Paludisme

Le paludisme aussi appelé malaria est une maladie infectieuse qui se transmet par la piqûre de certains types de moustiques. Les symptômes du paludisme peuvent inclure de la fièvre, des frissons, de la transpiration, des maux de tête, de la fatigue, des nausées et des vomissements. Le paludisme peut être grave et peut même entraîner la mort s'il n'est pas traité.

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Le paludisme est une maladie infectieuse, potentiellement mortelle. Il est toutefois possible de se prémunir de cette maladie et d’en guérir. Elle est contractée par l’homme à la suite d’une piqûre par un moustique femelle infecté. On recense ainsi plus de 240 millions de personnes atteintes du paludisme à travers le monde, principalement en Afrique, selon le rapport de l’Organisation mondiale de la santé.

Définition : qu’est-ce que le paludisme ou malaria ?

Le paludisme, aussi connu sous le nom de malaria, est une maladie infectieuse provoquée par des parasites de type Plasmodium, qui colonisent les cellules du foie. Puis ces micro-organismes s’attaquent aux globules rouges, qu’ils infiltrent et font exploser. Ces globules rouges infectés peuvent chez certains sujets provoquer une obstruction des vaisseaux sanguins chargés de l’irrigation du cerveau : c’est ce que l’on nomme le neuropaludisme, une pathologie potentiellement létale. Ces parasites donnant le paludisme sont contractés par l’homme par la suite d’une piqûre de moustique femelle de type anophèle, infectée. On distingue à ce titre quatre types de Plasmodium, plus ou moins dangereux et fréquents. Le plus fréquent est le Plasmodium falciparum, qui est potentiellement mortel et très présent en Afrique. Vient ensuite le Plasmodium vivax, lui aussi très répandu, mais non mortel. Et enfin, deux formes plus rares, Plasmodium ovale et Plasmodium malariae. L’Organisation mondiale de la santé a recensé plus de 600 000 décès en 2020 provoqués par le paludisme à travers le monde, dont 95 % émanant de l’Afrique. En France, on dénombre chaque année environ 5 500 cas de paludisme dits d’importation, c’est-à-dire contractés lors d’un séjour à l’étranger, selon l’Institut Pasteur.

Quels sont les causes et facteurs de risque du paludisme et qu'est-ce que Plasmodium falciparum ?

Les causes du paludisme sont bactériennes. En cause, les parasites de la famille des Plasmodiums. Cette famille de bactéries appelées Plasmodium se transmet à l’homme par une morsure d’insecte, l’insecte vecteur du paludisme étant le moustique femelle anophèle infecté. En effet, le moustique mâle ne pique pas l’homme. La transmission du paludisme peut aussi se faire de la femme au fœtus (par voie transplacentaire) lors de la grossesse, si la femme est contaminée. Les facteurs de risque d’attraper le paludisme sont essentiellement géographiques : en effet, la région Afrique concentre à elle seule 95 % des cas de paludisme à travers le monde, et 96 % des décès dus au paludisme au niveau mondial, précise l’OMS. C’est pourquoi on surnomme parfois le paludisme "la maladie du voyageur". Autres facteurs de risque d’apparition du paludisme :

  • l’âge, car le nourrisson comme la personne âgée ont des défenses immunitaires moindres pour résister à l’intrusion de la bactérie ;
  • la grossesse ;
  • une immunodéficience, par exemple liée au VIH ;
  • un traitement immunosuppresseur, par exemple contre le cancer, contre des maladies auto-immunes, suite à une greffe, etc. 

Quels sont les symptômes d'une crise de paludisme ?

Les symptômes du paludisme sont divers, et dépendent du type de parasite en cause. On observe :

  • de la fièvre : elle apparaît dans les 8 jours suivant la piqûre de moustique s’il s’agit du parasite Plasmodium falciparum, et dans les deux semaines après contamination s’il s’agit d’un des trois autres types de Plasmodium. Mais elle peut aussi se manifester plusieurs mois après la contamination par un moustique : on parle alors de rechute tardive de paludisme. La fièvre présente à chaque fois la triade : frissons, chaleur, sueurs froides (pouvant être très intenses) ;
  • des troubles digestifs : nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhées ;
  • des myalgies : sensation de courbatures dans tout le corps ;
  • des maux de tête. 

Il existe des cas particuliers, il s’agit de certaines personnes qui vivent dans des lieux où le paludisme est fortement endémique : ces personnes peuvent être asymptomatiques toute leur vie. Autrement dit, elles bénéficient d’une immunisation naturelle. Mais elles perdent cette immunisation si elles quittent le pays durablement et reviennent y séjourner.

Quel est le mode de transmission de la maladie du paludisme : moustique mâle ou femelle ?

La transmission du paludisme à l’homme se fait par une piqûre d’insecte, plus précisément par la piqûre d’un moustique femelle, de type anophèle, porteur du parasite Plasmodium. Une fois le sang de l’homme infecté, s’il se fait piquer par un moustique femelle sain, alors il transmet à son tour au moustique le paludisme, paludisme que le moustique peut propager ensuite à d’autres êtres humains. La transmission du paludisme peut aussi se faire de l’homme à l’homme dans les deux cas très particuliers de la femme enceinte (qui peut contaminer son fœtus si elle est elle-même porteuse de la malaria) ou d’une transfusion sanguine. C’est pourquoi, après un séjour dans des pays à risque de paludisme, les dons de sang sont interdits pendant quelque temps. 

Paludisme

 

Comment diagnostiquer le paludisme ?

Le diagnostic du paludisme repose sur un échange avec le patient, un examen clinique et un bilan sanguin. Le médecin interroge le patient sur ses symptômes, leur contexte d’apparition, l’existence d’un éventuel voyage en zone à risque élevé de paludisme. Il procède ensuite à un examen clinique. S’il constate des frissons, de la fièvre, des myalgies, des sueurs froides, des céphalées, pendant ou après un séjour en zone tropicale, il doit envisager un possible paludisme. Dans ce cas, il ne faut pas tarder à administrer un traitement antipaludique, pour éviter des conséquences graves sur la santé. Pour confirmer le diagnostic, le médecin prescrit une analyse de sang avec recherche de plasmodies.

Quels traitements anti paludisme : prévention, médicaments, vaccin ?

Le meilleur moyen de se protéger est encore la prévention contre le paludisme. Parmi les traitements préventifs, si la personne voyage dans des pays à fort risque, il existe des médicaments contre le paludisme. Ces médicaments sont uniquement disponibles sur ordonnance, en raison des potentielles interactions avec d’autres médicaments ou intolérances. Le choix du traitement dépend du pays visité, de la durée du séjour et de la personne (âge, poids, existence de comorbidités, grossesse, allergies médicamenteuses…). Or, les études récentes ont montré que le Plasmodium falciparum est de plus en plus pharmacorésistant. Les trois autres types de Plasmodium continuent à être assez réceptifs aux traitements antipaludiques comme la chloroquine ou la combinaison thérapeutique à base d’artémisinine. Il est important de noter que le traitement médicamenteux antipaludique ne garantissant pas une efficacité à 100 %, il ne dispense pas du recours à des mesures de protection, tels l’usage d’une moustiquaire imprégnée d’insecticide, et la pulvérisation d’un antimoustique sur les vêtements et dans l’habitation. Enfin, un vaccin appelé "RTS,S" a été testé depuis 2018 en Afrique pour lutter contre le paludisme. Depuis octobre 2021, l’Organisation mondiale de la santé préconise la vaccination "RTS,S", ce vaccin contre le paludisme ayant prouvé son efficacité dans la lutte contre les formes graves, voire mortelles de la maladie. En cas de crise de paludisme, avec ou sans la prise d’un traitement préventif au préalable, il faut une prise en charge médicale en urgence pour éviter les complications graves. Les traitements médicamenteux curatifs utilisés sont les mêmes que les traitements préventifs, et dépendent du type de parasite Plasmodium auquel on est confronté.

Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en cardiologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

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Vos questions fréquemment posées :

Est-ce que le paludisme est contagieux ?

Le paludisme peut être contagieux en cas de grossesse ou de transfusion sanguine.

Quels sont les premiers symptômes du paludisme ?

Les premiers symptômes du paludisme se manifestent généralement entre 7 et 30 jours après la piqûre de moustique infecté. Les symptômes du paludisme peuvent être similaires à ceux d'autres maladies, comme la grippe, et incluent : de la fièvre, des frissons, des sueurs nocturnes, une forte migraine, des nausées et des vomissements, de la diarrhée, des maux d'estomac, des douleurs musculaires et articulaires.

Comment on attrape le paludisme ?

Le paludisme est une maladie transmise par les moustiques femelles.

Comment guérit on du paludisme ?

Il existe des médicaments efficaces contre le paludisme et la vaccination.

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