanimation cardio-respiratoire est nécessaire.

Comment prévenir l’hypothermie ?

Comment réchauffer une personne en hypothermie ?

L’hypothermie étant une situation prolongée au froid accompagnée d’une baisse drastique de la température corporelle, il est tout à fait possible de s’en prémunir :

  • portez plusieurs couches de vêtements, et couvrez les extrémités à risque (doigts, orteils, nez, la tête à l’aide d’un bonnet…) ;

  • utilisation d’une couverture de survie : elle est indispensable pour les personnes faisant de la randonnée et d’autres activités de plein air. Cette couverture thermique vous aidera à conserver la chaleur ;

  • hydratation suffisante ; protection contre le froid...

Ces recommandations mentionnées ne sont pas exhaustives.

Quelles sont les complications possibles de l’hypothermie ?

L’hypothermie peut entraîner les complications suivantes :

  • la mort par arrêt cardiaque ou respiratoire : l’organisme n’est plus en mesure de lutter contre le froid. Dans certaines situations, le patient peut être en état de mort apparente ;

  • une rhabdomyolyse : le tissu musculaire squelettique est dégradé. Elle peut se déclencher en cas de température corporelle extrême. C’est l’exemple type de l’hypothermie sévère.

D’autres complications peuvent survenir en lien avec l’hypothermie, comme une pneumopathie d’inhalation en raison d’une obstruction des voies respiratoires. En cas d’hypothermie, le processus d’arrêt cardiaque intervient du fait de l’absence de circulation normale du sang et de l’oxygène dans l’organisme.

Une prise en charge à temps de l’hypothermie peut sauver la vie du patient. En raison du danger, mieux vaut prévenir les risques en évitant le plus possible de se retrouver dans des situations délicates.

Sources

Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en médecine d'urgence u sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Vous trouverez ci-dessous, les urgentistes au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

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Auteur

Article écrit le 21/12/2002
Modifié le 22/01/2026, vérifié par Pierre Luton, Journaliste expert, spécialisé spécialisé en information médicale, santé, et social et référenceur SEO E-E-A-T


Modifié le 22/01/2026, vérifié par Dr Philippe Aillères, Médecin urgentiste et directeur du bureau d'accueil des patients internationaux d'ELSAN

Vos questions fréquemment posées sur l'hypothermie:

Est-ce normal d'avoir 35 de température ?

La température corporelle normale se situe entre 36,5°C et 37°C. Toutefois, il est normal que la température corporelle fluctue tout au long de la journée. Lorsque la température corporelle chute en dessous de 35°C, on parle d’hypothermie.

Comment savoir si on fait une crise d'hypothermie ?

La crise d'hypothermie se caractérise par une baisse de la température corporelle en dessous de 35°C. Les symptômes de l'hypothermie sont : frissons, confusion, difficultés à parler ou à bouger, somnolence, hypotension, pouls faible et irrégulier.

Quelle est la cause de l'hypothermie ?

L’hypothermie a plusieurs causes. Dans la majorité cela est liée à une exposition au froid, mais cela peut aussi être du à d'autres facteurs comme une maladie chronique ou de l'hypothyroïdie.

Quels sont les risques d'une hypothermie ?

L’hypothermie est dangereuse voire mortelle, car elle entraîne une perturbation des fonctions vitales : ralentissement du rythme cardiaque, diminution de la circulation sanguine, trouble de la respiration…

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