Choc anaphylactique

Le choc anaphylactique est une réaction allergique grave pouvant entraîner la mort. Il se produit lorsque le système immunitaire réagit de manière excessive à une substance étrangère, comme une piqûre d’insecte ou un médicament. Les symptômes du choc anaphylactique peuvent inclure une sensation de gorge serrée, de l’urticaire, des difficultés respiratoires, une chute de pression artérielle et un collapsus circulatoire.

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Le choc anaphylactique désigne une réaction allergique d’une violence extrême, en présence d’un allergène de type alimentaire, médicamenteux ou consécutif à une piqûre d’insecte. Il peut affecter divers organes. Il s’agit d’une urgence médicale absolue.

Définition : qu’est-ce qu’un choc anaphylactique (anaphylaxie) ?

Par choc anaphylactique, on entend une réaction d’hypersensibilité systémique brutale, violente, potentiellement mortelle, en réponse à l’exposition à un allergène. Cet allergène peut venir des aliments, de certains médicaments, d’une piqûre d’insecte, du contact avec du latex, voire d’un effort physique intense après ingestion d’un aliment légèrement allergène. Si le risque de décès par suite du choc anaphylactique existe, il demeure rare, de l’ordre de 0,3 %.

Choc anaphylactique

 

Quelles sont les causes d’un choc anaphylactique ?

La cause du choc anaphylactique est une réaction à la mise en présence d’un allergène. Cette réaction allergique aiguë est provoquée par des aliments dans 60% des cas : les crustacés, les œufs, le sésame, les fruits à coque, le lait de vache ou le lait de chèvre, le poisson, les fruits exotiques font partie des aliments les plus allergènes. Le choc anaphylactique peut aussi être consécutif à la prise de médicaments (cela concerne 16 % des cas) comme l’iode utilisée pour les examens d’imagerie médicale, certains antibiotiques, des bêtabloquants, des anti-inflammatoires, certains vaccins ou anesthésiques (choc anaphylactique au bloc opératoire). Il est provoqué par le venin de certains insectes dans 16 % des cas : frelon, guêpe, abeille. Enfin, dans les 4 % des cas restants, le latex est l’allergène en cause, tout particulièrement pour les personnes dont la profession nécessite le port de gants médicaux. Par ailleurs, on a observé des facteurs aggravant le risque de faire un choc anaphylactique, comme l’existence de comorbidités (asthme sévère, problèmes cardiovasculaires, etc.), ou encore un effort physique après ingestion d’un aliment allergène (anaphylaxie d’effort).

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Quels sont les signes et symptômes d’un choc allergique?

Le choc anaphylactique déclenche plusieurs symptômes dans les minutes faisant suite au contact avec un allergène. Les principaux signes du choc anaphylactique sont :

  • des symptômes cutanés : apparition dans 9 cas sur 10 d’une urticaire prurigineuse, de rougeurs semblables à celles provoquées par des piqûres d’ortie ;
  • un œdème : le plus souvent localisé au visage, et plus précisément au niveau des lèvres et des yeux. Mais il peut aussi toucher les voies respiratoires (pharynx, larynx, gorge) : on est alors en présence d’un œdème de Quincke laryngé. Dans pareil cas, il y a risque de mort par asphyxie si l’on n’intervient pas rapidement ;
  • des troubles respiratoires : toux, difficultés respiratoires, sifflements à l’inspiration ;
  • des troubles cardiaques : effondrement du pouls cardiaque ;
  • des troubles intestinaux : nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée ;
  • un malaise : une hypotension, associée à une grande pâleur de la peau et à des sueurs, peut conduire au malaise, de la simple perte de connaissance au coma. 

Que faire en cas de réaction anaphylactique ?

Le choc anaphylactique nécessite une prise en charge médicale de toute urgence. Dès les premiers symptômes, il convient donc d’appeler les secours : il faut composer le 15 pour le SAMU ou le 18 pour les pompiers. Dans l’attente des secours, il y a des gestes d’urgence à connaître et à appliquer sur le patient : le libérer de tout ce qui entrave sa respiration (écharpe, cravate, boutons de col de chemise), et le maintenir en position semi-assise pour faciliter sa respiration. S’il ne s’agit pas de la première anaphylaxie, il est probable que le patient porte sur lui une dose d’adrénaline injectable sous la forme d’un stylo auto-injecteur (épipen). Il faut alors lui injecter cette dose de toute urgence. S’il n’y a aucune réponse à l’injection d’adrénaline, une deuxième dose peut être injectée dans les 5 à 10 minutes. Le patient doit ensuite être évacué à l’hôpital, où il recevra des soins complémentaires à l’injection, si nécessaire, comme une oxygénothérapie (masque à oxygène, voire une intubation dans les cas de détresse respiratoire), des bronchodilatateurs, des corticoïdes, des antihistaminiques. Il sera gardé sous surveillance quelques heures dans les cas simples, et quelques jours si une assistance respiratoire est nécessaire. En l’absence de prise en charge médicale, l’œdème de Quincke laryngé peut conduire à la mort de la personne par asphyxie.

Comment diagnostiquer un choc anaphylactique ?

Le diagnostic du choc anaphylactique repose sur l’examen clinique principalement. En effet, le médecin reconnaît le choc anaphylactique à l’observation de symptômes très caractéristiques comme les symptômes respiratoires (halètement, respiration difficile et sifflante), les symptômes de choc (hypotension, pouls rapide, peau moite et froide, état de confusion mentale), et au moins deux autres points : une urticaire prurigineuse, un angio-œdème, des troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhées). Comme le choc anaphylactique représente une situation d’urgence médicale absolue, dans un premier temps, le médecin se contente de ces symptômes pour intervenir et injecter de l’adrénaline au patient. Par la suite, des tests sanguins et urinaires pourront être prescrits.

Quels traitements en cas de choc anaphylactique ?

En cas de choc anaphylactique, il faut réagir sans attendre. Le traitement du choc anaphylactique consiste en l’administration immédiate d’adrénaline par injection sous-cutanée. L’adrénaline entraîne rapidement une augmentation de la pression artérielle, une diminution de l’œdème et un élargissement des bronches. Si cette première dose ne donne pas les effets escomptés, une deuxième dose d’adrénaline peut être injectée dans les 5 à 10 min suivantes. En cas de gêne respiratoire sévère, la personne peut être intubée (sonde respiratoire passant par le nez ou par la bouche pour apporter l’oxygène aux poumons), voire subir une trachéotomie (incision cutanée au niveau de la trachée). Si l’adrénaline ne suffit pas à faire disparaître l’hypotension artérielle, on procède à l’injection de liquides en intraveineuse, pour accroître le volume des vaisseaux sanguins et donc le débit sanguin. De même, des médicaments sont administrés : antihistaminiques, vasoconstricteurs pour remonter la tension artérielle, et parfois, des bêta-agonistes par inhalation (pour faciliter la respiration en élargissant les voies respiratoires), ou des corticoïdes pour limiter les risques d’un choc anaphylactique retardé dans les heures qui suivent. Une fois le choc anaphylactique passé, il est primordial de déterminer quel est l’allergène en cause, pour éviter au maximum le risque de récidive. En effet, toute personne qui a connu un choc anaphylactique présente le risque de réactions anaphylactiques multiples. Un bilan allergologique doit donc être effectué, et par la suite, un traitement de désensibilisation. Dans l’attente d’une désensibilisation effective, la personne devra supprimer l’allergène de son alimentation s’il est alimentaire, le médicament si c’est un traitement qui est en cause, ou se protéger au maximum par des vêtements couvrants en cas d’insectes. Elle devra de même avoir toujours sur elle la liste des allergènes la concernant, ainsi qu’un traitement d’urgence sous la forme d’un stylo auto-injecteur d’adrénaline en cas de nouveau choc anaphylactique.

Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en allergologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

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Vos questions fréquemment posées :

Comment traiter un choc anaphylactique ?

Le traitement du choc anaphylactique est dans un premier temps : l’administration d’adrénaline par injection sous-cutanée. Ensuite un traitement médicamenteux seront administrés.

Qu'est-ce qui provoque un choc anaphylactique ?

Un choc anaphylactique est une réaction allergique grave qui se produit lorsque le système immunitaire réagit de manière excessive à une substance étrangère, de certains aliments, pu face à une piqûre d’insecte ou à un médicament.

Combien de temps dure un choc anaphylactique ?

Les symptômes du choc anaphylactique peuvent apparaître rapidement, en quelques minutes, et être très graves. Il peut entraîner un évanouissement, un arrêt respiratoire, des convulsions et une perte de conscience en quelques minutes.

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