
Cancer du col de l'utérus
Le cancer du col de l'utérus, à ne pas confondre avec le cancer du corps de l'utérus (endomètre), est une pathologie qui peut se révéler grave si elle n'est pas traitée à temps. Les cellules cancéreuses peuvent se développer sur le tissu qui recouvre le col de l'utérus. Sa particularité, c'est qu'il s'agit d'un cancer considéré comme "évitable". En effet, il bénéficie d'une vaccination (contre le papillomavirus, sa principale cause) et d'un dépistage organisé. Dans 9 cas sur 10, le cancer du col de l'utérus pourrait être évité.
📊Tableau synthétique sur le cancer du col de l'utérus
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Informations-clés |
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Définition |
Cancer se développant sur la muqueuse du col de l’utérus |
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Cause principale |
Infection persistante par papillomavirus humains (HPV) à haut risque |
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Délai d’évolution |
10 à 15 ans après infection (lésions précancéreuses → cancer) |
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Fréquence |
12e cancer féminin en France |
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Cas annuels |
Plus de 3 000 nouveaux cas/an |
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Décès annuels |
1 100 décès/an |
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Particularité |
Cancer considéré comme évitable dans 9 cas sur 10 |
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Symptômes possibles |
Saignements vaginaux anormaux, douleurs pelviennes, douleurs lors des rapports |
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Transmission HPV |
Voie sexuelle, contact peau à peau |
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Vaccination |
Recommandée filles et garçons 11–14 ans, rattrapage possible jusqu'à 26 ans |
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Dépistage 25–29 ans |
2 frottis à 1 an d’intervalle, puis un 3e à 3 ans. Analyse des cellules prélevées. |
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Dépistage 30–65 ans |
Frottis tous les 5 ans suivi d'un test HPV-HR (papillomavirus) |
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Prise en charge |
Dépistage organisé pris en charge à 100 % (frottis et test) |
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Diagnostic |
Biopsie + analyse anatomopathologique + IRM possible |
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Traitement < 4 cm |
Chirurgie |
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Traitement > 4 cm |
Radiothérapie + curiethérapie + chimiothérapie |
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Survie à 5 ans |
63 % tout stade confondu. Plus de 90 % si le cancer est dépisté à un stade précoce |
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Incubation HPV |
2 mois à plusieurs années |
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Disparition spontanée HPV |
Majorité en moins de 2 ans |
Résumé : l'essentiel sur le cancer du col de l'utérus
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Le cancer du col de l’utérus se développe sur la muqueuse du col.
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Il est principalement causé par une infection persistante au papillomavirus humain (HPV).
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Les lésions précancéreuses peuvent évoluer en cancer 10 à 15 ans après infection.
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3 000 nouveaux cas et 1 100 décès par an en France.
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Il s’agit d’un cancer considéré comme évitable.
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La vaccination est recommandée dès 11–14 ans (filles et garçons).
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Le dépistage est organisé et pris en charge à 100 %.
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Le taux de survie à 5 ans est de 63 %. Il est supérieur à 90 % si le cancer est détecté précocement.
Cet article s’appuie sur des données validées par les autorités de santé (Assurance maladie, Inca, Santé publique France) et sur l’expérience des médecins du groupe ELSAN.
Définition cancer du col de l’utérus, lésions
Le cancer du col de l'utérus est une affection grave qui se développe sur la muqueuse du col de l'utérus, la partie inférieure de l'utérus. Il est principalement causé par une infection durable au papillomavirus humains (HPV), virus sexuellement transmissible. Ce virus (il en existe une douzaine de types à haut risque) peut provoquer des lésions précancéreuses qui, si elles ne sont pas traitées, peuvent évoluer en cancer 10 ou 15 ans après l'infection.

Système immunitaire
Dans de nombreux cas, ce virus est éliminé grâce au système immunitaire, mais il peut persister dans le corps et provoquer des lésions. Il s'agit du 12e cancer le plus fréquent chez la femme (Inca 2018). Tous les ans, en France, plus de 3000 femmes sont touchées. 1100 en meurent tous les ans. Ce cancer bénéficie d'un vaccin préventif et d'une action de dépistage généralisé : il est considéré comme un cancer évitable. Les autorités sanitaires françaises souhaitent augmenter le taux de dépistage et la vaccination contre le HPV en France.
Cancer du col de l’utérus : symptômes
Les symptômes du cancer du col de l'utérus peuvent varier en fonction du stade de la maladie. Aux stades précoces, il peut ne pas y avoir de symptômes apparents, ce qui rend le dépistage d'autant plus crucial. Cependant, à mesure que la maladie progresse, des symptômes peuvent apparaître tels que :
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saignements vaginaux anormaux,
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douleurs pelviennes,
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douleurs pendant les rapports sexuels.
Ces signes doivent être pris au sérieux et signalés sans tarder à un professionnel de santé.
Causes cancer du col utérin
Papillomavirus femmes (et hommes)
Les principales causes du cancer du col de l'utérus sont les infections persistantes par des papillomavirus humains (HPV). Les souches à haut risque de HPV peuvent, en effet, provoquer des lésions précancéreuses qui peuvent à leur tour évoluer en cancer si elles ne sont pas traitées. Il est important de noter que le HPV est courant. Chez les femmes comme chez les hommes, la plupart des infections se résolvent spontanément sans causer de problèmes majeurs. Cependant, chez certaines personnes, l'infection persiste, ce qui peut entraîner, des années, des décennies même, après, des complications graves. C'est pourquoi la prévention par la vaccination et le dépistage régulier jouent un rôle crucial dans la lutte contre le cancer du col de l'utérus.
Qu'est-ce que le papillomavirus (HPV) ?
Comment attrape-t-on le papillomavirus (HPV) ?
Le papillomavirus, généralement responsable du cancer du col de l'utérus, est un virus qui se transmet essentiellement par voie sexuelle, et pas nécessairement par la pénétration. Le contact de peau à peau, avec présence d'une petite lésion peut suffire. Le préservatif réduit le risque de transmission mais ne protège pas totalement contre le HPV.

Prévention vaccination
La prévention du cancer du col de l'utérus repose en grande partie sur la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV). Cette vaccination est essentielle pour réduire le risque d'infection par les souches de HPV à haut risque. Pour être plus efficace, elle doit être effectuée avant les premiers rapports sexuels.
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Elle est recommandée pour les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, avec la possibilité de rattrapage jusqu'à 19 ans.
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Depuis janvier 2021, cette vaccination est également ouverte aux garçons du même groupe d'âge.
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Le rattrapage de vaccination pour le papillomavirus est possible jusqu'à 26 ans pour les garçons comme les filles ont décidé les autorités sanitaires le 19 décembre 2025.
Campagnes de vaccination :
De plus, des campagnes de vaccination en milieu scolaire ont été lancées, à l'automne 2023, pour atteindre un plus grand nombre d'élèves, en particulier au collège.
💡 Bon à savoir : La vaccination est d'autant plus efficace qu'elle est réalisée tôt, en particulier, avant les premiers rapports sexuels. Plusieurs données (études menées en Suède, Angleterre, Danemark depuis 2020) ont montré que la vaccination précoce des jeunes filles permet d’éviter 9 cancers du col de l’utérus sur 10.
Comment se faire dépister du cancer du col de l'utérus ?
Différence entre frottis et test HPV
Frottis :
Le dépistage du cancer du col de l'utérus est une mesure essentielle dans la lutte contre cette maladie. Il repose sur un test de dépistage cervico-utérin (frottis) proposé dans le cadre du programme national de dépistage. L'analyse des cellules prélevées permet de détecter des anomalies. Un examen anatomopathologique permet ensuite de confirmer ou non la présence d'un cancer. Ce test est recommandé pour toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, même en l'absence de rapports sexuels, qu'elles soient vaccinées ou non contre les papillomavirus humains (HPV). Ce dépistage fait partie des dépistages des cancers organisés par les autorités sanitaires en France. Le frottis suivi d'une analyse des cellules prélevées est proposé aux femmes entre 25 et 30 ans.
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Un premier frottis à 25 ans.
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Un deuxième frottis, 1 an après (si le précédent a été normal).
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Un troisième frottis 3 ans après, à 29 ans (si le précédent a été normal).
Examen test HPV-HR :
A partir de 30 ans, les patientes se voient proposer un frottis tous les 5 ans jusqu'à 65 ans (si le précédent a été normal). A partir des cellule prélevées, est réalisé un test HPV-HR afin de détecter ou non la présence d'un papillomavirus.
Prise en charge à 100% (gratuit)
Les frottis et analyses proposés dans le cadre du dépistage organisé sont pris en charge à 100 % sans avance de frais, rendant le dépistage largement accessible. La consultation avec votre professionnel de santé est prise en charge "dans les conditions habituelles par votre régime d'assurance maladie et votre complémentaire santé", précise l'Inca. En réalisant régulièrement ce test, les femmes peuvent contribuer à détecter précocement toute anomalie et à prévenir le développement du cancer du col de l'utérus, améliorant ainsi leurs chances de guérison.

Dépistage du cancer du col de l'utérus
Dépistage du cancer du col de l'utérus expliqué par les Dr Boileau et Dr Sardain, chirurgiens gynécologues au Centre Clinical à Soyaux.
Diagnostic : cancer du col de l’utérus
Le diagnostic du cancer du col de l'utérus repose sur plusieurs étapes. Initialement. Il peut être suspecté :
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en cas de symptômes tels que des saignements vaginaux anormaux, des douleurs pelviennes ou des douleurs pendant les rapports sexuels,
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mais aussi en présence d'un résultat anormal de test réalisé à la suite d'un frottis.
Cependant, le diagnostic définitif nécessite des examens médicaux approfondis. Pour confirmer le diagnostic, des prélèvements sont effectués au niveau des lésions (biopsie) pour une analyse anatomopathologique. De plus, des examens d'imagerie tels qu'une IRM du pelvis peuvent être réalisés pour déterminer l'étendue de la maladie.
Le diagnostic précoce est essentiel pour un traitement efficace, et toute femme présentant des symptômes suspects devrait consulter rapidement un professionnel de la santé pour une évaluation approfondie.
Diagnostic : rendez-vous en ligne
Quel traitement pour le cancer du col de l'utérus ?
Le traitement du cancer du col de l'utérus dépend du stade de la maladie.
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Pour les tumeurs de moins de 4 centimètres, la chirurgie est généralement privilégiée.
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Pour les tumeurs de plus de 4 centimètres ou celles qui se sont propagées au-delà du col de l'utérus, une approche combinée est souvent nécessaire. Cela peut inclure une radiothérapie externe, une curiethérapie (irradiation interne) et une chimiothérapie.
💡 Bon à savoir : Une ablation de l'utérus, du col, ou des deux, peut être proposée à la patiente..
La décision sur le traitement à suivre est prise lors de réunions multidisciplinaires impliquant différents spécialistes médicaux.
Sources
Assurance maladie, mise à jour 2/12/2025,
Santé publique France, mise à jour 20/03/2025,
Inca, 28/09/2023
Cet article médical a été écrit par un rédacteur expert santé et SEO (EEAT et YMYL), Pierre Luton. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.
Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.
Vous trouverez ci-dessous, les établissements spécialisés en radiothérapie pour le traitement de votre cancer ainsi que nos praticiens oncologues médicaux , qui vous reçoivent en RDV près de chez vous ( pour le dépistage et le suivi ), dans l’un de nos établissements et hôpitaux privés ELSAN.
Article écrit le 06/02/2024
Modifié le 01/04/2026Nx:, vérifié par Dr Adrien DEREIX, Médecin généraliste et Directeur médical ELSAN Prévention, Centre de vaccination de Paris République
Vos questions fréquemment posées sur le cancer du col de l'utérus :
Pourquoi 3 doses du vaccin hpv contre le papillomavirus ?
La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) nécessite :
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Deux doses chez les jeunes gens de 11 à 14 ans, avec 6 mois d'intervalle avec le vaccin Gardasil 9.
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La vaccination passe à trois doses pour les jeunes de 15 à 26 ans : une première dose, suivie d'une autre 2 mois après et d'une troisième, 6 mois après la première dose.
Pour le vaccin bivalent (Cervarix) il faut :
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Deux doses espacées de 6 mois, entre 11 et 14 ans,
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Trois doses (0, 1 et 6 mois), chez les jeunes femmes entre 15 et 19 ans.
⚠️ Attention : ce dernier vaccin est à utiliser chez les filles avec un schéma vaccinal entamé avec ce même vaccin.
Quand faire le rappel gardasil ?
L'utilisation du vaccin Gardasil 9 se fait pour réaliser une nouvelle vaccination à destination des personnes qui n'ont pas déjà été vaccinées ou pour réaliser de nouvelles doses si le schéma vaccinal n'est pas complet. Le Gardasil 9 permet de couvrir plusieurs types de virus du papillomavirus (HPV) : 31, 33, 45, 52 et 58, en plus du 16 et 18. Il existe un autre vaccin qui protège contre deux types : 16 et 18. Il s'agit du Cervarix.
À quelle fréquence faut-il faire un frottis ?
Les frottis cervico-utérins, utilisés pour le dépistage du cancer du col de l'utérus, doivent être réalisés à des intervalles spécifiques en fonction de l'âge et des antécédents de chaque femme.
Pour les femmes âgées de 25 à 29 ans, le dépistage généralisé prévoit deux frottis à un an d'intervalle suivi d'un 3e, trois ans après (à 29 ans). Ces frottis permettent de prélever des cellules en vue de les examiner.
Pour les femmes âgées de 30 à 65 ans, ce même dépistage propose un frottis tous les cinq ans. Ces intervalles de dépistage sont basés sur des données médicales pour assurer une détection précoce des lésions précancéreuses. Un test HPV-HR est pratiqué.
Il est essentiel de consulter un professionnel de la santé pour déterminer le calendrier de dépistage approprié en fonction de la situation individuelle de chaque femme.
💡 Bon à savoir : Le test de dépistage pour les femmes de 30 à 65 ans est le test HPV-HR qui permet de détecter directement la présence du virus HPV-VR. Pour celles qui ont entre 25 et 29 ans, on analyse les cellules prélevées lors du frottis pour détecter des cellules anormales. Si de telles cellules sont trouvées, on recherchera la présence du virus.
Peut-on mourir du cancer du col de l'utérus ?
Un cancer du col de l'utérus peut se révéler mortel. On estime que le taux de survie est de 63% à 5 ans. Un taux moins élevé que pour le cancer du corps de l'utérus ou le cancer du sein. En revanche, plus cette pathologie est traitée tôt, mieux elle est guérie. A un stade précoce, ce cancer bénéficie d'un taux de survie de plus de 90% à 5 ans.
Si la maladie n'est pas traitée à temps, elle peut se propager à d'autres parties du corps, devenant plus difficile à traiter. C'est pourquoi le dépistage régulier est si important, car il permet de détecter les lésions précancéreuses avant qu'elles ne deviennent cancéreuses. Les femmes qui reçoivent un diagnostic précoce ont de bien meilleures chances de guérison. La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) et le suivi médical sont essentiels pour prévenir le cancer du col de l'utérus et améliorer les perspectives de survie.
Combien de temps met le papillomavirus à se déclarer ?
L’incubation varie de 2 mois à plusieurs années. Les lésions cancéreuses peuvent apparaître 5 à 20 ans après l’infection.
La majorité des infections, en particulier chez les jeunes, sont transitoires et disparaissent spontanément en moins de deux ans, généralement en 6 à 18 mois, sans causer de maladie. Toutefois, un dépistage régulier (par frottis ou test HPV) reste essentiel, même en l’absence de symptômes, pour détecter précocement d’éventuelles lésions à risque.
Peut-on attraper le papillomavirus si l'on est vacciné ?
Oui, mais le risque est fortement réduit. Le vaccin protège contre les types les plus dangereux, mais pas contre tous les HPV.
Le vaccin est préventif, pas curatif : il est donc beaucoup plus efficace s’il est administré avant tout contact sexuel, c’est-à-dire avant toute exposition au virus. En résumé, la vaccination réduit considérablement le risque d’infection par les HPV les plus dangereux, mais elle ne garantit pas une protection totale, d’où l’importance de maintenir un dépistage régulier, notamment par frottis cervical.
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